Mes lectures

Ensemble là-bas, Arnaud Delattre

À l’aube du XVIIe siècle, alors que le royaume de France d’Henri IV ambitionne de coloniser l’Amérique du Nord, le jeune Thibaud Bouchard travaille tous les jours au fond d’une mine de cuivre près de Lyon, au péril de sa vie, pour nourrir femme et enfants. Son désir le plus fort est de sortir sa famille de la misère qui les accable depuis des générations. Aidé par un prêtre érudit, il devra faire de nombreux sacrifices pour atteindre le but qu’il s’est fixé : changer leur destinée.

Le sujet de ce roman me tentait beaucoup. J’ai nourris un certain intérêt pour les mines depuis quelques temps, j’aime les romans historiques et l’aventure, tous les ingrédients semblaient réunis. J’avais hâte de découvrir ce roman. J’ai été particulièrement déçue. Pas tant par l’histoire que par l’écriture. Je n’ai pas du tout aimé. De temps en temps, ça rentre dans des détails sans grand intérêt (l’année de construction des abbayes semble virer à l’obsession pour l’auteur notamment) mais à côté de ça ça survole les émotions des personnages. Ce n’est franchement pas très bien écrit.

Lire la suite « Ensemble là-bas, Arnaud Delattre »
Mes lectures

L’Aviatrice, Paula McLain

Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s’installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi. Cette éducation non-conventionnelle fait d’elle une jeune femme farouche et audacieuse, qui se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées, Beryl va peu à peu s’imposer comme l’une des femmes les plus singulières de son temps.

Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, je craignais que ce soit un peu cucul. Eh bien, pas du tout, j’ai beaucoup aimé. Le style n’est pas particulièrement marquant, c’est assez classique mais pas désagréable, même si ça manque sans doute un peu de légèreté. Ce côté un peu trop « rigide » peut aussi être accentué par la traduction. Quoiqu’il en soit, à défaut d’être marquant, le style demeure efficace. Quant à l’histoire, elle est très prenante et mérite d’être découverte.

Lire la suite « L’Aviatrice, Paula McLain »
Mes lectures

Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas

Aux trois gentilshommes mousquetaires Athos, Porthos et Aramis, toujours prêts à en découdre avec les gardes du Cardinal de Richelieu, s’associe le jeune gascon d’Artagnan fraîchement débarqué de sa province avec pour ambition de servir le roi Louis XIII.
Engagé dans le corps des mousquetaires, d’Artagnan s’éprend de l’angélique Constance Bonacieux.
En lutte contre la duplicité et l’intrigue politique, les quatre compagnons trouveront en face d’eux une jeune anglaise démoniaque et très belle, Milady, la redoutable espionne du Cardinal.

Les trois mousquetaires

Dernière lecture de cette série de découverte des grands classiques. On revient en France avec Alexandre Dumas. De lui, je n’avais lu que Le comte de Monte Cristo qui m’avait moyennement convaincue. Bien que comme tout le monde je connaisse l’histoire des Trois mousquetaires grâce aux nombreuses adaptations, je n’étais donc pas très sure d’apprécier cette lecture. Finalement, je me suis très rapidement laissé prendre par cette histoire riche en rebondissements. C’est de dire que c’est prenant ! On comprend sans peine l’énorme succès que connaît le roman aujourd’hui encore.

L’écriture est enlevée et très agréable et les personnages hauts en couleurs sont attachants. L’espièglerie et la fougue de d’Artagnan sont particulièrement délectables mais ses camarades ne sont pas en reste, avec chacun son style bien distinct. C’est un régal de suivre leurs nombreuses aventures. De plus, le contexte historique est passionnant, ce qui ne gâche rien à l’affaire. Le récit est bien construit et rondement mené. L’Histoire se mêle habilement aux intrigues personnelles parvenant toujours à garder le lecteur en haleine. Seul bémol, quelques longueurs dans le dernier tiers qui m’a moins emballée. Heureusement, on retrouve presque sur la fin le rythme du début, histoire de finir en beauté. Ce texte n’a pas volé son statut de grand classique du récit de cape et d’épée ! C’est foisonnant, riche, absolument palpitant.

Portrait d'Alexandre Dumas

En général, on ne demande de conseils, disait-il, que pour ne les pas suivre ; ou, si on les a suivis, que pour avoir quelqu’un à qui l’on puisse faire le reproche de les avoir donnés.


Nous disons, nous : « Fier comme un Écossais », murmura Buckingham.
Et nous disons, nous : « Fier comme un Gascon », répondit d’Artagnan. Les Gascons sont les Écossais de la France. »


La vie est un chapelet de petites misères que le philosophe égrène en riant.

Cinéma

Avengers Endgame

         Film d’action, aventure, fantastique américain de Joe et Anthony Russo avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
         Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un des chapitres de l’Univers Cinématographique Marvel.

Affiche d'Avengers Endgame

         Je préviens par avance, je vais être totalement à contre-courant de la tendance avec cet avis. Désolée pour les fans… Je n’avais déjà pas particulièrement apprécié le précédent Avengers que j’avais trouvé lent, assez prévisible (sauf la fin) et à l’humour poussif. Je ne pensais donc pas forcément aller voir cette suite. Même si d’un autre côté j’aurais été un peu frustrée de ne pas voir la fin, je n’aime pas laisser les choses en route. Finalement, comme il est passé très longtemps, un soir d’ennui j’ai fini par me décider à aller voir par moi-même.

Image extraite d'Avengers Endgame

         Sans grande surprise, je n’ai guère plus aimé que le précédent. On m’avait dit que l’humour était encore plus poussif et qu’il y avait un forcing de fou sur les blagues. Alors franchement, je n’ai pas trouvé. Mais je pense que c’est simplement que je n’ai carrément pas vu quand c’était censé être drôle, je suis totalement passé à côté de l’humour (enfin, s’il y en avait). Au moins, comme je n’ai visiblement pas compris la moindre blague, je n’ai pas eu l’occasion de les trouver mauvaises, c’est déjà ça. Le problème c’est que du coup je n’ai pas trouvé ça drôle non plus, juste terriblement plat…

Image extraite du film Avengers endgame

         Je n’ai pas trouvé le scénario très inspiré… Dans l’ensemble ça fonctionne quand même à peu près. Et il y a moins de problèmes de rythme que dans Infinity war où j’avais trouvé qu’il y avait de sacrées longueurs ! Là c’est un peu long à démarrer mais ça monte en puissance peu à peu, j’ai trouvé que le film était mieux construit (en même temps, ça pouvait difficilement être pire). Pour l’histoire en revanche j’ai été moyennement convaincue. Elle est assez capillotractée. Il y a des passages « émotion » qui tombent totalement à plat et ne servent qu’à alourdir le film. C’est pas fou-fou quoi.

Image extraite du film Avengers endgame

         Mais le point fort de ce genre de film, c’est bien sûr les scènes d’action ! Il y en a quelques unes ici, dont une assez impressionnante à la fin (forcément, le classique combat final, tout ça tout ça). Je ne sais pas si c’est moi qui devient blasée mais je trouve que le genre a du mal à se renouveler, tout ça est un peu vu et revu. Moi qui suis facilement impressionnable d’habitude, je n’ai pas franchement été éblouie. Pour tout dire, je me suis un peu ennuyée quand même… Dans l’ensemble j’ai trouvé ce film plutôt meilleur que son prédécesseur, même s’il reste évidemment dans la même veine. Un final assez agréable à regarder mais qui ne m’a toutefois pas particulièrement séduite, loin s’en faut. Je crois bien que le charme Avengers a arrêté d’opérer sur moi !

Culture en vrac

The Long Dark

          Voici le jeu auquel je joue en ce moment. C’est un jeu vidéo indépendant qui propose une expérience de survie dans le Grand Nord suite à une catastrophe. Je le trouve assez parfait en période de canicule : voir son personnage mourir de froid ou choper des engelures est presque un plaisir par ces températures estivales. Le mode histoire se découpe en 5 parties. J’en suis pour le moment à la 2° qui est la dernière à être sortie. La 3° devrait arriver d’ici la fin de l’année et les 2 dernières d’ici fin 2019. Le jeu a donc encore de beaux jours devant lui, d’autant plus que des améliorations sont déjà annoncées. On est dans le Grand Nord, notre avion s’est écrasé et on part à la recherche de notre passagère. Tout est plus ou moins désert, les maisons sont abandonnées et à part des loups bien agressifs, des cerfs et quelques ours on ne croise pas grand monde. Évidement, on est en hiver et il caille sévère pour ne rien arranger. Heureusement, on trouve dans les maisons abandonnées de quoi se ravitailler et s’habiller un peu plus chaudement.

The long dark

          Dans le mode histoire donc, on part à la recherche de notre amie en essayant de ne pas y laisser notre peau nous-même (bon, de toute façon les sauvegardes ont été inventées pour ça hein), dans un monde post-apocalyptique où il le froid et les bêtes sauvages seront notre seule compagnie. Bien sûr, de petites missions nous apprennent à apprivoiser le monde qui nous entoure : chercher du bois pour faire un feu, récolter des plantes, etc… Les bases de la survie en somme. Viennent en suite des tâches à effectuer pour les personnages que l’on rencontre en échange d’informations. J’avoue trouver par moment ce côté assez rébarbatif avec beaucoup de va et viens parfois fastidieux. Ca permet toutefois d’explorer un peu la carte et de découvrir de nouvelles compétences, même si ça manque parfois de fluidité. J’aime beaucoup la musique, pas trop envahissante et les graphismes sont dans l’ensemble assez beaux. Les cinématiques quant à elles sont de toute beauté et moi qui n’aime d’habitude pas ça, c’est limite ce que je préfère dans le mode histoire tellement elles sont belles. Dans l’ensemble le fonctionnement est assez classique mais efficace et l’ambiance est très réussie.

The long dark

          Je vous conseille vivement de commencer par le mode histoire étant donné qu’il permet de se faire la main sur le jeu, d’en appréhender les mécanismes mais aussi de se familiariser avec l’environnement, ce qui tombe bien puisque la carte est la même pour les autres modes de jeu. D’ailleurs j’ai par moments trouvé la géographie assez déroutante avec des notions de distance qui ont tendance à être traitres il me semble. C’est donc un gros plus de s’être déjà familiarisé avec tout ça avant de passer aux choses sérieuses. Il existe un mode survie qui, comme son nom l’indique consiste à… survivre ! Vous êtes seul au monde, il y a 4 niveaux de difficulté et plusieurs lieux possibles pour le début de partie, il est même possible de personnaliser. Je dois avouer avoir bien, bien galéré, je ne suis pas encore prête pour survivre seule dans le Grand Nord visiblement.

The long dark

          Enfin, il y a le mode « défi ». Plusieurs scenarii sont proposés : échapper à un ours (non merci), survivre 3 jours dans 15 lieux différents de la carte (c’est censé être le plus facile, j’ai survécu 9 jours avant de mourir de froid perdue dans le blizzard) ou encore ramasser le plus de provisions possible avant l’arrivée d’une énorme tempête (j’ai cru que j’allais y arriver mais pas du tout). J’avoue bien aimer ces petits défis, il y a le même aspect exploration que dans le mode survie mais les objectifs ajoutent un petit plus sympa je trouve, surtout quand on n’est pas encore un joueur aguerri. Dans l’ensemble je trouve le jeu assez bien fait et sympa, même si on peut lui reprocher une certaine lenteur (marcher des heures avec un sac à dos de 30kg sur le dos s’avère extrêmement fastidieux) et un côté assez répétitif. Il y a un certain réalisme dans cette expérience de survie que j’apprécie assez. J’ai déjà passé quelques heures sur ce jeu et je suis loin d’en avoir fait le tour, notamment concernant les méthodes de survie. Si vous avez peur de la solitude, passez votre chemin ! Sinon The long dark est un jeu agréable qui promet quelques belles heures d’exploration.

The long dark