Mes lectures

Ce matin-là, Gaëlle Josse

Qui ne s’est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s’est jamais senti « au bord de » ? Qui n’a jamais été tenté d’abandonner la course ?
Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit.
Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs.
Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s’ouvrent devant elle.

The end s’affiche en noir et blanc sur l’écran de la télévision, en majuscule fixes et tremblotantes, pendant que la musique du générique enveloppe la pièce d’un envol symphonique, cordes, trompettes et cavalcade. Clara passe le dimanche soir chez ses parents, une habitude.

Couverture du roman Ce matin-là, Gaëlle Josse

De Gaëlle Josse je n’avais lu que Le gardien d’Ellis Island que j’avais beaucoup aimé. J’étais curieuse de la découvrir dans un autre genre et les retours sur son dernier roman étant excellents, je me suis laissé tenter. Ce n’est a priori pas un sujet qui me parle beaucoup, trop intime, mais j’attendais de voir, espérant une bonne surprise.

Je ne suis pas concernée par la dépression ou par le burn out. Des personnes dépressives m’avaient dit que c’était un livre à faire lire pour comprendre ce qu’elles vivaient et c’est l’une des raisons qui m’a poussé à le lire. J’avoue ne pas avoir été spécialement touchée, pas autant que je l’attendais en tout cas. Mais c’est peut-être juste moi qui n’accroche vraiment pas avec les sujets intimes. Je suis restée très extérieure à l’histoire, même si certains aspects, la fatigue notamment, ou l’impossibilité de faire certaines choses, résonnent forcément avec la maladie chronique et m’ont permis d’entrevoir la manière dont certains pouvaient se retrouver dans ces lignes.

Malgré tout j’ai beaucoup aimé ce roman qui est très bien écrit. C’est un texte d’une grande sensibilité qui est agréable à lire. Il dresse un portrait fin et nuancé d’une jeune femme au bout du rouleau qui va peu à peu essayer de se retrouver et se reconstruire. Si cela ne m’émeut pas spécialement, j’ai tout de même trouvé que c’était fait avec beaucoup de justesse dans l’expression des sentiments et de la fragilité. J’ai apprécié cette manière simple de présenter les choses, comme une accumulations de ces détails qui font nos vies, sans jamais trop en faire, sans être larmoyant. Un roman délicat et sensible, remarquablement écrit.

Portrait de Gaëlle Josse
Photo : Louise Oligny

Ces semaines vides, ces semaines blanches, semaines de rien, de fatigue, de mauvais sommeil, d’épuisement, ces semaines ou prendre une douche et préparer un café peuvent prendre la mâtinée.


Secoue-toi. […] Comme s’il s’agissait de se lever, de s’agiter comme un cocktail dans un shaker.


Depuis l’heure de la chute, quelque chose c’était ouvert en elle, un passage, une voie d’accès vers elle-même, et vers tous ceux qui n’en peuvent plus de serrer les dents.

2 commentaires sur “Ce matin-là, Gaëlle Josse

    1. Il te plaira beaucoup je pense. Par contre je ne l’ai que sur liseuse celui là. Florida je peux te le mettre de côté mais je doute que ça t’emballe plus que ça par contre

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