Archives d’Auteur: madimado

A propos madimado

Des livres, des livres, encore des livres !

L’actu de la semaine (25/05)

Standard

- Christine Lagarde a été entendue pendant deux jours dans le cadre de l’affaire Tapie – Crédit Lyonnais. Elle ne sera finalement pas mise en examen.

- Georges Moustaki est mort ; il avait 79 ans. Il a écrit pour Piaf, Barbara, Gréco ou Regianni. Il sera inhumé lundi au Père Lachaise.

- Le procès Meilhon s’est ouvert cette semaine. Le jeune homme avait tué puis découpé une jeune fille, Laëtitia Perrais, en 2011. Il a donné plusieurs versions qui se contredisent. Le verdict est attendu le 7 juin.

- Un soldat a été tué dans les rues de Londres à coups de machette. La scène est particulièrement choquante. Les deux hommes ont agi en plein jour dans la rue et l’un d’eux a été interviewé par un journaliste juste après son acte, arme à la main et couvert de sang.

- Deux attentats suicide au Niger ont tué 18 militaires, un civil et quatre militaires. Ils ont visé une base militaire et un site d’Areva. Ils ont été revendiqué par le Mujao.

vendeur20journaux-cff80

Le mot de la semaine sera CÉNOTAPHE : "Tombeau vide élevé à la mémoire d’un mort, généralement illustre ou représentatif, qui a été enterré ailleurs ou qui n’a pas reçu de sépulture."

Les sorties ciné

- La Grande Bellezza : Jep a écrit un roman à succès dans sa jeunesse ; grand séducteur, il écume les soirée mondaines ; cynique et désabusé, il lui arrive parfois de rêver de se remettre à écrire mais y parviendra-t-il ? Ce film en compétition à Cannes me fait vraiment envie, j’ai hâte d’aller le voir.

- Only God Forgives : à Bangkok, dans le milieu de la boxe qui sert à couvrir le trafic de drogue, Julian veut venger la mort de son frère, assassiné après avoir sauvagement massacré une prostituée. J’avais beaucoup aimé Drive, du même réalisateur et avec le même acteur principal, ce qui est plutôt encourageant. En revanche, le film a l’air ultra violent, il est donc possible que je m’en passe…

- Alata : Nimer est un étudiant palestinien réfugié clandestinement a Tel Aviv, un soir il rencontre Roy, un jeune israélien, entre son amour pour lui et son désir de partir pour trouver une vie meilleure, il va devoir choisir. J’aime généralement beaucoup ce type de sujets et j’apprécie toujours de découvrir un cinéma qu’on connaît un peu moins, ce film m’inspire donc assez, d’autant que les critiques sont bonnes.

Trance

Standard

Thriller britannique de Danny Boyle avec James McAvoy, Vincent Cassel, Rosario Dawson

Trance-affiche-Danny-Boyle

          Simon est commissaire priseur. Pour payer ses dettes de jeu, il s’associe à Franck et son gang pour voler un célèbre tableau. Au dernier moment, il essaie de le doubler et cache la toile. Ayant reçu un violent coup sur la tête au moment du braquage, il est incapable de se rappeler où il a mis la toile. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de lui faire retrouver la mémoire.

james-mcavoy-in-trance1

          Que dire, que dire, que dire ? Ce film me tentait bien, j’aime assez les histoires labyrinthiques, à condition bien sûr qu’elles soient bien construites. La bande-annonce me donnait l’impression d’un polar assez efficace et Vincent Cassel en gangster, ça marche toujours. Pourtant, j’ai vu ce film il y a une dizaine de jours et j’ai dû aller voir sur Allociné pour me rappeler de quoi il était question. Mon seul souvenir était qu’il y avait quelques bons acteurs, une ambiance chargée et une histoire extrêmement compliquée. La lecture du synopsis m’ayant quelque peu remis les idées en place, je vais tenter de vous en parler sans en dévoiler les ressorts : c’est pas gagné !

trance-dawson-mirrors-full

          Je suis très mitigée sur ce film. Je dirais que dans l’ensemble il est extrêmement compliqué et un peu confus. L’intrigue prend des tours et des détours, on ne sait pas qui manipule qui et ce genre d’histoires sur les méandres de l’esprit demande une mécanique parfaitement huilée pour fonctionner. Malheureusement ici ce n’est pas vraiment le cas. La complexité de scénario n’est pas toujours maîtrisée et au moment où tout devrait se mettre en place, le spectateur peine un peu à éclaircir le dénouement. Un léger manque de clarté dû au côté un peu brouillon de ce film qui se perd dans ses propres ramifications. Le réalisateur ne parvient pas vraiment à se dépêtrer de son affaire et peine à dégager une trame nette. C’est bien dommage car le film avait un beau potentiel, le résultat est quant à lui tout à fait dispensable.

La Compagnie Noire, V – Glen COOK

Standard

          La compagnie noire est morte. Rares sont les survivants et ils sont dispersés. Madame, qui croit Toubib mort, décide de reprendre à son compte la rédaction des Annales. Toubib, bien mal en point, est en mauvaise posture aux mains d’un mystérieux ennemi. Quant aux autres, ils sont coincés dans une ville assiégée. Cette fois, il se pourrait bien que c’en soit finie de la vieille Compagnie Noire.

la-compagnie-noire,-tome-5---reves-d-acier-147928-250-400

          On change de narrateur après 4 tomes auprès de toubib. L’auteur arrive à accompagner ce changement d’un style nouveau, moins littéraire, plus "brut". Madame ne fait pas dans la délicatesse et les belles phrases. Le style est un peu moins agréable que dans les tomes précédents mais l’histoire est toujours aussi prenante. Pour la première fois nos héros sont totalement dispersés, on suit donc plusieurs histoires à la fois. Deux tout du moins, puisqu’on alterne entre le récit de la vie de Madame qui tente de rassembler de nouvelles troupes pour mener à bien le contrat, et Toubib en proie avec bien des difficultés. Ce qui peut d’ailleurs paraître étrange car comment peut-elle raconter une histoire dont elle n’est pas témoin ? Je suppose que Glen Cook a dû penser à tout ça et que l’explication tient dans des retrouvailles futures et le récit détaillé des aventures de notre héros à sa belle, qui s’empresse de les retranscrire.

          On se retrouve donc avec deux histoires en parallèle, assez différentes. Nombreux sont les rebondissements souvent inattendus mais après 4 tomes on commence à être habitués à ne rien tenir pour acquis avec Glen Cook ! Les morts reviennent à la vie, les trahisons ne manquent pas et de nouvelles légendes sortent des mémoires endormies. Bref, on ne s’ennuie pas une seconde ! Si ce tome est sans doute un peu moins exaltant que les précédents (à la fois par son style volontairement moins travaillé et son côté plus décousu en raison de la dislocation de la compagnie), il n’en offre pas moins un nouveau souffle à la série, ouvrant de nombreuses pistes pour la suite. L’auteur prépare la suite et on sent qu’on n’a pas fini de passer du bon temps en compagnie de nos héros. Une série fantasy de très bonne qualité, tant par son écriture de qualité que par son histoire surprenante et bien souvent dénuée de morale. L’assurance à chaque tome de passer un excellent moment.

Verrines façon banoffee

Standard

Pour 4 verrines

8 sablés bretons

1 noix de beurre

2 bananes bien mures

4 c. à soupe de confiture de lait

20 cl de crème fraîche très froide

1 c. à soupe de sucre glace

4 c. à café de cacao amer

DSC_0227 (1024x683)

          Autant vous prévenir de suite, si vous êtes au régime pour vous montrer en maillot sur les plages cet été au meilleur de votre forme (si le soleil daigne un jour se montrer), cette recette n’est pas pour vous. Voilà un dessert qui est l’ennemi juré de la diététique. Un concentré de calories. Mais c’est teeeeeellement bon !!! Pour les gourmands, voici donc la recette qui vous fera fondre de plaisir.

DSC_0181 (683x1024)

- Ecrasez 8 sablé bretons afin de les réduire en miettes. Si vous souhaitez en faire une vrai pâte qui se tienne, mélangez-les à 50 g de beurre fondu, tassez bien et réservez au frais. Pour ma part, je me suis dispensé de cet ajout de matière grasse superflu et me suis contenté de déposer ma poudre de sablés au fond de mes verrines.

- Coupez les bananes en petits morceaux et faites-les revenir à la poêle avec un peu de beurre. Lorsqu’elles sont bien fondantes, sortez-les du feu et disposez-les au dessus des sablés.

- Nappez-les ensuite de confiture de lait.

- Dans un saladier, montez la crème et le sucre en chantilly bien ferme. Pour ma part, je préfère qu’elle soit très peu sucrée (voire pas du tout), afin de rééquilibrer le goût, la confiture de lait suffisant à sucrer l’ensemble.

- Réservez au frais et saupoudrez de cacao avant de servir.

DSC_0199 (685x1024)

          Comment vous dire… ce dessert est d’une simplicité enfantine, vite réalisé, avec des produits faciles à trouver et c’est sans doute l’un des meilleurs qui soit sorti de ma cuisine ! Une vraie merveille, on frôle la perfection. Le plus surprenant est l’incroyable impression de légèreté qui se dégage de chaque bouchée. Un délice !

Bon appétit les gourmands !

DSC_0212 (683x1024)

Les Trois Petits Loups et le Grand Méchant Cochon – Eugène TRIVIZAS et Helen OXENBURY

Standard

          Trois gentils petits loups voudraient bien vivre tranquilles ensemble dans une jolie maison et pouvoir s’amuser. Mais c’est sans compter sur le Grand Méchant Cochon qui est vraiment diabolique et ne cesse de mettre à mal leurs plans, trouvant toujours un moyen de détruire ce qu’ils ont eu tant de mal à construire. Qui sera finalement le plus malin ?

          J’ai beaucoup aimé la première partie de ce livre. j’ai trouvé ça très marrant d’inverser un peu les rôles traditionnels et l’inventivité que déploie le cochon pour détruire les maisons dernier cri des petits loups m’a beaucoup fait rire. J’ai trouvé que ce détournement du célèbre conte était plein d’humour et de bonnes idées. Dans la deuxième partie, on retombe un peu plus sur un schéma traditionnel et sa fin heureuse, ce que j’ai presque trouvé dommage étant donné le côté décalé du début. On sombre un peu dans les bons sentiments et c’est de suite beaucoup moins drôle. Dommage que l’auteur ne soit pas allé plus loin dans le détournement en trouvant une fin un peu plus originale. Un livre qui m’a toutefois bien fait rire.

9782227705593

Non, non et non, dirent les trois petits loups. Par les poils de notre barbiche-barbichette-et-barbichou, tu n’entreras pas chez nous, par toutes les feuilles de thé de notre plus belle théière de Chine !