Archives de Catégorie: Mes lectures

Tous les livres qui me sont passés entre les mains…

L’arche de Darwin de James Morrow

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          Actrice sans rôle, Chloe Bathurst décroche un emploi de gardienne de zoo chez Charles Darwin où elle rencontre toutes sortes d’animaux exotiques, ainsi que différentes théories scientifiques d’une modernité étonnante. Pour sortir son père de l’hospice, elle vole la première mouture de la théorie de l’évolution et s’inscrit au Grand concours de dieu, qui offre 10 000 £ à qui prouvera ou réfutera l’existence d’un être suprême.

Couverture de l'Arche de Darwin

          Allez savoir pourquoi je lis assez peu en ce moment, je me laisse très facilement distraire par la moindre connerie qui passe à la télé (ce qui n’est pas peu dire). Ce n’est pourtant pas faute d’avoir de quoi faire ! Avec tout ça, je n’ai donc toujours pas fini de lire les sorties des mois de mai-juin, alors même que les titres de la rentrée littéraire s’empilent déjà dangereusement. Je ne sais pas pourquoi – comme souvent – mais ce livre me tentait bien. Je me suis dit qu’il me changerait de mes habitudes et jusque-là, ce type de récit qui tournent (même vaguement) autour de l’histoire et de la science, ont toujours été de bonnes surprises.

          Je dois avouer avoir été assez surprise par le style très… enlevé ! J’ai beaucoup aimé. Ca ne manque pas d’humour. L’histoire est assez invraisemblable mais j’ai aimé sa fantaisie et ses très nombreux rebondissements. La première moitié a été un vrai régal ! Je me suis un peu lassée par la suite. Que l’histoire devienne de plus en plus improbable ne m’a bizarrement pas trop dérangée. C’est plutôt rigolo, c’est loufoque mais ça fonctionne. Mais les très nombreux rebondissements ont fini par me fatiguer un peu. Le roman est assez long est malgré une histoire riche en surprises, la lassitude a fini par se faire sentir. Dans l’ensemble, ç’aura tout de même été une agréable lecture qui ne manque pas d’originalité.

Portrait de James Morrow

La seule excuse de Dieu est qu’il n’existe pas.

Personne ne gagne, Jack Black

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          De San-Francisco au Canada, de trains de marchandises en fumeries d’opium, d’arnaques en perçages de coffres, du désespoir à l’euphorie, Jack Black est un bandit: parfois derrière les barreaux, toujours en fuite. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route au tournant du XXe siècle. Personne ne gagne est un hymne à une existence affranchie des conventions.

Personne ne gagne, Black Jack, couverture

          Disons-le tout net, la première chose qui donne envie de lire ce livre c’est sa couverture. Pour un format semi-poche à moins de 12€, il est tout simplement magnifique avec sa couv’ noire et argent. Gros coup de foudre pour son design. Ce livre est de toute beauté. Bon, dommage que le papier ne soit pas d’aussi bonne qualité mais il a l’avantage d’être fin et donc peu encombrant au vu du nombre de pages. Mon sac à main apprécie. Bon les considérations esthétiques étant passées, il est comment ce livre ? Je dois avouer qu’il m’est tombé dans les mains par hasard et que je ne savais pas trop de quoi ça parlait. J’ai beaucoup aimé le début. Un style un peu désuet mais vif et pas dénué d’humour et surtout une histoire qui sent bon l’aventure et le vagabondage qui n’est pas sans rappeler Jack London.

          L’histoire est assez riche en péripéties et j’ai beaucoup aimé l’aspect très aventureux. Je n’avais pas lu la quatrième de couverture et arrivée environ à la moitié du roman, j’ai été obligée de vérifiée quand ç’avait été écrit et par qui. Le roman a été publié pour la première fois en 1926, ça explique donc certaines expressions passées de mode et un style parfois un rien pompeux : tout s’explique. Quant à l’auteur, c’est plus ou moins sa vie qu’il nous raconte, lui-même ayant été voleur et vagabond et ayant passé pas mal de temps en prison. Pas étonnant que ça me rappelle les romans de London sur les bas fonds ! C’est bien écrit et l’auteur a un sacré talent de conteur, ils nous amène à ses côtés à l’aventure, qu’il nous narre avec un certain recul et parsème de réflexions sur sa vie.

Si j’ai adoré le premier tiers, j’ai par la suite trouvé qu’il y avait quelques longueurs. Mais ça n’en est pas moins palpitant. Vols, prison, vagabondage… ça s’enchaîne à un rythme effréné. On a ensuite bien sûr ses préférences en terme de récit, l’aspect aventure ayant tendance à avoir ma préférence. Même si je dois avouer qu’à un moment j’ai presque ressenti un trop plein de péripéties : ça part tellement dans tous les sens que parfois j’aurais aimé plus de « sentiment » (oui oui, je vous jure). La fin quand à elle m’a un peu déçue. Je chipote, cependant, ce roman reste une excellente surprise. C’est bien écrit, c’est rythmé, un plaisir malgré quelques longueurs. Encore une bonne pioche chez Monsieur Toussaint Louverture. Une vraie belle découverte que ce roman surprenant et intemporel.

Portrait de Jack Black

Quarante ans que je suis sur terre, et regarde où j’en suis. J’ai pas un sou à moi. S’il pleuvait de la soupe, j’aurais même pas de quoi m’acheter une cuillère, la liste de mes dettes est plus longue que la corde à linge d’une veuve.

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Je ne trouvais pas ça très correct de sa part, mais qu’est-ce que je pouvais faire ? Je n’étais qu’un pauvre voleur, un honnête voleur à la merci d’un avocat de grand chemin.

Kaboul express de Cédric Bannel

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Zwak, Afghan, dix-sept ans et l’air d’en avoir treize, un QI de 160, et la rage au coeur depuis que son père a été une  » victime collatérale  » des Occidentaux. Devant son ordinateur, il a programmé un jeu d’un genre nouveau. Un jeu pour de vrai, avec la France en ligne de mire. Et là-bas, en Syrie, quelqu’un a entendu son appel…

L’année dernière j’avais lu quelques ouvrages sur des histoires de migrants que j’avais trouvées très touchantes, qu’il s’agisse de romans ou de témoignages. Je pensais en retrouver une ici. Eh bien pas du tout ! J’avais dû mal lire la quatrième de couverture, une fois de plus, ou simplement l’oublier en cours de route. Le Kaboul express est le nom donné à un réseau de recrutement de l’état islamique. Ce n’est donc pas de migration mais de terrorisme dont il est ici question. Entre autres d’anciens talibans recrutés en Afghanistan pour aller ensuite s’entraîner en Syrie. Autant vous dire que ce n’est pas joyeux joyeux.

Couverture de Kaboul Express

L’histoire tourne autour d’un adolescent qui veut commettre un attentat à Paris d’une envergure jamais vue auparavant, et du commissaire afghan qui va tenter de l’en empêcher avec l’aide des services secrets français. Le début m’a moyennement plu, bien que ça se lise très bien. Je trouvais les personnages caricaturaux et la trame un peu simpliste. Mais finalement, j’ai fini par m’y faire, en grande partie parce que j’ai aimé apprendre des choses sur l’Afghanistan à travers ce roman. C’est toujours un gros plus je trouve de découvrir une autre culture dans un livre et c’est ce qui m’a le plus plu dans celui-là. Il semble également très bien documenté sur les réseaux terroristes.

Finalement, le début et la fin sont ce qui m’a le moins plu dans ce roman. Malgré leur côté « déjà vu », on s’attache malgré tout un minimum aux personnages. Le flic afghan est un peu dépassé mais sympa et honnête, le jeune terroriste tête à claques mais intelligent. On en viendrait presque à se surprendre à vouloir qu’il réussisse (ne serait-ce que pour être surpris). Bref, c’est bateau mais ça fonctionne plutôt bien. Malheureusement, la fin est assez prévisible et manque cruellement de nuances à mon goût. Un roman agréable à lire malgré ses défauts mais qui manque d’envergure et ne parvient pas à créer la surprise.

Portrait de Cédric Bannel

C’est une guerre. Avec tout ce qu’elle entraîne de bavures et de morts innocents. Une guerre sale, car toutes les guerres le sont, en dépit de ce que les politiciens aiment croire ou dire.

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« Kaboul Express » : nom donné au réseau afghan de Daech qui permet à l’État islamique d’importer en Syrie et en Irak des combattants expérimentés en provenance du Khorasan, territoire comportant notamment l’Afghanistan et les zones tribales du Pakistan.

Indian Psycho

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          Arjun Clarkson est le rêve américain incarné : cet orphelin indien issu d’une basse caste, complexé et peu sûr de lui, a immigré à New York où il connaît une brillante carrière dans la publicité. Jusqu’au jour où, dans un accès de folie, il poignarde une ancienne collègue…

Indian psycho, couverture

          Quand j’ai reçu ce livre, à vrai dire je n’en attendais pas grand chose mais j’avais envie d’une lecture un peu légère, ça me semblait tout indiquée (enfin, légère dans le sens « facile », parce que le thème n’est pas du genre très drôle). Le titre fait clairement référence à American psycho, que je n’ai pas lu mais dont j’ai tellement entendu parler. Ca semblait pouvoir me plaire. Dès la première page, ça a très mal commencé avec une faute de français monumentale dans le premier paragraphe. Je sais, les fautes sont légion dans les livres de nos jours mais dès le début, comme ça ? Franchement j’ai hésité à refermer ce livre aussi sec.

          J’ai toutefois fait un effort pour me montrer de bonne composition. Franchement, j’aurais mieux fait de suivre mon intuition, on aurait gagné du temps. Le style est facile à lire mais très moyen. Le personnage principal m’a de suite été antipathique, ce qui réduit grandement les possibilités d’apprécier l’ouvrage. La psychologie est inexistante, alors même que ça devrait être la pierre angulaire du récit. Il y a une volonté d’employer un ton humoristique, décalé, qui m’a assez séduite au début mais ne fonctionne finalement pas trop sur la durée.Le roman est finalement assez prévisible et donne l’impression d’être bâclé. Pourtant, malgré ses nombreux défauts, il part je trouve d’une assez bonne idée, dommage que l’exécution ne soit pas à la hauteur.

Portrait d'Arun Krishnan

Vous savez, généralement, quand les gens veulent quelque chose, ils demandent. Et une question, c’est plus qu’un ou deux mots jetés comme ça. Un verbe peut aider. Et parfois on ajoute même « s’il vous plait ».

La mythologie Viking

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          L’univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l’ont inspiré pour son chef d’oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie.

Couverture de La mythologie viking de Neil Gaiman

          De Neil Gaiman, j’avais beaucoup aimé Coraline, lu il y a déjà pas mal de temps. Ca m’avait donné envie de voir ce qu’il avait écrit d’autre mais jusque-là l’occasion ne s’était pas présentée. Quand son nouveau livre est sorti j’ai donc sauté sur l’occasion. Je n’y connais absolument rien en mythologie nordique et ça faisait un bon bout de temps que j’avais envie de m’y mettre. J’ai eu une période de fascination pour les mythologies gréco-romaine puis égyptienne (j’ai tout oublié depuis), le nord m’avait échappé, il était temps d’y remédier.

          Je dois avouer que j’ai dans un premier temps été un peu déçue. Les premiers mythes, qui présentent la naissance des dieux et leur univers, sont un peu courts à mon goût, j’ai eu du mal à m’imprégner de l’ambiance, à rentrer dedans. Je me suis dit que si ça continuait comme ça, ça allait être compliqué. J’aime bien les légendes assez développées, quitte à ce qu’il y ait des détails inutiles histoire de bien cerner les protagonistes et de se familiariser avec leur monde.

          Heureusement, passées les 2/3 histoires du début, ça s’arrange nettement. Les légendes racontées sont plus développées, plus vivantes aussi. On s’attache peu à peu à ces dieux tantôt colériques, tantôt farceurs. J’ai adoré suivre leurs très nombreux déboires et honnêtement, j’ai été un peu triste en refermant ce livre de ne pas rester encore un peu avec eux. Cette petite initiation à la mythologie viking m’a donné très envie d’en apprendre plus. Une lecture aussi intéressante que divertissante. On en redemande !

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