Riz au lait très épais islandais et lummur

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Pour le riz au lait

2 à 3 verres de riz

2 verres d’eau froide

1 c. à café de sel

1/2 verre de raisins secs

1,5 l de lait

Sucre à la cannelle

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Rincez le riz à l’eau froide jusqu’à ce qu’elle soit limpide.

Mettez le riz dans une casserole avec l’eau et le sel. Portez à ébullition puis baissez le feu et laissez cuire 5 min jusqu’à ce que l’eau soit quasiment évaporée sans que le riez ne colle.

Ajoutez ensuite les raisins puis le lait peu à peu et portez à ébullition sans couvrir.

Faites cuire feu doux jusqu’à ce que le riz soit tendre. Retirez du feu et laissez reposez 5 min pour que le riz prenne.

Dégustez saupoudré de sucre à la cannelle.

Il paraît que c’est aussi délicieux avec de la saucisse de foie de mouton.

          Un riz au lait très épais (surtout quand comme moi on le laisse un peu trop cuire) qui se déguste de préférence chaud et change un peu du riz au lait traditionnel. J’ai beaucoup aimé les raisins et cannelle dedans, mais comme j’en mets partout, ce n’est pas surprenant…

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Pour les lummur

Un reste de riz au lait (environ 2 verres)

1 verre de farine

2 œufs

1/2 c. à café de sel

1/2 c. à café de bicarbonate de soude

1 c. à soupe de sucre brun

1,5 verre de lait

Un peu de beurre

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Mélangeant tous les ingrédients dans un saladier en terminant par le lait.

Faites fondre un peu de beurre dans une poêle. Versez une louche de pâte dans la poêle chaude. Laissez cuire environ 2 min puis retournez les crêpes à l’aide d’une spatule et laissez cuire environ autant de temps de l’autre côté. Dégustez chaud avec du sirop d’érable ou de la confiture.

          Ces crêpes sont assez surprenantes, elles ont à la fois le goût de crêpes et de riz au lait : totalement régressif et hyper réconfortant. Et puis c’est idéal au petit-déjeuner pour éviter les petits creux dans la matinée.

Ces recettes sont extraites du roman L’embellie d’Audur Ava Olafsdottir.

Deux recette au goût à la fois connues et surprenant. Un peu étrange mais dépaysant.

Bon appétit !

Un week-end parfait

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          J’ai beau tenir un blog, je n’ai pas tellement l’habitude de parler de moi. Je le fais bien sûr à travers mes critiques, qui dévoilent mes goûts, mes envies, et un peu (beaucoup même) de ce que je suis. Les sujets que je traite sont le reflet de mes activités même si certaines ne trouvent pas leur place ici. Mais il est rare que je ne me cache pas derrière un livre ou un film et que j’écrive un article plus personnel. Mais là, j’avais envie de partager avec vous le super week-end que j’ai passé. Certains d’entre vous le savent, les derniers mois ont été particulièrement difficiles avec des problèmes de santé qui m’ont mise à plat et empêché de sortir autant que je l’aurais voulu. Il y avait donc plusieurs semaines que je n’avais vu ni pièce de théâtre ni expo et que je sortais dans l’ensemble très peu. Depuis quelques jours, ça s’arrange un peu, j’ai pu reprendre le travail et malgré tout, j’arrive à sortir plus et presque avoir l’impression d’avoir une vie normale.

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      Ce week-end, ma maman est venue à Paris et j’ai passé le week-end juste parfait. Deux pièces de théâtre magnifiques, deux beaux films, une balade au bois de Vincennes sous un soleil éclatant, des rencontres sympa, tout y était ! J’aurais bien ajouté une petite expo à tout ça mais en deux jours, c’était difficile de faire mieux et ç’aurait presque été trop. Nous avons commencé par voir La colère du tigre, une très belle pièce sur la relation entre Clémenceau et Monet avec un décor époustouflant. Côté cinéma, ce furent le très bon Géronimo et le surprenant documentaire Le temps de quelques jours. Deux très bons moments.

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          Mais la révélation de ce week-end, ce fut notre visite à la Cartoucherie. Depuis longtemps, je voulais aller au théâtre du Soleil et voir une mise en scène d’Ariane Mnouchkine. Quelle n’a pas été ma surprise en la voyant au contrôle des billets. L’entrée dans ce lieu dont j’avais tant rêvé a été un énorme moment d’émotion. La salle dans laquelle on pénètre a des proportions gigantesque et si bien décorée. Mais je ne vous en dis pas plus pour le moment. De la découverte du lieu à la pièce en passant par le repas, tout a été parfait dans cette journée que je ne suis pas prête d’oublier ! J’ai pris plein de photos et j’ai déjà envie d’y retourner et de faire découvrir cet endroit à tous les amoureux de théâtre qui m’entourent. Deux jours de pur bonheur.

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Geronimo

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Drame français de Tony Gatlif avec Céline Sallette, Rachid Yous, David Murgia

          Geronimo est éducatrice et tente d’apaiser les tensions dans un quartier difficile. Quand une jeune turque fuit un mariage arrangé pour aller rejoindre un jeune gitan, la cité s’embrase. Geronimo va essayer de calmer les ardeurs de chacun afin d’éviter le pire.

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          Je dois admettre que même si l’évocation de son seul nom suffit à me faire rêver, je n’ai vu que eu de films de Tony Gatlif dont javais beaucoup aimé Transylvania il y a quelques années. J’ai toujours été assez attirée par le monde gitan, sa musique, sa danse, sa culture. Peut-être parce que le voyage a toujours a toujours comme un air de liberté. Pour une fois, je n’avais presque pas entendu parler de ce film avant sa sortie et n’avais lu aucun avis qui viendrait parasiter ma manière de l’aborder. Une chance de plus en plus rare ces temps-ci.

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          Dès le début, j’ai senti que j’allais adorer ce film. La première scène est vraiment très belle et donne le ton : des plans très travaillés, une musique entraînante et un écriture nerveuse. Au fur et à mesure que le film avance, les tensions s’exacerbent et la violence éclate. Si elle en gênera sans doute certains, j’ai trouvé qu’elle était particulièrement bien filmée. Tony Gatlif a un sens évident du rythme et de la mise en scène. Les bagarres ne sont pas sans rappeler certaines comédies musicales tant elles sont chorégraphiées et soulignées par une musique particulièrement bien choisis. Certains passages m’ont semblé un peu longs même si c’est de ces longueurs que naît une certaine tension.

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         L’histoire effleure des sujets tels que le mariage forcé ou les rivalités entre familles mais il m’a semblé que c’est avant tout la question de l’honneur qui était au cœur de l’histoire et qui régit la vie de ces jeunes à fleur de peau. Céline Sallette est très convaincante – tout comme le reste du casting d’ailleurs – et a ici une très beau rôle. Mais ce que j’ai trouvé fascinant dans ce film, c’est sa lumière, toujours très travaillée. Il y a une scène dans un bâtiment abandonné avec une lumière rasante qui est juste sublime. On peut trouver ce film un peu décousu et pour le moins violent mais on ne peut que souligner son énergie et sa grande beauté formelle. Tony Gatlif dresse un portrait de la communauté gitane par petites touches avec un œil d’esthète. Un film dur, survolté et terriblement beau. 

Tristesse de la terre, une histoire de Buffalo Bill Cody par Eric Vuillard

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          « On pense que le reality show est l’ultime avatar du spectacle de masse. Qu’on se détrompe. Il en est l’origine. Son créateur fut Buffalo Bill, le metteur en scène du fameux Wild West Show. » Découvrez son histoire et celle de la naissance du spectacle moderne. 

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          Buffalo Bill, voilà un homme dont tout le monde connaît le nom mais qui le connaît vraiment ? Pas moi en tout cas. Je dois avouer que j’ignorais à peu près tout de son histoire. Je dois avouer que j’avais hâte d’en savoir plus. En ouvrant ce livre, je m’attendais à un roman. Grave erreur ! Il s’agit plutôt d’un essai, ou d’une biographie qui s’attacherait uniquement à un aspect de celui à qui elle se consacre. Sur l’histoire indienne, j’avais lu il y a peu Mille femmes blanches de Jim Fergus que j’avais beaucoup aimé. Je m’attendais à quelque chose dans le même esprit même si c’est un peu bête étant donné que Buffalo Bill s’est finalement contenté d’exploiter l’histoire indienne en la revisitant à sa sauce pour appâter le chaland.

          Le style un peu décousu m’a quelque peu surprise. On revient sur l’histoire de Buffalo Bill Cody par petites touches, s’arrêtant sur les moments les plus fort de son célèbre show. A travers lui, on entrevoit également l’histoire des indiens d’Amérique, la vraie, mais aussi la fantasmée, celle qui nous a été transmise par des spectacles comme le sien d’abord, puis par le cinéma. Je trouve cette confrontation subtile très intéressante. C’est également à la naissance du divertissement de masse et de la société du spectacle telle qu’on la connaît qu’on assiste. Les photos qui l’illustrent complètent parfaitement le propos. Le fond est passionnant même si j’aurais préféré une trame plus romanesque. Je crois que j’aurais aimé quelque chose de plus fouillé, une construction plus classique. Toutefois, si j’ai eu l’impression que quelque chose me manquait dans ce texte pour l’apprécier pleinement, l’écriture est agréable et c’est un réel plaisir de se plonger dans l’histoire de Buffalo Bill Cody.

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Nous sommes le public. C’est nous qui regardons le Wild West Show. Nous le regardons même depuis toujours. Méfions-nous de notre intelligence, méfions-nous de notre raffinement, méfions-nous de toute notre vie sauve et du grand spectacle de nos émois. Le maître est là. En nous. Près de nous. Invisible et visible. Avec ses vraies-fausses idées, ses rhétoriques accommodantes.

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Et pour attirer le public, pour provoquer chez lui ce désir de venir voir toujours plus nombreux le Wild West Show, il fallait qu’on lui raconte une histoire, celle que des millions d’Américains d’abord, puis d’Européens avaient envie d’entendre et qu’ils entendaient déjà dans le crépitement des ampoules électriques, sans peut-être le savoir.

L’actu de la semaine – 18/10

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Actu

- Ségolène Royal propose de rendre les autoroutes gratuites le week-end pour compenser la fin de l’écotaxe. Une déclaration qui a suscité une vive polémique.

- Dans l’affaire des disparues de Perpignan, un homme a avoué un des meurtres, plus de 15 ans après les faits. Il a déjà été condamné pour viol et violences.

- La loi sur la transition énergétique a été adoptée, elle prévoit la fin des sacs plastiques ainsi que les assiettes et couverts jetables. La part du nucléaire devrait être réduite de 50% en 2025.

- Un nouveau cas suspect d’Ebola à Paris, une fausse alerte qui a fait s’emballer les médias. Les contrôles sont renforcés dans les aéroports pour les vols en provenance de Conakry.

- Les allocations familiales seront revues à la baisse pour les foyers les plus aisés. Elles seront divisées par deux pour les couples qui touchent plus de 6 000€. Une mesure qui fait débat.

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Sorties ciné

- Magik in the Moonlight : Stanley, célèbre prestidigitateur, se rend sous un faux nom sur la Côte d’Azur pou démasquer une soi-disant médium qui  séjourne. Woody Allen revient avec une comédie romantique, ce n’est peut-être pas ce qui lui réussit le mieux mais j’ai quand même envie d’y jeter un œil.

- Le Juge : quand Hank, fils de magistrat et grand avocat lui-même, revient dans la petite ville de son enfance, il apprend que son père est accusé de meurtre. Il décide alors de mener l’enquête. Typiquement le genre de film que j’aime, j’espère avoir le temps d’aller le voir.

- Bande de filles : Marieme a 16 ans et l’impression que tout lui ai interdit. Sa rencontre avec une bande de filles va la libérer. On parle de ce film depuis des mois, il avait été présenté en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. S’il ne me tente pas forcément plus que ça, il a été salué par la critique.

Culture

- La fête de la science se termine se week-end avec des animations pour tous les âges dans toue la France. Qui sait, vous déclencherez peut-être des vocations.

- La balade du goût propose de partir à la découverte des fermes d’Ile-de-France. L’occasion de goûter des produits fermiers et d’aller voir les vaches. D’ailleurs, c’est la semaine du goût, profitez-en !

- Montmartre aux artistes : ce week-end, les artistes de la cité Montmartre ouvrent les portes de leurs ateliers. De belles découvertes en perspective.