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A son image, Jérôme Ferrari

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          Antonia, après un samedi passé à immortaliser un ma­riage sous l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Après des heures de conversation, la jeune femme décide de rejoindre le sud de l’île, où elle réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup. L’office funèbre sera célébré par un prêtre qui n’est autre que son oncle et parrain. Dans la four­naise de la petite église, les images déferlent de toutes les mémoires.

Couverture de A son image de Jérôme Ferrari

          De Jérôme Ferrari, je n’avais lu que Le sermon sur la chute de Rome, que j’avais adoré. Ce roman lui avait d’ailleurs valu le prix Goncourt. Je gardais un très bon souvenir de cette lecture et du style de l’auteur. C’est donc un des rares romans de la rentrée littéraire 2018 que j’avais eu envie de découvrir. Car si j’en ai lu beaucoup, il y en a finalement bien peu que j’attendais. Et bizarrement, ce sont ceux-là que j’ai lus en dernier, attendant quasiment l’été suivant pour m’y atteler. Si certains ont tenu leurs promesses, celui-ci ne m’a en revanche pas particulièrement emballée.

          J’ai pris plaisir à retrouver la plume subtile de Jérôme Ferrari, son érudition qui ne vire jamais à la pédanterie, la douceur de ses tournures et la mélodie de ses mots. Il nous amène encore une fois en Corse, cette terre dont il parle si bien ; c’est un vrai régal de l’y suivre. D’un point de vue stylistique, il faut bien le dire, je n’ai pas été déçue. Concernant l’histoire en revanche, je reste un peu plus sur ma faim… Un livre qui tournait autour de la photo, voilà qui aurait dû me plaire ! Pourtant, j’ai trouvé qu’il y avait dans la manière dont le thème est traité quelque chose d’artificiel.

          On alterne entre passé et présent, autour de la figure d’Antonia. Si certains passages sont très beaux, d’autres m’ont paru quelque peu surfaits. J’ai parfois eu du mal à voir comment les choses s’articulaient entre elles. J’ai peiné à voir dans la succession des chapitres un tout cohérent. Difficile de totalement adhérer quand on a l’impression que le texte ne sait pas trop où il va. Cette impression de morcellement m’a gênée dans la lecture et si j’ai aimé le style et le décor, je n’ai pas trouvé l’histoire totalement aboutie. Elle m’a laissé un sentiment d’inachevé, comme s’il manquait le ciment pour lui donner sa stabilité.

Portrait de Jérome Ferrari, écrivain

Oui, les images sont une porte ouverte sur l’éternité. Mais la photographie ne dit rien de l’éternité, elle se complaît dans l’éphémère, atteste de l’irréversible et renvoie tout au néant.

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Mais vient le moment redoutable où il est impossible de se tenir plus longtemps à l’abri du rituel, il faut prononcer devant l’assemblée et devant le défunt les mots maladroits qu’on a choisis dans la solitude , dont on ne sait jamais s’ils seront trop mélodramatiques ou, au contraire trop désinvoltes.

Life is strange

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Life is strange

Je ne vous en parle jamais ici mais je suis assez amatrice de jeux vidéo. Je ne me sens toutefois pas toujours très légitime pour en parler. J’ai décidé de me lancer avec celui-ci. Ce n’est pas trop mon type de jeu, j’apprécie un peu plus d’action. Mais si je suis plus habituée aux jeux d’aventure, le côté très scénarisé de Life is strange le rapproche presque d’un film, ce qui rend un peu plus facile pour moi le fait d’en parler. Et puis il faut bien commencer quelque part. J’avais beaucoup aimé Remember me, du même éditeur, et j’étais curieuse de découvrir ce jeu-ci. Le jeu est très narratif et nos choix ont une influence sur le déroulé de l’histoire, ce qui est plutôt intéressant.

Life is strange

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce jeu. Du côté des plus, on compte notamment les graphismes, vraiment très beaux. La narration est agréable et réserve quelques surprises appréciables qui rendent le jeu agréable. J’ai bien aimé la douceur de l’univers mis en place et sa beauté bien sûr, avec des lumières très travaillées. Les personnages sont assez attachants et contribuent à nous faire apprécier l’ensemble. On se retrouve replongés en adolescence. Ce n’est pas nécessairement le type d’ambiance que je préfère mais le mal-être et l’importance de l’amitié quand on est exclu du groupe sont très bien rendus. J’ai également apprécié le petit clin d’œil photo. Le jeu est très facile à prendre en main, même pour ceux qui sont peu habitués à user de la manette. L’impression d’une assez grande liberté de choix et d’influer sur l’histoire est vraiment agréable et fait clairement partie des points forts de ce jeu.

Life is strange

Pourtant, au fil de l’avancée du récit, je me suis demandé à quel point mes choix changeaient ou non la suite. Il faudrait que je rejoue à ce jeu de manière totalement différente mais j’ai l’impression qu’il n’y a au fond que deux grandes voies possibles et que tout nous y ramène, même si quelques détails peuvent être modifiés. C’est un peu frustrant. La durée de vie du jeu m’a un peu déçue, j’ai eu l’impression de le terminer assez vite, et pourtant je suis plutôt lente comme joueuse. Il y a un passage sur la fin qui m’a déçue mais dans l’ensemble j’ai trouvé le jeu agréable. Enfin, du fait que ça se passe dans un lycée et qu’on joue une adolescente, il y a un côté un peu gnan-gnan parfois un peu agaçant, même si l’ensemble reste réussi. Un très joli jeu qui laisse le joueur un peu passif malgré l’importance donnée à ses choix. Une réussite avant tout visuelle.

Un week-end à Amsterdam

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          Pour Noël, je me suis vue offrir deux jours à Amsterdam, ville dont j’étais tombée amoureuse il y a cinq ans maintenant sous un soleil éclatant (l’article photo tout destroy à cause des différents changements de look du blog est ici). Un cadeau absolument parfait ! Evidemment, début janvier, le temps était moins clément que la première fois avec du brouillard et de nombreuses averses mais si ça donne à la ville un côté autrement plus austère, elle n’en est pas moins belle pour autant.

Amsterdam - quartier rouge Amsterdam - quartier rouge Amsterdam - quartier rouge

          Le temps nous étant compté, nous avons surtout erré de canaux en canaux, prenant des photos (pas tant que ça parce le temps s’y prêtait moyennement et j’ai amèrement regretté feu mon 30mm) et s’arrêtant dans un certain nombre de cafés pour se réchauffer – programme qui n’aurait su mieux me convenir. Côté visite, uniquement le Rijksmuseum, et encore seulement l’étage réservé à la peinture flamande – qui nous a quand même occupé 3h. Les musées sont chers (17,50€) et ferment tôt (17h). Quant à la maison d’Anne Franck, les 2 ou 3h de queue sous la pluie un lundi matin ont de quoi déconcerter.

 Amsterdam - sabots hollandais Amsterdam - marché au fleurs - tulipes Amsterdam - vélos

          J’avais le souvenir d’une nourriture assez infâme dans cette ville où en dehors de ça il semblait faire bon vivre. Cette fois, aucune fausse note dans l’assiette : une cuisine simple et équilibrée, souvent assez exotique. Nous y avons dégusté un petit déjeuner « healthy » juste parfait avec porridge et fruits frais ! De bonnes bières locales et de l’excellent café ont complété le tout. Les petits cafés sympathiques – à la déco tantôt taverne rustique, tantôt scandinave chaleureux mais épuré – y sont légion. La ville est réputée pour ses restos thaï et j’ai regretté de ne pas avoir l’occasion de tester un des nombreux restos indonésiens, visiblement tous fermés le lundi midi.

 Amsterdam - pont mobile Amsterdam - pont mobile Amsterdam - pont mobile

          Le centre ville est assez petit et c’est clairement une ville pensée pour les cyclistes qui ont en toutes circonstances la priorité. Les vélos sont partout, tout le temps, de toutes sortes. J’aime la quasi absence de voiture, le côté vert et les maisons toutes tordues. J’ai aussi développé un début d’addiction au vieux cheddar. Par contre – fait surprenant – la ville était absolument dégueulasse lors de notre passage. L’hyper centre est joli mais un peu agressif avec ses néons de coffee shop et de maisons closes. Nous y avons tout de même passé pas mal de temps avec notamment le marché au fleurs. Si l’occasion se présente je souhaiterais une prochaine fois découvrir des quartiers plus excentrés.

 Amsterdam - vue de nuit Amsterdam - vue du nuit Amsterdam - vue du nuit

          J’ai beaucoup aimé flâner dans les rues du Jordaan, quartier bobo plus résidentiel où on trouve beaucoup de bars et restaurants moins touristiques que dans le quartier rouge et nombre de petites boutiques très sympa : déco, épicerie… idéal pour se promener et ramener quelques souvenirs. Ca m’a un peu rappelé les Batignolles parisiennes dans l’esprit. Le quartier des antiquaire mérite également le détour pour les curiosités qu’il propose. Une capitale à taille humaine que je trouve très agréable pour une escapade le temps d’un week-end.

Amsterdam - pont, cycliste, vélos

          Des allers-retours sont disponibles depuis Paris à partir de 70€ A/R. Pour les moins pressés, il existe également des bus à partir de 38€ A/R. Pour un hôtel proche du centre ville, comptez minimum 75€ par nuit.

Je n’ai pas noté d’adresses de boutiques mais voici celles de quelques cafés que nous avons appréciés :

  •  Caffè Il Momento – Singel 180
  • Harlem – Haarlemmerstaat 77
  • Louis – Singel 43
  • Vinnies – Haarlemmerstraat 46 HS

Vous pouvez découvrir quelques photographies supplémentaires prises durant ce séjour sur mon compte Instagram.

Couleurs d’automne

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Quelques images d’un automne ensoleillé et très coloré dans les Pyrénées ariégeoises.

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Pays-Basque : le sentier du littoral de Bidart à Saint-Jean-de-Luz

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Hier, je vous parlais de Bayonne et Ciboure. On continue sur la côte basque avec aujourd’hui le sentier du littoral de Bidart à Saint-Jean-de-Luz, soit 13 km si ma mémoire est exacte.

Bidart, plage d'Uhabia Bidart, plage d'Uhabia Pays-Basque, océan

Les plages grouillaient de surfeurs et c’était un plaisir de les voir tenter d’évoluer avec des fortunes diverses au milieu des gros rouleaux. Malheureusement je n’avais pas de téléobjectif pour immortaliser leurs performances.

Touristes au repos Pays-Basque, surfeurs Guéthary, plage

Le temps était pour le moins tourmenté et j’ai beaucoup aimé cet air de tempête au dessus de nos têtes. Plus le temps passe et plus je suis émerveillée par les lumières d’orage : je ne m’en lasse pas !

Pays-Basque, falaises Baie de Saint-Jean-de-Luz Pays-Basque, vue sur l'océan

J’ai été assez déçue de ce sentier que j’imaginais plus comme celui de la côte Vermeille (voir ici et ). Les paysages sont magnifiques mais le sentier est surpeuplé, toutes les criques sont accessibles en voiture et surtout, on traverse un nombre de parkings et de campings ahurissant. Dommage.

 Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte-Barbe Vue sur la baie de Saint-Jean-de-Luz Bidart, coucher de soleil sur la plage d'Erretegia