Archives de Catégorie: Photo

Quelques paysages au fil de mes balades

Balade printanière au jardin d’acclimation

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         Situé à l’orée du Bois de Boulogne du côté de Neuilly-sur-Seine, le Jardin d’Acclimatation s’étend sur 19 hectares. Depuis 1860, ce jardin paysager conçu sur le modèle des jardins anglais, avec ses animaux et animations pour les enfants, il reçoit les parisiens en mal de nature. Je suis allée y faire un tour.

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          Le jardin accueille des animaux : une mini-ferme et des oiseaux. Il y a une grande volière, quelques vaches, cochons ou lapins qui surprennent quelque peu dans ce décor. L’endroit est vaguement vallonné et il y a une petite rivière qui traverse la pelouse. Au fond du parc, on trouve même un grand centre équestre aux tarifs totalement prohibitifs, il va sans dire.

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         Les bâtiments sont de style varié et une pagode au bord d’un étang donne un style japonisant à une partie du jardin. On trouve également divers endroits où se restaurer dont un salon de thé Angelina moins prisé que celui du centre de Paris et qui possède une belle terrasse ensoleillée. Pour les enfants, diverses animations sont proposées et les occuperont sans problème toute une après-midi.

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          Ca me fait toujours bizarre de payer pour aller voir un jardin, quand on a grandi à la campagne, il paraît étrange que la "nature", si artificielle soit-elle, ne soit pas en libre accès. Quand nous y sommes allées, il faisait très beau et le jardin était en fleur en ce début de printemps. J’étais un peu sceptique mais finalement cette ballade était bien agréable. Pendant un mois chaque année, un pays est mis à l’honneur, après le Japon l’année dernière (qui m’avait moyennement convaincue), c’est cette année le Brésil qui est invité.

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Jardin d’acclimatation

Bois de Boulogne – métro Les Sablons

Tous les jours de 10h à 18h, 19h d’avril à septembre

3€

Les grandes serres du Jardin des Plantes, un petit bout de jungle au coeur de Paris

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          Après des années de rénovation, les serres tropicales du Jardin des Plantes ont rouvert il y a environ deux ans (à la louche). Bien qu’ayant très envie de les visiter pour voir leurs plantes géantes, je n’y étais toujours pas allée : voilà à présent qui est chose faite.

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          Les serres sont situées au cœur du Jardin des Plantes. Dès l’entrée, on est dépaysé avec ces arbres immenses qui poussent dans un climat chaud et humide qui dépayse le visiteur plus habitué au frimas parisien. Nous avons raté de peu l’exposition sur les orchidées : grosse déception. Déjà parce que j’adore ces fleurs, et puis parce que quelques touches colorées auraient égayé le paysage.

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          Finalement, je n’ai pas grand chose à dire de cette visite que j’avais pourtant beaucoup attendue. Il y a des plantes magnifiques et variées, même si très peu étaient en fleurs en cette fin d’hiver. Les quatre coins du monde sont représentés avec des explications souvent passionnantes !

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          Les tarifs sont un peu excessifs (ah Paris !) mais j’ai quand même apprécié cette visite qui change un peu des sorties habituelles. Je pense que la prochaine fois j’y reviendrai en hiver pour le simple plaisir d’étouffer alors qu’on se gèle dehors ! Un peu d’exotisme en plein Paris fort agréable.

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Les grandes serres

Jardin des plantes

Tous les jours sauf le mardi

De 10h à 17h en hiver, 18h en été

6€

Les passages parisiens : la galerie Vivienne

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          Il y a à Paris ne nombreux passages et galeries qu’on découvre avec émerveillement au détour d’une rue. Lieux de flânerie, les passages couverts ont connu leur essor à la fin du XVIII° siècle et au début du XIX°. Voies privée et couvertes d’un toit en verre, le plus souvent piétonnes, qui relient deux artères, les passages peuvent prendre des visages bien différents, ressemblant tantôt à une ruelle, à une cour ou à une succession de porches. Ils sont bordés de boutiques, parfois très luxueuses, et invitent à la déambulation. Mais les passages étaient aussi des lieux de vie, conçus pour l’habitation au-dessus des doubles rangées de commerces.

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          Dans la deuxième moitié du XIX° siècle, l’évolution de l’urbanisme et du commerce va mettre à mal la fréquentation des passages. Louis-Philippe portera un coup fatal à la galerie du Palais-Royal en interdisant la prostitution et les salles de jeux, qui faisaient la réputation des lieux. Désertion qui se répercutera sur les structures environnantes. Les grands bouleversements haussmanniens vont totalement modifier le mode de circulation dans la capitale, avec des quartiers entièrement remaniés et des artères plus larges qui feront paraître en comparaison les passages bien sombres et étroits. Beaucoup seront d’ailleurs détruits lors de ces grands travaux d’urbanisme. Les autres tomberont dans l’oubli jusqu’à une relative réhabilitation, d’abord timidement à la fin des années 20 comme modèle d’un commerce de luxe, et à plus grande ampleur dans les années 70 au titre de la préservation du patrimoine architectural. Aujourd’hui restaurés, les passages sont des lieux en marge au charme désuet.

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          Parmi les passages les plus luxueux de Paris, proche du Palais Royal, on trouve la Galerie Vivienne. Longue de 176 m, elle est inscrite aux titres des monuments historiques depuis 1974. Cette galerie fut inaugurée en 1826. Elle fut rapidement la plus fréquentée de la capitale, en raison de la diversité et du luxe des boutiques qui y sont présentes. Aujourd’hui, cette galerie coudée demeure sans doute l’une des plus belles de Paris. L’entrée se fait par la rue des Petits Champs ou la rue de la banque (face à l’entrée du site Richelieu de la BnF, dont la salle de lecture est également à découvrir si vous passez dans le quartier) et elle est une des rares à être ouverte le dimanche. On y trouve aussi bien des boutiques de mode ou de décoration que des libraires et marchands d’art. Des cafés invitent à prolonger la flânerie et à demeurer en ces lieux magnifiques. Un endroit hors du temps où je prends toujours plaisir à passer lorsque l’occasion se présente.

Lyon – La fête des lumières

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          Le week-end dernier, je me suis rendue à Lyon pour la première fois et suis tombée en pleine fête des Lumières. L’occasion d’assister à cette tradition purement lyonnaise où toute la ville est illuminée durant quelques jours. Des jeux de lumières parfois impressionnants mais aussi de simples bougies déposées sur le rebord des fenêtres par les habitants. Une fête issue d’une longue tradition et qui attire une foule toujours plus nombreuse.

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           Les éclairages mis en place pour l’occasion sont disséminés un peu partout dans la ville et certains évènements ponctuels ont lieu sur les grands places à des horaires précis, il est donc conseillé de regarder le programme avant de vous aventurer dans les rues (contrairement à moi), à moins de n’être très résistant au froid ou très patient. Il y a des choses à voir un peu partout (comme dans une fête de la musique visuelle par 2°) mais parfois assez espacées les unes des autres, prévoyez donc de bonnes chaussures et couvrez-vous bien afin de ne pas finir congelés et d’être tentés de vous réfugier dans le premier café venu, au risque de tout rater ou presque de la fête. Heureusement, marchands de gaufres et de vin chaud sont légion au centre ville pour vous apporter un peu de réconfort !

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          Un peu d’histoire de cette fête à présent. En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue de la Vierge, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. La date du 8 septembre 1852 est retenue pour l’inauguration. Cette date avait été choisie car le 8 septembre 1643 les personnalités de la ville étaient montés à la Fourvière (première église dédiée à la Vierge construite en 1168) pour demander à la Marie de protéger la ville de la peste. Il font le vœu de renouveler le pèlerinage chaque année si la ville est épargnée, il perdure toujours.

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          Mais une crue de la Saône inonde le chantier au mois d’août et l’inauguration est reportée au 8 décembre. Ce jour-là, certains habitants illuminent leur fenêtre en y plaçant des bougies, mais le mauvais temps est de nouveau de la partie et la fête n’aura finalement lieu que le 12. A 18h, les premières maisons commencent à s’éclairer et peu à peu, c’est la ville entière qui est illuminée et les lyonnais descendent dans la rue : la fête des Lumières était née. Depuis, chaque 8 décembre, les lyonnais placent des lumignons à leur fenêtres pour perpétuer la tradition.

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          Lyon, ce sont aussi de magnifiques illuminations de Noël, j’en ai très peu pris en photo en raison de la foule et de la difficulté à s’arrêter le nez en l’air en plein milieu de la rue sans se faire bousculer en pleine fête des Lumières mais vous en avez quelques chiches exemples au-dessus. Chaque rue de la vieille ville m’a semblé plus belle que la précédente !  Une ville où sans nul doute la magie ne Noël est bien présente !

Pour plus d’informations, le site internet de l’évènement.