Culture en vrac

Northgard

          On m’avait beaucoup parlé de ce jeu. Des soldes sur Steam, un petit ras le bol de jouer à Civ, mes douleurs chroniques qui se réveillent, et hop, j’étais lancée. Pour poser le contexte, on est dans du jeu de stratégie chez les vikings. J’ai de suite aimé. Je ne suis pas très douée de manière générale en jeux de stratégie. J’y vais plutôt au feeling, j’aime trop me laisser porter pour réfléchir à des stratégies à long terme (oui, je suis nulle aux échecs, comment vous avez deviné ?) Mais bon, j’aime bien me poser devant ce genre de jeux quand je suis malade parce que ça ne demande aucun réflexe, c’est donc vaguement moins incompatible avec la codéine que les jeux d’aventure que j’affectionne.

Northgard

          J’ai de suite accroché avec les graphismes de ce jeu et son gameplay très intuitif. Comme je galérais quand même un peu avec ma première partie, lâchée comme ça toute seule dans la nature, je me suis tournée vers le mode histoire. Les dialogues ne sont pas hyper recherchés (voire parfois carrément simplistes, on se croirait dans une série pour ados) mais ça a le mérite d’être un excellent tuto. On apprend les mécaniques de jeu et on a l’occasion de jouer avec les différents clans disponibles. C’est classique mais plutôt bien fait. Les objectifs secrets et les différentes difficultés de jeu permettent de bien progresser. J’ai également apprécié les références à la mythologie nordique qui émaillent le jeu.

Northgard

          Retour au mode bac à sable après avoir commencé l’histoire. J’y ai passé quelques belles heures de jeu à essayer de jouer différents clans, à mettre en place des stratégies selon les forces et les faiblesses de chacun… enfin à essayer en tout cas. A force j’ai fini par ne pas trop mal m’en sortir je crois. Quand j’ai commencé à me lasser, je suis revenue au mode histoire, où j’ai essayé de débloquer tous les objectifs (je n’en suis pas encore venue à bout). J’ai également testé les parties en réseau et j’ai trouvé ça très sympa. On peut choisir d’être adversaires ou au contraire de s’allier contre les autres clans. Ca renouvelle un peu le jeu et permet de tester de nouvelles choses. Dans l’ensemble ce jeu a été une très bonne surprise. Si j’ai l’impression d’avoir fait un peu le tour, je sais que j’y rejouerai avec plaisir régulièrement. Il est devenu en peu de temps un nouveau classique de ma bibliothèque de jeux.

Northgard

Expositions

Le musée des beaux-arts de Lyon

          J’ai eu l’occasion de me rendre à Lyon plusieurs fois ces dernières années pour rendre visite à des amis qui y sont installés. Pourtant, malgré mes nombreuses visites, je connais assez mal la ville. En effet, j’ai passé bien plus de temps à préparer des soirées d’anthologie avec les copains qu’à visiter. Si à force j’ai quand même réussi à découvrir les quartiers les plus emblématiques (disons au moins Fourvières, le Vieux Lyon et le parc de la Tête d’Or), je n’avais jamais visité aucun des musées de la ville.

Salle du musée des beaux-arts de Lyon

          Cette année, j’ai décidé de faire les choses autrement et de passer quelques jours seule dans la ville pour apprendre à mieux la connaître. Je m’y suis rendue pour Quai du polar, que je voulais découvrir depuis tant d’années (et je n’ai pas été déçue !). Je m’étais fait un programme de visite assez chargé avec Confluences, le musée du cinéma et de la miniatures et d’autres choses que j’ai oubliées. Mais il faisait teeeeellement beau, je n’ai pas eu le cœur à m’enfermer dans des musées. Je n’ai donc absolument rien fait à part flâner dans les rues et profiter du soleil radieux. Seul survivant de mes bonnes intentions culturelles : le musée des beaux-arts.

          Le musée des beaux-arts se situe en plein centre-ville, place des Terreaux. Ça faisait très longtemps que j’en entendais parler et que je souhaitais le visiter. Il a en plus un petit jardin très agréable où s’asseoir à l’ombre avec un livre. L’entrée au jardin est gratuite. Il n’y avait pas d’exposition temporaire quand j’y suis allée. C’est dommage, elles ont souvent l’air intéressantes. Toutefois, j’ai largement eu assez à faire avec les collections permanentes qui sont déjà très riches.

          J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce musée que j’ai trouvé splendide et qui abrite des collections non moins magnifiques. J’ai commencé par m’émerveiller de la salle des sculptures, vaste et lumineuse, elle m’a de suite conquise. Coup de cœur notamment pour une sculpture que j’ai photographiée sous tous les angles. Ensuite les antiquités égyptiennes avec quelques très jolies pièces. Puis j’ai passé quelques salles un peu rapidement, d’une part parce qu’elles m’intéressaient moins, d’autre part parce qu’elles étaient envahies par des groupes d’enfants très bruyants.

          Je ne me rappelle évidemment pas tout ce que j’ai vu. Les périodes représentées vont sensiblement de l’Antiquité à nos jours, autant vous dire qu’il y en a pour tous les goûts ! Il y a de très belles choses en peinture, avec notamment des grands noms de l’impressionnisme. J’ai beaucoup aimé la diversité des styles et des époques. La qualité de l’ensemble est impressionnante ! Le musée en lui-même est agréable. Assez lumineux, il est facile d’y circuler et de profiter des œuvres exposées. Comme souvent dans les musées des beaux-arts, le bâtiment ancien ne manque pas de charme ! Coup de cœur pour ce très joli lieu et sa magnifique collection.

Musée des beaux-arts de Lyon

20 place des Terreaux
69001 Lyon

Ouvert tlj sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h
Fermeture partielle de salles entre 12h30 et 14h

Plein tarif 8€
Expositions temporaires 12€
Audioguide 1€

Expositions

Océanie au Quai Branly

Voyage à travers le Pacifique, à la rencontre des cultures et peuples insulaires d’Océanie. De la Nouvelle-Guinée à l’Ile de Pâques, d’Hawaii à la Nouvelle-Zélande, près de 200 oeuvres dressent le panorama de l’art d’un continent, passeur de traditions et des défis du présent.

Affiche d'Océanie

          Il y a quelques temps j’ai eu la chance de découvrir l’exposition Océanie au Quai Branly. J’aime généralement beaucoup leurs accrochages, sans compter les salles qui abritent collections permanentes dont j’aime beaucoup les formes douces et la lumière tamisée. Cette fois le thème est l’Océanie. Je ne connais pas grand chose aux arts d’Océanie. Je n’en connais que les collections du musée, quelques vagues notions d’art maori et une exposition sur la culture kanake qui date d’il y a quelques années. Autant dire pas grand chose…

Exposition Océanie au Quai Branly

          L’Océanie représentant un vaste territoire, j’étais curieuse de voir comment le lien entre les différentes îles serait fait, mais aussi si les points communs et les dissemblances entre les arts des différentes cultures sauteraient ou non aux yeux. De ce point de vue là, j’ai été un peu déçue. La première partie de l’exposition s’articule autour de la mer, qui est le trait d’union entre les différentes composantes de la culture polynésienne. J’ai trouvé que cet aspect-là n’était peut-être pas assez appuyé. Ca ne m’a pas vraiment permis de saisir toute l’importance que la mer revêt, j’ai eu l’impression que le sujet n’était qu’à peine effleuré.

          Ensuite on trouve des statuettes, représentant parfois des esprits ou des divinités, puis plus loin des armes. Les ressemblances entre les productions des différentes cultures sont flagrantes même si on note des caractéristiques propres à l’évolution de chacune, souvent en fonction de leur environnement, au travers notamment des matériaux utilisés. C’est intéressant et j’ai eu l’impression que le lien avec la nature était globalement très fort, avec des utilisations très ingénieuses des ressources à disposition.

          La fin de l’exposition montre des aspects plus modernes avec notamment la volonté de se réapproprié une culture bafouée pendant la colonisation ou encore un retour à la terre avec un message écologiste. J’ai trouvé l’exposition intéressante mais le sujet est vaste et la visite ne m’a pas suffit à en saisir toute l’ampleur. J’ai été un peu frustrée de ne pas mieux comprendre les enjeux. Il faut dire que faire le tour des arts d’Océanie en un peu plus d’une heure ne peut que laisser sur sa faim. Finalement cette exposition – qui comporte de très belles œuvres – aura sans doute plus été un avant-goût qui m’a donné envie d’en apprendre un peu plus sur les arts d’Océanie.

Océanie

Jusqu’au 7 juillet 2019

Musée du Quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris

De 11h à 19h mardi, mercredi et dimanche
De 11h à 21h jeudi, vendredi, samedi

Billet plein tarif : 10€
Billet jumelé : 12€

Musique

Les Wriggles

          Je les avais découverts sur le tard, j’étais déjà à la fac quand une amie m’a fait écouter. Sans être une immense fan, j’ai souvent écouté leurs chansons. De suite j’ai apprécié leur humour tendre et décalé. Mais aussi et surtout leurs textes plus engagés, plus profonds sous des airs de ne pas y toucher. Bien souvent, ça touche à des sujets plus sensibles qu’il n’y paraît sous le vernis du rire et de la poésie.

Affiche de tournée les Wriggles

          Cinq clowns tristes que j’aurais aimé entendre sur scène. Seulement voilà, à l’époque j’habitais Aix-en-Provence, pas exactement le cœur battant de la scène musicale française. Puis je suis venue à Paris, j’ai cru que j’aurais l’occasion de les voir jouer, mais j’étais à peine arrivée qu’ils s’étaient déjà séparés. C’était il y a 10 ans. Je n’écoute plus leurs textes que rarement et pour les Wriggles ça restait un peu une rencontre ratée. Pour rappel, à l’époque, ça ressemblait à ça :

          Alors quand j’ai été invitée à les voir en concert à Bobino pour leur retour sur scène après une si longue rupture, j’ai sauté sur l’occasion. Je n’allais quand même pas laisser passer la chance des les voir « en vrai » après tant d’années ! Bon, il faut bien l’admettre, malgré une certaine excitation, j’avais aussi un peu peur. Les retours après des séparations, on sait ce que ça donne : trop souvent ce vieux goût de réchauffé, un peu comme des frites passées au micro-ondes toutes mollassonnes. Les corps ont vieilli, les vieilles querelles ne sont pas toujours enterrées et le retour est plus dû au besoin de renflouer les caisses après 10 piges à se la couler douce qu’à l’envie de se retrouver. Bref, la déception guettait.

Les Wriggles, complètement red

          Je suis arrivée mi-surexcitée, mi-septique donc. Avec ma copine de fac qui me les avait fait découvrir il y a temps d’années. Il ne me reste que deux copine de fac, énorme que coup de bol qu’elle vive justement à Paris et qu’elle ait été dispo. Rien que pour ça, cette soirée vaudrait forcément le coup. Sur scène, toujours les mêmes costumes, le bonheur de retrouver des voix familières, plus difficiles de reconnaître les têtes après tant d’années surtout que deux ont changé. On retrouve ce qui avait fait leur succès, l’humour noir, la dérision, la tendresse aussi. Les nouvelles chansons sont dans la veine des anciennes, ça parle d’actualité, c’est assez réussi. Je me demande presque si ce n’est même pas mieux écrit.

Les Wriggles, 2019
Les Wriggles ©Pidz

          Ils ne jouent pas trop la carte des vieux succès pour ce retour, ils en casent un ici ou là mais ils font surtout la part belle à la nouveauté et donnent envie de redécouvrir leur univers qu’ils ont visiblement su recréer et faire évoluer sans se trahir. Dans la salle, beaucoup de gens entre 30 et 40 ans. On est là, nostalgiques, à retrouver des airs de notre adolescence. Heureux aussi. Surtout heureux après une si longue absence, de retrouver le même esprit 10 ans après. C’est un beau moment. Finalement je n’ai pas été déçue. J’ai aimé les textes, j’ai apprécié les talents d’acteurs qui font beaucoup au spectacle. J’ai aimé l’ambiance si particulière de la salle, mélange de nostalgie et de joie de la découverte. C’était chouette et on est ressortis en ce disant qu’on avait bien de la chance quand même. Sur ce je vous laisse, je me suis donné envie de réécouter leur nouvel album. Quant à vous vous pouvez les voir ou les revoir en tournée dans toute la France.

Théâtre

Cirque Romanès : La trapéziste des anges !

          Vous le savez peut-être, j’ai une sympathie toute particulière pour le cirque Romanes. Ca faisait un petit moment que je ne les avais pas vus puisque la dernière fois c’était avec leur spectacle Voleurs de poules (et l’article est à découvrir par là). Depuis, j’ai été atteinte d’une frénésie de cirque : j’en vois autant que je peux (ce qui n’est pas forcément tant que ça, certes). Mais quasi que du cirque contemporain avec des choses très originales, souvent proches du théâtre, un tout autre style en somme. J’avais donc peur que depuis la dernière fois mes goûts aient quelque peu évolué.

La trapéziste des anges
Photo de Catherine Gaudin

          Même si je me suis pas mal éloigné du cirque traditionnel – fut-il tsigane – et j’ai vu ces dernières années des numéros exceptionnels à côté desquels tout le reste a ensuite tendance à sembler un peu fade, et pourtant, une fois de plus j’ai été happée dans l’univers festif et coloré de cette famille pas comme les autres. Nous y sommes allés en famille le soir de Noël, déjà rien que ça en soi ça en met dans de bonnes dispositions (surtout au moment où je constate qu’il fait chaud sous le chapiteau alors qu’il caille dehors). Cette fois nous étions donc là pour découvrir leur nouveau spectacle, La trapéziste des anges.

La trapéziste des anges
Photo de Catherine Gaudin

          Romanes, c’est toujours un peu la même histoire. On ne va pas chez eux pour y trouver les performances les plus folles, on n’y va pas pour voir un spectacle carré et parfaitement huilé. Non. On y va pour l’énergie communicative qu’ils dégagent, la chaleur humaine, l’ambiance quoi. Par rapport à la fois précédente j’ai toutefois trouvé le spectacle bien mieux rodé et les numéros plus équilibrés, il faut dire aussi que les ados qui étaient déjà sur scène à l’époque ont bien grandi et ont eu le temps de progresser ! En revanche, vu le titre je m’attendais à un peu plus de numéros aériens. Ils sont finalement assez peu nombreux.

La trapéziste des anges
Photo de Catherine Gaudin

          Les numéros de fil de fer et de jonglage ont été mes préférés : le premier pour la magnifique performance technique, le second pour son inventivité et sa poésie (ce jongleur <3). Il y a vraiment quelques très beaux moments. Le tout accompagné toujours par l’orchestre tsigane, le petit plus qui donne le sourire rien que d’y repenser et de se trémousser sur les gradins. Et puis cette ambiance bonne enfant, la famille sur scène, un peu tous les âges, un peu tous les styles. Le cirque Romanès, sans aucun doute celui du partage et de la bonne humeur.

La trapéziste des anges
Photo de Catherine Gaudin

Trapéziste des anges

Cirque Romanès

Square Parodi
Boulevard de l’Amiral-Bruix
75016 Paris

Tous les week-end jusqu’à fin mai
Places autour de 20€

La trapéziste des anges
Photo de Catherine Gaudin