Archives de Catégorie: Expositions

Les expositions visitées, à Paris ou ailleurs

Musée des arts et métiers

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          J’ai découvert le musée des Arts et métiers relativement récemment. Je ne suis pas parisienne et il m’a fallu du temps pour en entendre parler. A priori, ce n’était pas une priorité étant donnée que côté musées mon truc ça a toujours plutôt été la peinture, très classique qui plus est. Et puis, pour les 60 ans de mon papa, je me suis dit que ce serait sympa de faire quelque chose avec lui. Il était ingénieur, les machines, je me suis dit que ça devrait lui plaire. J’étais curieuse aussi mais peut-être pas démesurément enthousiaste. Ca avait l’air sympa mais les machines, je n’y connais à peu près rien, même si certaines sont fascinantes. Ce que je n’avais pas prévu, c’est l’énorme coup de foudre que j’ai eu pour ce musée. Ce lieu est absolument exceptionnel.

 Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers

          La collection du musée est très belle. Il y a toutes sortes d’instruments scientifiques et de machines plus ou moins farfelues. Une mine d’information sur l’évolution des techniques. Même quand on n’y connaît rien, c’est passionnant. Il faut dire que les domaines couverts sont large : moteurs, instruments de mesure, appareils photo, métiers à tisser, chacun y trouvera quelque chose qui l’intéresse. Il y a des visites guidées gratuites chaque jour qui aident à mieux appréhender les collections et sont absolument passionnantes. Pensez à vérifier les horaires avant votre venue afin d’en profiter au mieux.

 Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers Musée des arts et métiers

          Et puis, surtout, les lieux et la scénographie sont magnifiques. Un avion qui ressemble à une chauve-souris géante suspendu au-dessus d’un escalier monumental, des voitures dans une ancienne chapelle baignée de lumière : on en prend plein la vue. Il y a beaucoup de choses à voir dans ce musée où on apprend énormément, difficile de tout faire en une fois. Prévoyez du temps pour votre visite et ciblez-la peut-être autour d’un ou deux thèmes qui vous intéressent. Le musée prévoit d’ailleurs des parcours thématiques. N’hésitez pas à y amener vos enfants, je suis sure que c’est le genre d’endroit à faire naître des vocations. Un lieu magique que je n’ai pas fini d’explorer ni de faire découvrir.

Musée des arts et métiers

Musée des Arts et Métiers

60 rue Réaumur
75003 Paris

Tous les jours de 10h à 18h
De 10h à 21h30 le jeudi
Fermé le lundi

Billet plein tarif exposition + musée : 9€

La peinture américaine des années 30

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          Dans la série expositions du mois de janvier, voici la petite dernière. Je suis forcée d’admettre qu’en dehors de Hopper je n’y connais à peu près rien en peinture américaine des années 30. Ni en peinture américaine tout court d’ailleurs. C’était donc l’occasion de découvrir, d’autant plus que j’aime beaucoup le musée de l’Orangerie. Bon, très franchement, je ne suis pas très inspirée pour vous en parler… Il y avait du bon, du moins bon, très peu de choses que je connaissais et j’ai un peu de mal à synthétiser tout ça. L’exposition s’est achevée entre-temps malheureusement, je l’ai vue durant ses derniers jours, vous ne pourrez donc pas vous rattraper si vous l’avez ratée.

American landscape, Charles Sheeler

American landscape, Charles Sheeler

          Le premier gros problème de cette visite ne tient pas du tout à l’accrochage mais à la foule qui se pressait devant chaque tableau. Il y a avait longtemps que je n’avais pas vu autant de monde dans une expo (sans doute parce qu’il y a longtemps que je ne fréquente plus les expos…). J’avoue que ça m’a pas mal dérangée. Étant donné que je suis très loin de maîtriser le sujet et absolument incapable de savoir de qui est tel ou tel tableau sans les cartels, le fait de ne pas pouvoir m’approcher pour lire (à moins d’être très très patiente ou de jouer des coudes) m’a gênée dans la visite et m’a empêchée d’en profiter pleinement.

Pat Whalen, Alice Neel

Pat Whalen, Alice Neel

          L’accrochage était plutôt agréable avec une lumière qui mettait bien en valeur les tableaux (c’est la base mais ce n’est pas toujours le cas). Le fil rouge est les années 30 donc, avec comme sous-titre « The age of anxiety ». Parlant. Il y a à la fois de la diversité dans les styles et une grande cohérence dans cette exposition. Le texte est très présent : d’une part avec des présentations assez larges des différents aspects de cette période mais aussi des cartels explicatifs sous chaque tableau ou presque, parlant à la fois du peintre et de son travail. J’ai trouvé ça très complet et bien fait même si c’est d’autant plus dommage de n’avoir pas pu tout lire. Je n’ai dans l’ensemble pas été très emballée par ces toiles souvent assez austères – petit coup de cœur pour le travail de Grant Wood tout de même – mais j’ai été contente de découvrir beaucoup de choses que je ne connaissais pas, tant du côté des peintres que des divers aspects de cette période. Une exposition qui ne m’a pas charmée mais m’a appris beaucoup de choses. Intéressant.

Aventuriers des mers

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          On continue dans la (courte) série expos avec un style différent. Direction l’institut du Monde Arabe. Un endroit qui réserve souvent de belles surprises. Le titre de l’exposition est en tout cas prometteur et invite au voyage. On est dans le bain avant même l’entrée avec un très beau bateau devant le bâtiment qui nous donne instantanément envie d’en découvrir plus. Comme toujours dans ce musée (pour ce que j’en ai vu en tout cas), la scénographie est assez belle avec notamment des lumières très travaillées qui créent une ambiance intimiste que j’ai trouvée agréable. Après bon… je dois avouer que les aspects commerciaux ne me passionnent pas plus que ça – ou en tout cas ce n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais – et j’ai trouvé qu’ils étaient beaucoup mis en avant, ce qui est au fond logique vu que ça reste quand même la première raison de naviguer.

Aventuriers des mers

          Je n’ai toutefois pas pu m’empêcher d’être un peu déçue. Les objets présentés sont assez hétéroclites, surtout dans la deuxième partie, et j’ai trouvé que ça manquait d’unité. Il y a également une certaine impression de vide qui se dégage. L’exposition m’a semblé un peu courte et pas assez fournie. Il y a beaucoup de textes mais la période couverte est large et c’est donc nécessairement compliqué d’approfondir suffisamment pour bien comprendre les enjeux de ce thème. J’ai eu du mal à appréhender les choses dans leur globalité. Ou alors j’étais fatiguée, c’est possible aussi. En revanche, il y a de nombreuses vidéos, notamment sur des marins célèbres. J’ai beaucoup aimé cette idée, même si la réalisation m’a moins emballée : des visages sans corps racontent des histoires qu’il nous faut écouter debout au milieu du passage et bien souvent, le son de ces vidéos a un peu parasité mes lectures. Ca permet toutefois de se pencher sur des aspects intéressants et plus ludiques du sujet.

Aventuriers des mers

          Il y a également une vidéo d’un conte que j’ai bien aimée, une histoire de test de bateau dans les conditions de l’époque qui est intéressante et une vidéo sur des pêcheurs traditionnels que j’ai bien aimée mais m’a semblé moins pertinente étant donné que cet aspect n’est pas réellement évoqué durant l’exposition. J’en oublie surement car de ce côté-là le matériau est assez riche. Dans l’ensemble, si nous avons vu quelques jolies pièces, j’aurai aimé que certains aspects soient plus approfondis (plus de matière autour des épices ou des tissus par exemple) et l’ensemble m’a paru un peu léger malgré de gros efforts pour fournir un contenu diversifié. La partie que j’ai préféré reste la cartographie avec quelques pièces impressionnantes. Le thème me tentait beaucoup mais cette exposition ne m’a malheureusement qu’à demi séduite.

aventuriers-des-mers

Aventuriers des mers

Institut du Monde Arabe
1 Rue des Fossés Saint-Bernard
75005 Paris

Du mardi au vendredi de 10h à 18h
Samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 19h

Plein tarif, 12€

Machines à dessiner aux Arts et Métiers

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Machines à dessiner, une exposition exceptionnelle, fruit d’une collaboration avec François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités obscures et de Revoir Paris. Pivot de l’exposition, le dessin s’y dévoile comme une activité à la fois technique et poétique, entre précision et imagination.

Machines à dessiner, affiche

          Voilà pour le pitch officiel (que je vous ressors parce que je ne l’aurais pas mieux dit). Je dois avouer que je ne connaissais pas les deux commissaires d’expo mais bon, ma culture BD n’est pas très étendue. En revanche, j’avais déjà eu l’occasion d’aller aux Arts et Métiers et j’avais a-do-ré. J’avais hâte d’y revenir. Le sujet de l’exposition me tentait bien m’étant un peu intéressée au dessin plus jeune. En plus, les visites guidées sont gratuites, rien de tel pour découvrir ! Ca fait une éternité que je n’avais plus vu d’expositions, plus d’un an et demi je crois. Moi qui adore ça, ça me manquait terriblement. Malheureusement je ne peux plus rester debout très longtemps donc c’est un peu compliqué mais en évitant les heures de pointe et en se jetant sur le premier espace libre pour s’asseoir, ça ne se passe pas si mal.

Machines à dessiner

          J’ai vraiment beaucoup aimé cette exposition originale et très bien mise en scène avec un très gros travail sur les lumières notamment. Il y a des machines surprenantes et variées, qui aident à dessiner ou inspirent le dessin. Elles sont confrontées aux magnifiques dessins François Schuiten dont j’ai adoré le style précis et élaboré : ça m’a donné très très envie de découvrir ses BD (j’en ai ramené une à la maison par la même occasion). La visite guidée était très intéressante et permet de bien comprendre les enjeux de l’exposition, tout en mettant en valeur les pièces phare. Je me suis donc moins intéressée que d’habitude aux panneaux explicatifs qui m’ont toutefois eu l’air bien faits et complètent bien les explications du guide sur les objets qui ne sont pas présentés pendant la visite.

Machines à dessiner

          La visite guidée est en partie ciblée sur l’évolution du dessin technique et les innovations qui en ont résulté. C’est étonnamment passionnant. Bien sûr les grosses machines bizarres ne sont pas non plus en reste et fascinent le visiteur. Les vidéos sur les dessins de François Schuiten et ses méthodes de travail complètent parfaitement le tout. A l’entrée on nous remet un crayon à papier, et à la sortie, se sont les feuilles qui nous attendent avec plein d’objets étranges à dessiner pour nous essayer à ce style assez industriel. Eh bien j’avoue que c’est compliqué. Mais je me suis prise au jeu et ça m’a même donné envie de me remettre au dessin, que j’ai abandonné depuis bien trop longtemps ! J’ai trouvé ça très sympa de se confronter à la difficulté et d’avoir une partie plus manuelle et conviviale, c’est une bonne idée. Une exposition fascinante et originale qui a su me faire rêver.

Machines à dessiner

Machines à dessiner

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris

Du 25 octobre 2016 au 26 mars 2017
Tlj de 10h à 18, 21h30 le jeudi, fermé le lundiPlein tarif 6€ pour l’exposition seule, 9€ avec les collections permanentes
Visite guidée tlj à 15h30 sauf jours fériés

Rouen impressionnée

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          Pour sa 3° édition, Rouen Impressionnée invite des graffeurs du monde entier à redessiner le visage de la ville. L’exposition qui s’intègre au festival Normandie Impressionniste – dont les affiches pullulent dans Paris – propose 3 parcours dans différents quartiers de la ville. Il y aura en tout 25 œuvres monumentales inédites, certaines temporaires, d’autres amenées à rester. Des œuvres existantes ont également été intégrées à ces parcours avec des acteurs de la scène locale. Le parcours est conçu comme une exposition à l’échelle de la ville. Le commissaire d’expo, Olivier Landes, n’en est pas à son coup d’essai puisque c’est lui qui avait créé In situ au fort d’Aubervilliers. Au programme Bault, Brusk, Ramon Martins, Robert Proch, Satone et bien d’autres pour l’un des événements majeurs de l’art urbain en Europe en 2016.

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          Trois quartiers sont concernés par cet événement : le quartier des Sapins – qui est un quartier populaire sur les hauteurs de Rouen, le centre-ville et les docks. Dans le quartier des Sapins, la population a été consultée afin de savoir ce qu’elle attendait des fresques. Elles doivent représenter l’identité du quartier. Les fresques peuvent ainsi se lire comme une sorte de portrait chinois du quartier et de ses habitants. J’ai trouvé cet aspect du travail des artistes très intéressant : une part de social essentielle pour que leurs œuvres soient acceptées et s’intègrent à leur environnement. Le pari semble réussi puisque des jeunes se sont proposés spontanément pour organiser des visites guidées de leur quartier cet été.

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          Au centre-ville, le travail des artistes se fait plus discret. En effet, le centre de Rouen est classé et une contrainte chromatique a été imposée afin que les oeuvre ne tranchent pas trop dans ce quartier historique. Tout n’était pas encore en place au moment où j’y suis allée (il devrait notamment y avoir des choses à voir du côté de la gare) mais j’ai vu un beau collage et surtout une oeuvre monumentale sur la façade technique d’un cinéma. Le dégradé de couleurs et l’aspect abstrait du dessin sur une si grande surface sont tout bonnement fascinants. L’artiste joue avec les volumes de manière magistrale et sa peinture semble se fondre avec le ciel. C’est époustouflant, le gros coup de cœur de la journée.

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          Du côté des docks, la liberté était plus grande du fait de l’absence d’habitants. Les œuvres se font moins figuratives et on assiste à une véritable explosion de couleurs. La promenade le long de la Seine, en cours d’aménagement, est très agréable et permet de découvrir des styles de peinture éclectiques. La calamar géant est une oeuvre éphémère particulièrement impressionnante. Même si je n’ai pas tout aimé, j’ai également trouvé que la peinture des portes du musée maritime lui donnait un sacré cachet ! Le quartier est en plein mouvement et j’ai trouvé que ça participait à sa dynamique avec des choses moins sages, même si dans l’ensemble ça me correspond aussi un peu moins.

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          Tout n’était pas fini au moment de mon passage à Rouen mais j’ai trouvé le parcours vraiment sympa, avec des choses très différentes. Deux artistes travaillaient ce jour-là et j’ai beaucoup aimé voir comment ils bossaient, leurs inspirations, etc… On peut tout voir dans la journée – même si ça demande un peu d’organisation, ou décider de ne faire qu’une partie du parcours, ce qui à vrai dire serait un peu dommage vu le diversité qui est offerte. Des modules où seront réalisées des œuvres éphémères seront à voir tout l’été devant le musée des beaux-arts. Je m’y connais très peu en street-art mais j’ai aimé quasiment tout ce que j’ai vu et ça m’a donné envie de me pencher de plus près sur ce qui se faisait dans le domaine. Une belle exposition qui redessine le visage de la ville et permet de l’appréhender autrement.

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Rouen impressionnée

Du 2 juillet au 26 septembre 2016

Inauguration le 2 juillet dans le quartier des Sapins

Informations auprès de l’office de tourisme

25 place de la Cathédrale
76 000 ROUEN

02 32 08 32 40