La fabrique des illusions

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          Molly Howe est une jeune fille admirée et gâtée par la vie jusqu’au jour où le secret qu’elle dissimulait est exposé au grand jour. Elle s’enfuit alors à Berkeley où elle trouve réconfort dans les bras d’un jeune étudiant en art, John Wheelwright, qui tombe éperdument amoureux d’elle. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse de nouveau.

          Lu il y a longtemps, voici un roman dont je n’ai toujours pas pris le temps de vous parler. Rassurez-vous, si mes souvenirs sont vagues, j’avais pris des notes, me doutant bien que cet article tarderait à paraître. Il vaut bien avouer aussi que je ne sais trop que dire de ce texte qui m’a laissée un peu dubitative. On me l’avait offert il y a quelque chose comme deux ans et – en ayant entendu dire le plus grand bien – j’avais hâte de le lire. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais mais bizarrement pas du tout à ça (je crois que je faisais un amalgame avec le film « L’illusionniste », qui n’a pas le moindre rapport, d’où un certain temps de flottement lorsque j’ai compris mon erreur).

La fabrique des illusions

          Le style est classique mais agréable, quoique peut-être un peu indigeste par moments. Le début s’avère assez prenant, avec deux personnages opposés dont j’ai aimé suivre l’évolution. L’un m’a été plutôt sympathique, l’autre moins, mais j’ai apprécié la découverte de leurs histoires respectives, avec deux univers bien distincts et très riches. La mise en place du récit est très longue et pourtant – fait rare – c’est la partie que j’ai préférée dans ce texte, et de très loin ! J’ai en revanche été plus mitigée sur le dernier tiers. D’une part il y a quelques sérieuses longueurs et le propos manque un peu de clarté. Je n’ai pas bien compris où ça allait et quel était sensé être le message. Ca m’a quelque peu laissée sur ma faim… Il y a beaucoup de bonnes choses dans ce roman qui présente des facettes pas très glorieuses du rêve américain. Le propos se perd un peu en route mais l’ensemble reste plutôt bon.

Notre culture ne propage aucune valeur hormis cet étrange autodénigrement suggéré par ce perpétuel sourire d’ironie : nous nous abstrayons de nous-mêmes pour mieux nous protéger du terrible vide de l’existence que nous menons aujourd’hui.

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