Cannes 2012, le palmarès

Cannes 2012, le palmarès

          En ce 65° festival de Cannes, le jury présidé par Nanni Moretti a récompensé un cinéma plutôt classique et visiblement assez austère. Un retour à une certaine sobriété que pour ma part j’apprécie après l’originalité débordante des années précédentes. Extrait des récompenses :

  • Palme d’Or

    AMOUR réalisé par Michael HANEKE

  • Grand Prix

    REALITY réalisé par Matteo GARRONE

  • Prix de la mise en scène

    Carlos REYGADAS pour POST TENEBRAS LUX

  • Prix du scénario

    Cristian MUNGIU pour DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES)

  • Prix d’interprétation féminine

    Cristina FLUTUR dans DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES) réalisé par Cristian MUNGIUCosmina STRATAN dans DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES) réalisé parCristian MUNGIU

  • Prix d’interprétation masculine

    Mads MIKKELSEN dans JAGTEN (LA CHASSE) réalisé par Thomas VINTERBERG

  • Prix du Jury

    THE ANGELS’ SHARE (LA PART DES ANGES) réalisé par Ken LOACH

          La plupart de ces films me tentent, vous les retrouverez donc surement bientôt sur ce blog. Et tpour le reste du palmarès, c’est par là.

The avengers

The avengers

          Film d’action, aventure, science-fiction américain de Joss Whedon avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo.

          Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents (parfois malgré eux). Les Avengers ont beau être chacun des pointures dans leur domaine, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble pour former  une équipe qui tienne la route, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

          Bon, parlons peu mais parlons bien. On est dans le film de super héros classique. Après nous avoir présenté chaque personnage dans des films séparés, on les retrouve tous ensemble, pour sauver le monde évidemment. Je ne vais donc pas me pencher outre mesure sr ce film qui ne prétend pas à une profondeur abyssale et répond aux attentes du genre. J’ai par ailleurs bien aimé ce film. Un bon vieux film de super héros comme on les aime, avec suffisamment d’auto-dérision pour éviter le ridicule.Rien de bien original : des super-héros, des méchants, on mélange le tout et ça se tape dessus dans tous les sens. Evidemment, on n’est pas au comble de la philosophie mais ça fait tellement de bien de temps en temps ! On en a pour son argent, on voit exactement ce pour quoi on est venu. C’est même plutôt une bonne surprise : le tout est bien ficelé est assez drôle. En bref, du film d’action haut de gamme, on se régale.

L’actualité de la semaine (26/05)

L’actualité de la semaine (26/05)

          Avec un peu de retard, l’actu de la semaine. Hier j’étais le nez dans les casseroles pour faire un clafoutis poulet/poivron et une tarte mangue/noix de coco, j’en ai oublié mon article, mais ça valait le coup ! Alors, quoi de neuf ces derniers jours ?

- La semaine a commencé (enfin, la mienne, je compte du samedi au vendredi) par un accident dans le rallye de maures, une voiture est sortie de la route et a fait 2 morts et 19 blessés. Les freins auraient lâché à l’abord d’un virage.

- Nancy et sa région ont connu de fortes intempéries, entraînant de spectaculaires coulées de boue.

- Pour sa première sortie en tant que garde des sceaux, Christiane Taubira a assisté à la finale d’un tournois de basket entre détenus. L’un d’eux s’est échappé au cours de sa visite.

- Après Diana Summers la semaine dernière, c’est le chanteur de Bee Gees qui s’est éteint cette semaine.

- Dans le New-Jersey, il est interdit d’écrire un texto en marchant, c’est assimilé à de la conduite dangereuse.

- Et enfin, le mot de la semaine est “avunculaire” : qui appartient ou à un rapport avec l’oncle ou la tante. La lutte a été rude pour élire le mot de la semaine, j’en ai croisé plein de nouveaux ses derniers jours, mais je vous en garde de côté pour la suite.

          Une actualité un peu pauvre cette semaine, rien de bien palpitant. Je ne vous ai pas fait le récapitulatif des sorties ciné, avec Cannes, il y en a vraiment trop, j’essaierai de me montrer un peu moins flemmarde la prochaine fois… Rendez-vous vendredi.

La nuit juste avant les forêts, Bernard-Marie KOLTES

La nuit juste avant les forêts, Bernard-Marie KOLTES

          Un homme aborde un inconnu dans la rue et lui parle de tout et de rien, et surtout de lui, pour tenter de le retenir. L’autre ne répond jamais et on ne saura rien de lui, pas même s’il existe vraiment. Un long monologue désespéré de 63 pages, en une seule phrase, fait de redites et d’obsessions. Perturbant.

          A vrai dire je n’ai pas grand chose à raconter sur ce texte que je n’ai pas réussi à finir, bien qu’il soit très court. Je n’ai absolument pas réussi à rentrer dedans. Dès le départ j’ai eu beaucoup de mal avec ce style moderne et décousu. Ce post-modernisme affiché m’a gênée, j’ai une préférence pour des écritures plus rondes. J’ai toutefois tenté de faire abstraction de ces premières lignes pour e pencher sur le coeur du sujet. Rien à faire, impossible de m’intéresser à ce qu’il se passait. Trop décousu à mon goût, trop déstructuré, trop cru dans le langage employé. Décidément tant de modernité me laisse perplexe.

          Ce long looooong monologue, en une seule phrase, m’a épuisée. Je me suis très vite désintéressée de ce discours auto-centré. Typiquement le genre de texte qui me laisse de glace. Ce n’est pas faute d’essayer mais c’est comme si les mots n’avaient aucune prise sur moi : je les vois mais ne les enregistre pas. Il y a visiblement là tout un courant à côté duquel je suis condamnée à passer faute de pouvoir me concentrer dessus plus de 2 minutes (j’ai vécu une expérience tout à fait comparable avec Thomas Bernardt). Des auteurs qui pourtant me tentent par les théories qu’ils mettent en oeuvre et leur volonté de bousculer les codes littéraires, bien que le résultat me passionne beaucoup moins. Une rencontre ratée donc, dommage.

Tu tournais le coin de la rue quand je t’ai vu, il pleut, cela ne met pas à son avantage quand il pleut sur les cheveux et les fringues, mais quand même j’ai osé

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l’usine, vos gueules, et on a le dernier mot _ et ils ont le dernier mot, le petit nombre de baiseurs qui décident pour nous, de là-haut, organisés entre eux, calculateurs entre eux, techniques à l’échelle internationale – l’échelle internationale !

Top ten tuesday (22/05)

Top ten tuesday (22/05)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 livres que vous avez acheté à cause du titre ou de la couverture

1) Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes, de Julien Campredon aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Le titre m’intriguait et surtout la couverture était teeeeeeeeellement belle que je n’ai pas pu résister.

2) Le mec de la tombe d’à côté, de Katrina Mazetti. Avouez que le titre sort du lot quand même ! Ca attire l’oeil. Après de longues hésitations, la curiosité l’a emportée.

3) Roméo et Jeannette, de Jean Anouilh. Le titre à lui seul est tout un programme. Je ne l’ai pas encore lu mais je me bidonne d’avance.

4) Animal lecteur, de Sergio Lama et Limon. Là encore, le titre m’a bien fait rire (à l’amour des mauvais jeux de mots…). Le format particulier de cette BD a aussi beaucoup joué dans mon achat.

5) Elle, par bonheur et toujours nue, d’Henri Gofette. Je trouvais le titre beau et mystérieux et j’aime bien le tableau de Bonnard sur la couverture.

6) Op Oloop, de Juan Filloy. La couverture était tellement belle que j’ai été o-bli-gée de l’acheter. Si vous ne connaissez pas Monsieur Toussaint d’Ouverture sachez que ses livres sont aussi fous que ses couvertures sont belles (ce qui n’est pas peu dire !) et c’est pour ça qu’on l’aime.

7) Travailler moins pour lire plus, d’Alain Serres. Tout un programme ! Et comme le titre est écrit en gros sur la couverture, les deux sont indissociables.

8) L’art de se taire, de l’Abbé Dinouart. Quel titre ! Ca en jette ! Et la belle ferronnière sur la couverture ne pouvait que me faire craquer.

9) Le noyau d’abricot, de Jean Giono. Une couverture épurée, et un bandeau avec écrit Giono en gros. Un inédit qu’un auteur que j’aime et donc je pensais l’eouvre close, évidemment je me suis jetée dessus !

10) La vie est brève et le désir sans fin, de Patrick Lapeyre. Un très beau titre, plein de poésie, qui m’a donné terriblement envie de lire ce livre.

          Je choisis très souvent mes livres en fonction du titre. Je trouve qu’un bon titre est souvent prometteur, même si je sais que c’est la partie du livre sur laquelle l’auteur à le moins de prise. J’aime aussi les belles couvertures, bien sûr, mais il est assez rares qu’elles soient assez originales pour suffire à me convaincre. Mais heureusement, il reste quelques petits éditeurs amoureux des formats originaux qui arrivent encore à me surprendre. Et vous, vous laissez-vous tenter par de belles couvertures ou des titres qui vous attirent ?