Mes lectures

Fratrie, Thierry Decottignies

Fratrie est une histoire simple, un road-movie. Un homme, confronté à un monde et à des frères au bord du chaos, prend la route et perd peu à peu les repères de son identité.
Fratrie est un texte acéré, une implosion lente, une succession d’images et de situations faites pour bousculer le lecteur.

Ca faisait des semaines que j’arrêtais pas, alors c’est pas étonnant : au bout d’un moment c’est la surchauffe, les nerfs flambent, et l’angoisse, un matin, une angoisse comme un coup de couteau dans le ventre, m’a décomposé.

Couverture du roman Fratrie

En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit que c’était quitte ou double, ce genre de texte, soit j’allais adorer, soit ça allait me tomber des mains. J’ai tenté par curiosité, ça promettait d’être surprenant. Je ne me suis pas trompée mais on ne peut vraiment pas dire que ç’ait été un coup de cœur… Je ne vais pas vous en parler longuement étant donné que j’ai tenu à peine 25 pages. Je dis ça parfaitement au pif, c’était sans doute un peu plus, mais péniblement.

Je n’ai pas du tout aimé le style. C’est à la fois très vulgaire et onirique, difficile de discerner le songe de la réalité passées les premières pages. Tout ce que je déteste donc ! Carton plein ! Ce texte est empreint d’une violence qui m’a dérangée. Je n’ai pas du tout accroché. Ca m’a mise assez mal à l’aise. Toutefois, il faut noter un style marquant et une certaine originalité. On ne peut nier une force particulière dans ces pages. Ce n’est pas du tout mon genre mais ça a le mérite de surprendre, les lecteurs avides de curiosités littéraires devraient y trouver leur compte.

Portrait de Thierry Decottignies

Je n’ai pas noté de citations de ce textes, en dehors de l’incipit, à la place, voici quelques mots de l’auteur sur l’écriture de ce texte et ses intentions :

Il doit y avoir une communication, quelque chose doit passer – doit circuler – entre le lecteur et le texte afin que le texte soit activé. Ce n’est pas absolument nécessaire, bien sûr. Le but premier serait même plutôt de se perdre, avec l’objet et dans l’objet, ou mieux encore : de saisir quelque chose à l’intérieur de la perte, à l’instant même de la perte. Si mon travail est porté par une intuition, celle-ci se trouve dans l’émotion particulière que procure cet instant, ce vertige où devenir autre n’est pas devenir un autre, dans un jeu d’identification, mais presque disparaître : atomisé, devenir indistinct, comme dans les rêves.

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