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La Horde du Contrevent – Alain Damasio

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          Dans des contrées où le vent fait rage, un groupe d’élite est formé dès l’enfance pour l’affronter et remonter jusqu’à sa source : ce groupe, c’est la Horde. Celle du 9° Golgoth est la plus rapide et la plus forte de tous les temps, mais parviendra-t-elle en extrême amont ? et si oui, qu’y trouvera-t-elle ?

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          Vous le savez peut-être, je lis peu de fantasy. Si j’apprécie assez le genre, je suis un peu difficile en la matière, d’autant qu’il est un peu fourre-tout et que la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Quand on m’a conseillé ce roman-ci, j’étais mitigée : j’aimais beaucoup l’idée de partir à la recherche de l’origine du vent, en revanche certains artifices utilisés me laissaient perplexe (les pages sont numérotées à rebours, la narration est partagée entre tous les personnages et un sigle nous indique qui parle, bref, c’est compliqué) et puis près de 700 pages tout de même ! Les premières pages m’ont un peu déroutée. Le style est très agréable, en revanche, j’ai eu peur de me perdre dans l’incroyable profusion de narrateurs. Et puis, finalement, je suis rentrée rapidement dans l’histoire et m’y suis peu à peu retrouvée entre chaque personnage, qui a sa voix propre.

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          L’histoire est très prenante et les personnages attachants. Si la construction peut surprendre au début, elle s’avère efficace. Ce récit est celui d’une quête et il est aussi intéressant de suivre les aventures du groupe que la manière dont elle influe sur chacun. Les relations évoluent au fil des pages, des liens se tissent ou se dénouent et nous passionnent autant que la recherche de l’origine du vent. C’est sans doute un des aspects qui rend ce roman si passionnant : l’univers autant que ceux qui le peuplent est très travaillé, chaque aspect est approfondi, avec un soin du détail qui donne une belle profondeur à l’ouvrage. Chaque personnage a sa voix propre et ses failles, ce qui ne les rends que plus humains. Certains trouveront peut-être l’histoire un rien compliquée, avec des concepts pas toujours simple à appréhender, mais cela ne m’a pas dérangée et j’ai même trouvé que ça contribuait grandement au charme de l’histoire et à l’immersion dans ce monde où le vent prédomine. L’univers très fouillé classe ce livre dans ce que la fantasy offre de meilleur : un vrai régal ! J’ai dévoré ce roman avec un grand plaisir et, après avoir fini ma lecture, je me suis longtemps demandé ce que devenaient ses personnages. Un véritable coup de cœur !

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La maturité de l’homme est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant.

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L’héroïsme c’est d’accepter la honte de survivre.

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Pour ma part, j’avais longtemps pensé qu’être noble relevait du respect de trois principes cardinaux : la générosité, l’élévation et le courage.

Pour en savoir plus sur cet univers si particulier, n’hésitez pas à aller voir le site qui lui est dédié : c’est ici.

Le pont – Christian Durieux

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          Dans un monde couvert de glace, le savant Salpatrès veut convaincre ses contemporains de sa théorie : tout converge vers un même point, sorte de trou noir qui nous aspirera tous. Son amour pour Léda l’empêchera-t-il de repartir en expédition à la recherche du bout du monde ?

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          Cette BD me tentait bien. Le titre est plein de promesses quoique mystérieux et surtout, le dessin me plaisait beaucoup. L’univers graphique est assez singulier, dans des teintes froides avec un trait un peu vaporeux pour un résultat pour le moins poétique. L’histoire quant à elle est pour le moins déroutante ! Trois savant perdus dans la glace, un homme gelé, des théories étranges et une très belle femme au bord de la folie. Autant vous dire qu’on nage en eaux troubles !

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          Moi qui ne suis pas très portée sur le fantastique et le côté mystique, j’ai parfois été un peu perdue dans ce monde un peu particulier. J’ai beaucoup apprécié l’originalité du propos et la beauté du dessin mais je dois avouer ne pas être sure d’avoir bien tout compris… Est-ce important me direz-vous ? Eh bien je n’en ai pas la moindre idée ! Moi qui aime plutôt les choses bien tranchées, j’ai été un peu déstabilisée par cet univers vaporeux. Une lecture surprenante mais qui reste agréable et sort de l’ordinaire.

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Jack et la mécanique du coeur

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Film d’animation français de Stéphane Berla et Mathias Malzieu avec les voix de Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Jean Rochefort.

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          Jack est né à Édimbourg le jour le plus froid du monde. Tellement froid que son cœur a gelé. Le docteur Madeleine réussit à le sauver en le remplaçant pour une horloge mais attention, la mécanique est fragile et il faut la ménager. Pour cela, il y a trois règles à respecter : Ne pas toucher les aiguilles – Maîtriser sa colère – Ne jamais tomber amoureux. Mais c’était sans compter sur Miss Acacia, la chanteuse de rue que Jack serait prêt à suivre au bout du monde…

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          J’aime beaucoup l’univers de Mathias Malzieu, le charismatique leader de Dionysos. J’ai d’abord découvert le célèbre groupe de rock survolté avant de tomber sur ses textes poétiques. J’avais lu le premier, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, à sa sortie et malgré quelques maladresses, j’avais trouvé qu’il y avait un énorme potentiel dans ce livre-là. Un talent qui s’est confirmé peu de temps après avec La mécanique du cœur, un conte sombre et tendre à la fois. Et si je n’avais pas aimé (mais alors pas du tout) Métamorphose en bord de cielson dernier roman, Le plus petit baiser jamais recensé a été un énorme coup de cœur ! Sans compter que les chocolats créés par Hugo et Victor pour l’accompagner qui étaient juste divins… Bref, arrêtons-là le flot de louanges, d’autant que le principal concerné risque de les lire et que ça en devient presque indécent. Vous l’aurez compris, j’aime généralement ses trouvailles farfelues et quand j’ai vu qu’il ajoutait une corde à son arc en adaptant un de ses romans sur grand écran, je ne pouvais qu’aller voir ce que ça donnait.

          Étrangement, je n’étais pas d’un optimisme débordant en arrivant dans la salle. Il faut dire que les images de synthèse ne m’emballaient guère et que pour ce que j’en avais vu, le style ne m’inspirait pas outre mesure. Et puis que de louanges partout sur internet du style : "tellement émouvant", "j’ai eu la larme à l’œil du début à la fin", "c’est si beau, merci Mathias pour ce grand moment d’émotion", et autres élans d’enthousiasme dont je me méfie au plus haut point. Déjà, quand tout le monde aime, souvent, je suis la rabat-joie qui trouve à y redire et puis tout cela manquait un peu de nuance à mon goût. Enfin, le film était en quelque sorte une double adaptation étant donné qu’un album était sorti en même temps que le roman, reprenant la même histoire. L’univers étant très rock et très tourmenté, il me semblait difficile de faire un film destiné aux enfants sans le dénaturer un peu. Je n’étais donc pas sans craintes comme vous pouvez le constater…

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          Et puis, dès les premières images, j’ai retrouvé l’ambiance du livre. Certes, les images de synthèse ne sont pas trop ma tasse de thé, mais on est rapidement pris dans l’histoire et on en oublie vite qu’on aurait sans doute préféré quelque chose de plus "adulte" dans le dessin. L’histoire et la musique ont été remaniées (pour ne pas dire édulcorées) pour être accessible au jeune public. Pourtant, on reconnaît sans peine les mélodies et les moments forts du conte qui ne sont pas dénaturés par cette adaptation. J’ai d’ailleurs redécouvert que j’aimais beaucoup la voix de Mathias Malzieu (c’est pénible les gens avec autant de qualités à la fin ! ). On va de trouvailles en trouvailles dans ce film et on s’émerveille de mille détails. Certains étaient déjà dans le roman, d’autres sont venus s’y ajouter pour créer un univers visuel extrêmement riche et franchement fascinant. Je me suis souvent dit que ça ne devait pas être simple tout les jours de vivre dans la tête de Mathias Malzieu, on en a un bon exemple à l’écran : ça grouille de bizarreries dans tous les sens, c’est absolument génial et vaguement effrayant !

          L’histoire est très prenante, on vibre pour ce pauvre Jack que la vie n’a pas épargné. Retrouvera-t-il Miss Acacia ? Pourront-il s’aimer ? Le suspens est insoutenable. La fin, très poétique, est une réussite. La musique du film fait pour beaucoup à son charme avec des mélodies entraînantes. Ce sont les mêmes voix que sur l’album qu’on retrouve, ce qui lui donne un charme supplémentaire pour ceux qui connaissaient déjà les musiques de La mécanique du cœur. J’ai beaucoup aimé entre autres choses le train accordéon, le fameux bouquet de lunettes ou la référence à Méliès… Et un détail peut-être mais dans le livre j’imaginais Madeleine très vieille alors que là, elle est tout simplement magnifique ! Un petit rien qui m’a ravie, par étrange identification à mon homonyme.

208008.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          Malgré tout, j’aurai sans nul doute préféré à cette version familiale un film destiné aux adultes, avec la musique d’origine et un univers visuel plus sombre. Si j’ai beaucoup aimé ce film, je ne me suis pas vraiment laissée émouvoir, certainement en raison d’un côté un rien trop lisse à mon goût. J’aurais aimé ressortir les yeux embués par cette belle histoire mais ce ne fut pas le cas. L’adaptation reste toutefois une belle réussite qui ravira les enfants comme leurs parents. Mathias Malzieu confirme son talent dans un nouveau domaine où sa créativité trouve la place de s’épanouir, venant encore étoffer son univers si reconnaissable. Je serais curieuse de voir ce que donnerait un film un peu moins grand public et surtout, j’espère maintenant ardemment une adaptation du plus petit baiser. Je suis ressortie de la salle le cœur léger et le sourire aux lèvres, une petite musique et plein d’images poétiques en tête, agréablement surprise par cette très jolie mécanique.

After Earth

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Film de science-fiction américain de M. Night Shyamalan avec Jaden Smith, Will Smith, Sophie Okonedo

          Alors que Kitai accompagne son père pou une simple mission de routine, leur vaisseau subit une grave avarie et doit se poser sur une planète interdite : la Terre. En raison du changement climatique, les humains ont dû la quitter et les animaux qui la peuplent ont évolué pour tuer l’homme. Son père s’étant blessé dans l’accident, le jeune Kitai va devoir affronter seul bien des danger pour les sortir de là.

          Je ne suis pas franchement une inconditionnelle des films de science-fiction mais celui-ci me tentait assez. Je trouvais le point de de départ original et prometteur. Les images avaient l’air belles, bref, les conditions pour passer un bon moment semblaient réunies. La réalité fut malheureusement un peu moins rose… Dès les premières images, on comprend que ce film ne nous épargnera aucun cliché : les costumes semblent tout droit sortis des années 70 et on hésite entre l’incrédulité et le fou rire, une impression d’incongruité qui malheureusement refera bien souvent surface dans ce film.

          Bien que l’idée de départ ne soit pas inintéressante, la mise en oeuvre est un quelque peu laborieuse. Rien ne fonctionne vraiment. La relation père/fils manque de naturel, l’accident du vaisseau paraît des plus improbable, tout comme le fait qu’ils soient les deux seuls survivants. Quant à la Terre, elle est connaît des variations thermiques extrêmes sorties de nulle part. Bref, on ne croit pas franchement à l’histoire. Je m’attendais à beaucoup d’action, notamment dans la forêt, entre notre jeune héros et les bêtes sauvages, finalement, rien de bien spectaculaire, on aurait aimé plus de rebondissements !

          Du côté des acteurs, rien de bien formidable non plus. Will Smith et son fils sont loin de faire des prouesses. L’adolescent malingre peine à passer pour un athlète et son père frôle le ridicule tant il surjoue son rôle de grand dur au cœur tendre (le voir froncer les sourcils et pincer la bouche pour jouer l’émotion péniblement contenue frôle le risible). Il y a beaucoup de moment un peu incongrus où la salle a ri à gorge déployée, malheureusement, je ne pense pas que ç’ait été volontaire… La seule vraie réussite est visuelle, avec de très belles images. Un film prometteur mais sans surprise et sans talent. Ca se laisse regarder, sans plus.

Long John Silver, 4 : Guyanacapac, de Xavier DORISON et Mathieu LAUFFRAY

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          Le quatrième et dernier épisode de la série. Dans le dernier opus, on avait laissé Long John et ses amis en Amérique, en proie a des fantômes. On les retrouve là plus proches que jamais du trésor. Mais arriver à s’en emparer ne sera pas chose facile, nombreux sont ceux qui veulent les en empêcher…

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          Avec ce dernier tome, on arrive enfin tout près du trésor. Suspens et aventure sont au rendez-vous ! Vont-ils trouver le trésor ? arriveront-ils à le ramener sans s’entre-tuer ? Rien n’est moins sûr étant donné que les ennemis ne manqueront pas sur leur route. J’ai beaucoup aimé ce dernier volet, très riche en rebondissements. Les dessins sont toujours aussi beaux, et même si le scénario mériterait peut-être d’être un peu étoffé, le tout se tient quand même dans l’ensemble assez bien. Une belle histoire de piraterie et d’aventure qui se clôt ici en beauté !

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