Archives de Tag: humour

The Grand Budapest Hotel

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Comédie américaine de Wes Anderson avec Ralph FiennesTony RevoloriF. Murray Abraham 

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          Monsieur Gustave était le célèbre concierge du Grand Hotel Budapest et Zero Moustafa fut son lobby boy. Ensemble, ils vont vivre de grandes aventures à travers la république de Zubrowka après que madame D ait légué un tableau à la valeur inestimable à l’homme aux clefs d’or.

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          J’avais beaucoup aimé le précédent film de Wes Anderson, Moonrise Kingdom, et j’avais entendu lire le plus grand bien de celui-ci, me donnant plus envie encore de le voir. J’ai tardé à aller le voir et comme je ne suis pas franchement en avance dans mes chroniques – histoire de changer – j’arrive un peu après la bataille. J’ai du mal à trouver que dire de ce film tant les critiques élogieuses ont été nombreuses ! Je ne peux que me joindre au chœur des louanges. Sans surprise, j’ai beaucoup aimé ce film à l’humour savoureux. Les décors en carton pâte, l’élégance venue d’un autre temps, les courses poursuites truculentes : autant d’ingrédients qui donnent à ce film un charme désuet et absolument irrésistible.

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          Mais sous son apparente légèreté, le film ne manque pourtant pas de consistance, voire même d’un certain sérieux. En effet, sous couvert de comédie, le fond est plutôt grave et l’histoire principale laisse apparaître en toile de fond la montée d’une dictature qui s’apparente grandement au nazisme. De plus, Wes Anderson signe un cinéma bourré de références qui ravira les amateurs. La mise en scène est très soignée et l’univers très coloré est un régal. Le panel d’acteurs est franchement exceptionnel, on se délecte du plaisir qu’ils semblent prendre à jouer cette histoire survoltée. Je ne sais pas si je dirais qu’il s’agit d’un très grand film mais j’ai passé un excellent moment et je le reverrais même avec plaisir : une comédie juste comme je les aime.

50 Cents – Thomas Carreras

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          A San Francisco, c’est la guerre dans le milieu du crime. La femme de Vlad, un dangereux criminel, vient d’être tuée par une femme qu’on croyait morte depuis 10 ans et il n’a qu’une hâte : la venger ! Mais il n’est pas le seul à vouloir sa peau et lui-même a plus d’un ennemi.

          On m’a offert ce livre à Noël et on m’avait dit qu’il était complètement fou, ce qui m’avait donné grandement envie de le lire ! Bon, autant le dire de suite, mon enthousiasme a été de courte durée. Dès les premières pages, une question s’est imposée : "Mais c’est quoi ce truc ?!?". A vrai dire, je me pose encore la question… Tout est complètement déjanté. D’habitude, je trouve que c’est plutôt une bonne chose mais là ça part vraiment trop dans tous les sens et le style n’est pas franchement à la hauteur. Difficile d’écrire une critique constructive sur ce roman tellement lui-même est déconstruit. J’ai eu l’impression que l’auteur a voulu mettre tout ce qui lui passait par la tête – à savoir essentiellement des clichés éculés et des images douteuses – sans parvenir à donner une cohérence à l’ensemble. Quand j’ai vu que c’était écrit par un adolescent d’à peine 18 ans, j’ai de suite mieux compris… Généralement, ce type d’histoire donne envie de continuer malgré les indéniables faiblesses pour connaître le dénouement mais là, on voit mal comment tout cela pourrait finir autrement que par la mort de tous les protagonistes, tuant ainsi le suspens dans l’œuf. Je crois qu’adolescente pourtant, j’aurais aimé ce livre pour son côté complètement fou : il faut croire que je vieillis ! J’ai peiné à aller au bout de cette histoire aussi mal écrite que décousue.

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Son visage se mit à pâlir de seconde en seconde, à tel point que lorsqu’il raccrocha, on aurait dit un alsacien en plein cœur de l’hiver.

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- Mon patron veut vous parler, continua nez tordu.

Le tueur à gages se détendit. On ne tabasse pas les offres d’emploi.

Un week-end à Paris

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Comédie britannique de Roger Michell avec Jim Broadbent, Lindsay Duncan, Jeff Goldblum

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          Pour fêter ses 30 ans de mariage, un couple d’anglais vient passer un week-end à Paris, ville qui avait hébergé leur lune de miel. Il redécouvrent la ville mais aussi peu à peu le bonheur d’être ensemble.

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          La bande-annonce m’avait donné envie de voir ce film qui s’annonçait comme une comédie douce-amère plutôt sympathique. J’étais donc assez enthousiaste avant d’entrer dans la salle. Malheureusement, ça n’a guère duré… Pourtant, ça commence plutôt bien. Je m’attendais à quelque chose de plus mordant mais les premières scènes sont assez agréables. Ce couple qui ne semble plus vraiment s’aimer a quelque chose de touchant et les répliques ne sont pas dénués d’un certain humour. On s’attend à ce que ça monte en puissance peu à peu, au fur et à mesure de leur rapprochement et on se dit, qu’il va être agréable de rire avec eux.

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          Et puis ça se gâte quelque peu. On verse plus dans les engueulades et de la méchanceté gratuite que dans l’humour tendre et léger. Ensuite vient la rencontre avec un ami et un passage absolument interminable… Ca parle pour ne rien dire et on s’ennuie ferme. Ce n’est qu’à la toute fin qu’on trouve un peu l’esprit qu’on avait espéré rencontrer dans ce film qui est sinon bien fade. Je ne suis pas la seule dans la salle à avoir piqué du nez devant cette comédie sans grand intérêt. L’idée était alléchante mais le résultat est loin d’être à la hauteur : dommage.

Pico Bogue, Situations Critiques

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          Pico Bogue revient pour un deuxième tome de ses aventures. Toujours aussi espiègle, ce petit garçon aussi impertinent qu’attachant continue à se poser maintes questions sur le sens de la vie. Une curiosité qui dépasse parfois un peu ses pauvres parents…

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          J’avais adoré le premier tome de Pico Bogue et j’avais réellement hâte de lire la suite de ses aventures ! On retrouve tout à fait l’univers de la précédente BD, le même humour et la même tendresse. Les dessins d’Alexis Dormal sont pleins de poésie et les textes de Dominique Roques ne manquent pas de finesse. Les situations sont toujours très bien croquées et ne manquent pas de faire sourire même les cœurs les plus endurcis.

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          Même s’il possède dans l’ensemble les mêmes qualités, j’ai peut-être un peu moins aimé ce tome que le premier. J’avais énormément ri avec La vie et moi, où beaucoup de situations m’avaient touchée. J’ai eu l’impression qu’il y en avaient un peu moins dans celui-ci qui faisaient mouche, bien que la plupart fonctionnent très bien. Mais il faut dire aussi qu’avec un second tome, on a toujours le plaisir de la découverte en moins.

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          Je crois qu’on en est à présent au tome 5 des aventures de Pico. Il me tarde de lire la suite car cette série reste sans nul doute un de mes grands coups de cœur BD. Un grand bol d’air frais et de bonne humeur que j’ai envie de faire partager autour de moi. Ces livres à l’univers à la fois tendre et drôle qui ne manque pas de finesse raviront les enfants autant que leurs parents.

Beauté – II, La reine indécise – Kerascoët et Hubert

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          On avait laissé Beauté, jeune reine fraîchement mariée. La voilà qui se languit dans son palais et s’entoure des plus beaux hommes du pays pour tromper son ennui. Une situation qui risque de ne pas être au goût du roi qui en temps de guerre a besoin de ses chevaliers.

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          J’avais bien aimé le premier tome de cette BD, avec son humour décalé, même si j’étais restée un peu sur ma faim. Je regrettais que les auteurs n’aillent pas encore un peu plus loin dans l’originalité et la réécriture du conte de fée traditionnel. Ce deuxième tome reste dans la lignée du premier même si l’histoire prend un tournant plus sombre. Notre petite Beauté tourne mal et profite outrageusement de son ascendant sur les hommes. Un comportement inconséquent qui pourrait bien lui jouer des tours…

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          L’histoire confirme un certain intérêt avec une héroïne au caractère plutôt trouble. J’ai bien aimé ce revirement de situation, avec un personnage principal assez torturé et pas toujours très sympathique. Dommage qu’on retombe par moments dans certains clichés (sur le lien entre beauté et vanité par exemple). Toutefois, il me reste un dernier tome avant la conclusion et j’ai bon espoir que le dernier tome clôture cette série drôle et originale en beauté.

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