L’art de la fugue

Par défaut

          Vacillements, chutes, apparitions et disparitions des corps se conjuguent sur les notes de L’art de la fugue de Jean Sébastien Bach. Un couple se cherche dans un décor en constant mouvement. Un jeu de déconstruction qui se joue à deux, grave et léger à la fois.

image

          C’était la première fois que j’allais au Centquatre et je dois dire que j’ai été très séduite par le lieu. Il faudra que j’y retourne en journée pour profiter de la librairie et des cafés qui m’ont semblé très agréables. Je dois avouer que je ne savais pas grand chose sur ce spectacle avant d’aller le voir, simplement qu’il s’agissait de cirque. Je n’avais pas fait le lien entre le titre et L’art de la fugue de Jean-Sébastien Bach, pièce que j’apprécie particulièrement et que j’aurais adoré savoir jouer. Quand j’ai vu un piano sur la scène j’ai été absolument ravie ! La pianiste arrive sur scène en premier et commence à jouer L’art de la fugue donc. J’ai trouvé cela terriblement émouvant, j’en ai eu des frissons tellement c’était beau ! Ensuite, une jeune femme entre en scène. Pour seul décor, un immense cube en bois dans lequel elle ouvre une fenêtre. Un homme la rejoindra ensuite et on les verra tous deux autour d’une table dans une scène du quotidien à laquelle ils donnent beaucoup de poésie.

art-de-la-fugue-01

          Le décor se déconstruit et évolue au fil du spectacle. J’ai beaucoup aimé sa simplicité apparente et son incroyable inventivité. Sur scène, les deux interprètes se cherchent sans jamais sembler arriver à se rejoindre dans un joli jeu de poursuite et de fuite qui semble ne jamais devoir finir. L’histoire d’un couple avec ses difficultés comme ses moments de tendresse. Il y a un jeu très intéressant avec le décor et un trampoline qui se cache à l’intérieur. C’est plein de légèreté et les acrobaties semblent naturelles tant elles sont exécutées avec aisance. La mise en scène joue beaucoup sur les répétitions et j’ai trouvé qu’on frôlait parfois l’ennui sans pour autant jamais tomber dedans. Plus on avance dans le spectacle et plus l’histoire se dessine et fascine. La mise en scène est très belle avec un jeu de lumières extrêmement intéressant mais également un certain humour. Un spectacle entre cirque et danse assez fascinant : c’est tendre et poétique, c’est à voir.

"

  1. Pingback: Avril, le bilan | Madimado's Blog

  2. Pingback: Bilan 2014 | Madimado's Blog

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s