Novembre le bilan

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Un mois de novembre comment dire ? Ah oui, pourri ! Comme le précédent quoi. Sauf que ce mois-ci j’ai même eu la flemme de lire, vraiment pas terrible donc. 6 livres lus en novembre, on a connu mieux.

Un seul film vu. C’est toujours la cata côté cinéma. J’ai une flemme monumentale d’y aller, alors que j’adore ça. Il va falloir faire mieux en 2017 parce que là, ça doit être ma pire année ciné depuis mes 12 ans.
En revanche pas mal de films vus depuis chez moi avec un peu de tout dedans. J’ai profité d’être malade pour regarder la saga Harry Potter. Et j’ai enfin vu The lobster qui m’a pour le moins perturbée. Mais aussi quelques classiques et bien sûr 2 ou 3 ratés.
Peu de séries en ce moment. Gros coup de cœur pour This Is Us qui est pour moi la série du moment.

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Deux spectacles vus en novembre. Du cirque chaque fois. Je sors moins faute d’énergie et de moyens mais ces deux spectacles ont été un vrai régal ! Il s’agissait du Cirque Invisible et de Beyond au théâtre du Rond-Point.
A défaut de me cultiver, j’ai testé quelques pâtisseries et cafés dernièrement dans une tentative de me motiver à mettre le nez dehors mais j’aurai certainement l’occasion de vous en reparler.
Vivement le changement d’année !
Seul point positif ce mois-ci, le blog est à peu près à jour, il y avait fort longtemps que ce n’était plus arrivé.

Et pour vous, quoi de neuf en novembre à part les premiers virus de l’année ?

Jean-Jean aux éditions Icinori

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          Quand j’ai vu ce petit livre, je suis instantanément tombée amoureuse. C’est une petite pépite d’édition, ou plus précisément d’imprimerie. Une vraie merveille. Bon évidemment, comme tout ce qui est rare est cher, le prix semblera à certains un peu excessif pour le faible nombre de pages (chaque exemplaire est vendu 10€ en librairie) mais c’est tellement plus précieux qu’un livre de poche au papier tout fin et à l’encre qui bave. Disons que c’est totalement autre chose surtout. Cette collection se construit autour de plusieurs numéros qui ont chacun un thème. J’ai en ma possession les n°2 et n°3. Je les ai choisis un peu au hasard, en fonction des titres (les livres sont sous blister donc impossible de les feuilleter).

Jean-Jean, Icinori

          J’ai commencé par le n°2, Jean-Jean parce que le n°1, Loi, m’inspirait moins. J’ai été impressionnée par la qualité du travail. Le livre s’ouvre en accordéon et on peut donc en embrasser le contenu d’un coup d’œil – à condition d’avoir un peu de place quand même. L’impression est bicolore, le papier de qualité et l’aspect gaufré lui donne un charme fou. Le texte est dérivé de la comptine « Jean qui rit et Jean qui pleure ». A vrai dire, j’ai été bien plus séduite par la qualité rare de l’impression que par le contenu, même s’il s’avère plutôt sympathique.

Jean-Jean, Icinori

          Le n°3, Dessus-dessous, est du même acabit. Visuellement c’est toujours impeccable et le contenu poétique m’a beaucoup fait rire. J’ai été totalement conquise. Ces petits livres « parfaitement déraisonnables » comme le souligne leur éditeur, Icinori, sont proposés et tirage limité et donc numérotés. Au catalogue de l’éditeur on trouve aussi des affiches ou des magnifiques pop-up (pas trop dans mes moyens malheureusement). Une maison d’édition qui propose un catalogue original axé sur l’illustration de qualité. Vous pouvez en apprendre plus sur eux ici. Une maison d’édition coup de cœur qui séduira tous les amoureux d’imprimerie.

Tag bilan de la rentrée littéraire

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          Lilylit propose en cette fin d’année de dresser un bilan de nos lectures de la rentrée littéraire, avant d’entamer celle de janvier et m’a conviée à participer. J’ai lu beaucoup de titres en cette rentrée et le choix a été difficile !

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Une nuit, MarkovitchUn livre auquel tu décernerais un prix : Une nuit, Markovitch d’Aleyet Gundar-Goshen. Un de mes gros coups de cœur de la rentrée, inattendu qui plus est. Un premier roman israélien qui m’a bien fait voyager et m’a surtout beaucoup fait rire ! C’est totalement improbable comme roman mais j’ai trouvé que fonctionnait à merveille. Ma plus belle découverte de cette rentrée.

1816, l'année sans été, couvertureUn livre différent de tes lectures habituelles : 1816, l’année sans été de Gillen d’Arcy Wood. Je lis peu d’essais alors un essai sur le rapport entre la vulcanologie et le climat… A vrai dire c’était une erreur de casting pure et simple, je pensais que c’était un roman. Il y avait des choses très intéressantes dans ce livre mais je l’ai trouvé un peu brouillon. Une lecture un peu trop ambitieuse peut-être.

Repose-toi sur moi, couvertureUn livre qui correspond parfaitement à tes attentes : Repose-toi sur moi de Serge Joncour. J’aime beaucoup les romans de Serge Joncour. J’ai toujours adoré son cynisme mais c’est avec la sensibilité de L’amour sans le faire qu’il m’avait le plus touchée. J’espérais retrouver cette tendresse dans ce nouveau roman et je n’ai pas été déçue !

Un hiver à SokchoUn livre qui ne correspond pas à l’idée que tu t’en faisais : Un hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin. On m’avait très bien vendu ce livre : sensible, émouvant, original… Ma libraire était conquise. Ca a surtout confirmé qu’on n’a pas les mêmes goûts. Le style très sec m’a laissée de marbre.

La suture, couvertureUn livre qui t’a déçue : La suture de Sophie Daull. Je me permets de rajouter cette rubrique histoire de ne pas m’appeler « Les critiques assassines » pour rien. J’avais adoré Camille mon envolée, mon gros coup de cœur de la rentrée 2015, tellement juste et émouvant. Ca n’appelait à mon sens pas de suite mais j’étais tout de même curieuse. En effet, ça sent le réchauffé et ne fonctionne pas vraiment. Le charme est rompu. Dommage.

La vengeance des mères, couvertureUn livre inoubliable : La vengeance des mères de Jim Fergus. Bon, inoubliable je ne sais pas mais j’avais beaucoup aimé Mille femmes blanches et j’avais vraiment hâte de découvrir la suite. Je n’ai pas du tout été déçue, bien au contraire, j’ai même trouvé le style plus fluide et agréable que dans le premier alors que l’histoire elle reste dans la même lignée. Une lecture qui m’a emportée et que j’aurais aimé pouvoir prolonger.

La tentation d'être heureuxUn livre qui t’a fait rire : La tentation d’être heureux de Lorenzo Marone. J’avoue que je n’attendais pas grand chose de ce livre. Le titre sentais le feel good, pas franchement ma tasse de thé… Finalement, malgré quelques inégalités dans ce texte, le cynisme du personnage m’a séduite et j’ai souri plus d’une fois. Une bonne surprise.

Les règles d'usage, couvertureUn livre qui t’a ému : Les règles d’usage de Joyce Maynard. J’avais hâte de découvrir le dernier Joyce Maynard. Je connais peu cet auteur mais j’avais bien aimé ses deux précédents romans. Je ne suis pas très portée sur les histoires de deuil mais j’ai trouvé celle-ci émouvante. J’ai également aimé les questions de société qu’elle pose et la manière dont l’adolescence y est traitée. Un beau roman.

L'archipel d'une autre vie, couvertureUn livre dont tu aimes beaucoup le titre : L’archipel d’une autre vie d’Andréï Makine. Je trouve ce titre à la fois poétique et mystérieux. Makine est un de mes auteurs favoris et j’ai beaucoup aimé ce roman subtil aux accents d’aventure. Un titre qui a largement tenu ses promesses et a su me séduire.

Les anges sans visageUn livre qui t’a donné envie de lire les autres œuvres de son auteur : Les anges sans visage de Tony Parsons. Je n’avais pas eu l’occasion de lire le précédent polar de l’auteur, dont on avait pourtant pas mal parlé. J’avoue avoir été particulièrement convaincue par celui-ci, que j’ai dévoré. C’est classique mais diablement efficace ! J’ai hâte de découvrir ce qu’il a écrit d’autre.

Le grand jeuUn livre que tu ne pensais pas forcément lire : Le grand jeu de Céline Minard. Je n’avais jamais rien lu de l’auteur mais quand on m’a parlé son nouveau roman, j’ai été séduite par le sujet traité. J’ai beaucoup aimé le début, j’ai été un peu déçue par la suite même si on ne peut nier une bonne dose d’originalité. Surprenant plus que convaincant au final mais il a au moins le mérite de détoner dans le paysage littéraire.

Watership Down, couvertureUn livre très étonnant : Watership Down de Richard Adams. J’avoue que ce pavé sur des petits lapins dans la garenne m’a d’abord laissée perplexe. Et pourtant, après quelques pages, je suis totalement rentrée dans cet univers décalé et attachant. Un vrai roman d’aventures comme je les aime, mais avec plein de choses trop mignonnes dedans : un gros gros coup de cœur.

          Beaucoup de bonnes surprises en cette rentrée et peu de déceptions même si c’est en partie dû au fait que certains de mes auteurs favoris sortaient de nouveaux romans cette année. 2016 aura été pour moi un très bon cru littéraire.

          J’invite à présent Filou, Critéïne et Vu de mes lunettes à partager avec nous leur rentrée.

Le cirque invisible

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          L’année dernière, j’ai découvert James Thierrée dans Chocolat et j’avoue avoir été assez impressionnée par le personnage. Quand j’ai vu le nom de Thierrée à l’affiche au théâtre du Rond Point, j’ai donc sauté sur l’occasion. Bon, finalement, ce n’était pas lui mais ses parents qui occupaient la scène : Jean-Baptiste Thierrée et Victoria Chaplin (oui, oui, la fille de Charlie). Petite déception au moment de cette découverte mais j’étais tout de même très curieuse de découvrir leur univers qui d’après les quelques images que j’en avais vue me semblait très (trop ?) particulier. J’avais peur que ce ne soit trop intello et assez obscur.

Le cirque invisible

©Brigitte Enguerand

          J’avoue avoir eu quelques craintes au début du spectacle qui débute par un numéro d’illusion assez loufoque (qui ne m’a par ailleurs pas marqué). Il se trouve que je ne suis pas particulièrement une adepte de l’illusion et côté humour, sorti du cynisme, il n’y a pas grand chose qui me fait rire. Honnêtement, j’ai vu le moment où j’allais trouver le temps long, très long… Finalement, même si je ne sais pas trop par quel miracle, la magie a opéré. Et je suis totalement rentrée dans leur univers loufoque et décalé. A tel point qu’au bout de 2h de spectacle, j’en aurais bien repris une tranche moi ! On est loin du cirque traditionnel, c’est totalement hors normes.

Le cirque invisible

©Brigitte Enguerand

          Difficile de décrire le monde de ces deux là tant il est à part. C’est poétique, déjanté et très inventif. Lui, ce sont des tenues improbables, un air lunaire et un humour enfantin, le tout arrosé de quelques illusions. Elle, contorsionniste, costumière de génie et inventrice à la créativité débridée. A eux deux, ils créent un monde totalement à part qui nous émerveille un peu plus à chaque numéro. Ils ne se prennent pas au sérieux et c’est cette auto-dérision qui m’a conquise. J’ai ri de bout en bout devant ce spectacle bourré de petites ou de grandes) trouvailles. Un univers riche et créatif qui nous ramène tout droit en enfance. Absolument magique. 

This Is Us

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          Série dramatique américaine de Dan Fogelman avec Milo Ventimiglia, Mandy Moore, Sterling K. Brown. En production, 1 saison de 18 épisodes (42 min) en cours de diffusion sur Canal+.

          Selon Wikipédia, en moyenne 18 millions d’êtres humains partagent le même jour d’anniversaire à travers le monde. Mais il existe une famille, dispatchée entre New York et Los Angeles, dont quatre des membres sont nés le même jour ! Voici leur histoire drôle et émouvante…

This is us, affiche saison 1

          Bien que j’en regarde beaucoup, je parle finalement très peu de séries sur le blog. Sans doute parce que je les regarde souvent assez en retard et que je trouve parfois difficile de résumer plusieurs saisons qui peuvent réunir des réalités très variées (et les articles épisode par épisode, très peu pour moi). Mais là pour une fois, je suis dans les temps et on est sur une première saison (qui n’est d’ailleurs pas encore finie, je n’en ai à ce jour vu que le premier tiers, la suite n’ayant pas encore été diffusée), ce qui me facilite quand même sacrément la tâche. Et puis surtout c’est un énoooorme coup de coeur ! This Is Us, c’est l’histoire d’une famille. Un couple, qu’on suit alors qu’ils sont tous les deux encore jeunes et amoureux, puis parents. Et leurs enfants, à l’âge adulte. Des triplés : un beau gosse célèbre, égocentrique et peu sûr de ses capacités ; une obèse marrante et sensible qui vit dans l’ombre de son frère ; et un noir adopté, brillant, obsédé par la perfection et un peu à l’écart de la fratrie.

This is us, saison 1

          On pourrait penser que ça va tomber dans le cliché. Ou que ça ne va pas être crédible. Et pourtant. Pourtant ça fonctionne incroyablement bien. Les personnages ont tous une belle profondeur et leur psychologie est très fouillée. Ils ont tous leurs forces et leurs failles, leur charme aussi, tous sont attachants pour des raisons qui leur sont propres. L’histoire est assez simple. On suit d’une part leur quotidien, leurs joies, leurs doutes, leurs déboires ; et d’autre part celui de leurs parents à différents moments de leurs vies, de la rencontre à la difficulté d’élever trois enfants. On nous montre ce qui fait, dans le passé et le présent, ce qui fait qu’ils ont eux. Et le charme opère. C’est extrêmement sensible et chaque épisode est une vraie perle. Ils m’ont à ce jour tous mis la larme à l’oeil. Cette série est à la fois drôle et diablement émouvante. Ca sonne juste, ça met en avant des personnages hors normes, ça pointe du doigts au passage les travers de la société. C’est terriblement bien joué, classique d’un point de vue visuel, un peu plus complexe dans la construction et un rien mélo. Je ne trouve pas grand chose à y redire, reste à voir si ça tient la distance. La série la plus touchante du moment.