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Le musée des beaux-arts de Lyon

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          J’ai eu l’occasion de me rendre à Lyon plusieurs fois ces dernières années pour rendre visite à des amis qui y sont installés. Pourtant, malgré mes nombreuses visites, je connais assez mal la ville. En effet, j’ai passé bien plus de temps à préparer des soirées d’anthologie avec les copains qu’à visiter. Si à force j’ai quand même réussi à découvrir les quartiers les plus emblématiques (disons au moins Fourvières, le Vieux Lyon et le parc de la Tête d’Or), je n’avais jamais visité aucun des musées de la ville.

Salle du musée des beaux-arts de Lyon

          Cette année, j’ai décidé de faire les choses autrement et de passer quelques jours seule dans la ville pour apprendre à mieux la connaître. Je m’y suis rendue pour Quai du polar, que je voulais découvrir depuis tant d’années (et je n’ai pas été déçue !). Je m’étais fait un programme de visite assez chargé avec Confluences, le musée du cinéma et de la miniatures et d’autres choses que j’ai oubliées. Mais il faisait teeeeellement beau, je n’ai pas eu le cœur à m’enfermer dans des musées. Je n’ai donc absolument rien fait à part flâner dans les rues et profiter du soleil radieux. Seul survivant de mes bonnes intentions culturelles : le musée des beaux-arts.

          Le musée des beaux-arts se situe en plein centre-ville, place des Terreaux. Ça faisait très longtemps que j’en entendais parler et que je souhaitais le visiter. Il a en plus un petit jardin très agréable où s’asseoir à l’ombre avec un livre. L’entrée au jardin est gratuite. Il n’y avait pas d’exposition temporaire quand j’y suis allée. C’est dommage, elles ont souvent l’air intéressantes. Toutefois, j’ai largement eu assez à faire avec les collections permanentes qui sont déjà très riches.

          J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce musée que j’ai trouvé splendide et qui abrite des collections non moins magnifiques. J’ai commencé par m’émerveiller de la salle des sculptures, vaste et lumineuse, elle m’a de suite conquise. Coup de cœur notamment pour une sculpture que j’ai photographiée sous tous les angles. Ensuite les antiquités égyptiennes avec quelques très jolies pièces. Puis j’ai passé quelques salles un peu rapidement, d’une part parce qu’elles m’intéressaient moins, d’autre part parce qu’elles étaient envahies par des groupes d’enfants très bruyants.

          Je ne me rappelle évidemment pas tout ce que j’ai vu. Les périodes représentées vont sensiblement de l’Antiquité à nos jours, autant vous dire qu’il y en a pour tous les goûts ! Il y a de très belles choses en peinture, avec notamment des grands noms de l’impressionnisme. J’ai beaucoup aimé la diversité des styles et des époques. La qualité de l’ensemble est impressionnante ! Le musée en lui-même est agréable. Assez lumineux, il est facile d’y circuler et de profiter des œuvres exposées. Comme souvent dans les musées des beaux-arts, le bâtiment ancien ne manque pas de charme ! Coup de cœur pour ce très joli lieu et sa magnifique collection.

Musée des beaux-arts de Lyon

20 place des Terreaux
69001 Lyon

Ouvert tlj sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h
Fermeture partielle de salles entre 12h30 et 14h

Plein tarif 8€
Expositions temporaires 12€
Audioguide 1€

Kupka au Grand Palais

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          Artiste d’origine Tchèque peu connu du grand public français, Kupka est l’un des pionniers de l’art abstrait.
          300 peintures, dessins, gravures, livres et documents redonnent vie à l’artiste et dévoilent sa personnalité engagée et singulière.

Affiche de l'exposition Kupka pionnier de l'abstraction

          A l’occasion de la fête des mères, nous sommes allées découvrir l’exposition Kupka au Grand Palais. Moi qui ai toujours adoré les expositions, je n’en vois quasiment plus. Je peine un peu à rester longtemps debout quasi-immobile et faire marcher mes jambes et mon cerveau simultanément reste difficile. Je ne connaissais absolument pas Kupka et l’art moderne m’inspire généralement assez peu mais j’étais tout de même curieuse d’en savoir plus (bon d’accord, l’emplacement n’y est pas pour rien non plus, ça s’avérait pratique à caser dans notre programme).

Autoportrait de Kupka

Autoportrait

          Je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise. La première partie est figurative et j’ai trouvé que c’était franchement beau. A ses débuts, Kupka a également beaucoup travaillé pour la presse. Avec le temps, le peintre se tourne vers des choses plus abstraites, inspirées toutefois de manière générale par des formes ou des couleurs.

          Etrangement, j’ai trouvé que bien souvent son idée transparaissait de manière nette dans sa peinture. Plusieurs fois je me suis exclamée « oh un vitrail » ou « ce ne serait pas une sorte d’escalier ? » pour constater que justement c’était exactement ça. Même si pour de vrai ça ne ressemble pas franchement, je ne sais pas, il se passe un truc.

Je peins, oui, mais seulement des conceptions […] des synthèses, des accords.

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          Il y a plusieurs phases dans son art. Il s’éloigne du réel, puis y revient un peu, avec des périodes plus ou moins géométriques : il y en a un peu pour tous les goûts (notez toute la finesse de mon analyse déployée ici…). La peinture de Kupka est très travaillée, très conceptualisée, il y a d’ailleurs dans l’exposition pas mal d’essais mis en vis-à-vis avec la version finale, j’ai trouvé que c’était très intéressant de tenter de suivre son cheminement de pensée.

          Si certaines de ses œuvres m’ont laissée de marbre, force m’est de constater que beaucoup m’ont touchée, ce qui est fort inhabituel chez moi concernant l’abstraction. Il y en a 2 ou 3 que j’aurais même accrochées avec plaisir dans mon salon. Au final, gros coup de cœur pour cet exposition qui m’aura fait découvrir un artiste au parcours intéressant.

Kupka, pionnier de l’abstraction

Du 21 mars au 30 juillet 2018

Ouvert tlj sauf le mardi de 10h à 20h, fermeture à 22h le mercredi
Plein tarif 14€, tarif réduit 10€

 

Van Gogh et le Japon

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          Il y a quelques semaines, j’ai eu l’immense chance de faire un aller-retour à Amsterdam pour aller découvrir l’exposition Van Gogh et le Japon. Lorsque je suis allée à Amsterdam pour la première fois, je me souviens avoir été éblouie par le musée Van Gogh. Je n’avais pas eu l’occasion d’y retourner depuis. Lorsque j’ai reçu l’invitation, je me suis dit que l’aller-retour pour voir une exposition était un peu exagéré mais après réflexion, c’est une ville que j’aime, un musée que je voulais revoir, ce n’est pas si loin et puis Van Gogh quoi. Ni une ni deux, j’ai pris mes billets de bus pour pouvoir être présente.

Van Gogh and Japan

          J’avais déjà quelques notions sur les inspirations japonaises de Van Gogh, étant allée voir les expositions (puisque c’était en deux parties) Hiroshige/Van Gogh à la Pinacothèque il y a quelques années. Je ne connaissais pas Hiroshige et j’avais pris un grand plaisir à découvrir ses estampes. Quant à la partie sur Van Gogh, elle mettait bien en avant les influences plus ou moins directes des estampes sur ses toiles (même si cela était présenté de manière assez « scolaire », ça permettait de se faire de suite une image claire et de repérer facilement les inspirations). J’avais été assez fascinée par le lien entre les deux artistes que je n’avais jusqu’alors jamais soupçonné.

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          Ici c’est de manière plus large le lien entre Van Gogh et le Japon qui est mis en avant. Van Gogh possédait une collection de 600 estampes japonaises qui ont inspiré son travail à partir de son aménagement à Paris. Le musée Van Gogh possède aujourd’hui une grande partie de cette collection. Toutefois leur qualité étant très variable, le musée a choisi d’exposer également des œuvres qui ne viennent pas de la collection personnelle de l’artiste mais ont pu l’influencer par des reproductions, afin d’assurer une certaine harmonie dans l’accrochage. Le lien entre les estampes japonaises et les œuvres de Van Gogh est parfois tellement flagrant qu’il se passe d’explications. C’est assez bluffant de voir à quel point il s’est nourri de cet art, proposent souvent des réinterprétation de thèmes japonais, quasi à l’identique (si ce n’est la technique utilisée, évidemment).

Van Gogh and Japan

          S’il reprend certains sujets d’estampes, Van Gogh s’inspire aussi des couleurs et contrastes chers aux artistes japonais. Cela se ressent dans certains tableaux aux fonds colorés, mais aussi dans la manière de traiter la perspective (ou l’absence de perspective d’ailleurs). Van Gogh n’est jamais allé au Japon mais c’est la lumière et les couleurs japonaises qu’il est allé chercher en Provence. Son idée d’atelier d’artistes avec Gauguin est également inspirée de ce qui se faisait au Japon.  Peu à peu, on voit le peintre intégrer certains mécanismes. Suite à l’échec de son entreprise avec Gauguin, il se détache des estampes mais conserve dans sa manière de peindre des réflexes pris en observant les artistes japonais.

          J’ai trouvé passionnant de découvrir le Japon tel que Van Gogh se le représentait. Mais surtout de voir comment l’observation des artistes japonais a nourri son œuvre tout au long de sa vie. J’avais peur que cela reste abstrait pour moi mais cette exposition met parfaitement en avant le lien entre les estampes et les tableaux de Van Gogh et celui-ci est bien souvent visible sans lire les textes, qui ne font qu’apporter des explications complémentaires et nous aider à dégager de grands axes de compréhension. J’ai trouvé cela à la fois passionnant et assez intuitif dans l’appréhension des œuvres. Si vous avez l’occasion de faire la visite guidée en français, elle apporte un beau complément d’information. J’ai toujours beaucoup aimé Van Gogh mais cette exposition m’a aidée à mieux comprendre certains aspects de son œuvre comme de sa personnalité. Les toiles exposées sont splendides, j’ai pris un grand plaisir à découvrir cet accrochage riche et passionnant qui se passe bien souvent de mots. Si vous passez à Amsterdam, c’est l’exposition à ne pas manquer ce printemps !

Van Gogh and Japan

Du 23 mars au 24 juin 2018

Museumplein 6, Amsterdam

Tarif : 18€ gratuit pour les – de 18 ans
Audioguide pour 5€
Le catalogue d’exposition est disponible en néerlandais, anglais et français

Pablo, t1 : Max Jacob

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          Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie. Il en fera des centaines de portraits. Au cœur de leur existence, il y aura entre autres Max Jacob.

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          Depuis le temps qu’il attend dans ma bibliothèque, ça y est, j’ai enfin lu le tome 1 de Pablo, la BD sur Picasso dont on a tant parlé. J’avais reçu le tome 2 à une occasion dont je ne me souviens plus et devant le chroniquer rapidement, je m’étais retrouvée à le lire en premier, bien que ce ne soit pas l’idéal de prendre les choses dans le désordre. Je n’avais pas du tout accroché avec le dessin, un peu « brouillon » à mon goût, ni avec la police utilisée, qui fait un peu écriture manuscrite version patte de mouche et est assez difficile à lire. Pourtant, même si mon avis était assez mitigé, j’avais été plutôt intéressée par l’histoire qui m’avait appris pas mal de choses. La série compte 4 tomes et je me disais que je verrais si ça valait le coup d’acheter les 2 dernier après avoir lu le premier.

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          Bon, si le deuxième tome m’avait presque convaincue, le premier n’a pas eu le même effet… Évidemment, les reproches sur le dessin et surtout la typo sont les mêmes, mais surtout, on ne peut pas dire que l’arrivée du jeune Pablo à Paris m’ait passionnée. Ca peine à démarrer et il est franchement tête à claque. Autant j’avais trouvé que le tome 2 éclairait bien la vie de l’artiste, autant là j’ai trouvé que ça peinait à trouver une ligne directrice claire : ça part un peu dans tous les sens et j’ai eu le plus grand mal à me passionner pour les frasques d’étudiant du futur maître du cubisme. J’ai trouvé les personnages presque plus insupportables les uns que les autres.

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          Je relis au passage mon article sur le premier tome qui commence à dater sérieusement et je me rends compte que sur le style, j’y disais la même chose quasiment mot pour mot. Mais non, je ne suis pas du tout du genre à avoir des idées arrêtées voyons… Bref, je pense que si j’avais commencé par le tome 1 comme les gens normaux, je n’aurais jamais lu la suite de cette série. Pourtant, l’histoire du 2 et son ambiance m’avaient vraiment séduite. Du coup je suis un peu perdue là. Alors on fait quoi ? Je ne pense pas acheter les deux derniers tomes mais j’espère avoir l’occasion de les emprunter pour les lire et me faire un avis plus tranché sur cette série qui a bien quelques défauts mais dont le sujet n’en reste pas moins prometteur.

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Au temps de Klimt : la Sécession à Vienne

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          En ce moment, malgré pas mal de choses intéressantes, je vois particulièrement peu d’expositions. J’ai quand même réussi à voir celle-ci dont je vous parle avec beaucoup de retard. Elle est d’ailleurs finie depuis déjà un certain temps. Je dois admettre que je me méfiais un peu. En général quand un titre intègre « au temps de », on peut présager qu’il n’y aura quasi aucune oeuvre de l’artiste en question. Klimt en l’occurrence. J’ai été mauvaise langue sur ce coup, cette expo m’a très agréablement surprise. L’exposition est riche et vraiment très intéressante. Je connais un peu Klimt, que j’avais d’ailleurs découvert il y a quelques années dans une très belle exposition qui lui était consacrée à la Pinacothèque. Ici, il est un peu moins au centre de l’attention mais pas absent pour autant, loin s’en faut. A part à travers lui, je ne connaissais pas du tout la Sécession viennoise et je crois bien que je n’avais même jamais entendu le nom de ce courant. Ce fut donc l’occasion de découvrir.

Affiche

          J’ai trouvé cette exposition très intéressante. J’y ai découvert plein d’artistes que je ne connaissais pas et j’ai été ravie d’y retrouver un certain nombre de tableaux de Klimt que j’aime beaucoup. J’ai appris plein plein de choses (que je me suis empressée d’oublier, j’avoue) et j’ai bien aimé que d’autres arts que la peinture soient convoqué, même si c’est de manière plus modeste. Architecture et arts décoratifs sont aussi évoqués. Je ne connaissais de Klimt que ses tableaux et j’ai aimé découvrir ses autres réalisations (une fresque monumentale notamment). Je n’ai pas forcément aimé tout ce qui était exposé mais il y avait quelques belles toiles et surtout j’ai pris un grand plaisir à lire les explications très claires et enrichissantes. Bien sûr, le clou du spectacle étaient Judith et Salomé de Klimt, impressionnantes tout auréolées d’or. Une exposition riche et passionnante qui m’a agréablement surprise.