Mes lectures

Le Tripode

Je voudrais profiter de ce confinement pour vous présenter certains de mes éditeurs favoris. Évidemment, difficile de choisir. Mais j’ai essayé de faire une sélection de petites ou moyennes maisons d’édition dont j’ai le plus apprécié le travail ces dernières années. Liste non-exhaustive donc. Je commence par Le Tripode.

Le Tripode est une maison d’édition fondée en 2012 par Frédéric Martin, éditeur ayant auparavant travaillé aux éditions Viviane Hamy et co-fondateur des éditions Attila. En quelques années, ils ont réussi à se faire une place à part dans le paysage éditorial français. Ce que j’aime chez eux ? Leurs couvertures colorées et leur sélection exigeante et décalée. Mais aussi l’ardeur avec laquelle ils défendent leurs ouvrages. Ils s’inspirent du travail de l’éditeur Jean-Jacques Pauvert qui disait que l’éditeur doit « ouvrir un lieu d’asile aux esprits singuliers »

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Mes lectures

Chavirer, Lola Lafon

1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.
2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.

De Lola Lafon, je n’avais lu que La petite communiste qui ne souriait jamais. J’avais bien aimé malgré quelques longueurs. J’étais donc curieuse de découvrir un autre de ses textes. Celui de cette rentrée avait un thème qui me parlait particulièrement, c’était donc l’occasion de se lancer. J’en avait entendu dire le plus grand bien, il a été plus d’une fois présenté comme l’un des grands textes de cette année et j’avais hâte de voir de quoi il retournait.

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La femme qui reste, Anne de Rochas

Dans l’Allemagne exsangue et tumultueuse des années 1920, le Bauhaus est plus qu’une école d’art. C’est une promesse. Une communauté dont le but est de mettre en forme l’idée de l’Homme nouveau. En 1926, l’école s’installe à Dessau. Dans le grand bâtiment de verre et d’acier, Clara, Holger et Théo se rencontrent, créant une sorte de Jules et Jim.
À Berlin, toute proche, le temps s’assombrit. Les convictions artistiques ou politiques ne sont pas les seuls facteurs qui décident du cours d’une vie. Ce sont aussi, entre rêves d’Amérique et désirs de Russie, d’autres raisons et déraisons. Lorsque l’école sera prise dans les vents contraires de l’Histoire, les étudiants feront leurs propres choix. À qui, à quoi rester fidèle, lorsqu’il faut continuer ?

Couverture du roman La femme qui reste

J’avais entendu le plus grand bien de ce premier roman dont le thème me tentait beaucoup. J’ai beaucoup lu sur cette période et ça m’intéressait d’avoir un point de vue un peu différent. Eh bien je dois avouer que j’ai été plutôt déçue. Ce livre parle très peu de la guerre finalement et beaucoup des années qui ont précédé au Bahaus. Je ne savais rien de ce mouvement, m’intéressant assez peu au design. Ca a posé problème dans cette lecture.

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Sublime royaume, Yaa Gyasi

Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre toute la journée. Grâce à des flashbacks fort émouvants, notamment sur un frère très fragile, nous découvrons progressivement pourquoi la cellule familiale a explosé, tandis que Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres. ​

Couverture de Sublime Royaume de Yaa Gyasi

De cette autrice j’avais adoré No home, son premier roman, qui avait été un gros coup de cœur. J’attendais donc avec impatience celui-ci. J’avoue avoir été bien moins convaincue. Même si globalement c’est un bon roman, j’ai trouvé qu’il n’avait ni l’ampleur ni la portée du précédant. Le sujet, beaucoup plus intime, m’a moins touchée. Mais là c’est aussi une question de goûts, je ne suis pas très portée sur les drames personnels, je leur préfère toujours l’aspect historique ou social, même si ça se rejoint souvent.

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Apeirogon, Colum McCann

Apeirogon
Une figure géométrique au nombre infini de côtés.
En son cœur, deux pères.
Un palestinien, un israélien, tous deux victimes du conflit, qui tentent de survivre après la mort de leurs filles. Abir Aramin, 1997-2007. Smadar Elhanan, 1983-1997. Il y a le choc, le chagrin, les souvenirs, le deuil. Et puis l’envie de sauver des vies. Ensemble, ils créent l’association « Combattants for Peace » et parcourent le globe en racontant leur histoire pour susciter le dialogue.

Couverture d'Apeirogon de Colum McCann

Voici un autre titre de cette rentrée dont j’attendais beaucoup. Je n’avais jamais rien lu de l’auteur mais j’ai entendu dire beaucoup de bien de ses romans et en particulier de celui-ci, le thème me tentait bien, je me suis donc laissée convaincre. J’ai commencé ma lecture pleine d’un enthousiasme débordant et… bah j’ai été d’abord surprise, puis perdue par ce texte assez surprenant. Je ne sais même pas par quel bout le prendre pour vous en parler tellement ça m’a sortie de ma zone de confort. Je ne suis finalement pas allée au bout, pourtant je ne suis pas sure de pouvoir affirmer que je n’ai pas aimé.

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