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Artemisia – Alexandra LAPIERRE

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          Artemisia Genteleshi est la fille d’un peintre romain de la Renaissance. Elle sera son élève puis suivra l’enseignement d’Agostino Tassi. Alors âgée de 17 ans, il la violera avant de lui promettre le mariage. Elle lui fera un procès afin de tenter de sauver son honneur. Elle se mariera ensuite et partira pour Florence. Elle connaîtra là-bas le succès et sera la première femme à entrer à l’Académie de peinture et à pouvoir vivre en toute indépendance. Un destin exceptionnel qui méritait bien qu’on s’y attarde.

         Je vous avais déjà parlé d’Artemisia dans deux articles : un sur le film qui est consacré à son histoire de viol, l’autre concernant l’exposition qui lui était consacrée au Musée Maillol. Le film m’a donné envie de connaître l’artiste qui m’a donné envie d’en savoir plus sur la femme. Un véritable coup de coeur doublé d’un arrière-goût de mystère des plus existants. Ainsi, je me suis lancée dans la lecture de cette longue autobiographie. L’histoire est traitée par le biais du roman historique. Ainsi, si les faits évoqués sont bien réels, l’auteur s’offre la liberté de combler les vides, et surtout d’évoquer les pensées et sentiments de ses personnages.

         J’ai trouvé ce choix un peu dommage. J’aurais pour ma part préféré une autobiographie pure s et simple. L’histoire en elle-même est déjà tellement incroyable, nul besoin d’en rajouter. Les faits se suffisaient, tout cet étalage de sentiments (supposés qui plus est) est tout à fait superflu. Ceci dit, le style est agréable (mis à part ces détours par la fiction donc), très fluide. L’ouvrage se lit très bien et est assez précis sans être obscur pour le néophyte, d’où sans doute sa longueur : expliquer prend forcément un peu de temps. J’y ai personnellement appris plein de chose, et ça m’a donné envie de me pencher de plus près sur les toiles des maîtres de la Renaissance italienne. Un livre très intéressant et fort agréable, et quitte à me répéter, un destin de femme tout simplement incroyable. A dévorer sans retenue.

Artemisia

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          J’avais vu il y a quelques temps un film consacré à la jeunesse de cette peintre italienne du 17° siècle. Elle fut la première femme à vivre de son art, à l’égal des hommes, en travaillant pour des princes et des cardinaux. Violée à 17 ans, déshonorée, marié de force, elle connut pourtant la gloire. Un destin exceptionnel qui m’intriguait. Je suis donc allée voir l’exposition qui lui est consacrée au Musée Maillol afin dans savoir plus.

          J’ai beaucoup aimé cette exposition. Je ne connaissais pas le Musée Maillol et j’ai apprécié cette découverte (je ne connaissais pas Maillol, autre bonne surprise de la visite). Les tableaux d’Artemisia sont pour la plupart grands, représentent des sujets historiques ou des allégories et sont une incroyable illustration du travail sur le clair-obscur. Elle sert de modèle à la plupart de ses figures féminines, souvent nue, ce qui dénote d’une incroyable liberté dans une société pudibonde.

          Que dire de cette oeuvre ? Elle égale celle des grands maîtres italiens de l’époque. La lumière et la couleur y tiennent la place dominante. L’exposition propose aussi un petit documentaire sur l’incroyable destin de cette femme. Si les tableaux nous rappellent les maîtres de l’époque, le contexte de leur création leur donne un pouvoir tout particulier. Une exposition qui mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir cette incroyable figure de la Renaissance.

Artemisia

Jusqu’au 15 juillet

Tous les jours jusqu’à 19h (21h30 le vendredi), 11€

Musée Maillol

61 rue de Grenelle

75007 Paris

Artemisia, d’Agnès MERLET

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          Biopic, drame français d’Agnès Merlet. Avec Michel Serrault, Valentina Cervi, Miki Manojlovic. Première sortie en 1997.

          Artemisia est une jeune fille qui a grandi dans un couvent. Son père est un peintre célèbre et elle compte bien suivre sa voie. Elle va devenir son élève et va ainsi rencontrer celui qui deviendra son maître et lui apprendra les lois de la perspectives et les techniques de la peinture en extérieur. Il deviendra aussi son amant, risquant ainsi de causer sa perte.

          Ce film est un petit bijou d’esthétisme. On se croirait dans un tableau de la Renaissance italienne tant les couleurs et la lumière sont belles. L’histoire en elle-même est palpitante. C’est un plaisir de suivre les aventures de cette jeune fille passionnée. Les acteurs sont particulièrement bons, ce qui ne gâche rien à l’affaire.

          Si je devais faire un reproche à ce film, ce serait sa musique. Elle semble en permanence en total décalage avec l’histoire, semblant vouloir créer un suspens ou un sentimentaliste mal venu. C’est dommage, le film n’en avait nul besoin. Ca met même en avant des longueurs qui seraient sans ça passées inaperçues. Malgré ce petit reproche, ce film reste d’un très bon niveau. Sans doute le meilleur que j’aie vu en ce début d’année. Il m’a donné envie de m’intéresser à l’oeuvre de cette peintre. Une très belle surprise.

          Les oeuvres d’Artemisia sont exposées au Musée Maillol, dans 7° arrondissement de Paris, jusqu’au 15 juillet.

Pour en savoir plus sur cette exposition, rendez-vous chez Paris pèle-mêle.

Fra Angelico et les maîtres de la lumière

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          Le célèbre peintre de la Renaissance et ceux de ses contemporains qui se sont inspirés de son travail s’exposent au musée Jacquemart-André, à Paris. Fra Angelico est un artiste italien né vers 1387 et mort en 1455. Il est attaché aux courants gothique et nouvelle renaissance. Il est avant tout un religieux appartenant à l’ordre des dominicains. Il apprend la peinture à Florence et est l’un des premiers à appliquer les règles de perspective. Ses tableaux, illustrent des sujets religieux et sont réputés pour leur lumière. De nombreux artistes travaillent avec lui et il atteint bientôt une renommée internationale.

          En 1436, il s’installe au couvent de San Marco, à Florence, qu’il décorera sous le mécénat des Médicis de nombreuses fresques murales invitant à la méditation. Elles sont considérées comme le sommet de son oeuvre. Il a également peint à Rome la chapelle du Saint-Sacrement de la basilique Saint-Pierre. Ayant fait voeu de pauvreté, il a toujours refusé les honneurs. Le peintre a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1984 et proclamé saint patron des artistes.

        L’exposition présente 25 oeuvres majeures de l’artiste et autant des de panneaux réalisés par des peintres qui l’ont côtoyé. Divers supports sont représentés, du parchemin au panneau de bois. Les explications permettent de découvrir l’artiste et de juger de son évolution au fil du temps et des rencontres. Un petit film présente également les fresques du monastère San Marco. malheureusement, la foule et l’étroitesse des lieux ne permettent pas de profiter pleinement des oeuvres. Malgré tout, la visite, bien que trop brève, demeure intéressante. A découvrir jusqu’au 16 janvier, 158 boulevard Hausmann, dans la 8° arrondissement.