Le banana bread sans lactose ni gluten

Par défaut

Pour 8 personnes

1/2 verre de raisins secs
2 œufs
100 g de sucre roux
10 cl d’huile de noisette
2 bananes bien mures
10 cl de lait d’amande
170 g de farine de sarrasin
50 g de fécule de maïs
1/2 verre de noix de pécan concassées
1 bouchon de rhum
1 c. à café de bicarbonate de soude
1 c. à café de cannelle
1 pincée de sel

DSC_0138

 

Si possible la veille, mettez les raisins secs à tremper dans de l’eau chaude avec un peu de rhum.

Le jour même, préchauffez le four à 180° C.

Battez les œufs avec le sucre. Ajoutez l’huile de noisette.

Écrasez les bananes à l’aide d’une fourchette et ajoutez-les au mélange. Versez ensuite le lait d’amande.

Incorporez la farine peu à peu en mélangeant bien puis les noix, les raisins et le reste des ingrédients.

Enfournez et faites cuire 50 min. Vérifiez la cuisson à l’aide d’une lame de couteau avant de le sortir du four et laissez cuire 5 à 10 min de plus au besoin.

Laissez refroidir avant de démouler et dégustez.

DSC_0148

          Assez compact, le banana bread est idéal pour le petit-déjeuner accompagné d’un café. Il constitue aussi un goûter très nourrissant. Cette version sans lactose ni gluten est une alternative aussi originale que goûteuse à la version traditionnelle.

Bon appétit !

Ethan Frome, le chef-d’oeuvre d’Edith Wharton

Par défaut

          Qu’est-il arrivé à Ethan Frome pour que cet homme d’une petite ville du Massachusetts pour qu’il se soit à ce point renfermé ? Quel a été ce grave accident qui l’a lourdement handicapé ? Un nouvel arrivant dans la ville va tenter de percer les mystères de cet homme.

livre-ethan-frome

          D’Edith Wharton, je n’avais lu que Le vice de la lectureun petit texte avec lequel je n’avais pas du tout accroché. J’avais trouvé le style très vieilli et l’argumentation faiblarde. Quand on m’a offert ce roman, je ne me suis donc pas précipité pour le lire, bien que la libraire à qui je fais relativement confiance ait assuré que ce soit un chef-d’oeuvre. Toutefois, cette année, j’ai décidé de le mettre dans la liste des romans à sortir de ma bibliothèque avant le 31 décembre. Je me suis rapidement attelée à la tâche (moins rapidement à vous en parler, comme vous pouvez le constater…) et je dois bien avouer que j’ai été très agréablement surprise. L’écriture est classique mais je l’ai beaucoup appréciée. Assez sobre, avec une retenue plutôt touchante qui donne une note particulière à ce texte. On met un peu de temps à s’attacher aux personnages – par ailleurs assez énigmatiques – mais on finit par s’habituer à leur présence et par vouloir en savoir plus sur leur histoire.

          On se laisse bercer par le rythme très particulier de ce roman. Ethan Frome est un personnage énigmatique alors que sa protégée s’avère pour le moins lumineuse. Le contraste entre leurs deux personnalités donne à ce texte une relief particulier. J’ai beaucoup de mal à expliquer pourquoi j’ai tant aimé ce roman. Ca tient à la fois de ses personnages un peu « abîmés » dont le portrait est si bien dressé qu’on brûle de découvrir leur passé, ce qui a pu les façonner de la sorte. Le style simple en apparence nous coule dans un rythme qui m’a quelque peu bercée. Il y a à la fois de la douceur, de la retenue et un fond de douleur dans l’écriture que j’ai trouvé extrêmement touchant. On apprend à connaître les personnages peu à peu sans à proprement parler de suspens, on sent au fil des pages arriver le drame. Une belle écriture et une histoire bouleversante, un très grand roman.

temp_file20141028-16184-1q9g659

Il avait toujours été plus sensible que les gens de son entourage aux beautés de la nature ; ses études, malgré leur interruption prématurée, avaient donné une forme à cette sensibilité, et, même aux heures les plus malheureuses de son existence, les champs et le ciel lui avaient toujours parlé d’une voix souveraine et profonde.

_______________

Ces sautes d’humeur faisaient le désespoir et la joie d’Ethan Frome. Le tour que prenaient les pensées de Mattie était aussi imprévisible que les allers et retours d’un oiseau entre deux branches.

Rire du couple

Par défaut

Papa ou maman, de Martin Bourboulon

          Voilà un film dont je n’attendais pas grand chose. Je n’étais d’ailleurs pas sure d’aller le voir. J’avais peur d’une comédie très lourde et sans grand intérêt même si j’étais assez curieuse de voir ce que donnait cette histoire de couple qui se déchire pour ne pas avoir la garde des enfants. Finalement, j’ai été agréablement surprise. Sans dire que ce film soit toujours d’une grande finesse, j’ai trouvé qu’il tapait quand même plutôt juste. Les situations cocasses s’enchaînent et contre toute attente j’ai ri de bout en bout. Je pense que c’est avant tout une question de rythme : pas le temps de réfléchir tant les vannes fusent vite. J’ai assez aimé le mauvais esprit qui préside à ce film, je suis franchement friande de ce type d’humour caustique. On pourrait dire que le film va peut-être un peu trop loin, surtout sur la fin, mais j’avoue que ça ne m’a pas dérangée outre mesure. Je me suis laissée prendre à cette histoire loufoque, aussi bien ficelée que bien interprétée. L’idée de départ est originale et le résultat assez convaincant. Peut-être pas un grand film mais une bonne surprise, assurément.

440039.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

A 3 on y va, de Jérôme Bonnell

          Ce trio amoureux me tentait assez. Même si le synopsis peut sembler un peu improbable, j’avais bien envie de voir Anaïs Demoustier dans ce type de rôle. Etrangement, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus drôle. L’histoire se prêtait au vaudeville et c’est à comédie douce-amère que l’on a affaire. Je dois admettre que ça m’a un peu déstabilisée. Cela dit ce film est loin d’être inintéressant. La manière dont le sujet est traité est assez fine et il évite en grande partie les écueils que rencontrent généralement ce genre d’histoires. Les personnages sont assez attachants et les sentiments sonnent plutôt vrai malgré la côté pour le moins incongru de la situation. C’est très bien joué et il y a une certaine fraîcheur dans ce film. Malgré tout, il m’a manqué un petit quelque chose pour totalement accrocher. J’ai trouvé que le film peinait à trouver un ton convaincant, entre l’envie de faire rire et d’émouvoir. Un film qui manque un peu de rythme mais s’avère tout de même touchant et traite un sujet difficile avec délicatesse.

071757.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Le clan des divorcées, d’Alil Vardar

          Cette pièce tourne depuis maintenant un certain temps à Paris et je dois admettre qu’elle ne me tentait pas plus que ça. Quand me cousine est venue à Paris, je me suis quand même laissée convaincre. J’ai été plutôt agréablement surprise finalement. Certes, ça n’est pas exactement un humour tout en finesse mais il y a un certain rythme et j’ai ri plus d’une fois. Il faut dire aussi que l’enthousiasme du public y fait pour beaucoup. L’histoire est simple : trois femmes très différentes qui viennent de divorcer se retrouvent contraintes de vivre en coloc. Les comédiennes déploient une belle énergie. Certaines vannes sont un peu faciles, d’autres assez biens vues. Les personnages ont beau être ultra caricaturaux, on se retrouve forcément un peu dans certaines situations et on prend un certain plaisir à se moquer d’elles. Le sujet est porteur et touchera sans doute surtout les 40 ans et plus. Je ne suis pas une grande adepte du théâtre de boulevard mais malgré les défauts de la pièce j’ai quand même passé un agréable moment.

vz-392D31D7-84F9-4FC1-89FA-063E634CC0D6

Dirty Dick : le bar pour les amoureux du rhum

Par défaut

          J’avais entendu parler de ce bar il y a un certain temps déjà et je l’avais noté dans la liste des endroits à découvrir. Ambiance tropicale et rhum à gogo, je ne pouvais pas louper ça ! Le bar se situe à Pigalle (pas très loin de chez moi donc, ça change), quartier en pleine réhabilitation où ces dernières années les bars à hôtesses ont peu à peu laissé la place à des bars branchés. Dès l’entrée, chaleur et ambiance Hawaï des années 50 : tapisserie rétro, peau de serpent, tabourets en bois et pin’up peinte sur un mur. Pas de doute, on a envie de rester.

481688_540458842660773_1168489680_n

          L’endroit est bondé et il faut compter une grosse heure pour avoir un cocktail. A peu près autant pour trouver un siège d’ailleurs. Mais franchement, ça vaut largement le coup de patienter. Les barmen sont assez géniaux (et sympas en plus) et c’est un régal de les regarder faire. Je n’avais jamais vu avant quelqu’un sentir ses cocktails pour vérifier l’équilibre et les goûter en cas de doute. A la carte, beaucoup de cocktails à base de rhum, mais pas seulement. C’est plutôt varié et assez exotique. Le plus dur est de choisir. Certains sont proposés pour 2 ou 4 personnes, ce qui s’avère plus rentable.

578534_540457812660876_239358971_n

          Nous avons opté pour un classique : rhum et jus de fruits (je ne me rappelle plus quoi mais ça devait être quelque chose genre ananas-citron vert) dans un contenant pour 4 personnes. Les produits utilisés sont de qualité, ce qui change tout, et la déco est hyper soignée avec des verres vraiment chouettes. Notre cocktail était servi dans un grand coquillage rempli de glace pilée et recouvert de fruits frais et séchés et de fleurs. De l’alcool est flambé au moment du service pour un résultat on ne peut plus impressionnant. Sans nul doute le plus beau cocktail que j’aie jamais vu !

577977_540457729327551_1590871297_n

          La déco est magnifique aussi bien dans la salle que dans les verres et côté goût, on est dans le top 3 dans meilleurs cocktails que j’aie jamais bus. Les fumeurs apprécieront le grand fumoir décoré avec soin. Côté prix, ce n’est pas donné mais on est dans les tarifs habituels pour un bar à cocktail parisien. Comptez environ 12€ pour un verre. La carte est assez variée. Même si le rhum est à l’honneur, chaque pourra y trouver son bonheur avec à la fois des classiques fruités et des créations plus originales mais aussi une belle carte de rhums. Une déco rétro, une ambiance tropicale, des barmen sympas et surtout de délicieux cocktails : pari gagnant pour ce bar de Pigalle un peu victime de son succès.

522542_540457772660880_534178791_n

Dirty Dick

10 rue Frochot

75009 Paris

Ouvert tous les jours de 19h à 2h

La meilleure d’entre nous, plongez au coeur d’un concours de pâtisserie

Par défaut

          En Angleterre, le concours pour devenir la nouvelle Kathleen Eaden est lancé. Cinq candidats s’affrontent pour ce titre prestigieux. Cinq personnalités ben différentes qui ont comme point commun leur passion pour la pâtisserie. Mais derrière les façades souriantes se cachent bien des failles. 

9782253191070-X

          Je dois bien avouer que quand l’éditeur m’a envoyé ce livre j’étais un peu septique. La quatrième de couverture me laissait présumer du pire. L’histoire me rappelait étrangement celle de L’école des saveurslivre qui m’étais tombé des mains dès les premières pages tant il dégoulinait de mièvrerie et de bons sentiments. J’ai quand même décidé de m’y atteler par acquis de conscience, parce que je ne croule pas sous les services de presse et que j’essaie de lire tous les livres qu’on m’envoie. J’étais persuadée de le refermer au bout de quelques pages, la conscience tranquille, me disant que je ne ferais probablement même pas d’article dessus vu le retard que j’ai pris pour le blog (plus de 40 articles qui attendent d’être écrits, c’est une catastrophe !). Eh bien, j’avais tort ! Ce n’est franchement pas si mal. L’écriture n’est pas exceptionnelle mais elle est agréable et l’histoire s’avère finalement assez prenante avec des personnages un brin caricaturaux mais attachants. Ca se lit tout seul et non sans plaisir.

          J’ai suivi ce concours de pâtisserie avec une certaine curiosité, un peu comme je le fais pour ceux que je regarde à la télé. Bizarrement je n’ai pas vraiment eu l’impression d’un suspens autour du résultat ou d’une tension grandissante au fur et à mesure des semaines. On s’attache aux personnages peu à peu, ils dévoilent leurs failles et deviennent plus intéressants même si certains sont un peu stéréotypés. Leur psychologie est clairement le point de ce roman. On peut peut-être regretter qu’il n’y ait pas un seul célibataire sans enfants dans le tas, comme si seuls les chargés de familles étaient incollables en douceurs en tous genres. Bien sûr, je suis sans doute un peu plus indulgente face à ce roman parce que le sujet me parle et que les gâteaux m’évoquent de suite des choses agréables. Toutefois, même s’il n’y a là rien d’exceptionnel et qu’il n’est pas exempt de défauts, ce roman m’a assez plu. Un livre léger et agréable qui donne envie de se mettre aux fourneaux.

AVT_Sarah-Vaughan_2154

Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection… Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d’aimer et d’être aimé.

_______________

L’épouse parfaite, l’enfant parfait, la mère parfaite ? Aucune de nous ne peut être cela. Ce sont de purs fantasmes.