Mes lectures

Ensemble là-bas, Arnaud Delattre

À l’aube du XVIIe siècle, alors que le royaume de France d’Henri IV ambitionne de coloniser l’Amérique du Nord, le jeune Thibaud Bouchard travaille tous les jours au fond d’une mine de cuivre près de Lyon, au péril de sa vie, pour nourrir femme et enfants. Son désir le plus fort est de sortir sa famille de la misère qui les accable depuis des générations. Aidé par un prêtre érudit, il devra faire de nombreux sacrifices pour atteindre le but qu’il s’est fixé : changer leur destinée.

Le sujet de ce roman me tentait beaucoup. J’ai nourris un certain intérêt pour les mines depuis quelques temps, j’aime les romans historiques et l’aventure, tous les ingrédients semblaient réunis. J’avais hâte de découvrir ce roman. J’ai été particulièrement déçue. Pas tant par l’histoire que par l’écriture. Je n’ai pas du tout aimé. De temps en temps, ça rentre dans des détails sans grand intérêt (l’année de construction des abbayes semble virer à l’obsession pour l’auteur notamment) mais à côté de ça ça survole les émotions des personnages. Ce n’est franchement pas très bien écrit.

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Mes lectures

La femme qui reste, Anne de Rochas

Dans l’Allemagne exsangue et tumultueuse des années 1920, le Bauhaus est plus qu’une école d’art. C’est une promesse. Une communauté dont le but est de mettre en forme l’idée de l’Homme nouveau. En 1926, l’école s’installe à Dessau. Dans le grand bâtiment de verre et d’acier, Clara, Holger et Théo se rencontrent, créant une sorte de Jules et Jim.
À Berlin, toute proche, le temps s’assombrit. Les convictions artistiques ou politiques ne sont pas les seuls facteurs qui décident du cours d’une vie. Ce sont aussi, entre rêves d’Amérique et désirs de Russie, d’autres raisons et déraisons. Lorsque l’école sera prise dans les vents contraires de l’Histoire, les étudiants feront leurs propres choix. À qui, à quoi rester fidèle, lorsqu’il faut continuer ?

Couverture du roman La femme qui reste

J’avais entendu le plus grand bien de ce premier roman dont le thème me tentait beaucoup. J’ai beaucoup lu sur cette période et ça m’intéressait d’avoir un point de vue un peu différent. Eh bien je dois avouer que j’ai été plutôt déçue. Ce livre parle très peu de la guerre finalement et beaucoup des années qui ont précédé au Bahaus. Je ne savais rien de ce mouvement, m’intéressant assez peu au design. Ca a posé problème dans cette lecture.

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Mes lectures

Le bal des folles, Victoria Mas

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires.
Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Le sujet de ce roman me tentait beaucoup et je n’ai pas été déçue. Je dois avouer que bien que j’aie beaucoup aimé, je ne sais pas trop comment en parler. J’ai déjà lu pas mal de choses et surtout vu un certain nombre de films traitant de l’internement des femmes fin XIX° – début XX° s. C’est un sujet qui m’a toujours intéressée et j’étais curieuse de lire un nouveau texte s’y rapportant, aussi dérangeant cela soit-il.

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Mes lectures

Je te vois reine des quatre parties du monde, Alexandra Lapierre

Voici le portrait d’une femme dans le milieu le plus violent et le plus machiste de l’histoire espagnole : le milieu des conquistadors et des grands navigateurs du Nouveau Monde.
En un temps où les filles appartenaient stricto sensu à leur père, Isabel Barreto osa vivre les mêmes aventures que les hommes et tenta, comme Christophe Colomb et Magellan, de repousser les limites des mondes connus.

J’avais découvert Alexandra Lapierre avec Artemisia il y a quelques années. Une expo, un film, puis une biographie pour découvrir cette artiste. La dernière avait été un véritable coup de cœur. J’avais beaucoup aimé le style de l’auteur. C’est à la fois extrêmement bien documenté et très agréable à lire. Cet autre destin de femme m’intriguait tout autant. Je n’en avais jamais entendu parler avant la sortie de ce livre mais je ne doutais pas qu’il vaille le détour.

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Jeunesse·Mes lectures

La demoiselle de Wellington, Dorothée Piatek

          Pendant la Première Guerre mondiale, une véritable ville souterraine a été construite sous la ville d’Arras. De là, des milliers de soldats ont déferlé par surprise sur les lignes allemandes. Un officier anglais raconte l’interminable attente, puis l’assaut dans la boue, le froid et les éclats d’obus.

          Il y a quelques mois, je suis allée, visiter les carrière Wellington à Arras. Comme j’aime bien compléter mes visites par une lecture quand c’est possible, j’ai acheté ce roman jeunesse. Les carrières Wellington sont des sous-sols sous la ville d’Arras (d’anciennes carrières donc), que des tunneliers néo-zélandais ont creusé plus avant pour pouvoir passer sous les lignes ennemies et le prendre ainsi par surprise. Ils ont donné aux galeries des noms de villes de leur pays. De nombreux soldats ont vécu dans ces souterrains durant la Première Guerre mondiale.

Couverture de Le Demoiselle de Wellington

          L’histoire reprend les lettres (fictives) que l’un d’eux aurait écrites à sa fiancée pendant la guerre pour lui raconter son quotidien. Je dois avouer que je n’ai pas trop été convaincue par le style. C’est très formel… Un langage soutenu qui m’a paru peu adapté aux conditions de vies d’un soldat tant qu’aux rapports amoureux. C’est terriblement guindé. J’ai trouvé que ça manquait de vie, de sincérité. Le texte est illustré. Les dessins, en noir et blanc, sobres, rendent assez bien la violence, la peur. Ils complètent bien le texte en contribuant à recréer l’ambiance des sous-sols et en ajoutant de l’émotion.

          Ce texte est censé s’adresser à la jeunesse. Pourtant peu de choses sont explicitées, mieux vaut bien connaître le contexte historique pour comprendre ce qui n’est probablement pas le cas de la plupart des pré-ados (ni même de la plupart des adultes à vrai dire, j’ignorais tout des carrières Wellington avant de les visiter). Si c’est relativement facile à lire et que les illustrations allègent le texte, je ne sais pas dans quelle mesure le texte est réellement accessible sans un certain bagage historique. Si ça reste une lecture agréable et pas inintéressante, je trouve que hors contexte elle sera surement un peu obscure, elle prend surtout son sens en complément de la visite en permettant de la prolonger et de l’approfondir.

Portrait de Dorothée Piatek

Il me tarde de te revoir. Tout l’amour du monde transpirera dans notre foyer. Je veux qu’à mon retour chaque soir nous nous embrassions en nous souhaitant bonne nuit et que chaque matin nous démarrions notre journée emplis d’amour que nous méritons de recevoir et de donner. Ne nous endormons jamais en ayant au fond de nous une rancoeur. Je veux être un homme heureux et te chérir à n’en plus finir.