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Les petits plats que j’aime mitonner et les lieux où je sors me régaler

Vacances romaines au café de la presse

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          J’étais déjà passée devant le Café de la Presse un jour de projection et ça m’avait fait très très envie. Je m’étais dit que la fois suivante je ne raterais pas ça et puis bien sûr, j’avais oublié. Quand on m’a proposé d’aller y voir Vacances romaines avec Audrey Hepburn et Anthony Peck, j’ai donc sauté sur l’occasion. Le principe : le Café de la Presse s’associe avec Paris fait son cinéma pour une projection d’un grand classique chaque mois, le dimanche soir. La projection est gratuite, il ne vous reste plus qu’à commander quelque chose à siroter devant votre film. Ca tombe bien, l’équipe vous concocte pour chaque séance des cocktails et plats qui rappellent l’univers du film : immersion garantie.

Le café de la Presse, Paris, Bastille

          J’ai trouvé l’ambiance du lieu très sympa. Nous étions installés à l’étage et nous avions une assez bonne vue sur l’écran (les écrans devrais-je dire puisqu’il y en a un à chaque bout de la salle). En bas les tables semblent beaucoup plus tassées. Economies obligent, nous ne comptions pas spécialement manger sur place. Pourtant, les assiettes que nous avons vues sur les tables voisines ne nous ont pas franchement aidées dans nos résolutions… Elles sont très copieuses et tout paraissait très bon. Nous avons coupé la poire en deux et opté pour une planche de fromage et charcuterie. Nous avons choisi la petite (A4, de son petit nom, car tous les plats font référence à… la presse bien sûr !) qui est déjà bien copieuse et tout à fait honnête pour son prix. Avec ça, un cocktail italien bien sûr !

          Et le film, dans tout ça ?

          Princesse soumise à un étouffant protocole, Ann n’a pas une minute de liberté. En déplacement à Rome, elle fait la rencontre du journaliste Joe Bradley qui la reçoit chez lui sans connaître son statut. Sous le charme du jeune homme, Ann profite enfin d’un moment d’évasion avant que sa condition ne la rattrape.

Vacances Romaines, affiche

          Ma culture classique n’est franchement pas terrible côté cinéma et je n’avais jamais vu ce film de William Wyler sorti en 1953. Je ne connaissais pas le synopsis mais le titre et le casting m’avaient donné très envie de le voir. Il m’a fallu quelques minutes pour rentrer dedans, comme souvent avec les vieux films, le temps de laisser de côté nos habitudes en matière de cinéma. Je ne suis pas particulièrement branché comédie romantique et je craignais un peu que ça ait mal vieilli. Que nenni ! Si le tout début n’est pas palpitant – il faut bien poser le contexte – ça devient rapidement très prenant et franchement drôle par dessus le marché. Je dois avouer avoir été surprise par l’omniprésence de l’humour dans ce film. Les vannes fusent et le comique de situation n’est pas en reste. Je suis rarement bon public pour les comédies mais j’ai pourtant beaucoup ri.

Vacances romaines, Greory Peck et Audrey Hepburn en Vespa

          Le casting vend du rêve. C’est incroyable ce que ces deux acteurs peuvent être beaux et talentueux ! Certes, on le savait déjà mais tout de même, on est sous le charme de bout en bout. L’histoire quant à elle est assez simple mais elle fonctionne et après tout, on ne lui en demande pas plus. La fin est assez surprenante et on ne tombe absolument pas dans la mièvrerie. Il y a quelques scènes franchement cocasses qu’on risque difficilement d’oublier. Evidemment, le décor de rêve est aussi le bienvenu et on apprécie nous aussi ce petit séjour touristique dans la capitale italienne. J’ai vraiment pris un plaisir fou à la découverte de ce film drôle, sensible et enlevé : tout le charme d’Hollywood pendant 2h. 

          Vous l’aurez compris, j’ai passé une très bonne soirée qui me sera revenue au prix d’une place de cinéma mais en beaucoup mieux (vous m’excuserez, je n’ai pas trouvé la bande-annonce en VO sous-titrée). Ca m’a d’ailleurs donné envie de retourner au Café de la Presse pour découvrir le restaurant qui propose des plats simples (pâtes, burgers, tartares, salades…) mais qui semblent de qualité et servis en quantités très généreuses. Si mes souvenirs sont bons, il faut compter environ 15€ pour un plat, ce qui est sensiblement le tarif en vigueur dans le quartier. Je n’ai pas eu la carte des boissons entre les mains donc à part les cocktails du jour (5€ je crois), je ne connais pas les prix des consommations. Des concerts et expositions sont aussi organisés et il y a une grande terrasse pour l’été. Bref, un endroit où je me suis sentie bien et qui m’a donné envie d’y retourner. Pour les films en revanche, c’était le dernier de la saison mais j’espère qu’ils reviendront bientôt et en attendant vous pouvez découvrir le reste de la programmation de Paris fait son cinéma avec plein d’événements plus originaux les uns que les autres. Nous avons passé grâce à eux une excellente soirée qui avait comme un goût de vacances.

Le café de la Presse, Paris, Bastille

Le Café de la Presse

36 boulevard Bastille

75012 Paris

Ouvert tlj de 08h à 02h, 05h le week-end

Flaq : bar atypique

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          Malgré une période de disette qui m’interdit à peu près toute sortie, j’ai quand testé un ou deux nouveaux bars ces dernières semaines. Parmi eux, Flaq. Un bar italien idéalement situé rue Quincampoix, tout près de Châtelet. J’avais dû passer devant plusieurs fois, pourtant je ne l’avais jamais remarqué. C’est un peu le hasard qui nous y a conduits. Je suis tombée de suite amoureuse du lieu. La déco est un mélange de bois et de style industriel très réussi avec quelques gros canapés en cuir et des fleurs fraîches pour compléter le tout : exactement ce que je rêverais d’avoir chez moi. Très hypster comme lieu mais j’assume mon côté trentenaire parisien qui bosse dans la culture. Tant pis pour les clichés.

Flaq Paris

          Les prix ne sont pas donnés mais pas spécialement exorbitants non plus pour Paris : 2€ le café, 3,50€ le soda et 4 ou 5€ le verre de vin. Les bières en revanche ne sont pas données. Des assiettes sont proposées autour de 15€ (et elles sont particulièrement appétissantes !). Le lieu s’organise autour de plusieurs grandes tables basses et j’ai trouvé assez convivial le fait de les partager avec de parfaits inconnus. Le service est prévenant est plutôt sympa. La musique agréable. On se sent bien dans cet endroit qui mêle les genres et détailler les éléments de déco risque de vous occuper un certain temps.

Flaq Paris

          La salle sert également de lieu d’exposition et propose des spectacles et projections. J’ai adoré la fresque au plafond. Certaines photos exposées sont également très belles et je serais bien repartie avec une lampe sous le bras (elles sont toutes à vendre) si j’en avais eu les moyens. Au premier sous-sol, on trouve un cabinet des curiosités où tout le mobilier est à vendre. Et au sous-sol inférieur, une ancienne chapelle du XIII° s. privatisable pour vos gros événements. Je n’ai malheureusement pas pu visiter les sous-sol avec mes béquilles mais je n’y manquerai pas à ma prochaine visite. Un endroit agréable où se poser avec un café ou un verre de vin. Un lieu chaleureux qui ne manque pas de charme !

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Flaq

36 rue Quincampoix
75004 Paris

Métro Rambuteau/Hôtel de ville/Châtelet-les-Halles

Le mardi de 19h à 2h
Du mercredi au samedi de 14h à 2h

 

Purée de butternut au lait de coco

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Pour 4 personnes

1 courge butternut
1 grosse pomme de terre
20 cl de lait de coco
1 c. à café de curry en poudre
1 c. à café de galanga moulu (ou à défaut de gingembre)
1 pincée de piment
1 pincée de graines de coriandre concassées (facultatif)
Sel, poivre

Courge butternut au four

Préchauffez le four à 180° C.

Coupez la courge en deux. Enlevez les graines – vous pouvez les garder pour en faire des graines de courge séchées – et mettez à la place une cuillerée à soupe d’eau. Mettez-la courge au four 45 à 50 min.

Coupez la pomme de terre en gros dés et faites-là cuire dans de l’eau bouillante salée environ 25 min, jusqu’à ce qu’elle soit fondante puis égouttez-là.

Pendant ce temps, faites chauffer le lait de coco à feu doux dans une petite casserole.

Lorsque la courge est cuite, sortez-la du four et récupérez la chair à l’aide d’une cuillère.

Passez la pomme de terre et la butternut au presse purée.

Ajoutez le lait de coco et les épices. Salez, poivre, mélangez bien. Faites réchauffer votre purée à feu doux avant de servir et saupoudrez de coriandre concassée.

Purée de courge butternut au lait de coco

Bon appétit !

Solides, la table toulousaine qui monte

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          Solides, c’est le restaurant de Simon Carlier, ancien candidat de Masterchef. Au programme : menu unique qui se décline en 4 ou 6 plats (dans mon souvenir du moins). Nous avons pris la formule amuse-bouche-plat-dessert. Les portions sont assez petites mais suffisantes, on ne ressort pas avec la faim. Il est possible de manger sur de petites tables dans une salle à l’entrée ou à une grande table commune près des cuisines. Nous avons choisis la 2° option qui nous paraissait beaucoup plus agréable. Nous avons bien fait, d’autant plus que la table est aussi belle que bien située. La décoration est on ne peut plus simple mais ça donne un côté très convivial que j’apprécie. L’attente s’est avérée un peu longue ce soir-là mais zieuter ce qui se passe en cuisine est une occupation fort prenante et je n’ai pas franchement vu le temps passer.

Solides-Simon-Carlier

          Et dans l’assiette alors ? Dans l’assiette, c’est juste divin. On a commencé par une crème de topinambours et riz noir soufflé. J’aime bien les topinambours seul je trouve ça un peu triste. Mais là… là j’aurais pu en manger une soupière. C’était d’une telle finesse, et d’une telle douceur. Un coup de foudre. Après ça, j’ai passé le reste du repas sur un petit nuage. Je n’arrive pas à me rappeler au juste de ce qu’on a mangé en entrée (quelque chose de crémeux avec du foie gras dedans), mais je sais que c’était bon – moins fou que l’amuse-bouche mais bon. Pour le plat, nouvel ébahissement. Du magret de canard (je n’aime pas trop le canard) avec de la purée de carotte à la cacahuète. C’était absolument parfait. Tellement délicat. Un délice. Le dessert était un peu en dessous. Un fondant au chocolat et coulis de mandarine. Je ne suis pas très desserts au chocolat mais le fondant était très bon, en revanche, la mandarine était un peu fade, ce qui est dommage. Ca n’en reste pas moins un très bon dessert, juste moins parfait que le reste.

Solides-Simon-Carlier

          Vous l’aurez compris, j’ai été on ne peut plus convaincue par la cuisine du chef. Le « petit menu » le soir est à 32€, ce qui n’est pas donné mais amplement justifié par le contenu des assiettes. Le service est plutôt agréable et j’ai bien aimé pouvoir observer les cuistots à l’oeuvre. En revanche, sur 4 des assiettes qui m’ont été proposées, 3 étaient ébréchées (et pas qu’un peu !). Je l’ai signalé après le plat mais ça ne m’a pas empêché d’en avoir une dans le même piteux état pour le dessert. J’ai trouvé ça un peu limite étant donné le prix du menu. La cuisine est très fine, le dressage irréprochable, la vaisselle se devrait de l’être aussi. Un effort particulier après ma remarque ou un petit geste commercial auraient été appréciés. C’est le seul reproche que j’ai à faire à cet établissement qui pour le reste a été une des meilleures surprises de l’année. Chez Solides, vous trouverez une ambiance conviviale, des assiettes colorées et surtout une cuisine moderne et inventive d’une rare finesse. Une excellente adresse : on en redemande. 

Solides-Simon-Carlier

Solides

38 rue des Polinaires

31 000 Toulouse

05 61 53 34 88

Menus à 20€ le midi et 32€ le soir

Petits cakes à la moutarde à l’ancienne

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Pour 6 mini cakes

2 œufs
8 cl de lait
8 cl d’huile d’olive
2 c. à soupe de moutarde à l’ancienne
20 g de parmesan en poudre
140 g de farine 6 céréales
1 pincée de curcuma (facultatif)
1/2 sachet de levure chimique
Sel, poivre

Cake moutarde

Préchauffez le four à 180° C (th. 6).

Dans un saladier, battre les œufs avec l’huile, le lait et la moutarde.

Ajouter la farine en pluie avec l’estragon et le curcuma. Saler et poivrer la préparation. Mélanger.

Incorporer délicatement la levure.

Verser la pâte dans des moules (beurrés et farinés si vous n’utilisez pas de moules en silicone).

Enfourner pour environ 30 min.

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Une recette facile, très sympa pour l’apéro ou en accompagnement d’une salade.

Recette inspirée du livre Mini cakes, apéritifs et gourmandises d’Ilona Chovancova.

Bon appétit !