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Giacometti au musée Maillol

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         À la rentrée 2018, l’artiste suisse Alberto Giacometti est à l’honneur au Musée Maillol. Cette exposition réalisée en collaboration avec la Fondation Giacometti, Paris propose une relecture de son oeuvre en dialogue avec les grands sculpteurs classiques et les modernes de son époque. L’exposition présente plus de 50 sculptures de l’artiste, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, mises en regard avec près de 25 oeuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz, Zadkine, Csaky ou encore Richier.

Affiche Giacometti Maillol

         Cet automne ce tient une exposition Giacometti au musée Maillol. C’est un artiste que je connais assez mal bien que j’ai déjà eu l’occasion de voir régulièrement ses œuvres ici ou là. Je ne connaissais pas trop son parcours, uniquement les créations qu’il a réalisées à la fin de sa vie, j’étais donc contente de pouvoir le découvrir un peu mieux. L’exposition reprend le parcours du sculpteur avec une introduction biographique, des œuvres de jeunesse puis l’évolution de son travail mais aussi ses maîtres et inspirations.

         J’ai trouvé l’exposition un peu courte, le nombre d’œuvres exposées, notamment dans la deuxième partie, est assez limité. L’exposition est purement chronologique est a un côté trop « scolaire ». On voit d’abord les œuvres de jeunesse, assez formelles, puis une courte période cubiste (pas inintéressante par ailleurs) et enfin le style qu’on lui connaît tous. La présentation est assez linéaire et ne m’a pas donné l’impression de vraiment approcher le personnage et ses motivations. J’ai bien aimé en revanche voir également des œuvres d’artistes qui l’ont inspiré ou qui ont été ses contemporains et ont traité des mêmes sujets, même si le lien m’a parfois semblé un peu obscur, c’est toujours intéressant de pouvoir comparer.

         J’ai aimé les photos de l’artiste au travail ainsi que l’interview dans son atelier, j’ai trouvé que ça donnait un peu de vie à l’ensemble et permettait d’appréhender un peu mieux le personnage. Si j’ai aimé découvrir le parcours de l’artiste, il m’a quand même manqué un petit quelque chose pour vraiment accrocher, ça n’a pas été le coup de cœur, j’ai trouvé la conception de l’exposition trop sage. Disons que ce n’est pas super percutant ou accrocheur, même si c’est intéressant et m’a permis de découvrir comment il a trouvé son style. Si les connaisseurs risquent de s’ennuyer un peu, ça n’en demeure pas moins une bonne introduction à l’œuvre de l’artiste pour ceux qui ne le connaissent pas.

Alberto Giacometti dans son atelier

Giacometti, entre tradition et avant-garde

Du 14 septembre 2018 au 20 janvier 2019

Musée Maillol
61 rue de Grenelle
75007 Paris

Ouvert tlj de 10h30 à 18h30, 20h30 le vendredi
Plein tarif, 13€50

Kupka au Grand Palais

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          Artiste d’origine Tchèque peu connu du grand public français, Kupka est l’un des pionniers de l’art abstrait.
          300 peintures, dessins, gravures, livres et documents redonnent vie à l’artiste et dévoilent sa personnalité engagée et singulière.

Affiche de l'exposition Kupka pionnier de l'abstraction

          A l’occasion de la fête des mères, nous sommes allées découvrir l’exposition Kupka au Grand Palais. Moi qui ai toujours adoré les expositions, je n’en vois quasiment plus. Je peine un peu à rester longtemps debout quasi-immobile et faire marcher mes jambes et mon cerveau simultanément reste difficile. Je ne connaissais absolument pas Kupka et l’art moderne m’inspire généralement assez peu mais j’étais tout de même curieuse d’en savoir plus (bon d’accord, l’emplacement n’y est pas pour rien non plus, ça s’avérait pratique à caser dans notre programme).

Autoportrait de Kupka

Autoportrait

          Je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise. La première partie est figurative et j’ai trouvé que c’était franchement beau. A ses débuts, Kupka a également beaucoup travaillé pour la presse. Avec le temps, le peintre se tourne vers des choses plus abstraites, inspirées toutefois de manière générale par des formes ou des couleurs.

          Etrangement, j’ai trouvé que bien souvent son idée transparaissait de manière nette dans sa peinture. Plusieurs fois je me suis exclamée « oh un vitrail » ou « ce ne serait pas une sorte d’escalier ? » pour constater que justement c’était exactement ça. Même si pour de vrai ça ne ressemble pas franchement, je ne sais pas, il se passe un truc.

Je peins, oui, mais seulement des conceptions […] des synthèses, des accords.

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          Il y a plusieurs phases dans son art. Il s’éloigne du réel, puis y revient un peu, avec des périodes plus ou moins géométriques : il y en a un peu pour tous les goûts (notez toute la finesse de mon analyse déployée ici…). La peinture de Kupka est très travaillée, très conceptualisée, il y a d’ailleurs dans l’exposition pas mal d’essais mis en vis-à-vis avec la version finale, j’ai trouvé que c’était très intéressant de tenter de suivre son cheminement de pensée.

          Si certaines de ses œuvres m’ont laissée de marbre, force m’est de constater que beaucoup m’ont touchée, ce qui est fort inhabituel chez moi concernant l’abstraction. Il y en a 2 ou 3 que j’aurais même accrochées avec plaisir dans mon salon. Au final, gros coup de cœur pour cet exposition qui m’aura fait découvrir un artiste au parcours intéressant.

Kupka, pionnier de l’abstraction

Du 21 mars au 30 juillet 2018

Ouvert tlj sauf le mardi de 10h à 20h, fermeture à 22h le mercredi
Plein tarif 14€, tarif réduit 10€

 

Rehab 2

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Je débarque un peu après la bataille puisque cette exposition est déjà finie depuis 3 semaines. Je l’ai vue juste avant sa fermeture, je n’avais donc aucune chance de vous en parler à temps. Toutefois, elle était tellement incroyable que je n’ai pas pu résister à l’envie de partager quelques photos avec vous histoire que vous puissiez vous faire une petite idée si vous n’avez pas eu l’occasion d’y aller.

Rehab 2, ça se passait à la cité universitaire de Paris. Un immense bâtiment de 5 étages, dont les couloirs sont entièrement recouverts d’œuvres éphémères. J’avoue que si ça ma intriguée quand on m’en a parlé, j’étais loin d’imaginer à quel point c’est impressionnant : de la peinture absolument partout, des couleurs vives, des styles qui se chevauchent, on ne sait plus où donner de la tête !

Une centaine d’artistes a participé à ce projet. Il y a donc des univers très différents mais dans l’ensemble les transitions d’une œuvre à l’autre sont très réussies et il y a une certaine harmonie. C’est vraiment très impressionnant. Bien sûr, l’offre est tellement vaste, on préfère certaines choses à d’autres. J’ai été étonnée par des choses très fouillées et j’ai beaucoup aimé certains portraits. Une expo hors norme, espérons qu’il y aura une 3° édition en 2018.

Big junior au Silencio

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          Je suis loin d’être une spécialiste côté musique, vous noterez d’ailleurs que je n’en parle à peu près jamais. Après une adolescence passée des écouteurs toujours rivés aux oreilles, avec le temps, ma curiosité s’est sérieusement émoussée et j’écoute toujours un peu les mêmes vieux trucs, essentiellement lors de mes déplacements en voiture ou en transports en commun. Peu de concerts et peu de nouveautés, je ne me sens donc pas très légitime pour en parler. Mais bon, voilà que j’ai eu l’occasion d’aller voir Big junior au Silencio et le Silencio, il y avait fort longtemps qu’on me le vendait comme un des endroits les plus fous de Paris. Ce club propose des concerts, des projections de films dans sa mini-salle de ciné et des cocktails hors de prix, le tout dans une cave gigantesque. J’avoue, je me suis laissée tenter.

Les membres du groupe Big Junior

          J’avais écouté un single de Big junior sur Deezer et pour tout vous dire je n’avais pas franchement accroché. Je trouvais le son intéressant mais la voix du chanteur ne passait pas du tout. Mais bon, l’attrait du lieu a été le plus fort, je leur ai donc donné une seconde chance. Et j’ai sacrément bien fait ! Ce concert était absolument génial. Le groupe mêle les genres avec un certain talent. Ils se définissent comme « la culture du paradoxe : hip hop et rock, douceur et énergie, nouveau mais pas amateur. Leur « Hip Wave » surfe sur des couleurs avec des allures multiples par ses rythmes et plonge l’auditeur dans un bain de fraicheur et d’incertitude. » Description assez fidèle de leur univers surprenant, à la fois rétro et déjanté.

Intérieur du Silencio, Paris

          Sur scène, leur énergie est communicative. J’ai bien aimé les sons vintage mêlés à des accents plus hip-hop avec un bon fond d’électro. Le mélange est très réussi et leur humour fait mouche. Il y avait un peu de monde à ce concert mais je trouve qu’ils auraient mérité un public plus dense et surchauffé mais l’ambiance était toutefois sympa. Contre toute attente, je n’ai en revanche pas trop apprécié les lieux. C’est sombre, avec une déco froide (dans les noirs et dorés), c’est bling-bling et assez surfait. De beaux matériaux pourtant mais le bar vide était désespérant. Les cocktails sont hors de prix mais pas particulièrement marquants. A peu près aucun intérêt. Verdict de la soirée ? Je suis allée au Silencio pour découvrir un club que tout le monde encense, sans attendre grand chose du groupe qui s’y produisait. J’ai été déçue par l’endroit, j’ai adoré le groupe – qui n’était pourtant a priori pas du tout mon genre – et son énergie communicative. N’hésitez pas à aller les découvrir sur scène.

21 rue de la Boétie au musée Maillol

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          L’exposition « 21 rue La Boétie » retrace le parcours singulier de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus grands marchands d’art de la première moitié du XXe siècle. Elle rassemble une soixantaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin…), pour certains inédits en France.

Affiche de l'exposition 21 rue de la Boétie

          Le musée Maillol rouvre après des travaux de rénovation. C’est petit musée (pas tant que ça d’ailleurs) que j’aime beaucoup. J’y ai découvert quelques belles expositions, notamment Artemisia, qui était passionnante et m’avait donné envie de me pencher de plus près sur la vie et l’œuvre de cette artiste avec un film et un livre. J’avais donc hâte de redécouvrir les lieux. Bon, à vrai dire, au premier coup d’œil le changement n’est pas flagrant. La configuration du musée demeure la même, c’est clair, c’est propre, pas de quoi s’extasier non plus. En même temps, c’était déjà très bien avant.

Exposition 21 rue de la Boétie

          Je suis très classique en matière de peinture, l’art moderne et moi ne sommes pas très copains. Toutefois, même si les artistes exposés n’ont pas ma préférence, j’étais quand même curieuse de découvrir cette exposition. Je trouve qu’il est toujours intéressant d’en apprendre plus sur les galeristes et marchands d’art dont le travail exerce sur moi une certaine fascination. Si on connaît parfois leurs noms, lus lors d’expositions ou lorsqu’on se penche d’un peu plus près sur la vie de tel ou tel artiste, ils restent bien souvent dans l’ombre et c’est toujours passionnant d’avoir l’occasion de découvrir un peu mieux leur travail.

Exposition 21 rue de la Boétie

          J’ai été un peu longue à vous parler de cette exposition parce que je ne savais pas trop quoi en dire. Je ne suis pas une grande fana de la plupart des artistes accrochés donc bon, très difficile d’avoir un avis objectif. Il y a toutefois quelques grands noms dans cette exposition : Picasso, Laurencin, Braque, Léger, Matisse… Sacré palmarès ! Il y a quelques jolies toiles et l’exposition les met bien en valeur. J’ai notamment beaucoup aimé deux Laurencin de toute beauté. Il y a aussi une (petite) pièce dédiée à des artistes plus classiques dont des impressionnistes comme Monet, Manet ou encore Cézanne. Sans surprise, ce que j’ai préféré. Je sais, je suis prévisible.

Les deux espagnoles, marie Laurencin

          Ce qui est plus étonnant, c’est que j’ai adoré la salle du rez-de-chaussée sur l’art et la propagande. Bon certes, « l’art nazi » ce n’est pas franchement ma tasse de thé (nooon ?! pas possible !) mais c’est intéressant de savoir quels artistes ont été censurés, pourquoi, et comment l’art a été utilisé à des fins idéologiques. Absolument passionnant ! Je dois admettre que c’est un aspect qui ne m’avait jusque-là jamais effleurée. J’aurais bien aimé approfondir le sujet d’ailleurs tellement ça m’a intéressée. J’espère que l’occasion se présentera. Finalement, bien que les œuvres exposées ne soient dans l’ensemble pas trop mon genre, j’ai bien aimé cette exposition qui est très intéressantes par bien des aspects. A voir.

Exposition 21 rue de la Boétie

21 rue de La Boétie

Musée Maillol
59-61 rue de Grenelle
75007 Paris

Du 2 mars au 23 juillet 2017

Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30

Plein tarif 13€