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Pablo, t1 : Max Jacob

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          Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie. Il en fera des centaines de portraits. Au cœur de leur existence, il y aura entre autres Max Jacob.

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          Depuis le temps qu’il attend dans ma bibliothèque, ça y est, j’ai enfin lu le tome 1 de Pablo, la BD sur Picasso dont on a tant parlé. J’avais reçu le tome 2 à une occasion dont je ne me souviens plus et devant le chroniquer rapidement, je m’étais retrouvée à le lire en premier, bien que ce ne soit pas l’idéal de prendre les choses dans le désordre. Je n’avais pas du tout accroché avec le dessin, un peu « brouillon » à mon goût, ni avec la police utilisée, qui fait un peu écriture manuscrite version patte de mouche et est assez difficile à lire. Pourtant, même si mon avis était assez mitigé, j’avais été plutôt intéressée par l’histoire qui m’avait appris pas mal de choses. La série compte 4 tomes et je me disais que je verrais si ça valait le coup d’acheter les 2 dernier après avoir lu le premier.

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          Bon, si le deuxième tome m’avait presque convaincue, le premier n’a pas eu le même effet… Évidemment, les reproches sur le dessin et surtout la typo sont les mêmes, mais surtout, on ne peut pas dire que l’arrivée du jeune Pablo à Paris m’ait passionnée. Ca peine à démarrer et il est franchement tête à claque. Autant j’avais trouvé que le tome 2 éclairait bien la vie de l’artiste, autant là j’ai trouvé que ça peinait à trouver une ligne directrice claire : ça part un peu dans tous les sens et j’ai eu le plus grand mal à me passionner pour les frasques d’étudiant du futur maître du cubisme. J’ai trouvé les personnages presque plus insupportables les uns que les autres.

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          Je relis au passage mon article sur le premier tome qui commence à dater sérieusement et je me rends compte que sur le style, j’y disais la même chose quasiment mot pour mot. Mais non, je ne suis pas du tout du genre à avoir des idées arrêtées voyons… Bref, je pense que si j’avais commencé par le tome 1 comme les gens normaux, je n’aurais jamais lu la suite de cette série. Pourtant, l’histoire du 2 et son ambiance m’avaient vraiment séduite. Du coup je suis un peu perdue là. Alors on fait quoi ? Je ne pense pas acheter les deux derniers tomes mais j’espère avoir l’occasion de les emprunter pour les lire et me faire un avis plus tranché sur cette série qui a bien quelques défauts mais dont le sujet n’en reste pas moins prometteur.

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Comme convenu

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          L’histoire très largement autobiographique du déménagement de l’auteur à San Francisco en 2013 avec sa famille, en tant que co-fondatrice d’un studio de jeux vidéo… Et les déconvenues qui en découleront

Comme convenu

          On m’avait pas mal parlé de cette BD. Mon copain travaille dans le jeu vidéo et donc cette histoire de créateurs de jeu qui montent une boîte et partent vivre en Californie était sensée lui parler. J’étais très curieuse de voir ce que ça allait donner et j’ai pour tout dire été assez déçue. Je m’attendais à quelque chose de très drôle et à beaucoup d’auto-dérision. Je crois que c’est le style graphique qui me faisait dire ça. Un dessin assez frais, avec un côté presque enfantin plutôt sympa. Ca me rappelait un style un peu à la Bagieu ou dans cette veine là. Sauf que c’est finalement moyennement le cas dans le texte.

Comme convenu

          Le plus souvent, quand on lit un livre, on s’attache un minimum aux personnages principaux. Dans une BD auto-biographique ça aide quand même sacrément à apprécier en tout cas. Là, ç’a été tout le contraire. Le personnage apparaît comme foncièrement naïf, ce qui le rend très agaçant. Quand à son compagnon, il est parfaitement inexistant : il est là mais semble totalement dépourvu de caractère. Seul le chat est sympathique. Je pense que les petits défauts de chacun sont accentués mais au lieu de les rendre attachants ou de nous faire sourire, c’est parfaitement agaçant.

Comme convenu

Bon, dans l’ensemble, leur expérience n’est pas inintéressante. Ca pourrait arriver à tout le monde et je suis la première à admettre que j’aurais pu me faire avoir de la même manière et accepter à peu près n’importe quoi sous prétexte que mon travail me plaît. Ca m’a d’ailleurs rappelé quelques souvenirs. La seule différence c’est que j’en aurais rajouté deux tonnes dans l’auto-dérision et le cynisme si j’avais dû en parler. Il y a une vague tentative mais ça ne va pas assez loin et ça tombe complètement à plat. Trop gentillet. Je jetterai peut-être un œil quand même au blog pour voir comment ça finit parce que là ça nous laisse sur notre faim. Une BD en demie-teinte. Ca sonne juste, ça respire le vécu, mais on s’ennuie un peu et on s’agace des travers des personnages. Dommage, il y avait un beau potentiel.

Magasin général

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          J’avais entendu dire beaucoup de bien de cette BD mais je n’avais jusque-là jamais eu l’occasion de la lire. J’ai donc entamé cette lecture avec un enthousiasme certain. Je dois avouer que le premier tome m’a un peu déçue. Si je n’avais eu que celui-là sous la main, je n’aurais sans doute pas poursuivi ma lecture. C’est un peu long à démarrer et je n’ai pas vu de suite ce que ça avait d’exceptionnel. Comme souvent dans les premiers tomes, l’histoire met un peu de temps à se mettre en place.

Magasin général

         Le dessin est classique et très soigné. On ne peut pas dire qu’il soit très original mais j’ai apprécié sa précision et son côté un peu rétro qui cadre si bien avec l’histoire. Comme j’avais les neuf tomes sous la main, j’ai continué ma lecture. L’univers est un peu long à se construire mais on s’attache peu à peu aux personnages en apprenant à les découvrir. Chacun a son caractère, ses qualités, ses défauts et ses failles : ils sont terriblement humains. Leurs relations ne manquent pas d’intérêt… et de surprises !

Magasin général

         Il y a beaucoup de charme dans les expressions typiquement québecoises qui jalonnent ce texte et lui donnent une touche toute particulière. Les petits travers de chacun les rendent terriblement attachants et les relations entre les uns et les autres sont plus vraies que nature, avec leurs bons et leurs mauvais moments. On croirait presque faire nous aussi partie de cette vie de village.

Magasin général

         Certains tomes sont plus réussis que d’autres, il y a des personnages qu’on aime plus au moins mais dans l’ensemble on prend plaisir à lire cette BD pleine de rebondissements. Tripp et Loisel parviennent à nous amener mans leur monde délicieusement rétro qu’on ne quitte qu’à regrets. Une série qui nous fait souvent sourire et nous immerge dans un Québec d’un autre temps : c’est drôle et plein de tendresse, on en redemande.

Machines à dessiner aux Arts et Métiers

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Machines à dessiner, une exposition exceptionnelle, fruit d’une collaboration avec François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités obscures et de Revoir Paris. Pivot de l’exposition, le dessin s’y dévoile comme une activité à la fois technique et poétique, entre précision et imagination.

Machines à dessiner, affiche

          Voilà pour le pitch officiel (que je vous ressors parce que je ne l’aurais pas mieux dit). Je dois avouer que je ne connaissais pas les deux commissaires d’expo mais bon, ma culture BD n’est pas très étendue. En revanche, j’avais déjà eu l’occasion d’aller aux Arts et Métiers et j’avais a-do-ré. J’avais hâte d’y revenir. Le sujet de l’exposition me tentait bien m’étant un peu intéressée au dessin plus jeune. En plus, les visites guidées sont gratuites, rien de tel pour découvrir ! Ca fait une éternité que je n’avais plus vu d’expositions, plus d’un an et demi je crois. Moi qui adore ça, ça me manquait terriblement. Malheureusement je ne peux plus rester debout très longtemps donc c’est un peu compliqué mais en évitant les heures de pointe et en se jetant sur le premier espace libre pour s’asseoir, ça ne se passe pas si mal.

Machines à dessiner

          J’ai vraiment beaucoup aimé cette exposition originale et très bien mise en scène avec un très gros travail sur les lumières notamment. Il y a des machines surprenantes et variées, qui aident à dessiner ou inspirent le dessin. Elles sont confrontées aux magnifiques dessins François Schuiten dont j’ai adoré le style précis et élaboré : ça m’a donné très très envie de découvrir ses BD (j’en ai ramené une à la maison par la même occasion). La visite guidée était très intéressante et permet de bien comprendre les enjeux de l’exposition, tout en mettant en valeur les pièces phare. Je me suis donc moins intéressée que d’habitude aux panneaux explicatifs qui m’ont toutefois eu l’air bien faits et complètent bien les explications du guide sur les objets qui ne sont pas présentés pendant la visite.

Machines à dessiner

          La visite guidée est en partie ciblée sur l’évolution du dessin technique et les innovations qui en ont résulté. C’est étonnamment passionnant. Bien sûr les grosses machines bizarres ne sont pas non plus en reste et fascinent le visiteur. Les vidéos sur les dessins de François Schuiten et ses méthodes de travail complètent parfaitement le tout. A l’entrée on nous remet un crayon à papier, et à la sortie, se sont les feuilles qui nous attendent avec plein d’objets étranges à dessiner pour nous essayer à ce style assez industriel. Eh bien j’avoue que c’est compliqué. Mais je me suis prise au jeu et ça m’a même donné envie de me remettre au dessin, que j’ai abandonné depuis bien trop longtemps ! J’ai trouvé ça très sympa de se confronter à la difficulté et d’avoir une partie plus manuelle et conviviale, c’est une bonne idée. Une exposition fascinante et originale qui a su me faire rêver.

Machines à dessiner

Machines à dessiner

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris

Du 25 octobre 2016 au 26 mars 2017
Tlj de 10h à 18, 21h30 le jeudi, fermé le lundiPlein tarif 6€ pour l’exposition seule, 9€ avec les collections permanentes
Visite guidée tlj à 15h30 sauf jours fériés

Trois BD historiques

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Communardes ! L’aristocrate fantôme

1871. Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe devient la présidente du premier mouvement officiellement féministe d’Europe. Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! Sa beauté et sa verve, qui la distinguent des autres insurgées.

Communardes ! L'aristocrate fantomeVoici une BD que j’ai beaucoup aimée. Elle appartient à une série sur les femmes qui en 1871 se sont engagées dans la Commune de Paris. Vous pouvez en apprendre plus sur la naissance de cette série de Wilfrid Lupano ici. Elle compte trois tomes – dont L’aristocrate fantôme – dessinés chaque fois par un dessinateur différent, avec des histoires indépendantes, chacune sur une communarde. Le dessin est assez classique et très travaillé, j’ai vraiment beaucoup aimé (il est ici signé Anthony Jean). Il nous replonge immédiatement dans cette ambiance de révolte. Le personnage de l’aristocrate fantôme est fascinant. Je connais assez mal la période de la Commune et j’ai été ravie d’en apprendre plus à travers ce personnage haut en couleurs. Cette lecture m’a donné très envie de lire les autres tomes de la série, même si les histoires sont indépendantes. Une BD historique et féminine qui m’a pleinement convaincue.

Le maître d’armes

1537. Au fin fond du Jura, un envoyé de l’Église exacerbe la haine religieuse de montagnards catholiques afin qu’ils lancent une chasse à l’homme contre un jeune protestant et son guide. Leur crime ? Vouloir faire passer une Bible traduite en français jusqu’en Suisse pour la faire imprimer. Une hérésie ! Commence une traque impitoyable.

Le maitre d'armesAutre BD, autre contexte avec cette fois une lutte entre rapière et épée. Moi qui suis assez amatrice d’histoires de capes et d’épées, je ne pouvais qu’être séduite par ce récit. J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire signée Joël Parnotte (au dessin) et Xavier Dorison (au scénario). Visuellement, c’est très beau, avec un univers particulièrement riche. Les personnages ne manquent pas de caractère et sont attachants. Le dessin est magnifique, c’est bien écrit et quelle histoire ! De l’action, de l’aventure, ça nous tient en haleine de bout en bout. J’ai été totalement embarquée par ce récit qui nous entraîne dans un autre temps. Outre l’aspect guerrier, le côté historique avec les débuts du protestantisme est absolument passionnant. Pour la peine j’ai vraiment regretté qu’il n’y ait qu’un seul tome, j’aurais bien continué l’aventure en compagnie du maître d’armes moi. Une BD comme je les aime, aussi belle que palpitante, un gros coup de cœur ! 

Les aigles de Rome

À l’heure où Rome et l’histoire antique suscitent à nouveau l’engouement du public, Marini seul aux commandes, nous propose une toute nouvelle série ancrée au cœur de l’Empire romain. Un récit initiatique où l’on retrouve les ingrédients des meilleures aventures : combats, obstacles, rivalité, amitiés, amour.

Les aigles de Rome t1J’ai beaucoup moins accroché avec le premier tome de cette BD de Marini qui dormait depuis longtemps dans ma bibliothèque. Là aussi on est sur un dessin classique mais pour la peine, il l’est trop, même pour moi. Je ne lui trouve absolument aucun charme, aucune poésie. Quant au texte, il est très rare que j’y prête réellement attention dans une BD. Je me dis rarement que c’est bien ou mal écrit, tant que l’histoire fonctionne j’oublie très facilement le style, mais là, j’ai fait exception : c’est très mal écrit. On ne peut pas dire que ce soit criant de vérité. L’histoire avance par à coups, on change sans cesse de lieu, j’ai trouvé que ça empêchait de se plonger dans l’histoire et de s’attacher aux personnages. Ca ne m’a absolument pas donné envie d’aller au bout de cette lecture (et ce n’est que le tome 1) qui plairait peut-être plus à  un public adolescent par les thèmes abordés (la guerre, l’amour, l’amitié). Une BD avec laquelle je n’ai pas du tout accroché, à tous points de vue.