Archives de Tag: paris

Un week-end à Paris

Par défaut

Comédie britannique de Roger Michell avec Jim Broadbent, Lindsay Duncan, Jeff Goldblum

21038781_20130911124359576.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

          Pour fêter ses 30 ans de mariage, un couple d’anglais vient passer un week-end à Paris, ville qui avait hébergé leur lune de miel. Il redécouvrent la ville mais aussi peu à peu le bonheur d’être ensemble.

21040249_20130913162544432.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

          La bande-annonce m’avait donné envie de voir ce film qui s’annonçait comme une comédie douce-amère plutôt sympathique. J’étais donc assez enthousiaste avant d’entrer dans la salle. Malheureusement, ça n’a guère duré… Pourtant, ça commence plutôt bien. Je m’attendais à quelque chose de plus mordant mais les premières scènes sont assez agréables. Ce couple qui ne semble plus vraiment s’aimer a quelque chose de touchant et les répliques ne sont pas dénués d’un certain humour. On s’attend à ce que ça monte en puissance peu à peu, au fur et à mesure de leur rapprochement et on se dit, qu’il va être agréable de rire avec eux.

549356.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

          Et puis ça se gâte quelque peu. On verse plus dans les engueulades et de la méchanceté gratuite que dans l’humour tendre et léger. Ensuite vient la rencontre avec un ami et un passage absolument interminable… Ca parle pour ne rien dire et on s’ennuie ferme. Ce n’est qu’à la toute fin qu’on trouve un peu l’esprit qu’on avait espéré rencontrer dans ce film qui est sinon bien fade. Je ne suis pas la seule dans la salle à avoir piqué du nez devant cette comédie sans grand intérêt. L’idée était alléchante mais le résultat est loin d’être à la hauteur : dommage.

Van Gogh / Artaud, le sucidé de la société

Par défaut

          Le musée d’Orsay consacre ce printemps une exposition à Van Gogh et Artaud. L’un de mes peintres préférés et un grand homme de théâtre : je ne pouvais que sauter sur l’occasion et y suis allée dès son ouverture pour me délecter des œuvres parfois troubles de ces deux génies.

vincent-van-gogh-la-nuit-etoilee-sur-le-rhone1 van gogh painting

          Quand j’ai constaté que l’espace d’exposition du rez-de-chaussée était partagé entre les accrochages Van Gogh et Doré, j’ai eu un peu peur. Je me suis demandé si le contenu n’allait pas être un peu chiche. Il faut dire aussi que les expositions Van Gogh ont été nombreuses ces dernières années et que j’étais un peu méfiance face à cette frénésie autour de l’œuvre de ce peintre d’habitude plus rare. Mais très vite, mon appréhension a été balayée par la beauté des toiles et leur diversité.

94767057

          J’ai rarement vu dans une même exposition autant de provenances différentes ! Les toiles viennent du monde entier. La diversité est au rendez-vous avec aussi bien des tableaux célèbres que d’autres, moins connus. J’ignorais totalement l’existence de certains d’entre eux, dont une série sur les ponts des canaux arlésiens.

Vincent_Van_Gogh_0014

          L’idée de cette accrochage vient d’un texte qu’Antonin Artaud a écrit sur Vincent Van Gogh et intitulé "Le suicidé de la société". Des passages de l’ouvrage sont repris dans l’exposition et mis en relation avec des toiles du peintre. Une confrontation originale et pour le moins intéressante. J’ai trouvé la vision qu’avait Artaud de Van Gogh extrêmement juste, même si elle est parfois surprenante. Quelques phrases magnifiques se dégagent et viennent tout particulièrement marquer le visiteur.

2698497_Van_Gogh_-_Cafe_Terrace_at_Night_-_image

          Quelques œuvres d’Antonin Artaud sont également exposées. Même si elles sont d’un intérêt mineur en comparaison des chefs-d’œuvre qu’elles côtoient, elles permettent de mieux connaître l’artiste. Aussi, ses dessins sont très tourmentés et on peut constater à quel point la frontière est mince entre la folie et le génie. Ainsi les démons de l’un semblent trouver un échos dans la folie de l’autre. Peut-être est-ce également là un des secrets de la finesse de l’analyse faite par Antonin Artaud. Avec sa grande variété de toiles et son angle d’approche original, cette exposition est sans doute la plus belle que j’aie vue consacré au maître hollandais : sublime.

vincent-van-gogh-champs-de-bles-sous-un-ciel-nuageux-vers-1

Van Gogh / Artaud, Le suicidé de la société

Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris

Du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, 21h45 le jeudi

11 €

334113_vincent-van-gogh-antonin-artaud-le-suicide-de-la-societe_retaille

Les grandes serres du Jardin des Plantes, un petit bout de jungle au coeur de Paris

Par défaut

          Après des années de rénovation, les serres tropicales du Jardin des Plantes ont rouvert il y a environ deux ans (à la louche). Bien qu’ayant très envie de les visiter pour voir leurs plantes géantes, je n’y étais toujours pas allée : voilà à présent qui est chose faite.

DSC_0865     DSC_0872     DSC_0881

          Les serres sont situées au cœur du Jardin des Plantes. Dès l’entrée, on est dépaysé avec ces arbres immenses qui poussent dans un climat chaud et humide qui dépayse le visiteur plus habitué au frimas parisien. Nous avons raté de peu l’exposition sur les orchidées : grosse déception. Déjà parce que j’adore ces fleurs, et puis parce que quelques touches colorées auraient égayé le paysage.

DSC_0890     DSC_0894     DSC_0895

          Finalement, je n’ai pas grand chose à dire de cette visite que j’avais pourtant beaucoup attendue. Il y a des plantes magnifiques et variées, même si très peu étaient en fleurs en cette fin d’hiver. Les quatre coins du monde sont représentés avec des explications souvent passionnantes !

DSC_0906     DSC_0909     DSC_0912

          Les tarifs sont un peu excessifs (ah Paris !) mais j’ai quand même apprécié cette visite qui change un peu des sorties habituelles. Je pense que la prochaine fois j’y reviendrai en hiver pour le simple plaisir d’étouffer alors qu’on se gèle dehors ! Un peu d’exotisme en plein Paris fort agréable.

DSC_0898     DSC_0896     DSC_0901

Les grandes serres

Jardin des plantes

Tous les jours sauf le mardi

De 10h à 17h en hiver, 18h en été

6€

Pixar au musée d’art ludique

Par défaut

          Le musée d’art ludique a ouvert ses portes il y a peu tout près de la gare Austerlitz. Il proposera des expositions autour de la bande dessinée, le manga, le jeu vidéo ou le film d’animation. Pour son inauguration et les 25 ans des studios, il propose une grande exposition dédiée à Pixar. Je ne pouvais pas ne pas aller voir comment tout ça se présentait !

exposition-pixar-01

          Je vous le dis de suite, cette exposition m’a laissée un avis très mitigé : j’ai oscillé entre une immense admiration et une frustration extrême qui frisait la colère. J’ai eu beau laisser passer plusieurs semaines avant de vous en parler (on ne sait jamais, des fois quand les choses décantent…) mais j’en suis toujours au même point. La première impression d’abord : on est de suite propulsé dans l’univers Pixar, ce qui est une bonne chose. Le programme, résumé à l’entrée en 3 ou 4 lignes est des plus alléchants. Dans la première salle, on en prend de suite plein les yeux avec aussi bien des dessins que des moulages ou des petites vidéos : on retombe immédiatement en enfance et on saute de tous côtés avec les yeux qui brillent. Les salles suivantes nous ravissent tout autant. On adore voir les moulages des personnages, ou des dessins qui nous montrent quelle tête ils auraient pu avoir, et puis il y a des couleurs partout. En plus on se rappelle au passage plein de choses qu’on avait oublié dans chacun de nos dessins animés préférés et on a soudain envie de tous les revoir. Et puis, passé ce moment d’euphorie, un doute nous vient…

pixar-exposition-ratatouille-cite-de-la-mode

          …  mis à part la petite introduction à l’entrée, a-t-on croisé la moindre ligne de texte ? A-t-on vu une explication quelque part ? Sait-on au juste ce qu’on regarde ? Nous nous concertons, regardons autour de nous, mais l’évidence est là : les œuvres sont livrées à elles-mêmes. Une fois ce constat fait, notre enthousiasme en prend un coup. En effet, on aurait adoré en savoir plus sur toutes ces belles choses. Je me suis posé des dizaines de questions au cours de cette exposition : combien de temps prend un projet ? comment se passent les décisions autour du dessin d’un personnage ? quels sont les plus gros succès Pixar ? et d’ailleurs, Pixar, c’est naît comment et aujourd’hui, ça ressemble à quoi ? est-ce que le travail évolue d’un dessin animé à un autre ? et le passage au numérique, ça change quoi ? J’étais accompagnée de grands fans de Pixar mais même eux étaient loin d’avoir les réponses à toutes les questions qui fusaient dans nos esprits survoltés.

91480854_o

          Je sais que c’est une évidence pour beaucoup mais déjà, un petit blabla pour expliquer ce que sont les studios Pixar et quelles sont leurs créations n’aurait pas été du luxe, histoire qu’on arrête de les confondre avec Disney. Parce que l’air de rien, je suis sure que ce n’est pas clair pour tout le monde. Ensuite, on a l’immense chance d’avoir sous les yeux toutes les étapes du travail animateurs, j’aurais tellement aimé qu’on m’explique plus précisément comment ça se passait ! J’ai adoré voir différentes versions d’un personnage qui ne ressemblent en rien à celui qu’on connaît, mais ç’aurait été encore mieux avec 2 lignes de baratin sur la manière dont ce travail se fait sur chaque projet. On ne peut que supposer, essayer de deviner à travers les images les différentes étapes de la création, l’ambiance qui règne dans les bureaux, l’importance de telle ou telle étape… C’est terriblement frustrant.

93917850_o

          J’aime ressortir d’une exposition en me sentant moins bête mais sans être guidée, c’est assez difficile. J’aurais tellement aimé trouver quelques anecdotes sur tel ou tel dessin animé pour pouvoir frimer devant les copains dans des soirées. Je ne sais pas moi, savoir comment est née l’idée de tel ou tel personnage, comment tel autre a failli s’appeler, qu’une fin différente a été envisagée pour un film, que sais-je encore ? je suis sure qu’il y a des dizaines, des centaines même, de détails de la sorte qui m’auraient passionnée ! et ils n’en n’ont pas mis un seul ?! Ca suffit à gâcher mon plaisir… J’ai d’ailleurs commencé à regarder un documentaire sur Pixar pour arranger ça. Je comptais ressortir avec 2/3 babioles à la boutique du musée, selon mon habitude mais elle est extrêmement chiche : aucun intérêt, nous avons donc passé notre chemin, plus abattus que jamais. Heureusement que le zootrope et l’artscape ont fini la visite en beauté ! L’exposition est magnifique, très riche et très variée (les puristes ont regretté qu’il n’y ait pas plus de storie boards, étonnamment peu présents), on est émerveillé de bout en bout. Pourtant, si l’enfant qui sommeille en nous est comblé, l’adulte regrette de ne pas y puiser un quelconque savoir. Le prochain accrochage sera sur les super héros Marvel, je me demande déjà si je dois y courir ou passer mon chemin… 

PXRSHORTS_Y1_13_002-500x302

Pixar, 25 ans d’animation

Jusqu’au 2 mars 2014

Art Ludique, le musée

34, quai d’Austerlitz

75013 Paris

Ouverts tous les jours (voir ici pour les horaires)

14€, 8,5€ pour les – de 12 ans

Voleurs de poules

Par défaut

          Chaque hiver, le cirque Romanes pose caravanes et chapiteau aux portes de Paris. Quelques mois de répit à la mauvaise saison pour ses voyageurs infatigables et l’occasion pour nous de découvrir leur dernier spectacle. Celui qu’il nous présentent en ce moment se nomme  "Voleurs de poules" : tout un programme ! 

cirque_romanes

          J’avais vu le cirque Romanes étant enfant et j’en avais gardé un souvenir impérissable. Ce n’est certes pas le plus impressionnant, pas ici de numéros d’acrobatie à couper le souffle (quoi que…) ou de ménagerie (bien qu’à l’époque ils aient eu une chèvre et quelques poules, justement) mais une ambiance familiale et une bonne humeur communicative. Si la performance n’est pas toujours au rendez-vous, ce cirque a surtout un charme fou ! J’avais un peu peur d’être déçue en le revoyant avec mes yeux d’adultes : c’est tout le contraire qui est arrivé, je crois que j’ai encore plus apprécié que la première fois ! Dès l’entrée, on est marqué par le côté très familial de la troupe. C’est madame Romanes qui nous accueille, monsieur n’est pas loin pour veiller à la bonne installation de tout le matériel avant le spectacle et les artistes s’échauffent derrière la scène. Derrière aux une pancarte affiche "Passage interdit aux tziganes" : le ton est donné, ici, on ne se prend pas au sérieux.

Cirque_Romanes_costume_01

          Si vous cherchez un spectacle impeccable de bout en bout et des numéros hallucinants, vous n’êtes pas au bon endroit. Ici, chacun a sa place sur scène, y compris les plus jeunes, qui manquent encore parfois un peu d’assurance ou de pratique. Il y a donc forcément quelques couacs, mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce cirque si particulier. Les uns jouent de la musique tzigane pendant que les autres se produisent sur scène dans la joie et la bonne humeur. Mais si certains numéros manquent un peu de rodage, d’autres ne manqueront pas de vous faire rêver. La funambule accomplit des prouesses, la trapéziste nous fait vibrer à chaque envolée et le jongleur, poète de la troupe, ne peut que vous faire succomber à son charme. Une fois n’est pas coutume, les photos sont autorisées et j’ai terriblement regretté de ne pas avoir pensé à prendre mon appareil, d’autant plus que j’étais assise au premier rang, pile en face des artistes. Je compte d’ailleurs retourner voir le spectacle pour arranger ça !

romanes1

          Les numéros s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les artistes proposent pour la plupart plusieurs numéros, nous proposant chaque fois une facette différente de leur talent. La femme des airs est exceptionnelle, elle nous fait trembler lorsqu’elle se balance en haut du chapiteau. Quant au jongleur, si la performance est au rendez-vous, c’est surtout l’histoire qu’il raconte à travers chacun de ses numéros qui m’a totalement séduite : tout semble facile quand on le regarde faire, on en oublierait presque la difficulté tant on est subjugués par son humour et sa poésie. Moi qui préfère pourtant les numéros plus vertigineux, ce sont les siens que j’ai attendus avec le plus d’impatience ! On passe un excellent moment avec la famille Romanes. Loin des spectacles formatés, on aime les petits accrocs qui jalonnent le parcours et nous rappellent la difficulté de ce qu’il nous est donné à voir. On n’en admire que plus la performance lorsqu’elle est parfaite et nous fait alors d’autant plus rêver. On ressort du chapiteau des étoiles plein les yeux, en regrettant un peu de ne pas faire partie de cette famille-là.

Cirque-Romanes-Voleurs-de-Poules_reference

Cirque Romanes

42-44 boulevard de Reims

75017 Paris

Métro Porte de Champerret

Jusqu’au 4 mai

20€