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Sur la route, de Walter SALLES

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           Drame américain de Walter Salles avec Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart .

           Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la  séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.

           Je n’ai pas lu le livre de Kerouac, je ne peux donc pas juger de la qualité de l’adaptation. Ce qui quand on s’attaque à ce genre de monuments est plutôt mieux d’ailleurs : difficile de ne pas être déçu quand on a déjà son propre film en tête. On a reproché à cette adaptation de faire un peu carte postale. J’étais donc méfiante en entrant dans la salle. Finalement, j’ai bien aimé ce film. On y retrouve bien l’esprit de Carnets de voyage (en un peu moins abouti sans doute). Certes, l’aspect carte postale est bien présent, le tout est un peu lisse. Ce qui est assez étrange étant donné que les personnages sont en perpétuel mouvement et en quête d’expériences nouvelles.

           Un film qui ne trouve pas vraiment de ton pour accrocher son spectateur. J’ai passé un très bon moment, sans pour autant réellement rentrer dedans. Je suis restée spectatrice tout au long de l’histoire, sans réelle implication. Cela paraît sans doute négatif, ce côté peut-être trop policé, une attention trop grande portée à l’esthétique (si si, c’est possible, les paysages sont trop beaux tout le temps, ça manque un peu de vie), pourtant j’ai trouvé ce film vraiment agréable à regarder. Il y manque toutefois un peu de vie, un petit supplément d’âme qui aurait pu en faire un grand film. 

Cannes 2012, le palmarès

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          En ce 65° festival de Cannes, le jury présidé par Nanni Moretti a récompensé un cinéma plutôt classique et visiblement assez austère. Un retour à une certaine sobriété que pour ma part j’apprécie après l’originalité débordante des années précédentes. Extrait des récompenses :

  • Palme d’Or

    AMOUR réalisé par Michael HANEKE

  • Grand Prix

    REALITY réalisé par Matteo GARRONE

  • Prix de la mise en scène

    Carlos REYGADAS pour POST TENEBRAS LUX

  • Prix du scénario

    Cristian MUNGIU pour DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES)

  • Prix d’interprétation féminine

    Cristina FLUTUR dans DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES) réalisé par Cristian MUNGIUCosmina STRATAN dans DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES) réalisé parCristian MUNGIU

  • Prix d’interprétation masculine

    Mads MIKKELSEN dans JAGTEN (LA CHASSE) réalisé par Thomas VINTERBERG

  • Prix du Jury

    THE ANGELS’ SHARE (LA PART DES ANGES) réalisé par Ken LOACH

          La plupart de ces films me tentent, vous les retrouverez donc surement bientôt sur ce blog. Et tpour le reste du palmarès, c’est par là.

La Défense Jazz Festival

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          Du 18 au 26 juin s’est tenue l’édition 2011 de La Défense Jazz Festival qui propose chaque année des concerts gratuits. Le midi en semaine et en soirée pour la fête de la musique et le week-end de clôture. Cette année, le festival s’est fermé sur Clinton Fearon et Emir Kusturica avec le No Smocking Orchestra le samedi et Keziah Jones suive de Georges Clinton le dimanche. J’y étais.

 

          Nous avons commencé les festivités avec Clinton Fearon, un chanteur de reggae né en 1951 en Jamaïque. Il est connu pour sa participation au groupe The Gladiators. Il nous proposait ici un concert en solo, seulement muni d’une guitare accoustique. Un concert tranquille mais agréable devant un public assez clairsemé.

          Ensuite, Emir Kusturica et son orchestre ont fait leur apparition. Je suis une inconditionnelle du groupe (qui signe les BO de ses films). Leur musique a le don de me mettre de bonne humeur le matin quand rien ne va, impossible d’y résister. Je voulais les voir depuis longtemps et ils tournent peu, j’attendais donc beaucoup de ce concert. J’ai A-DO-RÉ !!! Je regretterais juste le réveil un peu tardif du public (dur à décoincer les costard-cravate) et un concert un peu court. Mais bon, c’était gratuit alors on ne va pas trop raler. Cela mis à part, on en redemande !!! On a fait le plein de bonne humeur pour un moment. Mention spéciale pour la guitare qui tourne et clignote…

          Dimanche, c’est Keziah Jones qui a commencé la soirée. Il est né au Nigéria en 1968. Il s’est inventé un style propre, entre blues, soul et funk. C’est dans le métro parisien qu’il a débuté sa carrière et qu’il a été repéré avant de devenir une star internationale. Le concert était décevant. La musique était certes agréable mais pas un brin d’ambiance, on aurait dit un copain qui jouait de la guitare sur la pelouse sur l’apéro (bon, certes, on était justement en train de boire l’apéro sur la pelouse mais est-ce une raison ?). C’était sympathique mais ça ne cassait pas des briques. Mettons ça sur le compte de la chaleur qui avait endormi le public et espérons revoir l’artiste dans de meileurs conditions. Et soyons futiles 2 minutes : un corps pareil vaut quand même le déplacement.

          Et enfin, le festival s’est achevé sur George Clinton et sa bande (Parliament funkedelic). Né en 1941 en Caroline du Nord, il est considéré comme l’un des pères fondateurs de la funk. Je ne vais pas m’attarder sur sa longue carrière et n’ai qu’une chose à dire : mais comment ai-je pu passer à côté de ça aussi longtemps ?!? Le meilleur concert qu’il m’ait été donné de voir, de loin, de très loin, de très très loin !!! Une musique inclassable, très funk, bien sûr, mais influencée par bien d’autres styles. Et une énergie sur scène incroyable. Une foule déchaînée qui a vécu là un grand moment. Le concert a été long, très long, tellement long que les organisateurs ont coupé le groupe en plein morceau pour notre plus grand désespoir… Les artistes comme le public refusaient de partir. Inoubliable.

           Je n’ai pas trouvé de vidéo récente de sa chanson la plus connue qui soit d’une qualité à peu près potable. Elle a été largement remise au goût du jour depuis mais la voici dans sa version originale.

            Rendez-vous l’année prochaine pour la prochaine édition.

Kustuuuuu !!!

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          Que faire ce week-end ? Aller enfin voir l’expo Manet ? Aller courir dans le bois de Boulogne ? Aller voir Une séparation au cinéma ? Profiter du soleil pour pique-niquer entre amis ? Peut-être… Surement aussi aller faire un tour à la Gaypride samedi, qui part de Montparnasse à 14h. Et surtout, surtout, aller écouter Emir Kusturica et le No smoking orchestra, à 20h samedi sous la grande arche de la Défense dans un concert gratuit offert dans le cadre de La défense festival jazz.

          A défaut de place pour les Solidays, j’espère enfin pouvoir voir le fameux groupe balte ! Le groupe a compose les musiques des films du grand réalisateur depuis 25 ans, un mélange de musique balte traditionnelle et de rock garage, absolument irrésistible, rien de tel contre la morosité matinale. Ils font ensemble des tournées dans toute l’Europe dès que leur bassiste (Kusturica donc) a un peu de temps entre deux tournages. Autant dire qu’ils ne sont pas faciles à attraper ! Les voir en concert gratuit, c’est Noël avant l’heure !!! Et dimanche, ce sera Kesiah Jones qui sera au programme. Profitez-en ! Au passage, pour ceux qui auraient autre chose de prévu samedi, je vous conseille grandement le cinéma totalement fou et très poétique d’Emir Kusturica, notamment Le temps des gitans ou La vie est un miracle. Un documentaire existe aussi sur son aventure avec le groupe, Super 8 stories.

2) Quelle est la voie de Paris la plus étroite ?

La voie de Paris la moins longue est le passage de la Duée (20°), long de 85 mètres et large seulement de 90 centimètres.

Festival de Cannes, Palmarès 2011

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           Le Palmarès de Cannes est arrivé ! Cette année le jury était présidé par Robert de Niro.

           Parmi les films en compétition :

- Tree of Life, le très attendu nouveau long métrage de Terrence Malick, obtient la Palme d’or. Génial pour les uns, pire navet de tous les temps pour les autres, une récompense décriée. Le film est déjà en salle, et je l’ai vu la veille de la remise des prix, mon avis très tranché ne tardera pas à faire l’objet d’un article.

- Bir Zamanlar anadolu’da, de Nuri Bilge Ceylan et Le gamin au vélo des frères Dardenne se partagent le grand prix.

Le premier est un film turc qui se déroule dans une petite ville et dans lequel d’après le synopsis il ne se passe rien. Très probablement encore un film ennuyeux sur l’ennui. Je crois que je vais passer mon tour pour celui-ci.

Les frères Dardenne sont des habitués de la croisette dont ils reviennent régulièrement récompensés. Une valeur sure. Ce film sur une histoire d’amitié entre un enfant maltraité et une coiffeuse est selon la critique le plus accessible qu’ils aient jamais réalisé, et le plus lumineux. Et c’est bien ce qui me fait peur ! Moi qui aime leur univers austère et dépouillé, souvent très sombre, je ne suis pas sure d’apprécier ces bons sentiments nouveaux. J’irai toutefois sans doute le voir, pour voir justement.

- Le prix de la mise en scène revient quant à lui à Nicolas Winding Refn pour Drive : le héros est cascadeur la journée et chauffeur la nuit pour le compte de la mafia, un jour son travail nocturne va l’entraîner dans une course-poursuite infernale sur fond de vengeance.

- Joseph Cedar reçoit le Prix du scénario pour Hearat Shulayim. L’histoire d’une famille de chercheurs, la réussite du fils va faire éclater le désir de reconnaissance du père. Difficile de se faire une idée avec si peu d’informations, mais ça peut être pas mal.

- Le Prix d’interprétation féminine revient à Kristen Dunst dans Melancholia de Lars Von Trier. Le jour de son mariage, une jeune femme sombre dans la folie alors que la planète Melancholia s’approche de la Terre. L’actrice donne ici la réplique à Charlotte Gainsbourg, qui avait été récompensée l’année dernière pour son interprétation d’Antechrist, du même réalisateur. Lars Von Trier quant à lui a fait scandale cette année et s’est fait renvoyer du jury pour avoir tenu des propos pro-nazis.

- Le prix d’interprétation masculine a été décerné à… Jean Dujardin pour son rôle dans The artist de Michel Hazanavicius. Ce film muet en noir et blanc retrace l’histoire de George Valentin, vedette du cinéma muet que l’arrivée des films parlants va faire sombrer dans l’oubli. Une idée originale, je suis assez curieuse de voir le résultat. De plus, je trouve assez ironique que cet incorrigible bavard de Dujardin obtienne un prix pour un rôle où il n’ouvre pas la bouche…

- Enfin, le prix du jury a récompensé Polisse de la jeune Maïwenn. Une photographe vient faire un reportage dans une brigade de police, une intrusion que certains vont avoir du mal à supporter. Ma foi pourquoi pas, tout le monde en dit du bien, ça me semble pour être un bon film.

          Et pour les autres :

- Cross de Maryna Vroda a obtenu la Palme d’or du court-métrage. Un film ukrainien sur un garçon qui court et regarde les autres courir.

- Le Prix du jury pour un court-métrage est revenu à Maillot de bain 46 (j’ai choisi de vous livrer les traductions plutôt que les titres originaux) de Wannes Destoop. L’histoire d’un petite fille potelée qui n’a guère d’autre réconfort que la piscine (après le garçon qui court, la fille qui nage…). Ca m’a l’air plutôt bien, j’espère avoir l’occasion de le voir.

- Le Prix "Un certain regard" récompense ex-aequo Arirang de Kim Ki-Duk et Arrêt en pleine voie d’Andreas Dresen. L’histoire d’un homme mourant qui fait ses adieux au monde. Dur de se faire une idée avec si peu d’informations, mais ça m’inspire assez. Un film que j’essaierai d’aller voir.

Arirang quant à lui semble en mesure de concurrencer Tree of life dans la catégorie "délire mystique". Kim Ki-Duk a tout fait dans ce film, de la réalisation à la musique en passant par le montage, et y joue tous les rôles (oui oui, il est donc le seul acteur). Je vous passe le synopsis à rallonge (qui vaut pourtant le détour), sorte de long poème onirique. Si cela vous intéresse, vous pouvez le trouver ici. Un film sans doute très original mais que je ne pense pas être en mesure d’apprécier pleinement, je pense donc ne pas tenter l’expérience.

- Le Prix spécial du jury "Un certain regard" a été attribué à Elena d’Andrey Zvyagintsev. Un homme riche et une femme modeste, chacun a eu un enfant d’une relation précédente. Suite à un malaise cardiaque, il réfléchit au sens qu’il souhaite donner à sa vie et décide qu’à sa mort, sa fille héritera de tout. Sa femme, effacée jusqu’alors, décide d’élaborer un plan pour que son fils aussi ait sa part, et une chance de réussir. Souvent, j’aime les films russes. L’intrigue de celui-ci m’inspire assez. J’irai donc le voir à sa sortie (en espérant ne pas oublier d’ici-là).

- Le prix de la mise en scène "Un certain regard" revient à Mohammad Rasoulof pour Au revoir. L’histoire d’une famille qui cherche à fuir l’Iran par tous les moyens. Un film que je veux voir aussi. Le cinéma iranien est assez productif ces dernières années et souvent de bonne qualité.

- Le 1° prix Cinéfondation revient à La lettre de Doroteya Droumeva. Une jeune femme apprend sa grossesse et raconte son ressenti dans une lettre. Le 2° prix a été décerné à Drari de Kamal Lazrak. A Casablanca, une histoire d’amitié entre deux hommes que tout oppose. Et le 3° prix a été attribué à Ya-Gan-Bi-Hang de Son Tae-gyum. Un homme qui n’a d’autre famille que son frère est obligé de se prostituer pour survivre.

- Enfin, la caméra d’or a été remise à Pablo Giorgelli pour Los acacias. Film et réalisateurs sur lesquels je n’ai strictement aucune information. Tant de mystère m’intrigue.

          Notons qu’un hommage à été rendu à Jean-Paul Belmondo pour l’ensemble de sa carrière.

          Voilà pour les résultats de cette année. Encore un palmarès sujet à controverse. Le moins qu’on puisse dire c’est que les films récompensés sont très éclectiques. Il y en a pour tous les goûts. Pour retrouver toutes les informations sur l’édition 2011, les photos, les films en lice, rendez-vous sur le site officiel.