Le 1 : Athènes

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          Durant tout cet été, l’hebdomadaire culturel le 1 propose de partir à la découverte de villes méditerranéennes. J’ai reçu le numéro consacré à Athènes et vous en parle avec un brin de retard…

          J’ai été très étonnée par la maquette de ce journal. On l’ouvre d’abord comme un journal classique mais le feuillet n’est pas coupé, ce qui fait qu’on doit ensuite le déplier pour se retrouver avec une feuille deux fois plus grande que le format original. Puis une autre encore deux fois plus grande, avec à chaque fois une répartition du texte adapté au format de la nouvelle page. Moi qui aime les bizarreries éditoriales, celle-ci m’a ravie ! J’ai trouvé que c’était une excellente idée, même si cela rend le journal à peu près impossible à lire ailleurs que chez soi. Ceci dit, il y a peu de pages, ça ne s’y prête donc pas si mal.

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          Après cette excellente surprise face au support, passons au contenu. Je dois avouer que s’il m’a un peu surprise, j’ai beaucoup apprécié. Une grande place est laissée aux auteurs pour parler de leur ville, qu’ils y soient nés ou y aient vécu seulement quelques années. Autant de regard différents sur cette ville mythique d’Athènes. Ses grandes caractéristiques sont également mises en avant avec sa devise et son signe distinctif par exemple. Mais la découverte de la ville passe aussi par sa cuisine, avec la recette de la moussaka dans le cas présent, ce qui m’a bien plu comme idée.

          A l’intérieur, on découvre également des repères historiques sous forme de frise dessinée très ludique et des articles passionnants sur le Parthénon et Pytagore. La grande page centrale est réservée à la littérature avec une nouvelle inédite qui côtoie des textes classiques. Les articles sont bien conçus et intéressants tout en restant accessible. J’ai bien aimé la diversité des sujets et la place accordée à la littérature, toujours représentative d’un pays. Le contenu est riche mais je n’ai eu aucun mal à venir à bout de cette lecture, moi qui ai tendance à ne jamais finir un journal ou un magazine. Le format m’a donc paru bien pensé. Un hebdomadaire original et très bien conçu qui mérite qu’on s’y attarde.

L’homme de la montagne, Joyce Maynard

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          Rachel et Patty ont grandi près de San Francisco avec une mère quasi absente et un père volage qui a fini par quitter la maison pour une autre femme. Pour tromper leur ennui, elles passent des heures à jouer dans la montagne derrière leur maison. Jusqu’au jour où une affaire de meurtre va bouleverser leur quotidien et celui de leur père, chargé de l’enquête. 

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          Je ne connaissais pas du tout Joyce Maynard mais la quatrième de couverture me tentait beaucoup et j’ai été très contente de recevoir le roman avant sa sortie. Je dois dire que je n’ai pas été déçue ! J’ai été agréablement surprise par la qualité de l’écriture tant que par l’histoire. Le personnage principal, Rachel, est attachant et j’ai aimé la voir évoluer au fil des pages. Elle respire la spontanéité et je pense que ses excursions dans la montagne avec sa sœur comme leurs jeux rappelleront des choses à plus d’un. On s’identifie assez bien à ces deux petites filles un peu à part et pleines de vie.

          J’ai trouvé les rapports entre les personnages très intéressants : deux sœurs inséparables, un père qu’elles adulent et une mère dont elles ne se préoccupent guère. Il y a également quelques réflexions très justes sur l’adolescence qui donnent une touche nostalgique au texte. Je pensais avoir affaire à un roman policier mais il ne l’est pas au sens classique du terme, même si en effet il y a bien des meurtres, une enquête et un certain suspens qui se crée au fil des pages. On oscille entre plusieurs styles : à la fois roman à suspens et récit intime sur une famille qui se brise.

          Ce roman est très bien construit, autour d’une trame policière inspirée d’un fait réel. Mais la série de meurtres est avant tout un catalyseur qui exacerbe les réactions de chacun, dévoile la nature des gens. Les personnages sont variés et bien construits, à la fois marquants et assez éloignés des clichés du genre. Une subtilité dans la description des relations humaines et du ressenti de chacun qui m’a touchée. Pourtant, malgré une certaine nostalgie, l’écriture conserve toujours une part de légèreté des plus agréables. Comme si la jeunesse des personnages l’emportait sur tous les malheurs qu’elles peuvent rencontrer. Un roman sensible et très juste qui m’a embarquée dans son univers et m’a intéressée de bout en bout. Une belle découverte.

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Les filles de treize ans croient aux pères héroïques et aux méchantes belles-mères. Aux paroles des chansons, aux conseils de leurs amies du même âge – et aussi que leur premier amour durera toute la vie [...].
La fille de treize ans déteste sa mère. Adore son père. Déteste son père. Adore sa mère. Alors quoi ?
Les filles de treize ans sont grandes et petites, grosses et maigres. Nil’un ni l’autre, ou les deux. Elles ont la peau la plus douce, la plus parfaite, et parfois, en l’espace d’une nuit, leur visage devient une sorte de gâchis. Elles peuvent pleurer à la vue d’un oiseau mort et paraître sans cœur à l’enterrement de leurs grands-parents. Elles sont tendres. Méchantes. Brillantes. Idiotes. Laides. Belles.

Myrtilles et paysages ensoleillés

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          En ce moment en vacances à la montagne, j’ai profité d’un des rares rayons de soleil de ce mois d’août pour aller ramasser des myrtilles. J’espérais pouvoir partager avec vous une super recette de tarte, clafoutis ou autre mais les touristes nous avaient devancées et il ne restait pas grand chose. A défaut d’une belle cueillette, j’ai donc ramené de cette escapade quelques photos que voici.

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Detective Dee 2 : La légende du Dragon des Mers

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Film d’action, aventure, arts martiaux hongkongais de Tsui Hark avec Mark Chao, William Feng, Carina Lau, Angelababy

          Après que la flotte royale ait été attaquée par un dragon des mers, Dee se retrouve à enquêter avec un jeune magistrat. Mais il devra également empêcher l’enlèvement de la courtisane Yin dont la beauté éblouit la ville entière. Deux enquêtes entremêlées qui vont lui donner bien du fil à retordre.

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          J’avais vu lors de sa sortie le premier opus de Detective Dee. Je dois avouer que j’avais été déroutée par ce film aux nombreuses références dont j’ignorais tout, au point de ne savoir qu’en dire. Voilà que le même problème se pose de nouveau avec le second volet. Je suis très bon public pour ce type de films, pourtant, si j’ai regardé celui-ci avec plaisir, j’ai parfois eu l’impression de manquer de références pour bien le comprendre (un peu moins que dans le premier tout de même, je dois bien l’admettre). J’ai souvent eu le sentiment de rater quelque chose ou de ne sans doute pas apprécier au mieux certains aspects. Je vais donc faire au mieux pour essayer de démêler un peu tout ça…

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          La première chose qui m’a sauté aux yeux, c’est l’omniprésence de la 3D. Je ne suis absolument pas une adepte de cette technologie que je juge dans l’ensemble totalement inutile. Ici, j’ai trouvé qu’elle avait sa place, donnant du relief tant au décors qu’aux scènes de combat. Ces dernières semble gagner une dimension supplémentaire (ce qui est effectivement le cas vous me direz) et le réalisateur use et abuse d’effets spéciaux pour les rendre plus impressionnantes et surprenantes à la fois. En revanche, si pour une fois j’ai trouvé la 3D employée à bon escient, j’ai également eu l’impression par moments qu’elle donnait un côté un peu "carton-pâte" au décor qui est…surprenant. Je n’arrive pas vraiment à déterminer si c’est parce que quelque chose cloche dans la manière de l’utiliser, si elle est parfois d’une qualité douteuse, ou si c’est parce que c’est moi qui ne suis définitivement pas assez habituée.

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          L’histoire m’a semblé moins construite que dans le premier mais peut-être n’est-ce qu’une impression. La débauche de péripétie rend la trame un peu brouillonne et tend à faire oublier l’idée de départ. Etrangement, ça ne m’a guère dérangée tant j’étais prise par l’histoire. Elle ne m’en a d’ailleurs pas paru particulièrement moins efficace même s’il y a un moment au milieu où j’ai décroché. Il faut bien admettre que le surnaturel et moi ne sommes pas très amis et les histoires de dragons m’ont un peu perdue. Mais finalement, cet égarement fut passager et je suis vite intéressée à la suite de l’histoire, toujours aussi riche en rebondissements. C’est dans ce genre de passages qui me déroutent un peu que je me demande chaque fois si ça ne fait pas référence à une légende chinoise dont j’ignorerais tout et qu’un public asiatique comprendrait immédiatement. Inutile de vous dire que je n’ai toujours pas trouvé la réponse. Vous remarquerez que ça fait quand même beaucoup de points sur lesquels je me sens incertaine pour un seul et même film.

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          Toutefois – et là je n’ai aucun doute – j’ai trouvé qu’il y avait des scènes magnifiques. Comme souvent dans le cinéma asiatique, il y a beaucoup de jeux de ralentis que j’ai trouvé dans l’ensemble très maîtrisés. Les combats sont aussi assez impressionnants avec quelques petites originalités qui n’étaient pas pour me déplaire. Il y a également une forme d’humour très appréciable chez le personnage de Dee qui semble à la fois invincible et en décalage avec total avec ses collègues. On frôle parfois le ridicule tant certaines scènes sont improbables mais une seule m’a semblé totalement absurde, les autres demeurant toujours étrangement belles et fascinantes. Les costumes comme les décors sont impressionnants et les références historiques nombreuses. Le personnage de Dee est d’ailleurs inspiré d’un magistrat qui a réellement existé durant l’époque Tang. Tout semble démesuré et tend au grandiose dans ce film, y parvenant assez bien sans rien perdre de sa légèreté. Un bon divertissement qui bouscule nos habitudes de spectateur occidental et m’a fait passer un très agréable moment.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert, un roman (trop ?) ambitieux de Joël Dicker

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          Après avoir connu un premier succès immense, Marcus Goldman jeune écrivain à succès, connaît les affres de la page blanche. Son éditeur le presse de lui fournir un nouveau roman et il voit arriver l’échéance sans avoir écrit la moindre ligne. Quand son ami Harry – son ancien professeur et écrivain de talent – est accusé du meurtre d’une jeune femme disparue 30 ans auparavant, il est convaincu de son innocence. Il décide alors d’aller sur place découvrir ce qu’il s’est passé et rétablir la vérité.  

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          J’avais énormément entendu parler de ce roman qui a eu le Grand Prix du roman de L’Académie Française et le Goncourt des lycéens en 2012. Deux distinctions qui sont souvent synonyme de qualité. Pourtant, il semblait que si beaucoup avaient adoré et n’avaient plus pu refermer ce livre une fois entamé, une minorité l’avait trouvé mal écrit et au fond assez insipide. Connaissant ma tendance à être à contre-courant du plus grand nombre, je craignais un peu de faire partie de la deuxième catégorie et j’ai repoussé ma lecture un certain avant de finalement me décider à m’y mettre cet été dans une envie à la fois de lecture pas trop difficile et de gros pavés. Je dois bien avouer qu’au début, je n’ai trop su que penser de ce roman – et n’ai d’ailleurs jamais vraiment réussi à me décider…

          L’écriture ne m’a pas parue catastrophique du tout, mais pas bonne non plus. Juste plate. Enfin, dans le meilleur des cas car plus on avance, plus les clichés s’empilent et les dialogues deviennent insipides. Je n’en pouvait plus d’entendre Harry appeler la jeune fille dont il était amoureux "Nola chérie". J’ai trouvé qu’il y a avait entre eux un manque total de naturel. Mais bon, dans l’ensemble, mis à part certains passages qui m’ont un peu agacée, j’ai trouvé que si le style n’était pas exceptionnel, il n’était pas non plus particulièrement plus mauvais qu’un autre. Facile à lire, il a par moments même un côté assez accrocheur. L’histoire est quant à elle plus prenante, même si elle n’est pas exempte de défauts.

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          J’ai trouvé que l’énorme point faible de ce roman, ce sont ses femmes. En effet, toutes celles qu’on y croise semblent hystériques, idiotes, voire les deux. Pas une ne m’a été franchement sympathique, elles sont plus caricaturales et imbuvables les unes que les autres. Je redoutais chaque apparition de la mère de Marcus dans le roman tellement je la trouvais hérissante. Sinon, dans l’ensemble, l’ouvrage est très influencé par la littérature américaine et ça se sent ! Là aussi, l’hommage manque parfois un peu de finesse et j’ai eu l’impression dans certains passages que l’auteur empilait ses connaissances du pays par besoin de prouver quelque chose plus que par nécessité pour l’histoire. Un défaut que l’on retrouve souvent chez les jeunes auteurs, ce besoin de tout dire, la volonté tout mettre dans un grand roman, qui finalement le dessert par manque de sobriété et de maîtrise.

          Heureusement, malgré des rebondissements parfois un peu improbables, j’ai trouvé l’histoire prenante et j’avais réellement envie de voir comment ça finissait, ce qui fait que j’ai lu ce roman assez vite. Et même si j’ai parfois trouvé l’écriture maladroite et que certains passages m’ont agacée, dans l’ensemble, j’ai trouvé que ça se lisait très bien. D’autant plus que le style colle assez bien au genre choisi par l’auteur. Certains n’ont pas aimé les conseils sur l’écriture intercalés entre chaque chapitres. Pour ma part, j’ai trouvé qu’ils étaient dans l’ensemble assez juste et donnaient une vraie identité à ce roman. Moi qui suis habituellement plutôt tatillonne (enfin, c’est ce qui se dit en tout cas…), je n’ai pas un instant songé à tenir rigueur à l’auteur de ne pas complètement arriver à les appliquer lui-même. Je trouve déjà que l’effort est louable. Un roman très ambitieux dont le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur par manque de maturité sans doute. Si le style est parfois un peu bancal, il reste dans l’ensemble agréable et sert une histoire prenante pour un résultat mitigé mais somme toute assez réussi.

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Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer.

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Deux choses donnent du sens à la vie : les livres et l’amour.

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L’amour, c’est très compliqué. C’est à la fois la plus extraordinaire et la pire chose qui puisse arriver. Vous le découvrirez un jour. L’amour, ça peut faire très mal. Vous ne devez pas pour autant avoir peur de tomber, et surtout pas de tomber amoureux, car l’amour, c’est aussi très beau, mais comme tout ce qui est beau, ça vous éblouit et ça vous fait mal aux yeux. C’est pour ça que souvent, on pleure après.