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La Révolte, Clara Dupont-Monod

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          Richard Coeur de Lion raconte l’histoire de sa mère, Aliénor d’Aquitaine. Lorsque la reine décide de convaincre ses enfants de se retourner contre leur père, le roi d’Angleterre, l’héritier du trône se retrouve déchiré entre l’adoration qu’il éprouve pour sa mère et sa loyauté envers son père.

          Cette année, ma rentrée littéraire s’avère bien terne et fastidieuse, j’ai un mal fou à venir à bout du moindre roman, tout m’ennuie. Voici le premier que j’ai réussi à terminer même si j’ai vaguement songé à l’abandonner en route… L’histoire me tentait bien. On ne peut pas dire que je suis une grande historienne et je ne connais à peu près rien de cette période, c’était donc l’occasion d’en apprendre plus sur la célèbre Aliénor d’Aquitaine et son fils Richard Coeur de Lion. Que du beau monde en somme !

Couverture de la révolte

          Concernant l’histoire, je n’ai pas été déçue. Je ne m’y connaît pas beaucoup (pas du tout même) mais à première vue ça semble assez fidèle et je pense qu’on peut se fier aux faits décrits. La partie romancée concerne les sentiments et les motivations des personnages. Le mélange aurait pu être intéressant si le style n’était pas sec comme un coup de trique ! Diantre que c’est aride… L’écriture reste très proche de celle de l’essai, trop proche à mon goût. Difficile d’éprouver la moindre compassion pour les personnages vu que les sentiments sont exposés de manière quasi clinique et expédiés en quatrième vitesse.

          A tel point que je me suis demandé si j’allais venir à bout de ce livre. Certes, ce n’est pas « mal écrit » – loin de là, le style est même assez efficace dans son genre, trop efficace pour son propre bien – mais ça manque vraiment d’enrobage (et pour ceux qui ne le sauraient pas j’aime pourtant plutôt les styles sobres !). Déjà qu’ils ont une vie complètement dingue dans cette famille, difficile de percevoir leur humanité si l’écriture ne permet pas un tant soit peu de percer l’armure. Mais l’histoire était intéressante, si ce n’est pas très coulant, ce n’est pas non plus difficile à lire et surtout le roman n’est pas très long, j’ai donc fait un effort. Je ressors de cette lecture mitigée. C’est intéressant sur le fond mais pour le style, on repassera…

Portrait de Clara Dupond Monod

Dans les yeux de ma mère, je vois des choses qui me terrassent. Je vois d’immenses conquêtes, des maisons vides et des armures. Elle porte en elle une colère qui me condamne et m’oblige à être meilleur.

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Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.

The Long Dark

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          Voici le jeu auquel je joue en ce moment. C’est un jeu vidéo indépendant qui propose une expérience de survie dans le Grand Nord suite à une catastrophe. Je le trouve assez parfait en période de canicule : voir son personnage mourir de froid ou choper des engelures est presque un plaisir par ces températures estivales. Le mode histoire se découpe en 5 parties. J’en suis pour le moment à la 2° qui est la dernière à être sortie. La 3° devrait arriver d’ici la fin de l’année et les 2 dernières d’ici fin 2019. Le jeu a donc encore de beaux jours devant lui, d’autant plus que des améliorations sont déjà annoncées. On est dans le Grand Nord, notre avion s’est écrasé et on part à la recherche de notre passagère. Tout est plus ou moins désert, les maisons sont abandonnées et à part des loups bien agressifs, des cerfs et quelques ours on ne croise pas grand monde. Évidement, on est en hiver et il caille sévère pour ne rien arranger. Heureusement, on trouve dans les maisons abandonnées de quoi se ravitailler et s’habiller un peu plus chaudement.

The long dark

          Dans le mode histoire donc, on part à la recherche de notre amie en essayant de ne pas y laisser notre peau nous-même (bon, de toute façon les sauvegardes ont été inventées pour ça hein), dans un monde post-apocalyptique où il le froid et les bêtes sauvages seront notre seule compagnie. Bien sûr, de petites missions nous apprennent à apprivoiser le monde qui nous entoure : chercher du bois pour faire un feu, récolter des plantes, etc… Les bases de la survie en somme. Viennent en suite des tâches à effectuer pour les personnages que l’on rencontre en échange d’informations. J’avoue trouver par moment ce côté assez rébarbatif avec beaucoup de va et viens parfois fastidieux. Ca permet toutefois d’explorer un peu la carte et de découvrir de nouvelles compétences, même si ça manque parfois de fluidité. J’aime beaucoup la musique, pas trop envahissante et les graphismes sont dans l’ensemble assez beaux. Les cinématiques quant à elles sont de toute beauté et moi qui n’aime d’habitude pas ça, c’est limite ce que je préfère dans le mode histoire tellement elles sont belles. Dans l’ensemble le fonctionnement est assez classique mais efficace et l’ambiance est très réussie.

The long dark

          Je vous conseille vivement de commencer par le mode histoire étant donné qu’il permet de se faire la main sur le jeu, d’en appréhender les mécanismes mais aussi de se familiariser avec l’environnement, ce qui tombe bien puisque la carte est la même pour les autres modes de jeu. D’ailleurs j’ai par moments trouvé la géographie assez déroutante avec des notions de distance qui ont tendance à être traitres il me semble. C’est donc un gros plus de s’être déjà familiarisé avec tout ça avant de passer aux choses sérieuses. Il existe un mode survie qui, comme son nom l’indique consiste à… survivre ! Vous êtes seul au monde, il y a 4 niveaux de difficulté et plusieurs lieux possibles pour le début de partie, il est même possible de personnaliser. Je dois avouer avoir bien, bien galéré, je ne suis pas encore prête pour survivre seule dans le Grand Nord visiblement.

The long dark

          Enfin, il y a le mode « défi ». Plusieurs scenarii sont proposés : échapper à un ours (non merci), survivre 3 jours dans 15 lieux différents de la carte (c’est censé être le plus facile, j’ai survécu 9 jours avant de mourir de froid perdue dans le blizzard) ou encore ramasser le plus de provisions possible avant l’arrivée d’une énorme tempête (j’ai cru que j’allais y arriver mais pas du tout). J’avoue bien aimer ces petits défis, il y a le même aspect exploration que dans le mode survie mais les objectifs ajoutent un petit plus sympa je trouve, surtout quand on n’est pas encore un joueur aguerri. Dans l’ensemble je trouve le jeu assez bien fait et sympa, même si on peut lui reprocher une certaine lenteur (marcher des heures avec un sac à dos de 30kg sur le dos s’avère extrêmement fastidieux) et un côté assez répétitif. Il y a un certain réalisme dans cette expérience de survie que j’apprécie assez. J’ai déjà passé quelques heures sur ce jeu et je suis loin d’en avoir fait le tour, notamment concernant les méthodes de survie. Si vous avez peur de la solitude, passez votre chemin ! Sinon The long dark est un jeu agréable qui promet quelques belles heures d’exploration.

The long dark

Les vaches de Staline

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          Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés en Sibérie désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent là-bas. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée de l’autre côté du « Mur », elle a tenté d’effacer toute trace de ses origines et de taire les traumatismes de l’ère soviétique.

Couverture des Vaches de Staline

          Il y a quelques temps, j’ai découvert Sofi Oksanen avec Purge, dont on avait beaucoup parlé lors de sa sortie en France. J’en gardais un très bon souvenir (même si à relire ma critique, il semblerait que le style ne m’ait guère convaincue… l’histoire en tout cas valait le détour). J’avais donc acheté ensuite Les vaches de Staline, le premier roman de l’auteur. Il a bien longtemps dormi sur mes étagères avant que je me décide à l’en déloger. Il a même figuré durant plusieurs années sur ma liste de lecture de l’année, mais ça y est, c’est à présent chose faite !

          Le roman alterne entre deux récits (voire 3 sur le dernier tiers) : celui d’une jeune femme estonienne qui quitte son pays pour épouser un finlandais, et celui de sa fille des années plus tard, anorexique et boulimique. Vient se mêler par moment l’histoire de la génération précédente, lors de la guerre en Estonie. Des récits forts et parfois difficiles qui se lisent à petite dose et demandent parfois un peu de temps pour être digérés. L’histoire de la mère est avant tout celle de la nostalgie de son pays, du choc des cultures en passant à l’Ouest et des désillusions qui ont émaillé son parcours, d’un côté comme de l’autre de la frontière.

          Mais le récit que j’ai trouvé le plus réussi reste celui de la jeune fille. Sans jamais tomber dans le pathos, l’auteur parvient à nous faire partager un peu de son quotidien, et surtout de son ressenti. C’est souvent dur, pesant, mais aussi assez touchant. Ca permet sans doute d’appréhender un peu mieux ce type de troubles. Le roman est un peu long parfois et a tendance à tourner en rond sur la fin mais j’ai trouvé que sa grande force venait de cette capacité à nous faire entrevoir le quotidien de cette jeune femme. Un premier roman qui manque un peu de rythme mais traite un sujet fort avec un certain talent. On en ressort chamboulé.

Portrait de Sofi Oksanen

Je n’ai plus de souffle. Il faut que je .arrête de parler Que je réduise mon corps au silence, que je l’aplatisse par terre comme sous une tapette à mouche. Il ne demande plus beaucoup. Encore un peu… Juste un peu. Si peu.

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Le socialisme ne réussirait jamais ailleurs que sur le papier pour la simple raison que les doigts de tout le monde ne se tendent que vers soi, vers l’intérieur, même quand la main s’avance pour donner.

3 romans surprenants autour de la Shoa

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La voleuse de livres, de Markus Zusak

 

          Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret…

Couverture de La voleuse de livresVoilà bien longtemps que j’entendais parler de ce roman et son adaptation cinématographique. Lorsque je l’ai emprunté à une amie, elle a émis de sérieux doutes sur le fait que ça puisse me plaire. Il est donc resté longtemps dans ma bibliothèque avant que je ne m’y attaque. Et dès les premières lignes, je n’ai pu que lui donner raison : je n’ai pas du tout aimé le style auquel j’ai trouvé un côté un peu naïf assez agaçant. Sans compter que cette histoire de la Mort qui nous raconte une histoire, bof bof quoi, racoleur et pas très subtil. Allez savoir pourquoi, j’ai tout de même continué un peu ma lecture et je me suis peu à peu habituée au style (même si certaines tournures ont continué à me faire tiquer par moment). Les personnages sont attachants – même s’ils dégoulinent un peu trop de bons sentiments à mon goût – et l’histoire est sympa. J’ai lu beaucoup de livre sur la période et la voir à travers les yeux d’un enfant change de ce que j’ai pu voir jusque-là. Malheureusement, d’un point de vue historique c’est un peu light, on ne peut pas dire qu’on y apprenne grand chose. Ca aurait mérité des bases un peu plus solides ainsi que des personnages plus fouillés pour donner du corps à l’ensemble. Finalement, malgré un style très moyen et une histoire qui aurait mérité d’être un peu plus dense, ça se laisse lire et s’avère assez prenant.

Bizarre ou pas, Rudy était destiné à devenir le meilleur ami de Liesel. Une boule de neige en pleine figure est certainement la meilleure entrée en matière pour une amitié durable.

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Si l’on prend un risque en aidant un juif, dit papa peu après, j’aimerai mieux que ce soit un juif en vie.

Un goût de cannelle et d’espoir, de Sarah McCoy

 

          Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps …
Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie … Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.

Couverture d'un goût de cannelle et d'espoirJ’ai commencé ce roman très circonspecte. A priori, pas trop mon genre. Trop de bons sentiments justement. C’a pourtant été une bonne surprise. Certes, certains personnages auraient mérité d’être un peu plus fouillés et il y a parfois des réflexions un peu mièvres mais au final, pas tant que je l’aurais cru et je suis vite rentrée dans ce roman très prenant. Il alterne entre deux époques et deux lieux : la partie qui se passe dans l’Allemagne nazie est beaucoup plus intéressante que celle qui a lieu aujourd’hui je trouve, on se laisse prendre par l’histoire et les personnages sont attachants, tout comme l’univers dans lequel ils évoluent. La partie contemporaine fonctionne moins bien et paraît un peu artificielle mais le tout reste assez bien équilibré pour que ça ne m’ait pas vraiment dérangée. Mais évidemment, le gros coup de cœur de ce roman vient du lieu où se passe l’intrigue : j’ai passé toute ma lecture à imaginer l’odeur du pain chaud et de la cannelle, j’en salive encore ! J’ai beaucoup aimé retrouver les recettes en fin d’ouvrage et j’espère bien en tester quelques unes à l’occasion. Malgré quelques passages qui y vont un peu fort sur le sentiment à mon goût, j’ai beaucoup aimé cette lecture à la fois prenante et émouvante.

Tu ne peux pas obliger quelqu’un à croire à ta vérité, pas plus que tu ne peux forcer le pardon. Nous ne sommes responsables que de nous-mêmes.

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Nous portons tous nos propres secrets. Certains sont plus à leur place enterrés avec nous dans la tombe. Ils ne font aucun bien aux vivants.

Les déracinés, de Catherine Bardon

 

          Autriche, 1931. Lors d’une soirée Wilhelm a un coup de foudre pour Almah. Mais très vite la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur histoire d’amour. Malgré un quotidien de plus en plus menaçant, le jeune couple attend 1939 pour se résoudre à l’exil. Un nouvel espoir avant la désillusion. Consignés dans un camp de réfugiés en Suisse, ils n’ont qu’un seul choix : faire partie des Juifs attendus en République dominicaine après l’accord passé par le dictateur local Trujillo. L’opportunité de se réinventer ?

Couverture des déracinésVoici un roman qui m’a beaucoup étonnée. Ca commence par un jeune couple à Vienne au moment de l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Comme beaucoup, ils finissent par être contraints de fuir, malheureusement un peu tard pour pouvoir le faire en toute simplicité. Leur périple s’annonce long et compliqué. Je dois avouer que j’ai appris pas mal de choses en lisant ce roman, parfois surprenantes. Le mot est d’ailleurs faible. Je vous conseille de laisser la votre lecture de mon avis si vous ne souhaitez pas que je vous dévoile la suite de l’histoire (même si je n’en dirai pas plus que la 4° de couv). Nos héros vont se retrouver bien malgré eux en République Dominicaine après avoir été repoussés par la Suisse et les Etats-Unis. Une colonie « test » visant à essayer des principes de vie en communauté pour les appliquer ensuite (ou non) en Israël y a été implantée. Si les personnages sont inventés, l’histoire elle, est bien réelle, et elle est passionnante ! Les personnages sont parfois agaçant mais dans l’ensemble assez sympathique. Ce qui m’a gênée dans ce livre c’est plutôt le passage de la 1° à la 3° personne sans logique apparente… Un roman qui connaît quelques longueurs sur la fin et est parfois un peu maladroit dans l’écriture mais qui offre une très belle histoire, méconnue et passionnante.

Elle s’évertuait à imaginer une foule de petits plaisirs quotidiens à moissonner d’urgence pour emmagasiner des souvenirs heureux, comme un écureuil qui stocke ses noisettes en prévision d’un rude hiver.

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Je ne me sentais pas juif, mais simplement et profondément autrichien. J’étais né dans cette ville, comme mon père et ma mère avant moi. C’était mon univers, dans lequel je me sentais en confiance et en sécurité, et qui devait durer éternellement.

La mort de Staline

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          Comédie, film historique américano-franco-britannique de Armando Iannucci avec Steve Buscemi, Simon Russell Beale, Jeffrey Tambor
  Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque. Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c’est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée – comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov – la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l’URSS est à portée de main.

Affiche du film La mort de Staline

          J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce film inspiré d’une BD, présenté comme étant très drôle. J’étais vraiment curieuse de savoir comment le sujet pourtant pas léger avait été tourné en dérision. Et je dois admettre avoir été assez étonnée dès les premières minutes par le ton du film. Certes, c’est drôle mais dans le genre ultra cynique. Pas sure que ce soit très éloigné de la réalité, il y a juste la pointe de distance nécessaire pour montrer le ridicule de ces personnages dopés au pouvoir. Ca ne fonctionne pas trop mal, il faut dire aussi qu’il n’y avait pas besoin d’en rajouter beaucoup pour rendre la situation risible…

Image du film La mort de Staline

          Bon, du coup la bonne nouvelle quand même c’est que c’est un film intelligent sur les dérives du pouvoir et qu’en plus d’un point de vue historique c’est sérieux (l’occasion de réviser mon Histoire russe qui laisse à désirer). Par contre il ne faut pas s’attendre non plus à de gros fous rires, on rit franchement jaune. Je pense que je suis pourtant bien lotie côté humour noir mais là il y a quand même un sacré niveau ! Dans l’ensemble j’ai bien aimé ce film mais j’avoue m’être sentie souvent un peu malmenée par cet humour bien grinçant, pas toujours très fin et parfois un peu lourd et répétitif. Pas facile de trouver le ton juste. Au final, si j’ai trouvé l’idée du film audacieuse, j’en suis tout de même ressortie un peu perplexe.