Archives de Catégorie: Expositions

Les expositions visitées, à Paris ou ailleurs

Shakespeare romantique

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          Il y a quelques temps j’ai eu l’occasion d’aller découvrir l’exposition « Shakespeare romantique » à Saint-Omer. Etant assez fascinée par Shakespeare (et ne voyant pas bien ce qu’il venait faire chez les romantiques), j’étais très curieuse de savoir de quoi il retournait. Je n’étais jamais allée à Saint-Omer – ni dans la région – et j’ai trouvé la ville très mignonne. C’est facilement accessible depuis Paris et ça se fait très bien dans la journée, grâce au TGV jusqu’à Lille. C’est donc tout à fait envisageable de se lever un peu tôt et d’aller découvrir l’exposition et la ville sans avoir à y dormir. Même si vu le prix des billets (comptez 60 à 80€ l’aller-retour), autant y dormir et profiter du week-end pour découvrir un peu la région.

Exposition Shakespeare romantique

          Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par cette exposition. Elle commence par ce qui fut son point de départ : la découverte d’une édition originale du théâtre de William Shakespeare. Un livre rare dont j’ai beaucoup aimé entendre conter l’histoire de la découverte, d’autant plus que c’est un auteur que j’apprécie. Et puis vous l savez, les livres sont clairement mon point faible ! Je ne connaissais pas vraiment les liens entre les romantiques et l’œuvre de William Shakespeare, j’ai beaucoup aimé les découvrir et j’ai appris pas mal de choses. Shakespeare était au début du XIX° s. assez peu connu en France, mais son théâtre revient sur le devant de la scène à la fin du XVIII° s. en Angleterre et au début du XIX° s. en France, créant un réel engouement chez de nombreux artistes, notamment Delacroix.

Exposition Shakespeare romantique

          Les œuvres exposées sont plus ou moins intéressantes mais il y a quelques belles pièces et de grands noms s’y retrouvent avec des prêts du musée Delacroix et du Louvre. La scénographie est réussie et poétique, avec de jolies silhouettes sculptées qui nous plongent dans l’univers des pièces de Shakespeare. Dommage que certains éclairages créent de gros reflets sur certaines œuvres sous vitrine (comme souvent). Le parcours est chronologique et bien conçu. Il y a également une volonté d’interaction avec des tableaux tactiles pour les enfants et les visiteurs mal-voyants. Une programmation est également prévue autour de l’exposition avec des visites théâtralisées et des lectures. Dans l’ensemble, c’est une très jolie exposition, intéressante qui plus est. L’occasion pour les amoureux de Shakespeare d’aller découvrir Saint-Omer, une petite ville qui ne manque pas de charme.

Bandeau de l'exposition Shakespeare romantique

Shakespeare romantique

Musée de l’hôtel Sandelin
14 rue Carnot 62500 Saint-Omer

Jusqu’au 30 août 2017

Du mercredi au dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 18h
Ouvert le lundi et le mardi aux groupes, uniquement sur réservation
Fermé les jours fériés

Plein tarif : 5€50

La pierre sacrée des maori

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          Cap sur la Nouvelle-Zélande, sur la piste de l’or vert, pierre sacrée des Māori. Matériau d’un art ancestral délicat, symbole de force et objet de fascination, cette pierre aux vertus magiques est intimement liée aux nombreuses croyances, histoires et légendes du peuple Māori.

La pierre sacrée des maori, affiche

          Le week-end dernier, je suis allée au musée du Quai Branly pour découvrir l’exposition « La pierre sacrée des Maori » sur des objets en jade. Bon, j’avoue que d’une manière générale, ce n’est pas le type d’expo qui me tente le plus mais j’adore le Quai Branly et je me suis dit que le thème me sortirait un peu de ma zone de confort. Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi la visite guidée, me disant que n’y connaissant rien en art maori et en pierres, je risquais de passer totalement à côté de cette expo si je la faisais par mes propres moyens (sinon j’aurais pu aller voir une expo susceptible de me plaire, mais j’étais visiblement d’humeur aventureuse).

Pendentif Maori

© Kura Pounamu marketing images Te Papa

          Alors, cette expo ? Eh bien, c’était très intéressant. J’ai beaucoup aimé le fait qu’on puisse toucher certaines pierres, ce qui est peu courant dans une exposition. Et moi qui adore les histoires, j’ai été ravie qu’il y soit questions de certaines légendes maori. C’est évidemment ce que j’ai préféré, ça m’a donné envie de me pencher sur cette culture que je ne connais pas du tout. Leur vision du monde a l’air assez poétique. La visite guidée se penche beaucoup sur l’utilisation du jade dans la vie sociale des maori et sur son travail, il est donc assez facile d’imaginer son importance sans connaissances particulières. Il y a quelques très belles pièces exposées même si au premier abord ça peut sembler un peu répétitif.

La pierre sacrée des maori quai Branly

© Kura Pounamu marketing images Te Papa

          La guide n’était pas du tout une spécialiste de la question (ni même de la Nouvelle-Zélande), ce que j’ai trouvé un peu dommage. Mais elle était passionnée et sympathique, ce qui a fait que son discours était tout de même très prenant et la visite agréable. Elle ne reprend pas tout à fait les panneaux explicatifs mais les complète. Ca m’a donné envie de refaire l’exposition par moi-même pour découvrir les aspects qui ont été moins abordés. Je pense que si on ne connaît pas déjà un peu le sujet, la visite guidée est indispensable pour bien profiter de cette exposition. Pari gagné donc puisque non seulement j’ai passé un bon moment malgré un sujet a priori loin de mes priorités mais en plus j’ai eu envie de revoir l’exposition et de découvrir la culture maori.

La pierre sacrée des maori

Musée du Quai Branly

37, quai Branly
75007 Paris

Du mardi 23 mai 2017 au dimanche 01 octobre 2017

Fermeture le lundi
Mardi, mercredi, dimanche :  11h00-19h00
Jeudi :  11h00-22h00
Vendredi, samedi :  11h00-21h00

Plein tarif : 10€

 

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21 rue de la Boétie au musée Maillol

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          L’exposition « 21 rue La Boétie » retrace le parcours singulier de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus grands marchands d’art de la première moitié du XXe siècle. Elle rassemble une soixantaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin…), pour certains inédits en France.

Affiche de l'exposition 21 rue de la Boétie

          Le musée Maillol rouvre après des travaux de rénovation. C’est petit musée (pas tant que ça d’ailleurs) que j’aime beaucoup. J’y ai découvert quelques belles expositions, notamment Artemisia, qui était passionnante et m’avait donné envie de me pencher de plus près sur la vie et l’œuvre de cette artiste avec un film et un livre. J’avais donc hâte de redécouvrir les lieux. Bon, à vrai dire, au premier coup d’œil le changement n’est pas flagrant. La configuration du musée demeure la même, c’est clair, c’est propre, pas de quoi s’extasier non plus. En même temps, c’était déjà très bien avant.

Exposition 21 rue de la Boétie

          Je suis très classique en matière de peinture, l’art moderne et moi ne sommes pas très copains. Toutefois, même si les artistes exposés n’ont pas ma préférence, j’étais quand même curieuse de découvrir cette exposition. Je trouve qu’il est toujours intéressant d’en apprendre plus sur les galeristes et marchands d’art dont le travail exerce sur moi une certaine fascination. Si on connaît parfois leurs noms, lus lors d’expositions ou lorsqu’on se penche d’un peu plus près sur la vie de tel ou tel artiste, ils restent bien souvent dans l’ombre et c’est toujours passionnant d’avoir l’occasion de découvrir un peu mieux leur travail.

Exposition 21 rue de la Boétie

          J’ai été un peu longue à vous parler de cette exposition parce que je ne savais pas trop quoi en dire. Je ne suis pas une grande fana de la plupart des artistes accrochés donc bon, très difficile d’avoir un avis objectif. Il y a toutefois quelques grands noms dans cette exposition : Picasso, Laurencin, Braque, Léger, Matisse… Sacré palmarès ! Il y a quelques jolies toiles et l’exposition les met bien en valeur. J’ai notamment beaucoup aimé deux Laurencin de toute beauté. Il y a aussi une (petite) pièce dédiée à des artistes plus classiques dont des impressionnistes comme Monet, Manet ou encore Cézanne. Sans surprise, ce que j’ai préféré. Je sais, je suis prévisible.

Les deux espagnoles, marie Laurencin

          Ce qui est plus étonnant, c’est que j’ai adoré la salle du rez-de-chaussée sur l’art et la propagande. Bon certes, « l’art nazi » ce n’est pas franchement ma tasse de thé (nooon ?! pas possible !) mais c’est intéressant de savoir quels artistes ont été censurés, pourquoi, et comment l’art a été utilisé à des fins idéologiques. Absolument passionnant ! Je dois admettre que c’est un aspect qui ne m’avait jusque-là jamais effleurée. J’aurais bien aimé approfondir le sujet d’ailleurs tellement ça m’a intéressée. J’espère que l’occasion se présentera. Finalement, bien que les œuvres exposées ne soient dans l’ensemble pas trop mon genre, j’ai bien aimé cette exposition qui est très intéressantes par bien des aspects. A voir.

Exposition 21 rue de la Boétie

21 rue de La Boétie

Musée Maillol
59-61 rue de Grenelle
75007 Paris

Du 2 mars au 23 juillet 2017

Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30

Plein tarif 13€

Musée des arts et métiers

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          J’ai découvert le musée des Arts et métiers relativement récemment. Je ne suis pas parisienne et il m’a fallu du temps pour en entendre parler. A priori, ce n’était pas une priorité étant donnée que côté musées mon truc ça a toujours plutôt été la peinture, très classique qui plus est. Et puis, pour les 60 ans de mon papa, je me suis dit que ce serait sympa de faire quelque chose avec lui. Il était ingénieur, les machines, je me suis dit que ça devrait lui plaire. J’étais curieuse aussi mais peut-être pas démesurément enthousiaste. Ca avait l’air sympa mais les machines, je n’y connais à peu près rien, même si certaines sont fascinantes. Ce que je n’avais pas prévu, c’est l’énorme coup de foudre que j’ai eu pour ce musée. Ce lieu est absolument exceptionnel.

 Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers

          La collection du musée est très belle. Il y a toutes sortes d’instruments scientifiques et de machines plus ou moins farfelues. Une mine d’information sur l’évolution des techniques. Même quand on n’y connaît rien, c’est passionnant. Il faut dire que les domaines couverts sont large : moteurs, instruments de mesure, appareils photo, métiers à tisser, chacun y trouvera quelque chose qui l’intéresse. Il y a des visites guidées gratuites chaque jour qui aident à mieux appréhender les collections et sont absolument passionnantes. Pensez à vérifier les horaires avant votre venue afin d’en profiter au mieux.

 Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers

          Et puis, surtout, les lieux et la scénographie sont magnifiques. Un avion qui ressemble à une chauve-souris géante suspendu au-dessus d’un escalier monumental, des voitures dans une ancienne chapelle baignée de lumière : on en prend plein la vue. Il y a beaucoup de choses à voir dans ce musée où on apprend énormément, difficile de tout faire en une fois. Prévoyez du temps pour votre visite et ciblez-la peut-être autour d’un ou deux thèmes qui vous intéressent. Le musée prévoit d’ailleurs des parcours thématiques. N’hésitez pas à y amener vos enfants, je suis sure que c’est le genre d’endroit à faire naître des vocations. Un lieu magique que je n’ai pas fini d’explorer ni de faire découvrir.

Musée des arts et métiers

Musée des Arts et Métiers

60 rue Réaumur
75003 Paris

Tous les jours de 10h à 18h
De 10h à 21h30 le jeudi
Fermé le lundi

Billet plein tarif exposition + musée : 9€

La peinture américaine des années 30

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          Dans la série expositions du mois de janvier, voici la petite dernière. Je suis forcée d’admettre qu’en dehors de Hopper je n’y connais à peu près rien en peinture américaine des années 30. Ni en peinture américaine tout court d’ailleurs. C’était donc l’occasion de découvrir, d’autant plus que j’aime beaucoup le musée de l’Orangerie. Bon, très franchement, je ne suis pas très inspirée pour vous en parler… Il y avait du bon, du moins bon, très peu de choses que je connaissais et j’ai un peu de mal à synthétiser tout ça. L’exposition s’est achevée entre-temps malheureusement, je l’ai vue durant ses derniers jours, vous ne pourrez donc pas vous rattraper si vous l’avez ratée.

American landscape, Charles Sheeler

American landscape, Charles Sheeler

          Le premier gros problème de cette visite ne tient pas du tout à l’accrochage mais à la foule qui se pressait devant chaque tableau. Il y a avait longtemps que je n’avais pas vu autant de monde dans une expo (sans doute parce qu’il y a longtemps que je ne fréquente plus les expos…). J’avoue que ça m’a pas mal dérangée. Étant donné que je suis très loin de maîtriser le sujet et absolument incapable de savoir de qui est tel ou tel tableau sans les cartels, le fait de ne pas pouvoir m’approcher pour lire (à moins d’être très très patiente ou de jouer des coudes) m’a gênée dans la visite et m’a empêchée d’en profiter pleinement.

Pat Whalen, Alice Neel

Pat Whalen, Alice Neel

          L’accrochage était plutôt agréable avec une lumière qui mettait bien en valeur les tableaux (c’est la base mais ce n’est pas toujours le cas). Le fil rouge est les années 30 donc, avec comme sous-titre « The age of anxiety ». Parlant. Il y a à la fois de la diversité dans les styles et une grande cohérence dans cette exposition. Le texte est très présent : d’une part avec des présentations assez larges des différents aspects de cette période mais aussi des cartels explicatifs sous chaque tableau ou presque, parlant à la fois du peintre et de son travail. J’ai trouvé ça très complet et bien fait même si c’est d’autant plus dommage de n’avoir pas pu tout lire. Je n’ai dans l’ensemble pas été très emballée par ces toiles souvent assez austères – petit coup de cœur pour le travail de Grant Wood tout de même – mais j’ai été contente de découvrir beaucoup de choses que je ne connaissais pas, tant du côté des peintres que des divers aspects de cette période. Une exposition qui ne m’a pas charmée mais m’a appris beaucoup de choses. Intéressant.