Série tv

Outlander : ma découverte de la première saison

          Il y a un moment déjà que j’entends parler d’Outlander et que des personnes que j’apprécie se sont muées en véritables fangirls. Je dois dire que ça a éveillé ma curiosité. Quand je suis allée lire le synopsis, je dois dire que ça m’a laissée perplexe. Je ne sais pas, le côté fresque historique grande histoire d’amour, je ne le sentais pas trop. Mais devant l’enthousiasme collectif, je me suis quand même dit qu’il serait peut-être bon d’y jeter un œil. Ma première tentative a été découragée par la longue des épisodes (1h !). Mais finalement, après des mois à tergiverser, j’ai fini par me lancer. Attention spoilers, difficile de parler de la série sans en dévoiler quelques ressorts. Même si les principaux apparaissent quasi dès le premier épisode, si vous ne souhaitez garder l’effet de surprise, rendez-vous dans le dernier paragraphe de cet article. Je n’ai volontairement pas mis le synopsis qui en dit bien trop à mon goût.

          Le premier épisode de m’a guère aidée à comprendre l’engouement pour cette série. J’étais dubitative. Et encore le mot est plutôt faible, heureusement que je ne savais finalement pas trop à quoi m’attendre. Qu’est-ce que c’était que cette histoire de voyage dans le temps ? Pourquoi personne ne m’avait dit que c’était une série fantastique ?! hein, pourquoi ? Normalement j’aurais dû m’arrêter là parce que ça me dépassait un peu surtout que je trouve la manière dont c’est traité un peu « légère », ce n’est clairement pas la partie la plus réussie (c’est même franchement raté je trouve). Ensuite ça parle quand même beaucoup d’amour et bon, voilà quoi, le romantisme et moi on est un peu fâchés. Ca ne commence pas fort. Pourtant, allez savoir pourquoi j’ai continué (je sais pourquoi, je suis curieuse, ça me perdra).

Outlander, saison 1, Jimmy Fraiser

          En revanche j’ai de suite bien aimé la partie historique, l’importance des légendes et autres croyances, et plus globalement, l’ambiance générale. La manière dont c’est filmé, les teintes, la photo, j’ai bien accroché. Par contre l’héroïne est super tête à claques. Franchement c’est pas possible. Elle est tellement suffisante ! Mais bon, sachez que si comme moi vous avez régulièrement envie de l’étrangler, ce sentiment se tasse peu à peu (quand elle finit par comprendre qu’elle patauge dans la même gadoue que les autres) et elle finit même par devenir presque sympathique. Ca commence à aller mieux vers le milieu de la 1° saison, ce qui n’est finalement pas si long à attendre, la pauvre elle vient de changer de siècle, on peut bien lui laisser 5/6 épisodes pour s’adapter.

          Mais surtout, la bonne raison de continuer à regarder c’est que je suis sans la moindre once d’originalité tombée amoureuse de Jamie. Ben oui, je sais, c’est cliché, mais le grand roux baraqué a quand même une fière allure, même si c’est une sacrée tête de nœud. Il est un peu brut de décoffrage (là aussi, ça se tasse vaguement avec le temps) mais il a un charme fou. Toutefois, je trouve que dans l’ensemble la galerie des personnages est réussie avec des caractères marqués sans trop tomber dans le cliché, ils évoluent de manière intéressante, avec leur part d’ombre et leurs bons côtés, mais surtout leurs relations sont travaillées de manière assez fine même si c’est plus flagrant dans la saison 2. Comme « méchant » Jonathan Randall s’avère assez fascinant.

Outlander, saison 1, Jonathan Randall

          Pour tout vous dire, j’ai été très déroutée par la première moitié de la saison 1. J’avais l’impression d’être entre X-files, La petite maison dans la prairie et Autant en emporte de vent, mon cerveau refusait de suivre, ça me rappelait plein de choses. Pensez, une série d’époque, un peu milieu du XX° – beaucoup milieu du XVIII°, en Ecosse, avec de l’amour, de la haine, de la guerre, du sexe, de la violence, du fantastique, des légendes, de l’Histoire, ça fait un sacré mélange, avec des inspirations très diverses et un résultat qu’on peine un peu à catégoriser… C’est… surprenant. J’aurais dû trouver ça nul probablement et pourtant, même si la série n’est pas exempte de défauts et est un peu bancale au début, elle est aussi étrangement attachante. On a quand même bien envie d’en savoir plus.

          Passée la première moitié de la première saison, l’aspect fantastique prend moins de place et c’est le moment où j’ai commencé à me plonger un peu plus dans l’histoire. Pourtant je peux vraiment apprécier des incursions dans le fantastique, surtout si c’est lié à un mythe mais j’aurais eu besoin que cet aspect soit plus travaillé, avec plus de questionnements autour de ça, des croyances, des doutes et des peurs du personnage mais bon, elle lutte pour sa survie dans un pays en guerre, si vous croyez qu’on a le temps pour l’introspection et les histoires de fées ! Bref, d’un point de vue de la narration le côté expéditif se tient mais ça m’a gênée. Toutefois, dès qu’elle commence à s’ancrer plus fortement dans une époque, l’histoire devient plus prenante.

Outlander, saison 1, Claire

          Grosso modo il y a deux grands axes dans la série : l’amour et la guerre. La guerre, la politique, les stratégies mises en places et les jeux de pouvoir, mais aussi les hommes sur le terrain, qu’ils soient commandants ou simples soldats, c’est passionnant. Quant à l’histoire d’amour, elle est parfois un bien mièvre mais ils sont si mignons… Non en vrai il leur arrive tellement de mésaventures, ils ont une vie tellement foireuse que franchement, on ne leur en veut même plus d’être aussi dégoulinants d’amour. Il faut bien qu’on fasse une pause dans la cruauté du monde de temps en temps parce que dans l’ensemble la série est quand même bien violente et j’ai détourné le regard plus d’une fois devant des scènes très éprouvantes.

          Pour résumer Outlander j’ai quand même trouvé que c’était un joyeux bordel ! Vu le foutoir que c’est avec un mélange de genre improbables et une histoire d’amour avec un grand A, j’aurais dû passer mon chemin. Pourtant j’ai été fascinée par l’ambiance, le décor, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire de l’Ecosse et de continuer de m’émerveiller de ses paysages (mention spéciale pour les costumes au passage). Les personnages sont tantôt horripilants, tantôt attachants – souvent les deux à la fois d’ailleurs – et suivre l’évolution de leurs relations m’a fascinée. Au final, je ne saurais dire si j’apprécie ou non cette série, c’est souvent bien trop mièvre à mon goût, c’est un mélange de styles que pour la plupart je n’apprécie pas mais je prends un certain plaisir (un peu coupable) au visionnage. En tout cas je suis assez intriguée pour continuer. Verdict avec les saisons suivantes pour savoir si la magie opère…

Culture en vrac

Azul

          J’avais beaucoup entendu parler de ce jeu qui a gagné l’As d’or l’année dernière (2018 donc), il a également remporté des prix en Allemagne et a déjà un beau palmarès. Je n’avais pas eu l’occasion d’y jouer mais il me tentait bien. J’ai un faible pour les mosaïques, le thème me plaisait beaucoup et il avait l’air assez joli. On est des adeptes de gros jeux à la maison, j’avais en revanche un peu peur qu’on en ait vite fait le tour. J’étais quand même curieuse de savoir ce que ça donnait. Après hésitation, je ne l’avais finalement pas acheté. Quelle ne fut pas ma surprise en le trouvant sous le sapin à Noël dernier !

Jeu de société azul

          On y a beaucoup joué depuis, j’ai donc eu amplement le temps de me faire un avis. Le jeu est plutôt joli et reprend bien l’esprit des azulejos. Dommage que 2 des 5 types de briques ne soient pas décorées, pour avoir la « jolie » version il faut l’acheter en supplément ce que je trouve totalement abusé – en plus d’être inutile puisque l’apport est purement esthétique. On restera donc avec nos carreaux unis… Le matériel se compose de 5 types de carreaux donc, un sac pour piocher, des cercles représentant la « fabrique » et un plateau par personne avec un exemple de mosaïque. Sur l’autre face, une grille blanche qui vous permettra de créer votre propre motif quand vous serez suffisamment aguerris.

Plateau et briques du jeu Azul

          Les règles du jeu sont très simples et il est extrêmement facile à prendre en main. Pour ce qui est de le maîtriser en revanche c’est une autre histoire ! Il s’avère plus stratégique qu’il n’y paraît. Les parties sont assez courtes – comptez environ 20 à 30 min à deux – et les règles étant faciles à apprendre, c’est le jeu idéal à sortir pour un apéro ou une fin de soirée où on ne dispose pas de beaucoup de temps. Ça permet de changer un peu des jeux d’ambiance. On se prend vite au jeu je trouve et on enchaîne assez facilement 2 ou 3 parties pour essayer de peaufiner sa stratégie. Si je devais résumer je dirais que c’est simple et efficace.

Jeu de société azul

          Mes craintes concernant le format du jeu et sa simplicité n’étaient pas totalement infondées dans la mesure où on a rapidement l’impression d’en avoir fait le tour. Toutefois, cela ne s’est pas avéré si problématique que ça. Il reste agréable à jouer et la rapidité des parties fait que c’est un jeu qu’on sort facilement, d’autant plus qu’on peut vraiment y jouer avec tout le monde. De plus les parties à 2 ou à 4 joueurs s’avèrent assez différentes pour relancer l’intérêt. On n’a pas encore testé la création de nos propres motifs, ce qui devrait également renouveler un peu les parties. Sans forcément être un énorme coup de cœur, on apprécie beaucoup ce jeu auquel on joue régulièrement. Un nouvel incontournable de notre modeste ludothèque !

Culture en vrac

Northgard

          On m’avait beaucoup parlé de ce jeu. Des soldes sur Steam, un petit ras le bol de jouer à Civ, mes douleurs chroniques qui se réveillent, et hop, j’étais lancée. Pour poser le contexte, on est dans du jeu de stratégie chez les vikings. J’ai de suite aimé. Je ne suis pas très douée de manière générale en jeux de stratégie. J’y vais plutôt au feeling, j’aime trop me laisser porter pour réfléchir à des stratégies à long terme (oui, je suis nulle aux échecs, comment vous avez deviné ?) Mais bon, j’aime bien me poser devant ce genre de jeux quand je suis malade parce que ça ne demande aucun réflexe, c’est donc vaguement moins incompatible avec la codéine que les jeux d’aventure que j’affectionne.

Northgard

          J’ai de suite accroché avec les graphismes de ce jeu et son gameplay très intuitif. Comme je galérais quand même un peu avec ma première partie, lâchée comme ça toute seule dans la nature, je me suis tournée vers le mode histoire. Les dialogues ne sont pas hyper recherchés (voire parfois carrément simplistes, on se croirait dans une série pour ados) mais ça a le mérite d’être un excellent tuto. On apprend les mécaniques de jeu et on a l’occasion de jouer avec les différents clans disponibles. C’est classique mais plutôt bien fait. Les objectifs secrets et les différentes difficultés de jeu permettent de bien progresser. J’ai également apprécié les références à la mythologie nordique qui émaillent le jeu.

Northgard

          Retour au mode bac à sable après avoir commencé l’histoire. J’y ai passé quelques belles heures de jeu à essayer de jouer différents clans, à mettre en place des stratégies selon les forces et les faiblesses de chacun… enfin à essayer en tout cas. A force j’ai fini par ne pas trop mal m’en sortir je crois. Quand j’ai commencé à me lasser, je suis revenue au mode histoire, où j’ai essayé de débloquer tous les objectifs (je n’en suis pas encore venue à bout). J’ai également testé les parties en réseau et j’ai trouvé ça très sympa. On peut choisir d’être adversaires ou au contraire de s’allier contre les autres clans. Ca renouvelle un peu le jeu et permet de tester de nouvelles choses. Dans l’ensemble ce jeu a été une très bonne surprise. Si j’ai l’impression d’avoir fait un peu le tour, je sais que j’y rejouerai avec plaisir régulièrement. Il est devenu en peu de temps un nouveau classique de ma bibliothèque de jeux.

Northgard

Expositions

Le musée des beaux-arts de Lyon

          J’ai eu l’occasion de me rendre à Lyon plusieurs fois ces dernières années pour rendre visite à des amis qui y sont installés. Pourtant, malgré mes nombreuses visites, je connais assez mal la ville. En effet, j’ai passé bien plus de temps à préparer des soirées d’anthologie avec les copains qu’à visiter. Si à force j’ai quand même réussi à découvrir les quartiers les plus emblématiques (disons au moins Fourvières, le Vieux Lyon et le parc de la Tête d’Or), je n’avais jamais visité aucun des musées de la ville.

Salle du musée des beaux-arts de Lyon

          Cette année, j’ai décidé de faire les choses autrement et de passer quelques jours seule dans la ville pour apprendre à mieux la connaître. Je m’y suis rendue pour Quai du polar, que je voulais découvrir depuis tant d’années (et je n’ai pas été déçue !). Je m’étais fait un programme de visite assez chargé avec Confluences, le musée du cinéma et de la miniatures et d’autres choses que j’ai oubliées. Mais il faisait teeeeellement beau, je n’ai pas eu le cœur à m’enfermer dans des musées. Je n’ai donc absolument rien fait à part flâner dans les rues et profiter du soleil radieux. Seul survivant de mes bonnes intentions culturelles : le musée des beaux-arts.

          Le musée des beaux-arts se situe en plein centre-ville, place des Terreaux. Ça faisait très longtemps que j’en entendais parler et que je souhaitais le visiter. Il a en plus un petit jardin très agréable où s’asseoir à l’ombre avec un livre. L’entrée au jardin est gratuite. Il n’y avait pas d’exposition temporaire quand j’y suis allée. C’est dommage, elles ont souvent l’air intéressantes. Toutefois, j’ai largement eu assez à faire avec les collections permanentes qui sont déjà très riches.

          J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce musée que j’ai trouvé splendide et qui abrite des collections non moins magnifiques. J’ai commencé par m’émerveiller de la salle des sculptures, vaste et lumineuse, elle m’a de suite conquise. Coup de cœur notamment pour une sculpture que j’ai photographiée sous tous les angles. Ensuite les antiquités égyptiennes avec quelques très jolies pièces. Puis j’ai passé quelques salles un peu rapidement, d’une part parce qu’elles m’intéressaient moins, d’autre part parce qu’elles étaient envahies par des groupes d’enfants très bruyants.

          Je ne me rappelle évidemment pas tout ce que j’ai vu. Les périodes représentées vont sensiblement de l’Antiquité à nos jours, autant vous dire qu’il y en a pour tous les goûts ! Il y a de très belles choses en peinture, avec notamment des grands noms de l’impressionnisme. J’ai beaucoup aimé la diversité des styles et des époques. La qualité de l’ensemble est impressionnante ! Le musée en lui-même est agréable. Assez lumineux, il est facile d’y circuler et de profiter des œuvres exposées. Comme souvent dans les musées des beaux-arts, le bâtiment ancien ne manque pas de charme ! Coup de cœur pour ce très joli lieu et sa magnifique collection.

Musée des beaux-arts de Lyon

20 place des Terreaux
69001 Lyon

Ouvert tlj sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h
Fermeture partielle de salles entre 12h30 et 14h

Plein tarif 8€
Expositions temporaires 12€
Audioguide 1€

Expositions

Océanie au Quai Branly

Voyage à travers le Pacifique, à la rencontre des cultures et peuples insulaires d’Océanie. De la Nouvelle-Guinée à l’Ile de Pâques, d’Hawaii à la Nouvelle-Zélande, près de 200 oeuvres dressent le panorama de l’art d’un continent, passeur de traditions et des défis du présent.

Affiche d'Océanie

          Il y a quelques temps j’ai eu la chance de découvrir l’exposition Océanie au Quai Branly. J’aime généralement beaucoup leurs accrochages, sans compter les salles qui abritent collections permanentes dont j’aime beaucoup les formes douces et la lumière tamisée. Cette fois le thème est l’Océanie. Je ne connais pas grand chose aux arts d’Océanie. Je n’en connais que les collections du musée, quelques vagues notions d’art maori et une exposition sur la culture kanake qui date d’il y a quelques années. Autant dire pas grand chose…

Exposition Océanie au Quai Branly

          L’Océanie représentant un vaste territoire, j’étais curieuse de voir comment le lien entre les différentes îles serait fait, mais aussi si les points communs et les dissemblances entre les arts des différentes cultures sauteraient ou non aux yeux. De ce point de vue là, j’ai été un peu déçue. La première partie de l’exposition s’articule autour de la mer, qui est le trait d’union entre les différentes composantes de la culture polynésienne. J’ai trouvé que cet aspect-là n’était peut-être pas assez appuyé. Ca ne m’a pas vraiment permis de saisir toute l’importance que la mer revêt, j’ai eu l’impression que le sujet n’était qu’à peine effleuré.

          Ensuite on trouve des statuettes, représentant parfois des esprits ou des divinités, puis plus loin des armes. Les ressemblances entre les productions des différentes cultures sont flagrantes même si on note des caractéristiques propres à l’évolution de chacune, souvent en fonction de leur environnement, au travers notamment des matériaux utilisés. C’est intéressant et j’ai eu l’impression que le lien avec la nature était globalement très fort, avec des utilisations très ingénieuses des ressources à disposition.

          La fin de l’exposition montre des aspects plus modernes avec notamment la volonté de se réapproprié une culture bafouée pendant la colonisation ou encore un retour à la terre avec un message écologiste. J’ai trouvé l’exposition intéressante mais le sujet est vaste et la visite ne m’a pas suffit à en saisir toute l’ampleur. J’ai été un peu frustrée de ne pas mieux comprendre les enjeux. Il faut dire que faire le tour des arts d’Océanie en un peu plus d’une heure ne peut que laisser sur sa faim. Finalement cette exposition – qui comporte de très belles œuvres – aura sans doute plus été un avant-goût qui m’a donné envie d’en apprendre un peu plus sur les arts d’Océanie.

Océanie

Jusqu’au 7 juillet 2019

Musée du Quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris

De 11h à 19h mardi, mercredi et dimanche
De 11h à 21h jeudi, vendredi, samedi

Billet plein tarif : 10€
Billet jumelé : 12€