J’espère que vous avez tous passé un joyeux Noël.
Le Père Noël a vidé sa hotte pleinede livres, je vous les présenterai bientôt en attendant de les lire et de vous les faire partager. Joyeuses fêtes à vous tous et bonnes lectures !
Les critiques assassines
J’espère que vous avez tous passé un joyeux Noël.
Le Père Noël a vidé sa hotte pleinede livres, je vous les présenterai bientôt en attendant de les lire et de vous les faire partager. Joyeuses fêtes à vous tous et bonnes lectures !
Film d’action (thriller et drame selon Allociné mais je ne suis pas tellement d’accord) franco-américain. Avec Angelina Jolie, Johnny Depp, Timothy Dalton (que je n’avais pas reconnu…).
La belle Elise est suivie par la police qui recherche son ancien amant, un escroc célèbre. Lorsqu’elle part le retrouver à Venise, elle choisit dans le train un touriste américain qu’elle fera passer pour lui afin de brouiller les pistes. C’est pour ce pauvre homme le début d’une périlleuse aventure…
On ne dit que du mal de ce film. Bon, soyons honnêtes, ça ne casse pas 3 pattes à un canard. L’intrigue est assez convenue, le rythme pas tellement trépidant et en plus ça dégouline d’amour. Toutefois, contre toute attente, j’ai passé un bon moment. Le duo Depp/Jolie fonctionne bien. Johnny Deep n’est pas un habitué de ce genre de rôles. Ce n’est qu’à moitié une réussite mais c’est un plaisir de le voir se renouveler sans cesse et pour ceux qui sont restée traumatisés par sa tentative dans une comédie musicale où il chantait aussi juste qu’un chat qu’on égorge, ici, il s’en sort plutôt bien. Angelina Jolie est égale à elle-même : un brin agaçante mais efficace.
L’intrigue se déroule à Venise, avec des paysages magnifiques. Une belle femme pour attirer le public masculin et bien sûr le beau Johnny Deep pour attirer le public féminin (ah, il est bien loin le temps où l’apprécier passait pour un acte de rébellion…). Là, c’est le moment où je fais ma groupie, écoutez bien, ça ne m’arrive pas souvent. Honnêtement, à part dans le cas de la comédie musicale susnommée à laquelle j’ai bien cru que je ne survivrais pas, sa seule présence suffit généralement à rendre à mes yeux n’importe quel film médiocre supportable. Je dois admettre aussi que j’ai passé la moitié du film à me demander si je rêvais où s’il commençait à avoir des rides aux coins des yeux, ce qui m’a occupée (d’ailleurs il n’aurait pas grossi aussi ?). Eh oui ! à 48 ans (désolée pour celles qui ignoraient qu’il n’était plus exactement un jeune homme) il semblerait que le temps finissent enfin par laisser son empreinte sur son visage et franchement, ça lui réussit !
Ces réflexions totalement inutiles étant couchées sur l’écran, résumons : c’est un film d’action comme on en a vu des centaines. Convenu, un peu plat (c’est un remake d’un film français, ça commençait mal aussi…), mais ça fonctionne plutôt bien. A mi-chemin entre action et comédie romantique (qui sont d’ailleurs rarement drôles). C’est suffisamment propre pour fonctionner, un beau décor, des gros moyen de des acteurs aussi beaux que talentueux, ça fait généralement passer un bon moment, même si on l’oublie aussitôt sorti de la salle. Nulle réflexion à chercher derrière l’histoire, on en prend plein la vue et puis c’est tout. Comme la plupart des films de Noël, c’est parfait pour se vider la tête et personnellement, je préfère le faire devant la plastique impeccable du beau Johnny que devant Sami Bouajila.
J’ai lu ce livre d’un le cadre d’un partenariat avec Blog-o-book (mon tout premier !). Notre histoire commune a mal commencé. Je n’ai pas été mise au courant que j’avais été sélectionnée. Le livre n’est pas arrivé jusqu’à chez moi mais à la Poste. Il a donc fallu que j’attende 2 longues heures après le travail pour récupérer ce colis non identifié (que je croyais être mes cours pour la fac). Arrivée au guichet, on m’a appris que les frais d’envois étaient à la charge du receveur : 2 heures d’attente et 6€ pour le récupérer… Je vous laisse imaginer ma bonne humeur. C’est donc par pure bonté de coeur que j’ai attendu pour le chroniquer, histoire que mon énervement retombe un peu.
Le titre me semblait très prometteur, ainsi que le nom des éditions, c’est pour ça que j’ai choisi ce livre. Il se trouve que c’est le tomme 2 du récit ce qui gène un peu la compréhension (nul communiqué de presse de l’éditeur pour le signaler, ce qui aurait pourtant été bienvenu). On est plongé dans la France des années 60. Patrizia a 17 ans, elle a fui sa famille et vit de petits boulot. Elle nous livre ici son quotidien, décrivant une France ouvrière dans laquelle le « Ritale » qu’elle est est méprisée.
Je vais peut-être être un peu dure mais pour résumer le fond de ma pensée, ce livre est nul ! D’un point de vue purement littéraire, la construction est bancale, le style se veut relativement soutenu mais n’est qu’un ramassis de clichés. L’histoire ? Pas inintéressante. L’auteur a vécu, il y avait de la matière à faire un livre intéressant si seulement elle avait pris le temps de travailler un plus dans le détail les relations et sentiments des personnages. C’est écrit comme aurait sans doute écrit l’adolescente de 17 ans. Ca peut peut-être avoir son charme mais, vous le savez, je ne suis pas sensible à ce genre de niaiseries. Un livre sans le moindre intérêt, une immense déception, je n’ai même pas réussi à le finir.
Je suis quand même allée voir sur la toile ce que les autres blogueurs en pensaient : que du bien ! Tout le monde a aimé : « c’est magnifique, bouhou, on est ému, on pleure ». Devant un tel succès, je me demande si un jour, dans un certain temps, je ne vais pas donner une seconde chance à ce livre. Au moins pour essayer de voir ce que tout le monde a trouvé si génial et que j’ai visiblement raté. Quoique je viens à l’instant d’aller voir de plus près ce que lisaient les demoiselles en question : nous avons affaire à des lectrices acharnées de Musso. Méfiance donc. Toujours est-il que si je comprends pourquoi on devrait être émus et ce qui devrait faire l’intérêt de ce livre, je n’ai pas du tout accroché. Impossible de rentrer dedans, j’ai eu l’impression de regarder l’héroïne se débattre depuis l’extérieur avec plus d’agacement que de compassion.
Comme je m’en veux d’avoir si peu aimé ce livre, je vais quand même faire un effort pour finir sur une note positive. Certes, je n’ai pas aimé MAIS, si vous aimez les témoignages propices à vider vos réserves lacrimales, les histoires vraies qui fendent le coeur, si vous êtes sensible et fleur bleue : vous ne pourrez qu’adorer ce livre !
Ce jour-là donc, chez Chantal, nous étions cinq filles ; il n’y avait qu’un garçon, le frère d’une Micheline qui se faisait appeler Sylvie comme Vartan, mais qui aimait mieux imiter Sheila, car elle se coiffait avec des couettes liées par des rubans en velours rouge qui lui retombaient sur les joues toutes les fois qu’elle se mettait à twister.
Merci quand même au Chèvre feuille étoilé et à BOB pour cette lecture.
Ca y est, les inscriptions à la dernière édition de Masse Critique, le partenariat blogueurs/éditeurs organisé par Babelio, sont clôturées. J’ai été sélectionnée pour recevoir Mon Papa Razzi de Lionel Chouchon, paru aux éditions du Rocher.
Un livre très léger a priori. Nous verrons bien ce que ça donne. Je l’ai choisi bien sûr pour le mauvais jeu de mot du titre ! Vous retrouverez bientôt ma critique sur le blog.
Voici le résumé de l’auteur :
Camille, 20 ans, fils du célèbre photographe Lucas Razzi, se retrouve propulsé malgré lui dans le monde particulier de la Pub. Un univers qu’a priori il n’aime guère… au même titre qu’il abhorre son divorcé de père qui en fait partie. Mais lorsque celui-ci est roulé dans la boue par ses associés, leur hypocrisie et leur manque de scrupule lui reviennent en pleine figure. En mettant le doigt sur une incroyable « Ferme de People d’élevage », laquelle fabrique des célébrités à la demande impliquant les patrons de Lucas, Camille pourrait bien détenir le scoop qui vengera son père. Attention : ce livre est un médicament. Recommandé pour le traitement de la peopolophilie maniaco-expansive, de la festivalopathie chronique, de l’eczéma vedettarien et des blessures légères par starification…
Lionel Chouchon est l’auteur de romans et pamphlets à succès dont les traits communs sont l’humour et la satire de notre époque. Il est aussi le fondateur d’un grand groupe de communication et le créateur de nombreux festivals de cinéma dont Avoriaz, Deauville, Gerardmer, Cognac, Manaus, Beaune.
Au début de la 2° guerre mondiale, l’aspirant Grange se retrouve à attendre les Allemands près de la Meuse dans un blockhaus. Il y passera quelques mois hors du temps avant l’invasion, loin de l’agitation de la frontière. L’histoire d’une parenthèse enchantée avant la désolation.
J’avais tenté il y quelque temps de lire Le rivage des Syrtes, sans succès. J’avais aimé le style au début puis m’étais lassée de cette histoire qui traînait en longueur. Je m’ennuyais et n’avais pas envie de savoir ce qu’il y avait après. Une première rencontre avec Gracq laborieuse donc. Cette fois, ce fut bien différent ! Dès les premières pages j’ai été immergée dans l’univers de l’aspirant Grange. J’ai eu l’impression de respirer avec lui l’air de la forêt et d’attendre moi aussi cette armée (bon, pas tout à fait pour l’armée, j’exagère un peu, mais il y a de ça, j’attendais impatiemment la suite). Le rythme est lent et puisqu’on attend, par principe, il ne se passe rien. Mais j’ai aimé attendre avec ces hommes (oui, parce que Grange n’est pas tout à fait seul), j’ai suivi leur histoire sans m’ennuyer une seconde.
L’écriture de Gracq est très belle. Simple mais travaillée, extrêmement poétique. J’ai trouvé ce livre splendide. Tellement que j’ai passé la moitié de ma nuit dessus pour le finir. Un très très beau roman qui raconte la guerre en négatif. Je vous le recommande chaudement.
Dehors, la pluie lourde de l’Ardenne battait la forêt sur des lieues. c’était si inattendu, et pourtant si charmant. Le ton, extraordinairement enfantin, était celui de jeunes écolières blotties dans une cachette contre la grosse pluie, qui se racontent des histoires en attendant que passe l’orage.
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Il semblait à Grange que la terre même jaunissait d’un mauvais teint, que le temps la travaillait d’une fièvre lente : on marchait sur elle comme sur un cadavre qui commence à sentir.
Juste un petit mot sur les éditions Corti au passage. Les livres non massicotés ont un petit air de nostalgie de l’ancien temps, un côté un peu artisanal, blablabla… Quand j’ai voulu commencer ma lecture dans le métro après mon achat, impossible. J’ai passé 2h à découper les pages de ce foutu livre ! Heureusement qu’il valait le coup ! L’impression est elle aussi dégueulasse : pas une lettre à la hauteur de l’autre, des fautes de typo à la pelle, des lettres complètement mangées… Je n’ai rien contre le fait « à l’ancienne » (ou copie) mais je ne suis trop touchée par le charme de cette impression un peu brouillonne.