Honneur aux femmes

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          Il y a peu, je consacrais un article à la condition de la femme au cinéma (à retrouver ici). Voici un petit complément avec un film vu depuis (sur les conseils de Bernieshoot suite à mon article justement), un roman et un livre photo où les femmes sont à l’honneur.

Drame indien de Leena Yadav avec Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla

Dans l’état du Gujarat, en Inde, les femmes sont de nos jours encore largement sous l’emprise des hommes. Elles sont quatre, une veuve, une femme stérile, une prostituée et une jeune mariée. Le chemin de la liberté est semé d’embûches mais leur amitié va les aider à s’affranchir d’une société qui les étouffe.

La saison des femmes, afficheCe film est mon gros coup de cœur de cette première moitié de l’année. S’il n’est pas exempt de défauts, j’ai trouvé son énergie communicative et j’en suis ressortie euphorique. Dès les premières images, j’ai été totalement happé par l’univers de ce film : les couleurs de l’Inde, ses traditions ancestrales, ses femmes malmenées. Le film retranscrit très bien le poids des traditions dont les personnages essaient tant bien que mal de s’affranchir. Le film s’inspire de récits fait par des femmes de cette région reculée de l’Inde. Les quatre femmes au centre du récit ont des personnalités exceptionnelles et j’ai trouvé les deux qu’on voit dès le début particulièrement attachantes. Les actrices sont assez incroyables. La complexité des personnages se révèle peu à peu, laissant apparaître les failles de chacune. Les hommes sont en retrait dans le film et n’ont pas franchement le beau rôle mais cela ne m’a pas gênée outre mesure et l’histoire ne m’a pas donné l’impression d’être caricaturale. Un film que j’ai vraiment adoré : plein de couleurs, d’énergie et porteur d’un message universel. Un magnifique films de femmes et un énorme coup de cœur.

 

En Iran, de nos jours, l’histoire de deux gamines extraordinairement belles, séparées pour être mariées, avec qui la vie ne va pas être facile. Et celle de prostituées assassinées qui offrent un regard surprenant sur le plus vieux métier du monde.

Les putes voilées n'iront jamais au Paradis ! couvertureAllez savoir pourquoi je m’étais convaincue que ce livre était un essai. J’avais un peu tardé à m’y mettre, le genre n’étant pas particulièrement celui qui m’attire le plus spontanément. J’ai donc été ravie de découvrir qu’il s’agissait en réalité d’un roman : et quel roman ! Je suis de suis tombée sous le charme de ce style riche et enlevé, particulièrement maîtrisé. Un vrai coup de foudre ! L’histoire m’a tout autant absorbée. L’auteur s’inspire d’un fait réel : une série de meurtres de prostituées en Iran. Partant de là, elle imagine l’histoire de chacune et leur donne la parole. L’intention est louable et parfaitement menée à bien. On passe du rire à l’émotion en lisant leur récit, oubliant parfois même qu’il est fictif, tant ces femmes semblent vivantes. Les incursions de l’auteur dans le récit ont un côté ludique qui vient casser un peu l’aspect tragique du texte. Mais sous la légèreté de la plume, c’est un portrait très sombre de la société iranienne que dresse l’auteur, une société qui étouffe la femme et l’exploite à la moindre occasion. Un roman qui se lit d’une traite avec un réel plaisir mais n’en cache pas moins un engagement profond : un énorme coup de cœur.

Vous voulez connaître une société ? faites parler ses prostituées ! Vous découvrez tout sur les gens, sur leur culture, leurs coutumes, leurs préjugés, leurs croyances, sur les violences sociales, sur le commerce, la politique et même sur le système judiciaire…Parmi les clients des putes, il y a des hommes de tout rang et de out milieu.

Pendant plus de trente ans, les plus belles femmes ont été saisies par l’objectif de Jeanloup Sieff. Ses photographies – qu’il s’agisse de portraits, de nus ou de séries de mode – révèlent une femme impertinente, sensuelle, infiniment consciente de son pouvoir de séduction.

Femmes, Jeanloup Sieff, couvertureOn m’a offert ce livre l’année dernière pour mon anniversaire. Je ne connaissais pas du tout ce photographe – il faut dire que ma culture en matière de photo est proche du néant – et j’avais hâte de découvrir son travail. J’ai toujours beaucoup aimé les nus féminins, que ce soit en photo ou en peinture, j’ai donc été ravie de me voir offrir cet ouvrage qui y est en partie consacré – alternant avec des portraits ou des photos de mode. Tous les clichés que contient ce petit livre au format carré sont en noir et blanc et souvent très contrastés. Je me suis d’ailleurs rendu compte que certains étaient célèbres. C’est un peu inégal mais j’ai trouvé qu’il y avait des clichés vraiment magnifiques avec en particulier de très beaux jeux de contre-jour et de clair-obscur ainsi que des jeux d’ombres intéressants. Il y a également quelques belles constructions, assez originales. Il y a des choses plutôt classiques, d’autres drôles ou poétiques. Le femme est le trait d’union entre ces univers assez disparates. Ca m’a donné envie de voir ce qu’il avait fait d’autre même si je n’en ai pas encore eu l’occasion. Il y a une certaine élégance dans ce travail qui n’est jamais vulgaire. Un bel hommage à la femme.

Le violoncelle, Jeanloup Sieff, 1985

Le violoncelle, Jeanloup Sieff, 1985

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