Mes lectures

Ensemble là-bas, Arnaud Delattre

À l’aube du XVIIe siècle, alors que le royaume de France d’Henri IV ambitionne de coloniser l’Amérique du Nord, le jeune Thibaud Bouchard travaille tous les jours au fond d’une mine de cuivre près de Lyon, au péril de sa vie, pour nourrir femme et enfants. Son désir le plus fort est de sortir sa famille de la misère qui les accable depuis des générations. Aidé par un prêtre érudit, il devra faire de nombreux sacrifices pour atteindre le but qu’il s’est fixé : changer leur destinée.

Le sujet de ce roman me tentait beaucoup. J’ai nourris un certain intérêt pour les mines depuis quelques temps, j’aime les romans historiques et l’aventure, tous les ingrédients semblaient réunis. J’avais hâte de découvrir ce roman. J’ai été particulièrement déçue. Pas tant par l’histoire que par l’écriture. Je n’ai pas du tout aimé. De temps en temps, ça rentre dans des détails sans grand intérêt (l’année de construction des abbayes semble virer à l’obsession pour l’auteur notamment) mais à côté de ça ça survole les émotions des personnages. Ce n’est franchement pas très bien écrit.

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La marche du mort, Larry McMurtry

Aux confins d’un Texas encore sauvage, les jeunes Augustus McCrae et Woodrow Call viennent de s’engager pour faire régner un semblant d’ordre dans ce pays en devenir. Sous-équipés, piètrement entraînés et mal dirigés, ils s’apprêtent à traverser une série d’expéditions et d’aventures plus dangereuses les unes que les autres. Tour à tour poursuivis par des Indiens, l’armée mexicaine ou des ours, ils devront se battre au milieu d’une nature hostile. Heureusement que les femmes sont là pour les laisser rêver à des jours meilleurs.

Du même auteur, j’avais adoré Lonesome Dove, l’incroyable épopée de deux cowboys pas très doués à travers les Etats-Unis. Seule la femme de l’un d’eux rattrape un peu le niveau. C’est drôle, bien écrit, extrêmement prenant. Un énorme coup de cœur. La marche du mort retrace l’histoire de la rencontre de ces deux copains bras cassés et j’avais hâte de les retrouver.

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Je te vois reine des quatre parties du monde, Alexandra Lapierre

Voici le portrait d’une femme dans le milieu le plus violent et le plus machiste de l’histoire espagnole : le milieu des conquistadors et des grands navigateurs du Nouveau Monde.
En un temps où les filles appartenaient stricto sensu à leur père, Isabel Barreto osa vivre les mêmes aventures que les hommes et tenta, comme Christophe Colomb et Magellan, de repousser les limites des mondes connus.

J’avais découvert Alexandra Lapierre avec Artemisia il y a quelques années. Une expo, un film, puis une biographie pour découvrir cette artiste. La dernière avait été un véritable coup de cœur. J’avais beaucoup aimé le style de l’auteur. C’est à la fois extrêmement bien documenté et très agréable à lire. Cet autre destin de femme m’intriguait tout autant. Je n’en avais jamais entendu parler avant la sortie de ce livre mais je ne doutais pas qu’il vaille le détour.

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L’Aviatrice, Paula McLain

Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s’installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi. Cette éducation non-conventionnelle fait d’elle une jeune femme farouche et audacieuse, qui se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées, Beryl va peu à peu s’imposer comme l’une des femmes les plus singulières de son temps.

Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, je craignais que ce soit un peu cucul. Eh bien, pas du tout, j’ai beaucoup aimé. Le style n’est pas particulièrement marquant, c’est assez classique mais pas désagréable, même si ça manque sans doute un peu de légèreté. Ce côté un peu trop « rigide » peut aussi être accentué par la traduction. Quoiqu’il en soit, à défaut d’être marquant, le style demeure efficace. Quant à l’histoire, elle est très prenante et mérite d’être découverte.

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Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas

Aux trois gentilshommes mousquetaires Athos, Porthos et Aramis, toujours prêts à en découdre avec les gardes du Cardinal de Richelieu, s’associe le jeune gascon d’Artagnan fraîchement débarqué de sa province avec pour ambition de servir le roi Louis XIII.
Engagé dans le corps des mousquetaires, d’Artagnan s’éprend de l’angélique Constance Bonacieux.
En lutte contre la duplicité et l’intrigue politique, les quatre compagnons trouveront en face d’eux une jeune anglaise démoniaque et très belle, Milady, la redoutable espionne du Cardinal.

Les trois mousquetaires

Dernière lecture de cette série de découverte des grands classiques. On revient en France avec Alexandre Dumas. De lui, je n’avais lu que Le comte de Monte Cristo qui m’avait moyennement convaincue. Bien que comme tout le monde je connaisse l’histoire des Trois mousquetaires grâce aux nombreuses adaptations, je n’étais donc pas très sure d’apprécier cette lecture. Finalement, je me suis très rapidement laissé prendre par cette histoire riche en rebondissements. C’est de dire que c’est prenant ! On comprend sans peine l’énorme succès que connaît le roman aujourd’hui encore.

L’écriture est enlevée et très agréable et les personnages hauts en couleurs sont attachants. L’espièglerie et la fougue de d’Artagnan sont particulièrement délectables mais ses camarades ne sont pas en reste, avec chacun son style bien distinct. C’est un régal de suivre leurs nombreuses aventures. De plus, le contexte historique est passionnant, ce qui ne gâche rien à l’affaire. Le récit est bien construit et rondement mené. L’Histoire se mêle habilement aux intrigues personnelles parvenant toujours à garder le lecteur en haleine. Seul bémol, quelques longueurs dans le dernier tiers qui m’a moins emballée. Heureusement, on retrouve presque sur la fin le rythme du début, histoire de finir en beauté. Ce texte n’a pas volé son statut de grand classique du récit de cape et d’épée ! C’est foisonnant, riche, absolument palpitant.

Portrait d'Alexandre Dumas

En général, on ne demande de conseils, disait-il, que pour ne les pas suivre ; ou, si on les a suivis, que pour avoir quelqu’un à qui l’on puisse faire le reproche de les avoir donnés.


Nous disons, nous : « Fier comme un Écossais », murmura Buckingham.
Et nous disons, nous : « Fier comme un Gascon », répondit d’Artagnan. Les Gascons sont les Écossais de la France. »


La vie est un chapelet de petites misères que le philosophe égrène en riant.