Juin, le bilan

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Un mois de juin bien peu productif. Je suis partie en cure thermale pour mes problèmes de santé, je pensais donc profiter d’être seule loin de chez moi pour lire beaucoup, voir quelques films et visiter un peu. C’était bien optimiste… 4 livres lus finalement. Pas de gros coup de cœur. Ce qui explique sans doute que je me sois un peu traînée dans mes lectures.

Comme en mai, 3 films vus. J’espérais en voir un par semaine, c’est raté. Deux déceptions. Le moins pire était finalement Tolkien, que je n’ai pas trouvé aussi catastrophique qu’annoncé.
Côté séries, du très bon en revanche avec The handmaid’s tale, saison 2. Je crois bien que je l’ai trouvée encore plus forte que la première ! Je suis ensuite passée à quelque chose de plus léger avec Gentleman Jack qui a été une jolie surprise.

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Pas de nouveautés jeux vidéo ce mois-ci, j’ai continué un peu Anno 1800 mais j’ai surtout très peu allumé mon PC. En revanche j’ai testé un jeu de plateau, Evolution, qui m’a totalement convaincue !

S’il y a eu peu de sorties ce mois-ci, elles ont été de qualité ! J’ai miraculeusement réussi à voir le Cirque Plume pour leur dernière saison et c’était tout simplement magique. J’ai aussi visité l’abbaye de Fontfroide, absolument magnifique.

La cure thermale était une nouveauté pour moi mais à défaut d’être particulièrement efficace sur la douleur, c’était intéressant. J’ai eu un vrai coup de cœur pour Chambéry et j’ai regretté d’être trop fatiguée par mes journées pour prendre le temps de visiter. La ville est magnifique et les alentours ont l’air tout aussi beaux. Je suis ensuite allée quelques jours dans le Sud en famille où on a continué ma découverte de l’Aude.

Exposition Homère au Louvre Lens

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L’une des expositions les plus ambitieuses jamais consacrée à Homère, l’auteur de l’Iliade et de l’Odyssée, ces deux célèbres épopées qui sont au fondement de toute la culture occidentale. Elle offre une plongée inédite dans la richesse du monde homérique, un univers aussi beau que mystérieux.

          Il y a peu, je suis allée passer un week-end dans les Hauts de France, région que je connais fort mal alors qu’elle est si proche de Paris ! A programme, passage à Douai puis à Lens. L’occasion de découvrir un peu mieux le secteur mais surtout d’aller faire un tour au Louvre Lens. Je n’ai plus trop la possibilité d’aller voir des expositions mais j’ai profité d’être de sortie pour aller voir celle consacrée à Homère. Je ne suis pas du tout une spécialiste de littérature de l’Antiquité mais ado j’ai adoré suivre les aventures d’Ulysse. J’étais très curieuse de voir comme ç’a avait été interprété.

         J’ai suivi une visite guidée, ce qui ne m’arrive… jamais. En effet j’ai tendance à préférer découvrir les œuvres à mon rythme et souvent la lecture des panneaux me suffit pour une première approche (enfin, s’ils sont bien faits). Je dois avouer avoir été un peu déçue… La visite reprend essentiellement l’histoire d’Homère – enfin, le peu qu’on en connaît – et résume grosso modo l’Iliade et l’Odyssée. J’ai beau ne pas être une grande spécialiste d’Homère, ayant quand même fait un master de lettres où j’ai vaguement entendu parler de lui, je me suis ennuyée sévère. Après enquête dans notre groupe, c’était mitigé : ceux qui connaissaient Homère ce sont ennuyés, les autres ont trouvé ça passionnant.

         Comme on parle beaucoup de l’auteur et de ses textes, on s’arrête finalement très peu sur les œuvres exposées, c’est un peu dommage. Elles m’ont donné l’impression de servir d’illustration au discours alors qu’à mon sens elles auraient dû être au centre de l’attention. Dans les deux premières parties (consacrée à Homère, puis à l’Iliade), peu d’œuvres ont attiré mon regard. Beaucoup sont très classiques, poteries ou sculptures de l’Antiquité, tableaux du XIX° assez académiques, pas trop ma tasse de thé. Mais bon, c’est toujours sympa d’avoir un aperçu des représentations autour d’un texte.

         Sans surprise la dernière partie de l’exposition, consacrée à l’Odyssée, m’a beaucoup plus emballée. Il faut dire que le retour d’Ulysse est fascinant : sirènes, sorcières, géants, on n’a pas franchement le temps de s’ennuyer ! Et c’est clairement propice aux représentations les plus folles. Il y a de très belles œuvres dans cette partie de l’expo qui valent le déplacement, notamment une très belle série d’illustrations de Chagall. Si j’ai été un peu déçue par l’introduction, cette partie-là a été un gros coup de cœur. L’exposition semble finalement plutôt s’adresser à ceux qui connaissent mal Homère et sert de très bonne introduction à son œuvre. Les autres apprécieront toutefois la beauté des pièces exposées. Si j’ai été un peu déçue par certains aspects, j’ai quand même beaucoup apprécié de voir de si belles interprétations de ces mythes fondateurs. 

Exposition Homère Louvre Lens

Homère

Musée du Louvre Lens

Tlj sauf le mardi de 10h à 18h
Plein tarif 10€

Jusqu’au 22 juillet

Avengers Endgame

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         Film d’action, aventure, fantastique américain de Joe et Anthony Russo avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
         Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un des chapitres de l’Univers Cinématographique Marvel.

Affiche d'Avengers Endgame

         Je préviens par avance, je vais être totalement à contre-courant de la tendance avec cet avis. Désolée pour les fans… Je n’avais déjà pas particulièrement apprécié le précédent Avengers que j’avais trouvé lent, assez prévisible (sauf la fin) et à l’humour poussif. Je ne pensais donc pas forcément aller voir cette suite. Même si d’un autre côté j’aurais été un peu frustrée de ne pas voir la fin, je n’aime pas laisser les choses en route. Finalement, comme il est passé très longtemps, un soir d’ennui j’ai fini par me décider à aller voir par moi-même.

Image extraite d'Avengers Endgame

         Sans grande surprise, je n’ai guère plus aimé que le précédent. On m’avait dit que l’humour était encore plus poussif et qu’il y avait un forcing de fou sur les blagues. Alors franchement, je n’ai pas trouvé. Mais je pense que c’est simplement que je n’ai carrément pas vu quand c’était censé être drôle, je suis totalement passé à côté de l’humour (enfin, s’il y en avait). Au moins, comme je n’ai visiblement pas compris la moindre blague, je n’ai pas eu l’occasion de les trouver mauvaises, c’est déjà ça. Le problème c’est que du coup je n’ai pas trouvé ça drôle non plus, juste terriblement plat…

Image extraite du film Avengers endgame

         Je n’ai pas trouvé le scénario très inspiré… Dans l’ensemble ça fonctionne quand même à peu près. Et il y a moins de problèmes de rythme que dans Infinity war où j’avais trouvé qu’il y avait de sacrées longueurs ! Là c’est un peu long à démarrer mais ça monte en puissance peu à peu, j’ai trouvé que le film était mieux construit (en même temps, ça pouvait difficilement être pire). Pour l’histoire en revanche j’ai été moyennement convaincue. Elle est assez capillotractée. Il y a des passages « émotion » qui tombent totalement à plat et ne servent qu’à alourdir le film. C’est pas fou-fou quoi.

Image extraite du film Avengers endgame

         Mais le point fort de ce genre de film, c’est bien sûr les scènes d’action ! Il y en a quelques unes ici, dont une assez impressionnante à la fin (forcément, le classique combat final, tout ça tout ça). Je ne sais pas si c’est moi qui devient blasée mais je trouve que le genre a du mal à se renouveler, tout ça est un peu vu et revu. Moi qui suis facilement impressionnable d’habitude, je n’ai pas franchement été éblouie. Pour tout dire, je me suis un peu ennuyée quand même… Dans l’ensemble j’ai trouvé ce film plutôt meilleur que son prédécesseur, même s’il reste évidemment dans la même veine. Un final assez agréable à regarder mais qui ne m’a toutefois pas particulièrement séduite, loin s’en faut. Je crois bien que le charme Avengers a arrêté d’opérer sur moi !

Mai, le bilan

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On continue sur une bonne lancée avec 6 livres lus en mai. Quelques déceptions mais aussi une jolie découverte avec Maman, c’est toi sur la photo ? De Julie Bonnie et un énorme coup de cœur pour Salina, de Laurent Gaudé. Un peu dépitée par la rentrée littéraire de l’année dernière, je ne l’avais pas lu de suite et l’avait laissé de côté. C’est une pure merveille. Il y avait longtemps que je n’avais pas lu un texte aussi poétique et aussi beau. Absolument splendide.

Je suis enfin retournée au cinéma ! Bon, je n’ai pas fait exploser les compteurs mais 3 films vus tout de même. Ce n’est pas si mal vu mes difficultés à me déplacer ces derniers mois. Pas vraiment de gros coup de cœur.
Peu de films vus à la maison mais j’ai été agréablement surprise par Perfect sense, qui s’est avéré original et déroutant.
Pas de nouvelles séries ce mois-ci, j’ai continué celles que j’avais entamé le mois le dernier.

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Côté jeux, on reste dans la même lignée puisque j’ai commencé Anno 1800. Je le trouve très agréable, notamment le mode histoire, vraiment sympa, même si l’interface est un peu moins intuitive que sur le précédent (mais on s’y fait assez vite).

Pour les sorties, encore un week-end dans les Hauts-de-France (il faut dire que depuis Paris c’est assez facile) avec cette fois une exposition autour de la bière à Douai et une autre autour de portraits de canadiens engagés dans l’armée à différentes époques. Elle s’appelle « Visages de la liberté » et est à découvrir à Vimy.

Les crevettes pailletées

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          Comédie française de Cédric Le Gallo et Maxime Govare avec Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul
Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner « Les Crevettes Pailletées », une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie.

Affiche du film Les crevettes paillettées

          Ceux qui me suivent régulièrement le savent, on ne peut pas franchement dire que j’aille souvent au cinéma ces derniers temps, je ne suis donc absolument pas au courant des dernières sorties en salles. Il est loin le temps où je lisais les synopsis de tous les films qui sortaient chaque semaine ! Je n’avais donc absolument pas entendu parler de ce film. Quand j’ai eu l’occasion d’aller le voir une première fois, j’ai passé mon tour, à la lecture du résumé, j’ai eu peur d’un film très cliché. Je ne suis pas une fana de comédie et vu le sujet, ça me semblait casse-gueule au possible. Pourtant un jour où je voulais absolument voir un film et où il n’y avait que ça à l’heure où j’étais disponible, j’ai tenté quand même.

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Je ne sais pas trop ce que je dois en penser à vrai dire. Je suis un peu perplexe. Il y a plusieurs moments où je n’ai pas trop su comment prendre les choses, si c’était plus drôle ou gênant… Même si au final j’ai plutôt passé un bon moment. Comme on pouvait s’y attendre, aucun cliché ne nous est épargné. Le mec très efféminé, celui qui a peur de vieillir, celui qui a du mal à s’assumer, la nana trans pas très bien acceptée du groupe, le mascu homophobe qui débarque dans tout ça, c’est un joli panel des stéréotypes du genre. J’ai bien cru que je n’allais pas pouvoir supporter ça pendant 1h30. Pourtant, contre toute attente, j’ai trouvé que tout n’était pas forcément à jeter et je me suis même laissée surprendre à sourire à quelques vannes douteuses.

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Certes, c’est maladroit et ça en fait des caisses, on aurait du mal à dire le contraire, mais il y a quand même des points positifs. Même si ça ne réussit pas toujours, il y a une volonté de nuancer les personnages au fil de l’histoire et de leur donner une certaine profondeur en dévoilant les failles de chacun. Le résultat est mitigé, l’aspect dramatique étant trop souvent noyé dans un humour qui manque dans l’ensemble de  finesse. On se prend quand même à sourire parfois, la troupe étant au final sympathique, on se laisse un peu entraîner. La bienveillance envers les personnages est assez agréable et je n’ai pas le souvenir que l’humour ait été méchant (j’espère ne pas me tromper en disant ça…)

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Il y a un peu trop d’engueulades à mon goût (moi et mon éternel problème avec les gens qui crient, surtout au cinéma) et l’humour aurait mérité d’être un peu plus subtil. Le scénario aurait gagné à être plus nuancé également, la comédie joue sur de grosses ficelles, plus de finesse n’aurait pas été de trop. On ne peut pas dire que ça fasse dans la dentelle ! C’est dommage, il y avait un beau potentiel avec cette jolie histoire inspirée de faits réels. La trame dramatique pourtant bien présente n’est pas assez exploitée pour donner de la profondeur au film et susciter l’émotion, même si ça s’arrange un peu sur la fin. Le final est quant à lui assez mémorable et nous laisse sur une bonne impression. Un avis assez mitigé sur ce film plein de bonnes intentions mais qui s’englue parfois dans des clichés éculés. Le dynamisme et la bonne humeur qui s’en dégagent le rendent malgré tout sympathique.