Crèmes noix de coco, litchi et citron vert : une recette immaculée pour les fêtes

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Pour 6 verrines

20 litchis

500 ml de lait de coco

3 c. à soupe de sirop d’agave

4 c. à soupe de Maïzena

2 citrons verts

Un peu d’agar-agar

1 pincée de noix de coco râpée

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Pelez les litchis et émincez-les finement. Mettez-les à égoutter et conservez le jus.

Répartissez les litchis au fond de 6 verrines.

Dans une casserole, mélangez le lait de coco, 2 c. à soupe de sirop d’agave et le jus de litchi. Je sucre peu mes préparations, vous pouvez ajouter du sirop d’agave selon votre goût – on peut bien sûr utiliser du sucre, à vue de nez, je dirais entre 30 et 50g.

Faites chauffer le mélange. Lorsqu’il est frémissant, hors du feu, ajoutez la Maïzena et fouettez énergiquement pour éviter les grumeaux puis faites cuire environ 2 min. Le mélange doit être bien homogène et avoir la consistance d’une crème anglaise un peu épaisse (ou d’une crème pâtissière un peu liquide, c’est selon…). La crème fige en refroidissant.

Versez la crème sur les litchis.

Dans une petite casserole, versez le jus des 2 citrons verts, 1 c. à soupe de sirop d’agave et 4 c. à soupe d’eau. Portez à ébullition puis ajoutez une pointe de couteau d’agar-agar. Laissez frémir quelques secondes. Si vous tenez à goûter et que vous trouvez ça ultra acide, c’est normal. Répartissez le jus de citron sur les crèmes et réservez au frais.

Au moment de servir, saupoudrez de noix de coco râpée.

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          Une recette simple qui fait voyager. La citron vert compense le côté un peu fade du lait de coco et le tout se marie très bien à la finesse du litchi. La préparation en elle-même n’est pas très esthétique, servez-la dans de jolis verres, son blanc immaculé est très hivernal.

Bon appétit !

Macbeth à la Cartoucherie, un spectacle époustouflant

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          Il y a très très longtemps que je voulais voir une mise en scène d’Ariane Mnouchkine. Parce que je suis tombée amoureuse de son Molière il y a longtemps, parce qu’elle a des valeurs que j’admire et qu’elle les applique à la lettre, parce que son théâtre est devenu mythique. Je n’avais jamais eu l’occasion jusque-là et j’ai été très heureuse de pouvoir avoir deux places pour y aller avec ma maman, qui m’a transmis l’amour de théâtre. Nous avons eu la chance de tomber sur un jour de grand soleil et de chaleur relative alors que l’automne était déjà bien entamé, ce qui nous a permis de marcher un peu dans le bois de Vincennes en nous rendant à la Cartoucherie. Une fois qu’on a retiré ses places, le principe est simple : on choisit soi-même son emplacement sur un grand tableau, premier arrivé, premier servi ! Nous avons eu de la chance car bien que la moitié des places ayant déjà été prises, nous avons réussi à prendre les deux dernières qui étaient libres au milieu du second rang. Ca s’annonçait bien. Il ne restait plus qu’à attendre que les portes s’ouvrent pour prendre un bon repas à l’intérieur avant les 4h de représentation, que je craignais de trouver un peu longue, je l’avoue.

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          A 12h30, les portes s’ouvrent, et – ô surprise – c’est la maîtresse des lieux elle-même qui nous accueille et contrôle les billets. Grand moment d’émotion ! D’autant plus que derrière elle, on découvre une grande salle avec des tables recouvertes de nappes blanches, des serveurs en livrée et un portrait géant de William Shakespeare qui recouvre un mur. Sans mentir, c’était tellement beau que j’en ai eu les larmes aux yeux (si, si, je vous jure). Toute la salle est décorée en fonction de la pièce jouée, c’est magnifique ! Pour me remettre de mes émotions, le repas nous attendais : une bonne soupe, très complète, et un petit dessert, le tout pour une douzaine d’euros. C’est agréable de partager sa table avec d’autres spectateurs et de pouvoir échanger avant le spectacle, ce qui est finalement plutôt rare. Une fois l’estomac plein et un café avalé pour tenir toute l’après-midi, nous n’avions plus qu’à profiter du spectacle. Là encore, une surprise avant le début de la pièce : on peut voir les acteurs se préparer en coulisses, puisque les loges sont situées sous les gradins et que des petites fenêtres sont découpées dans le rideau qui les sépare du hall afin qu’on puisse jouer les voyeurs. Une fois dans le théâtre, j’ai arrêté de prendre des photos, les deux du spectacle sont empruntées à Michèle Laurent.

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          La première chose qui m’a marquée quand le spectacle à commencé, c’est le décor, pour le moins imposant. Les costumes ne sont pas en reste et une musicienne fait des merveilles avec les percussions pour créer une ambiance sonore unique. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Au fil des scènes, le décor est changé avec une dextérité impressionnante. J’ai beaucoup aimé ces changements d’ambiance parfois radicaux et la fluidité avec laquelle ils sont effectués. J’ai eu l’impression que c’était un véritable film qui se déroulait sous mes yeux. La mise en scène est époustouflante. Elle regorge d’idées, et j’ai aimé le déploiement de moyens, ça va de la petite trouvaille absolument géniale à la grosse machinerie : on en prend plein la vue. Je craignais un peu de trouver le temps long devant Macbeth, une pièce assez obscure et dont le côté fantastique ne m’emballe guère. Là j’ai trouvé les sorcières très réussies justement (mais TOUT est réussi !). Ariane Mnouchkine parvient à moderniser cette histoire et à l’intégrer parfaitement dans un univers contemporain. Vraiment très fort.

          La troupe est très conséquente et j’ai rarement vu un tel niveau sur scène. Chaque rôle est tenu à la perfection. J’ai trouvé la deuxième partie un peu longue, il faut dire que la folie me met toujours très mal à l’aise et qu’on en a là un très bel exemple. Je pourrais vous en parler pendant 3 jours mais que pourrais-je dire de plus que « tout était parfait » ? Les acteurs sont excellents, la mise en scène est impressionnante, le lieu est magique. Honnêtement, en sortant, je me suis dit que ça allait forcément devenir mon mètre-étalon et qu’à 80 ans je serai surement encore à radoter à la sortie d’une pièce vue avec mes petits-enfants « oui, c’était pas mal mais de mon temps, si vous aviez vu le Macbeth de Mnouchkine, ça c’était du théâtre ! » Il faut dire que non seulement c’est une scénariste de génie qui a su très bien s’entourer mais elle a créé un lieu dans lequel on a envie de rester, et c’est ça qui fait toute la différence : le repas partagé avant le spectacle, le goûter au soleil pendant l’entracte, les gens qui flânent devant la librairie à la sortie. Ici on ne vient pas juste voir une pièce, on vient partager un moment unique. Du lieu à la mise en scène, tout est démesuré, tout simplement magique. Un grand moment de théâtre que je ne suis pas prête d’oublier.

L’actu de la semaine – 13/12

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- Des PV spécifiques pourraient être mis en place pour les cyclistes. Un système d’amendes adaptées est déjà expérimenté à Strasbourg depuis 2012.

- Le dernier otage français, Serge Lazarevic, a été libéré. Il avait été enlevé dans un hôtel au Mali il y a 3 ans par Aqmi. Le Mali reconnaît avoir libéré des prisonniers en échange de l’ex-otage.

- La loi Macron fait parler d’elle. Présentée cette semaine en conseil des ministres, elle fait débat sur de nombreux points comme le travail le dimanche ou les professions juridiques réglementées.

- Un attentat-suicide contre le lycée français de Kaboul a fait un mort et une quinzaine de blessés. Le lieu abritait une exposition qui dénonçait justement les attentats.

- Un Alpha-jet de l’armée s’est écrasé sur un foyer pour handicapés à Vouvray, dans l’Indre-et-Loire. L’accident a fait un mort et cinq blessés. Le ministre de la santé a demandé une transparence absolue dans l’enquête.

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Sorties ciné

- La Famille Bélier : dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans, qui sert d’interprète. J’avoue que ça ne me tentait pas plus que ça mais tout le monde en parle en bien et puis c’est Noël, c’est l’époque des films pleins de bons sentiments, je me laisserai peut-être convaincre.

- Les Pingouins de Madagascar : les quatre frères que nous connaissons tous cachent un lourd secret, ils sont agents secrets. J’avais beaucoup aimé Madagascar (oui, je me suis arrêtée au 1) et leurs fameux pingouins mais j’avoue que là, ça m’a l’air d’être du grand n’importe quoi. Enfin, puisque les fans l’attendent avec impatience, il fallait bien que je vous en parle.

- Le Temps des aveux : 1971, alors qu’il travaille à la restauration des temples d’Ankor, François est capturé par les Khmers rouges et accusé d’être un agent de la CIA. Je ne sais pas pourquoi mais voir Raphaël Personnaz dans ce rôle m’intrigue vraiment.

Culture

- Patrick Modiano a prononcé son discours de réception du Prix Nobel. Vous pouvez le lire ici.

- Une exposition consacrée à l’agence de photographie Magnum se tient à l’hôtel de ville de Paris en ce moment, et c’est gratuit ! Profitez-en !

- Emmenez vos enfants voir leurs héros préférés évoluer sur la glace au Zénith de Paris avec Disney sur glace jusqu’au  décembre.

La révolte des animaux, l’écologie à la portée des enfants

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          Un jour qu’il regarde la télévision, Sha le chat prend soudain conscience de la cruauté de l’homme. Il décide alors d’en alerter tous les animaux. La révolte gronde dans le règne animal, les humains sauront-ils les entendre ?

          Un livre sur l’écologie destiné aux enfants ? une idée assez maligne. Encore faut-il que ce soit bien fait ; et je dois admettre que c’est plutôt réussi. J’ai souvent un peu de mal avec ce genre d’idée, les romans qui donnent la parole aux animaux ou aux objets. Je trouve que c’est assez difficile de rendre ça crédible, même s’il y a quelques exemples très réussis (La ferme des animaux, à tout hasard). Je suis rentrée facilement dans cette histoire que j’ai trouvée plutôt mignonne.

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          On suit cette histoire du point de vue des animaux et leur exaspération est touchante. Ils sont sans doute le meilleur moyen de sensibiliser les enfants à leur cause. J’ai parfois eu un peu l’impression au cours de ma lecture de perdre le message de vue. Au final, il m’a semblé que c’était avant tout un appel à devenir végétarien. Une position que je peux tout à fait comprendre mais que je ne cautionne pas vraiment pour des enfants. Je pense qu’on peut les sensibiliser à cette cause, qu’on n’est pas non plus obligé de les gaver de viande, mais que ce choix de vie est important et doit à mon sens se faire à l’âge adulte. Je suis pour consommer plus intelligemment plutôt que pas du tout.

          Il est vrai aussi que je lis ça avec un regard d’adulte assez sensible à ce sujet, les enfants perçoivent sans doute ce texte de manière assez différente. C’est en tout cas une invitation à faire plus attention aux animaux et à les respecter, ce qui ne peut pas faire de mal. Les enfants sont souvent très proches des animaux, je me demande pourquoi la plupart des gens perdent ça en devenant adulte. Malgré quelques réserves sur le fond, qui manque peut-être un brin de clarté (je comprends mieux pourquoi les contes finissent toujours par une morale, aussi lourde soit-elle), j’ai trouvé ce petit livre très séduisant. Bien écrit, plein d’humour et de poésie, un conte pour apprendre à nos enfants à protéger les animaux.

Tatoueurs, tatoués – le tatouage à l’honneur au Quai Branly

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          Le tatouage, une pratique artistique qui est née dans les sociétés « primitives » où elle revêt des fonctions sociales, religieuses ou mystiques. Une marque indélébile qui a conquis tous les continents et fascine aujourd’hui plus que jamais.

tatoueurs-tatoues          C’est avec beaucoup, beaucoup de retard que je vous parle de cette exposition vue il y a de cela déjà plusieurs semaines. Il faut dire aussi qu’elle dure particulièrement longtemps, ce qui fait que je ne me suis pas trop pressée pour vous en parler. Je ne suis pas franchement amatrice de tatouages, pourtant je tenais à voir cette exposition. Ou peut-être justement pour ça, parce que cette pratique m’échappe un peu et que qu’étant curieuse de nature j’avais envie d’en savoir plus. D’autant plus que le Quai Branly propose souvent des accrochages assez intéressants. Je me souviens notamment d’avoir beaucoup aimé l’exposition Cheveux chéris qui offrait une vision très large de la représentation de la chevelure (ce qui a priori ne me passionne pas vu le temps que je passe à me coiffer).

96049421          Cette fois encore, je n’ai pas été déçue. J’ai de plus en plus l’impression que les expositions du Quai Branly sont souvent plus réussies quand elles se construisent autour d’un thème et vont piocher dans différentes cultures. Celle-ci s’intéresse au tatouage à travers le temps et l’espace. Elle évoque ses origines (diverses) et sa pratique à travers le monde. Différentes cultures utilisent traditionnellement le tatouage et il est intéressant de la signification qu’il recouvre en fonction des lieux et des époques. L’exposition est très bien conçue et surtout très variée. Vidéos, dessins, matériel, affiches : les supports sont pour le moins diversifiés. Quant au fond, il l’est tout autant avec les bagnards, les yakuzas, les maoris ou les « monstres de foire ». On n’a pas le temps de s’ennuyer !

2          J’ai trouvé vraiment intéressants les différents aspects de cette exposition. La signification des tatouages en prison notamment m’a passionnée – et la petite vidéo qui va avec est très drôle. La seule chose que j’ai un peu regrettée c’est que les aspects sociaux du tatouage aujourd’hui soient peu développés. Il  a une partie passionnante sur l’émulation artistique autour de cette pratique avec des exemples très variés, quelques photos de tatoués à travers le monde, mais il m’a semblé qu’il manquait par exemple que le tatouage comme appartenance à un gang était assez peu représenté et expliqué. Il faut dire aussi qu’il est difficile de tout développer. Ce petit bémol mis à part, j’ai trouvé cette exposition particulièrement réussie. Le parcours est très long. Comptez facilement 1h30 à 2h pour tout voir. Une exposition riche et passionnante sur le tatouage à travers les époques et les continents.

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Musée du Quai Branly

37, quai Branly – 75007 Paris

Jusqu’au 18 octobre 2015

Exposition comprise dans le billet pour les collections permanentes

9€ plein tarif, 7€ tarif réduit