Une séparation, d’Asghar FARHADI

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          Drame iranien d’Asghar Farhadi avec Leila  Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini.

          Nader et sa femme divorcent : elle veut quitter le pays après avoir durement lutté pour obtenir des visas et lui veut rester pour s’occuper de son père malade, mais aucun des deux ne veut être séparé de leur fille. S’ensuivent d’interminables discussion face à une situation sans solution apparente. Quand elle quitte le domicile conjugal, il doit embaucher quelqu’un pour s’occuper de son père. Il ignore que la jeune femme est enceinte et travaille sans l’accord de son mari. Une situation qui va vite virer au cauchemar.

          Le film a été récompensé à Berlin en 2011. Il a reçu les ours d’argent d’interprétation féminine et masculine pour l’ensemble des acteurs ainsi que l’ours d’or. Il a été encensé à sa sortie aussi bien par les critiques que par les spectateurs et été présenté comme LE film de l’année. J’ai beaucoup attendu pour aller le voir faute de temps mais j’ai enfin fini par réussir à y aller. J’attendais donc beaucoup de ce film, d’autant que j’apprécie en général beaucoup le cinéma iranien.

          Il n’y a en effet pas grand chose à redire sur ce film. Le scénario est solide, les acteurs sont excellents, c’est du grand cinéma. J’ai trouvé intéressante la manière dont est filmée la société iranienne, qui se démarque un peu de ce que j’avais pu voir jusqu’à présent. Une vision moins contestataire et plus nuancée de la situation du pays, même si la critique, quoique voilée, est bien présente. 

         Malgré tout, je n’ai pas spécialement accroché dans l’ensemble. Les histoires de couples qui se déchirent me laissent assez indifférente et les querelles permanentes me portent sur les nerfs, que le film soit iranien, français, américain ou japonais. Mais je savais à quoi m’attendre, je ne peux donc m’en prendre qu’à moi-même si le miracle attendu n’est pas survenu. J’avais beaucoup aimé des films iraniens créatifs et engagés. On est ici dans une veine plus classique avec laquelle j’ai moins d’affinités. Toutefois, petites réserves dues à des préférences personnelles mises à part, le film est très bien réalisé et propose une vision intéressante de la société iranienne. Un cinéma profond et intelligent.

 

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  1. bon moi j’ai pas pu le voir- faute de temps et de garde d’enfant :o)…. je m’attends peut etre pas au film de l’année comme effectivement certains nous l’ont vendus et clamé, mais je suis certain que ce film me plaira plus que d’autres films iraniens que j’ai pu voir (le gout de la cerise et autres) beaucoup trop austère et métaphorique pour moi…
    ici, visiblement, le réalisateur a voulu aller vers un récit plus classique et une forme presque holywoodienne, du moins trés narrative, et j’avoue que ce genre de projet me séduit (mettre un tout petit peu de spetaculaire dans u cinéma engagé touche plus son but que de faire un film très abstrait)… et personnellement, les histoires de couple qui tournent au vinaigre, que le vinaigre soit francais américain ou iranien,c’est carrément mon kif, j’avoue :o)

    • Oui, le cinéma iranien est parfois très métaphorique. Ici on est face à un film assez classique. Une forme un peu plus occidentale qui nous perturbe moins. Je pense que c’est le genre de film qu’on peut difficilement ne pas aimer. Je n’ai pas adoré, mais je pense que si on est un adepte des histoires de couples qui tournent mal ça doit de suite plus nous emballer 🙂

  2. bon je viens juste de voir le film et je le chroniquerais prochainement…mais c’est étrange, car le film est quand meme diablement plus profond qu’une banale histoire de couples qui se disputent… on est pas chez depleshin quand meme, ici il est question de lutte des classes, de religion, de dépendance des personnes ages, de justice, de pouvoir de l’argent….bref une complexité énorme dans les personnages et dans leurs comportements une personne que l’on detestait 5 minutes avant nous apparait profondément humain avec un mot, un geste….
    bon effectivement la forme est plus classique que dans le cinéma iranien classique trop métaphorique pour moi, mais contrairement à ce que j’avais attendu, on est pas non plus dans un traitement holywoodien de la caméra.. maintenant, pour la personne qui a pleuré pendant tout le film, non je n’irais pas jusque la, il n’y a aucune surdramatisation…pt etre pas assez pour moi d’ailleurs :o)

    • Je n’ai pas compris qu’on dise de ce film qu’il est holywoodien, c’est largement exagéré. C’est un bon film, qui dépasse l’histoire de couple. Mais j’ai trouvé que les critiques avaient aussi un peu trop appuyé le côté engagé, qui est moins présent que dans bien d’autres films. Les histoires de couples ne me passionnent pas, je suis donc forcemment un peu restée sur ma faim (surtout avec tout le foin qu’on avait fait autour), mais ça reste un très bon film.

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