Archives de Tag: humour

Les Trois Petits Loups et le Grand Méchant Cochon – Eugène TRIVIZAS et Helen OXENBURY

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          Trois gentils petits loups voudraient bien vivre tranquilles ensemble dans une jolie maison et pouvoir s’amuser. Mais c’est sans compter sur le Grand Méchant Cochon qui est vraiment diabolique et ne cesse de mettre à mal leurs plans, trouvant toujours un moyen de détruire ce qu’ils ont eu tant de mal à construire. Qui sera finalement le plus malin ?

          J’ai beaucoup aimé la première partie de ce livre. j’ai trouvé ça très marrant d’inverser un peu les rôles traditionnels et l’inventivité que déploie le cochon pour détruire les maisons dernier cri des petits loups m’a beaucoup fait rire. J’ai trouvé que ce détournement du célèbre conte était plein d’humour et de bonnes idées. Dans la deuxième partie, on retombe un peu plus sur un schéma traditionnel et sa fin heureuse, ce que j’ai presque trouvé dommage étant donné le côté décalé du début. On sombre un peu dans les bons sentiments et c’est de suite beaucoup moins drôle. Dommage que l’auteur ne soit pas allé plus loin dans le détournement en trouvant une fin un peu plus originale. Un livre qui m’a toutefois bien fait rire.

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Non, non et non, dirent les trois petits loups. Par les poils de notre barbiche-barbichette-et-barbichou, tu n’entreras pas chez nous, par toutes les feuilles de thé de notre plus belle théière de Chine !

Le prix Martin

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          Ferdinand Martin et Agénor Montgommier sont deux vieux amis qui ont pour habitude de se retrouver pour jouer au bésigue. Quand Ferdinand apprend que sa femme le trompe avec Agénor, il voit rouge et ne pense qu’à se venger. Son cousin venu d’Amérique du Sud va l’y aider, ensemble ils vont imaginer bien des stratagèmes mais le lâche Ferdinand ira-t-il jusqu’au bout ?

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          J’avais envie d’un peu de légèreté et cette pièce Labiche me semblait idéale, d’autant que j’avais très envie de revoir Jacques Weber sur scène. Malheureusement, je n’ai pas vraiment accroché avec cette pièce. Le jeu manque de conviction, on aimerait plus d’énergie. Du coup, ça ne prend pas, on peine à s’intéresser à l’histoire évidemment farfelue et les blagues tombent un peu à plat. Si ce n’est pas franchement mauvais, je me suis toutefois vaguement ennuyée. A tel point que je suis partie à l’entracte, tant la suite m’intéressait peu. Le décor est classique et assez réussi, malheureusement, les acteurs en font trop ou pas assez mais ont rarement la présence et la vitalité que demande le théâtre de boulevard. Je n’ai pas ri une seule fois, pas même esquissé un sourire ! Une pièce qui se laisse regarder mais ne parviens pas à nous embarquer dans l’univers loufoque de Labiche. 

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Le Prix Martin d’Eugène Labiche

Théâtre de l’Odéon

Mise en scène de Peter Stein

Avec Jean-Damien Barbin, Rosa Bursztein, Julien Campani, Pedro Casablanc, Christine Citti, Manon Combes, Dimitri Radochevitch, Laurent Stocker, Jacques Weber

Op oloop – Juan Filloy

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          Optimus Oloop est statisticien finnois qui vit dans le Buenos Aires des années 30. Il ordonne son quotidien avec une rigueur mathématique mais le jour de ses fiançailles, cette belle mécanique se grippe. Ce roman retrace tel un journal de bord 19h et 25min de sa vie en plein dérèglement.

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          J’avais acheté ce livre car il était mis en avant dans une librairie qui le désignait comme coup de coeur et j’avais trouvé sa couverture tellement belle qu’il fallait absolument qu’elle rejoigne ma bibliothèque. Je dois admettre que la quatrième de couverture m’inspirait moyennement, 19h de la vie d’un homme psychorigide, ce n’est a priori pas trop mon type de littérature. Mais bon, c’était aussi l’occasion de découvrir autre chose, je me suis donc lancée. Grande fut ma surprise en découvrant la qualité de l’écriture ! Un vrai régal ! Je m’attendais à quelques chose d’un peu austère et j’ai été très étonnée de trouver un style léger, plein d’un humour pince-sans rire et surtout, d’une incroyable maîtrise. Une écriture flamboyante comme on en croise trop peu !

          L’histoire sort également de l’ordinaire. Le personnage principal est assez antipathique mais le voir prendre pied peu à peu entraîne des situations cocasses et quelques réflexions assez drôles. J’ai beaucoup aimé toute la première partie sur la vie d’Op Oloop qui se dérègle peu à peu et l’ai littéralement dévorée. Malheureusement, vers le milieu, le livre s’essouffle un peu. La deuxième partie est essentiellement composée du compte rendu d’un repas qui est tout simplement interminable. L’occasion pour l’auteur d’aborder d’autre sujets, notamment politiques et sociaux, mais le stratagème manque de finesse et le résultat est d’un ennui mortel. On se désintéresse peu à peu de cette histoire qui s’enlise. Au final un roman qui s’avère inégal mais marque par son originalité et la qualité de son écriture, dommage qu’il ne parvienne pas à nous tenir en haleine jusqu’au bout.

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Il est indispensable que chacun apprenne à bien gérer sa haine ! La mienne est répartie de façon équitable entre ceux qui sont congelés dans le passé et ceux qui transpirent dans le présent. Car les uns souffrent de constipation cérébrale et les autres d’hémoroïdes de la sensibilité. De sorte que chacun à sa façon trahit la loi vitale qui exige d’évacuer ponctuellement les immondices telles que les mirages anciens ou lâchetés du temps présent

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La routine est tenace comme les morpions. Elle s’accroche à vous et se reproduit dans chaque geste comme le pou dans chaque poil. Seules la folie et la fièvre parviennent à l’extirper.

Les gamins

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Comédie française d’Anthony Marciano avec Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain, Mélanie Bernier

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          Thomas vient de se fiancer à Lola quand elle lui présente ses parents. Le jeune homme va devenir très proche de son beau-père, Gilbert, désabusé et au bord de la dépression, qui va tout faire pour le convaincre de ne pas se marier. Ensemble, ils vont faire les quatre cents coups, une vie de gamins exaltante mais qui risque de ne pas être sans conséquences.

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          Je suis allée voir ce film avec plaisir en étant (presque) sure de passer un bon moment. Une envie de film détente et un choix qui s’est avéré très judicieux. Je m’attendais à une comédie un peu creuse sur le fond et sans doute un peu lourde sur la forme, rien de bien exceptionnel, juste de quoi se changer les idées le temps de la séance. Mais finalement, j’ai été très agréablement surprise. Ce n’est certes pas un chef-d’oeuvre mais ça fonctionne rudement bien ! J’ai ri du début à la fin et je ne suis pas la seule. La salle a été prise d’un fou rire quasi-ininterrompu et franchement contagieux. Je ne suis pas toujours très bon public pour les comédies mais celle-ci a réussi à m’embarquer dans son univers tendre et loufoque ; une véritable plongée en enfance, aussi régressive que délectable.

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          Les situations sont souvent cocasses, voire totalement incongrues. Bien souvent, l’histoire manque parfois de crédibilité mais finalement, quelle importance ? Cela ne dessert pas vraiment le propos (assez simple par ailleurs) et n’est que l’occasion de forcer le trait pour nous faire sourire. On s’amuse à voir ces deux grands gamins faire leur crise d’adolescence à retardement. L’énergie que déploient les comédiens est communicative et tient à elle seule tout le film. Certes, l’humour n’est pas toujours très subtil, on ne nous épargne guère de clichés et certains points du scénario auraient peut-être mérité un peu plus d’attention mais le film ne se prend jamais au sérieux et l’ensemble tient finalement plutôt bien la route, si on part du principe qu’il a pour seule ambition de faire rire. Un pari réussi : on rit franchement et on passe un très bon moment. Une comédie qui ne marquera peut-être pas les esprits mais qui m’aura valu une belle tranche de rire et de bonne humeur. Un peu de légèreté qui fait le plus grand bien !

Isaac le pirate, les Amériques

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           Isaac rêve de gagner sa  vie en vendant ses toiles. Toutefois, son talent de peintre n’est pas reconnu et il vit dans la misère avec sa fiancée. Jusqu’au jour où un homme lui propose de gagner de l’argent rapidement en l’accompagnant pour un petit voyage. Un périple qui va le mener tout droit aux Amériques.

          Isaac le pirate, ce n’est pas récent récent comme BD et c’est avec grand plaisir que je me suis plongée dedans. Je n’aime pas particulièrement les dessins dont je trouve le trait un peu grossier. En revanche, on rentre très facilement dans l’histoire de ce peintre raté qui va devenir pirate malgré lui. Il y a beaucoup d’humour dans le texte et l’aventure est au rendez-vous. On s’amuse aux dépends de ce pauvre Isaac et on ne voit pas le temps passer tandis qu’il s’embourbe dans une situation des plus improbables et que diminuent les chances de le voir retrouver sa fiancée. Si on n’est pas face à une grande BD, ce premier tome donne toutefois envie de lire la suite. Une BD agréable et légère qui fait passer un bon moment.