Un château en Italie

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Comédie dramatique française de et avec Valeria Bruni-Tedeschi, avec Louis Garrel, Filippo Timi, Marisa Borini

UN+CHATEAU+EN+ITALIE

          La famille de Louise ne va pas très bien : il ne reste pas grand chose de leur fortune, ils n’ont plus les moyens d’entretenir le château familial, son frère a le sida et son meilleur ami est alcoolique. Quand elle rencontre Nathan, qui a la moitié de son âge, elle se prend à rêver qu’un avenir meilleur est encore possible. Une histoire se termine et une autre commence.

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          Je ne suis généralement pas friande de ce type de films et je dois admettre ne pas apprécier particulièrement Valeria Bruni-Tedeschi en tant qu’actrice. Autant dire que je n’avais a priori aucune raison de me précipiter dans les salles. Pourtant, lorsque j’ai vu la bande-annonce, quelque chose m’a intriguée dans cette histoire – une certaine fragilité peut-être – et je me suis surprise à avoir envie d’en savoir plus. Tant et si bien qu’un soir où rien d’autre ne me tentait à l’heure qui m’arrangeait, je me suis lancée ! Un peu sur la réserve, je dois l’admettre, pas bien sure de ce que je faisais… Mais j’ai été agréablement surprise et n’ai pas regretté mon choix. J’avais bien aimé la présentation et le film est tout à fait dans le même esprit, je n’ai donc nullement été déçue.

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          Comme toujours dans l’autofiction (comme son nom l’indique, savant dosage d’autobiographie et de fiction), la réalisatrice n’a pas de grandes chose à nous raconter, mais ici au moins elle ne prétend pas le contraire et prend le recul nécessaire pour ne pas rendre pesant cet exercice un rien nombriliste. Elle parvient à faire preuve d’auto-dérision et à créer ainsi une certaine connivence avec le spectateur, riant avec lui de ses propres travers. Elle met se dévoile, met en avant ses fêlures de manière touchante parfois, drôle aussi souvent. On s’y retrouve forcément un peu. Surtout, elle joue remarquablement, tout comme Louis Garrel et la mère. Vous me direz « facile, chacun joue son propre rôle ». Certes, mais tout de même, j’ai connu des films où même en jouant leurs propres rôles les acteurs étaient  mauvais (non, je ne citerai personne…). On ne peut pas parler d’un grand film mais l’image est soignée et la musique très bien choisie, pour un tout très cohérent. Il y a du charme dans cette histoire-là, un brin de folie teinté de mélancolie. On sourit et on s’y reconnaît peut-être un peu sans oser l’avouer. Une jolie réussite.

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  1. je dois dire que je ne pensais pas non plus que le film allait te plaire… j’en déduis qu’ils ne doivent pas pousser la gueulante dans cette histoire de famille alors :o)… je pense que j’irais aussi le voir prochainement, même si les autres films de Bruni Tedeschi en cinéaste m’avait laissé un peu dubitatif et m’avait un peu agacé par son coté nombrilisque et un peu poseur…on va voir si celui la me fait le meme effet :o) bonne soirée à toi Madimado!!

    • Je craignais justement le côté nombriliste et poseur mais là j’ai plutôt trouvé à ce film suffisamment de recul pour lui apporter une certaine légèreté. J’avoue que je n’ai même pas fait attention aux engueulades ! C’est qu’il ne doit pas y en avoir tant que ça 🙂 Je serais curieuse d’avoir ton avis si tu vas le voir. Bonne soirée à toi aussi.

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