Août, le bilan

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          Un mois d’août qui ressemblait presque à de vraies vacances. Une santé vaguement moins pourrie, du soleil, la famille, des amis, bref, tout ce qu’il faut quoi ! Un vrai plaisir après une année difficile.

          Côté ciné, plus de films vus que je n’aurais cru. Il faut dire que je me suis arrêtée au cinéma chaque fois que je suis passée devant ou presque. J’ai donc réussi à m’en tenir à mon quota d’un film par semaine avec 5 films vus. Pas de gros coup de cœur à part peut-être La vie passionnée de Vincent Van Gogh que je suis très contente d’avoir vu étant donnée ma passion pour le peintre. En revanche, quasi aucun film vu depuis chez moi. Peu de séries également. J’ai toutefois dévoré Wayward Pines malgré quelques défauts, avant de m’attaquer à Miss Carter.

          Un peu moins de lectures qu’à l’accoutumée (enfin si on peut dire), pour la simple raison qu’on ne peut pas tout faire. Et aussi parce que mon livre en cours n’était pas assez bien pour me motiver et pas assez mauvais pour que je le laisse, j’ai donc fait traîner… 6 livres lus au final. J’ai beaucoup aimé le dernier Fred Vargas, Temps glaciaires, son meilleur depuis longtemps, mais aussi L’arabe du futur de Riad Sattouf qui m’a bien fait rire.

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          Pour le reste, pas de spectacles, une exposition de vitraux à Chaillot assez sympa et la découverte de musées originaux dont je vous parlerai bientôt. J’ai également repris des abonnements théâtre, quoique plus légers que pour la saison précédente. J’ai beau savoir que je risque de rater pas mal de spectacles, je ne peux pas m’en empêcher : tout me tente !

          J’ai aussi profité de l’été pour marcher un peu, prendre des photos (encore et toujours) et faire une délicieuse tarte myrtille/mûre sans lactose inspirée de celle-ci. Je me suis fait inviter au Carré de l’ange, qui propose une cuisine inventive dans un cadre somptueux, et j’ai mangé dans un boui-boui bolivien délicieux. Bref, un mois à la fois bien rempli et reposant, comme un mois d’août quoi. Pourvu que ça dure. Et vous, qu’avez-vous fait cet été ?

Colorova, la pâtisserie/salon de thé colorée

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          Ca faisait un petit moment que j’entendais parler de Colorova et de ses pâtisseries. Moi qui suis toujours à l’affût d’un salon de thé pour mes goûters, j’ai fini par le tester. J’y suis allée avec Laura du De ma plume à vos oreilles : une très chouette rencontre. Mais c’est une autre histoire. Comme le nom le laisse supposer, le lieux est très coloré : bois clair et tissus bariolés au programme. Nous nous sommes installées à une petite table et avons commandé chacune un thé et une pâtisserie. J’hésitais à prendre un gâteau aux fruits exotiques (quelque chose comme mangue/passion/coco) mais j’ai finalement – sans grande surprise – craqué pour une tarte au citron et sésame noir : un vrai délice. La nougatine au sésame adoucit la crème au citron très acidulée pour un résultat tout en légèreté très convainquant. Ca avait un sérieux goût de reviens-y.

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          Le service était agréable et on nous a laissé papoter tranquillement jusqu’à l’heure de fermeture sans nous pousser à la consommation. Les prix sont corrects pour le quartier et la maison propose également une petite formule le midi ainsi que des petits déjeuners et brunchs. Le choix de pâtisseries est limité mais nous n’avons eu aucun mal à trouver notre bonheur (c’est même plutôt le choix qui a été difficile) et on peut également déguster des cakes et autres gourmandises. J’ai été très agréablement surprise par la qualité des pâtisseries proposées et je n’hésiterai pas à y retourner si je suis de passage dans le quartier. J’ai également beaucoup aimé pouvoir observer ce qui se passait en cuisine. Une adresse très sympa avec des pâtisseries de haut vol : idéal pour un goûter chaleureux et coloré.

Colorova

47 Rue de l’Abbé Grégoire

75006 Paris

01 45 44 67 56

Juillet, le bilan

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          Encore un mois de juillet assez mitiger (histoire de changer). L’avantage de ne pas trop pouvoir bouger c’est que j’ai beaucoup, beaucoup de temps pour lire. J’ai donc tout de même lu 7 livres ce mois-ci, dont un énorme pavé qui attendait depuis près de 5 ans dans ma bibliothèque : Là où les tigres sont chez eux. J’avoue que ces 900 pages me faisaient un peu peur, je pensais en avoir pour un bon mois. Finalement, je l’ai lu en à peine 2 semaine et si ça n’a pas été un véritable coup de cœur, j’ai quand même beaucoup aimé. J’ai également beaucoup apprécié La petite communiste qui ne souriait jamais et Le secret d’Orbae.

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          J’ai fait mieux que le mois précédent côté films avec 5 films vus. J’ai beaucoup aimé Difret et j’ai adoré voir Bonnie and Clyde en  plein air. En revanche, si j’ai suivi quelques séries, quasi aucun film vu depuis chez moi. Je suppose qu’on ne peut pas à la fois lire et regarder sa télé. Ceci doit expliquer cela.

          Peu de sorties de manière générale à part le magnifique gala des étés de la danse mais j’ai quand même fait mon pélerinage annuel aux étangs de Bassiès et une virée à Vielha pour la fête de la langue aranaise. Une sortie franchement sympa avec un concert de Nadau au passage. L’occasion aussi de découvrir un resto perdu en pleine montagne. Et vous, qu’avez-vous fait ce mois-ci ?

Michel Sarran, la grande table toulousaine

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          Pour l’anniversaire de ma maman, nous sommes allés manger en famille chez Michel Sarran. Malgré ses deux étoiles, ce n’était pas spécialement le chef qui me faisait le plus rêver. Je ne sais pas si je craignais plus que ce soit trop classique ou trop m’as-tu vu. J’y allais donc circonspecte. J’ai très vite laissé tomber mes réticences en voyant aussi bien le décor que ce qu’il y avait dans nos assiettes ! J’ai beaucoup aimé la décoration de la salle, à la fois moderne et accueillante. Il faut dire que les touches de couleurs sont apportées par des fauteuils violets (et verts), à savoir ma couleur préférée, je ne pouvais qu’être conquise. Une première impression plutôt favorable donc. Ca a continué à la découverte du menu. Je m’attendais à ce que ce soit exorbitant. Bon, certes ce n’est pas donné, nous sommes dans un étoilé tout de même, mais 100€ le soir pour un menu en 5 services, c’est raisonnable étant donné le standing de la maison. Nous n’avions donc plus qu’à nous régaler.

© Jean-Jacques GELBART

© Jean-Jacques GELBART

          Ca commence fort avec les amuse-bouches dont une bière de tomate particulièrement surprenante. L’entrée du menu ne me tentait pas du tout, j’ai donc demandé s’il était possible de changer. On m’a de suite proposé autre chose. J’ai ainsi pu déguster le poulet au citron et à l’huile d’argan, un plat signature qui s’avère être un véritable délice. L’assiette était magnifique et c’est sans nul doute le meilleur poulet qu’il m’ait été donné de déguster : j’en aurais bien demandé une seconde part ! Si la suite était à l’avenant, ce plat demeure celui qui m’a le plus marqué, tant par le visuel que par les saveurs. Les portions sont assez copieuses et je n’ai pas regretté de ne pas avoir pris le « grand » menu. Mon seul petit regret reste sur le dessert. Il était très bon, à base de cassis et violette, mais j’aurais souhaité en déguster un deuxième pour pouvoir réellement juger du niveau des pâtisseries qui m’ont semblé un peu en deçà, non pas par leur goût mais plutôt par leur complexité. Mais cela reste à vérifier, c’est là l’amoureuse des desserts qui pinaille.

© Jacques VIEUSSENS

© Jacques VIEUSSENS

          Un repas succulent donc, qui fut une excellente surprise. Qui plus est, le service est adorable, avec un sommelier qui est venu discuter à notre table dès qu’il m’a entendue parler de pâtisserie et m’a abreuvée de conseils quant aux grandes maisons parisiennes. Une proximité que j’ai beaucoup appréciée et qui a grandement contribué à l’excellent souvenir que je garde de ce dîner. Les conseils en vin étaient par ailleurs très bons. Finalement, malgré mes réticences, je n’ai rien eu à reprocher à ce restaurant qui s’avère être une excellente adresse (je sais, c’est un 2 étoiles, on aurait pu s’en douter). Michel Sarran propose une cuisine inventive et maîtrisée, aussi riche en couleurs qu’en saveurs. Un menu sans fausses notes. Je compte bien y retourner un midi pour le menu à 55€ entrée/plat/dessert, vin et café. Ca fait certes une brèche dans le budget mais étant donnée la qualité, ça mérite bien quelques sacrifices. A noter que le restaurant possède une terrasse dans une jolie cour intérieure pour l’été. Une excellente adresse, accueillante et raffinée où j’ai hâte de retourner. A tester sans hésiter à la première occasion.

© Laurent Barranco

© Laurent BARRANCO

Michel Sarran 

21, boulevard Armand Duportal
31000 TOULOUSE

05 61 12 32 32

Fermé le mercredi midi et le week-end

Petit bilan des spectacles vus ce trimestre

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          Ceux qui me suivent l’auront remarqué, j’écris peu ces derniers temps. Je suis passée de 5/6 articles par semaine à un tous les 4 ou 5 jours, quand ce n’est pas moins. Même si mon activité culturelle s’est également réduite avec quasi aucune expo depuis le début de l’année et un peu moins de sorties théâtre que de coutume, les articles à écrire s’entassent dans mes brouillons à une vitesse affolante (je viens de passer le cap des 50 articles en retard !). Après maints atermoiements, j’ai fini par me mettre aux articles groupés pour essayer d’endiguer un peu ce flux qui menace de me submerger. Prenant exemple sur ma copine Laura du blog De ma plume à vos oreilles, j’ai décidé de vous faire un petit résumé des spectacles vus non pas ce mois-ci comme elle le propose, mais carrément ce trimestre-ci histoire de faire du vide une bonne fois pour toutes. Voici donc les pièces du théâtres, ballets ou autres spectacles de cirque vus depuis le 1° mai.

Le lac des cygnes au Palais des Congrès

          J’avais été terriblement déçue de rater Le lac des cygnes à l’Opéra cette année. Je l’avais dans mon abonnement, je l’attendais depuis presque un an, et ces foutus problèmes de santé qui ne me lâchent pas m’ont empêché de me déplacer ce jour-là (je fulmine encore). Heureusement, un ami qui me veut du bien a entendu ma détresse et m’a offert une place pour aller voir le ballet au Palais des Congrès par le Bolchoï de Minsk. Ca m’aura d’ailleurs permis de comparer avec la version du ballet national de Prague (si c’est bien son nom). Nous étions moyennement bien placés, malgré des places assez chères, et je dois avouer avoir eu un peu de mal à entrer dedans. Si la première partie ne m’a pas déplu et que je n’ai pas grand chose à lui reprocher, elle ne m’a pas non plus emballée outre mesure. Je lui ai peut-être trouvé un côté trop classique, un petit manque de modernité. En revanche, la deuxième partie m’a beaucoup plus séduite. Les costumes sont beaux, les lumières assez travaillées et bien sûr, les danseurs impeccables. D’ailleurs quelle qu’en soit la version, c’est toujours le début de la seconde partie que je préfère. Cette version est loin d’être aussi kitsch que celle vue à Prague qui m’avait laissée sur ma faim. J’ai apprécié la présence d’un orchestre. Il n’y a pas à dire, la musique de Tchaïkovski est absolument magnifique ! Pas un énorme coup de cœur mais un beau spectacle tout de même.

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Paquita à l’Opéra Garnier

          Aucun rapport avec le spectacle certes mais c’est toujours la même émotion à chaque fois que j’entre à l’Opéra Garnier. Qu’est-ce que c’est beau ! Ca aide quand même à apprécier le spectacle. J’étais placée franchement loin mais le premier rang du balcon offre toutefois une belle vue (pour la saison prochaine, je me suis procuré des jumelles pour compenser ce trop grand éloignement). Je ne connaissais pas du tout Paquita. Ni le type de ballet dont il s’agissait, ni l’histoire. Il faisait partie de mon abonnement et j’y suis allée totalement à l’aveugle. J’étais particulièrement crevée ce jour-là et je dois admettre avoir encore une fois somnolé fortement une bonne partie du spectacle (allez savoir pourquoi le ballet me fait cet effet-là : plus j’aime, plus ça m’endors, ça doit avoir un côté hypnotique je suppose). Malgré la fâcheuse tendance de mes yeux à se fermer malgré moi, je peux quand même vous dire que j’ai adoré ce spectacle foisonnant bourré d’humour. Dans l’Espagne du XIX°, amour, enlèvement, trahison et secrets de famille se succèdent à un rythme effréné. Les costumes sont riches en couleur et tout simplement magnifiques. Dans beaucoup de tableaux les danseurs sont nombreux sur scène dans des chorégraphies parfois très techniques. Le meilleur est pour la fin avec une scène de bal somptueuse où les deux danseurs principaux rivalisent de prouesses. A la fois technique et bouillonnant, avec des décors magnifiques et des costumes féeriques, le genre de ballet qui pousse les petites filles à faire de la danse et continue d’éblouir les plus grandes. Mon plus grand moment émerveillement de l’année.

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L’anatomie de la sensation à l’Opéra Bastille

          Les images que j’avais vues de ce ballet contemporain me plaisaient beaucoup, j’ai donc pris une place pour clôturer la saison. Je ne sais trop que dire de ce spectacle sinon qu’il m’a déçue. C’est très étrange car j’ai trouvé que visuellement c’était très beau. Ca joue beaucoup sur les couleurs, les formes, la géométrie. Bien que je n’apprécie guère en général les choses aussi dépouillées, j’ai trouvé qu’il y avait ici une véritable grâce. Les danseurs sont excellents, la chorégraphie souvent sensuelle et la lumière incroyable. Quel était le problème alors ? La musique. Parfaitement dissonante de bout en bout. Le hic, c’est que j’ai horreur de ça. Ca me crispe. J’ai passé tout le temps du spectacle tendue à l’extrême, à m’enfoncer les ongles dans les paumes en serrant les dents. Je ne suis pas partie histoire de ne pas déranger toute la rangée mais ça me démangeait sérieusement. J’étais tellement concentrer sur mes tympans sur le point d’exploser que je n’ai quasiment rien vu de la chorégraphie. Ils auraient dû fournir les boules Kies à l’entrée. Malgré une performance impeccable en danse, la musique absolument horripilante m’a empêché d’apprécier ce spectacle. Dommage. 

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Soirée de gala des étés de la danse au théâtre du Châtelet

         Voici plusieurs saisons que j’assiste aux étés de la danse et j’ai eu l’occasion l’année dernière de profiter de la soirée de gala qui était tout simplement sublime (mon résumé très très très enthousiaste ici). Des chorégraphies très variées qui m’avaient enchantées. J’ai donc resigné pour cette année et me suis même payé le luxe d’une bonne place. Apeès le San Francisco ballet, c’était cette année, la compagnie Alvin Ailey qui était à l’honneur. Je les avais vus il y a 2 ou 3 ans et j’avais bien aimé leurs créations même si certaines sont un peu trop modernes à mon goût. Je dois avouer que j’ai dans un premier temps été un peu déçue. Je n’ai pas retrouvé la diversité de l’année précédente. Ici, toutes les chorégraphies sont assez contemporaines, rien qui ressemble à du ballet classique. La compagnie s’inspire le plus souvent des rythmes et danses africains dans ses spectacles. Pourtant, à y regarder de plus près cette soirée offrait un très beau panel de la culture afro américaine dans ses inspirations. J’ai beaucoup aimé la plupart des chorégraphies, où le corps est souvent mis à l’honneur. Assez dépouillées, certaines sont d’une incroyable sensualité. Mais mon énorme coup de cœur a été dans la seconde partie. Une longue chorégraphie signée Alvin Ailey himself que j’ai trouvée absolument magnifique. Toute la troupe est sur scène pour une chorégraphie en plusieurs tableaux qui s’inspire du travail des esclaves dans les champs de coton sur des airs de blues et de gospel. Emouvant, magnifique, un moment riche en émotions. Malgré quelques réticences au départ, une soirée qui m’a totalement charmée avec du très grand spectacle. 

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Mistinguett au théâtre Comedia

          Nous avions failli aller voir ce spectacle à Noël avec mes parents mes les places étaient excessivement chères et nous avions peur que la qualité ne soit pas au rendez-vous. Finalement, en chargeant un spectacle à aller voir pour la Fête des Mères, je suis retombée dessus et me suis finalement décidée. Je dois admettre que j’étais tout de même un peu circonspecte… La bonne surprise c’est que nous étions très bien placées. La salle n’était pas pleine et nous avons plus ou moins pu choisir notre emplacement. Ca commençait on ne peut mieux. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire au début. La comédie musicale reprend l’histoire du déclin puis du retour au succès de la célèbre chanteuse de cabaret Mistinguett. J’ai toujours un peu de mal quand les acteurs portent un micro, ça me donne l’impression (à supposer que c’en soit une…) qu’ils jouent faux. Mais après un petit temps d’adaptation, je me suis franchement laissée séduire par ce spectacle. La chanteuse qui tient le rôle principal a une voix impressionnante et s’avère très crédible en Mistinguett. Le reste de la troupe n’est pas moins convaincant. J’ai beaucoup aimé les décors et costumes qui en mettent plein la vue. Bien sûr, les parties dansées sont celles que j’ai préféré : magnifiques. La musique est entraînante, avec des airs assez bien revisités et on se laisse prendre à l’histoire qui nous plonge dans le Paris des années 20. Si ça met un peu de temps à démarrer et qu’il y a bien quelques défauts, l’énergie communicative de la vedette nous fait vite oublier tout ça. Un spectacle léger et haut en couleurs qui m’a fait passer un excellent moment.

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La Verita aux Folies Bergères

         Après le cadeau de Fête des Mères, celui de Fête des Pères, avec du cirque cette fois-ci. Heureusement que mes parents viennent de temps en temps pour me sortir sinon je ne sais pas ce que je ferais ! J’aime beaucoup le cirque, en particulier les spectacles très contemporains qui offrent souvent beaucoup de poésie. Les images de celui-ci étaient… surprenantes ! et je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais les Folies Bergères offrent généralement de beaux spectacles, je me suis donc lancée. Tout ne m’a pas emballée dans ce spectacle mais il y a énormément de bonnes choses pour un résultat plutôt réussi. La bonne nouvelle c’est que les numéros de cirque sont en grande majorité excellents. J’ai beaucoup moins aimé le fil rouge, qui permet certes de changer rapidement les décors et de passer d’un numéro à l’autre sans interruption, mais ne présente à peu près aucun intérêt et s’avère même aussi compliqué qu’agaçant. Mais bon, on est là pour voir du cirque et il est de qualité. J’ai particulièrement aimé certains numéros d’acrobaties proches de la danse, un très beau numéro de jonglage ou encore une musicienne qui fait chose tout bonnement hallucinantes. Souvent les numéros s’entremêlent et si les tableaux sont magnifiques, il est parfois difficile de savoir où porter son attention dans cet univers foisonnant. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la compagnie italienne Finzi Pasca est inventive ! Elle propose un univers burlesque parfois inquiétant inspiré de Salvador Dali. Costumes, lumières, mise en scène, tout est très travaillé pour nous présenter des scènes plus belles les unes qui m’ont souvent donné l’impression de se lire comme des peintures. Malgré un côté parfois un peu fourre-tout et désordonné, un spectacle magnifique qui propose des numéros de haute volée.

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La maison de Bernarda Alba à la Comédie Française

          Je ne sais pas pourquoi j’étais persuadée de vous avoir parlé de cette pièce de suite après l’avoir vu mais visiblement j’ai totalement oublié… Je me rattrape donc. Je ne savais de trop où je mettais les pied avec ce texte de Federico Garcia Lorca, auteur que j’aime énormément pour la poésie mais parfois moins pour le théâtre. J’étais extrêmement mal placée et une bonne partie de la mise en scène était concentrée dans mon angle mort (j’honnis les metteurs en scène qui ne travaillent que pour le carré or, aussi talentueux puissent-ils être par ailleurs). Même en me tordant le cou, je n’ai donc eu qu’une version radio pendant tout le premier acte. Pourtant, malgré ces conditions pour le moins défavorables, je dois bien dire que j’ai de suite adoré cette pièce. La mise en scène est sobre mais magnifique. Décor simple mais efficace (très ingénieux, comme je les aime), belle lumière, ambiance tamisée qui se tend peu à peu : on se laisse emmener dans ce huis clos entre femmes. Les comédiennes sont excellentes et campent leur rôle à la perfection. La tenson devient vite palpable et on sent le drame inéluctable. Une pièce magnifique, joliment mise en scène et magistralement interprétée. Mon gros coup de cœur théâtral de cette fin d’année.

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          Je ne m’en étais pas rendu compte mais j’ai vu très peu de pièces ces trois derniers mois malgré les nombreuses que comportaient mes divers abonnements. Je n’ose même pas regardé combien de pièces de théâtre j’ai raté cette année… En revanche, même si je suis très déçue de ne pas avoir pu aller voir Les enfants du Paradis que j’attendais avec impatience, beaucoup de ballets vus ce trimestre. Moi qui n’allais quasi jamais voir de danse il y a encore deux ans à peine, je me rattrape sérieusement ! Je suis également allée faire un tour à La Villette Sonique, que j’ai fui au pas de course en voyant la foule, et au Paris Jazz Festival au Parc Floral (que je visitais au passage pour la première fois) où j’ai trouvé l’ambiance aussi sympa que la programmation. L’été s’annonce calme mais je m’acharne à m’abonner à l’opéra pour la programmation de danse, à la Comédie Française pour le théâtre et au 104 pour du cirque, en espérant être plus en forme que la saison passée et à ne pas trop en manquer cette fois-ci. Moins de pièces de prévues que cette année mais je devrais tout de même avoir quelques sorties culturelles à vous raconter. Rendez-vous bientôt pour la suite.