Expositions

Face au soleil au musée Marmottan Monet

Derniers jours pour découvrir cette très belle exposition que je suis allée voir un peu par hasard. Habitant totalement à l’opposé, je ne vais que très rarement au musée Marmottan Monet que pourtant j’aime beaucoup. Si vous ne le connaissez pas et que vous avez l’occasion, le sous-sol qui abrite les tableaux de Monet est magnifique, on croirait se balader dans un jardin. Les deux salles ne sont pas très grandes mais très agréables. Mais le musée propose également de très belles expositions, souvent autour de l’impressionnisme. Je n’avais pas entendu parler de celle-ci mais je cherchais un musée ouvert le mardi et je n’étais pas très loin, je me suis dit que c’était l’occasion.

Affiche de l'exposition Face au soleil : un tableau de Munch très coloré représentant le soleil et un paysage
Affiche de l’exposition Face au soleil

L’exposition, comme son nom l’indique, est consacrée aux représentations du soleil, elle est d’ailleurs sous titrée « un astre dans les arts ». Le célèbre Impression de soleil levant de Claude Monet, qui a donné son nom au mouvement impressionniste, a fêté ses 150 ans en 2022 (le 13 novembre). Cette exposition lui rend hommage en retraçant les représentations du soleil à travers les âges, avec une attention particulière portée au XIX° siècle et à la première moitié du XX°. L’exposition n’est pas immense et comporte assez peu de texte mais j’ai trouvé les explications aussi concises que pertinentes. Quant aux toiles, beaucoup ont été des coups de cœur.

Impression de soleil levant, Claude Monet : un port dans une sorte de boruillard, deux barques devant, dans des tons de bleu-gris pâle et rosé
Claude Monet, impression de Soleil levant

C’est bien simple, je me suis arrêtée devant chaque tableau ou presque. Ca a commencé avec un tableau de Friedrich qui n’est pourtant pas un de mes peintres favoris, ensuite Boudin, Courbet, Monet ou encore Pissaro se succèdent. Un grand tableau de Munch qu’on retrouve sur l’affiche, la bonne surprise de voir deux oeuvres de Vallotton ou encore un Otto Dix aussi sombre que marquant. Beaucoup de grands noms de la peinture sont présents, et les quelques toiles d’artistes moins connus sont toutes de très bonne facture. Si l’exposition n’est pas très longue, elle séduit par la grande qualité des oeuvres exposées et la cohérence des choix qui ont été faits. Un coup de cœur.

Caspar David Friedrich, Matin de Pâques, Trois femmes de dos sur un chemin entouré d'arbes sans feuilles, dans une lumière douce, un soleil d'hiver au dessus d'elles
Caspar David Friedrich, Matin de Pâques

Face au soleil

Musée Marmottan Monet
2, rue Louis Boilly
75016 Paris

Du 21 septembre 2022 au 29 janvier 2023
Du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h (dernière entrée 1h avant)
Réservation conseillée
Plein tarif 14€

Divers

Bilan 2022 et attentes pour 2023

Déjà la fin de l’année et l’heure du bilan. Pas que ce soit un exercice auquel je tiens particulièrement mais le publier chaque année sur le blog me permet de retrouver facilement un résumé de mon activité culturelle par la suite. C’est aussi un assez bon moyen de jauger mon état de santé / fatigue au fil du temps. Pour la première fois depuis bien longtemps, un bilan un peu moins mitigé cette année. J’ai commencé en novembre 2021 un antidouleur qui a défaut d’être miraculeux, atténue les crises et me permet même d’avoir quelques (courtes) périodes de répit. Ca m’a permis de sortir plus et recommencer à m’organiser un peu.

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Théâtre

Festival Circa à Auch

Vous l’aurez remarqué en ce moment ça parle pas mal de cirque contemporain par ici. J’en vois beaucoup depuis quelques années et bien que je voie moins de spectacle qu’avant j’essaie de continuer à suivre un peu. Quand l’office du tourisme d’Auch m’a proposé de venir un week-end pour assister à quelques spectacles du festival CIRCa, j’ai donc sauté sur l’occasion. Cette 35° édition se déroulait du 20 au 29 octobre. C’est parti pour un week-end dans le Gers. Je ne m’étendrai pas ici mais si vous avez l’occasion, Auch est une très jolie ville ancienne avec une cathédrale classée à l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

La cathédrale d'Auch, de nuit

Dédié à l’origine aux écoles de cirque, le festival a vu le jour en 1988, il se déroule à l’époque sous un seul chapiteau et est porté par des bénévoles. Il se développe au fil des années et se professionnalise. En 2001, il fusionne avec la saison culturelle de la ville d’Auch avec rapidement des partenariats et certains spectacles présentés en centre-ville. En 2011, CIRCa devient pôle national des arts du cirque (il y en a 11 en France) et s’installe dans la foulée au au CIRC, le Centre d’Innovation et de Recherche Circassien où se tient une grande partie du festival aujourd’hui avec de très belles installations. Le festival est devenu un rendez-vous incontournable de la scène circassienne avec chaque année 15 à 20 spectacles sur 10 jours et environ 80 représentations. Ca reste également un lieu de rencontre privilégié pour les différents écoles de cirque qui s’y retrouvent chaque année.

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Cinéma

Heureux les fêlés, Robert Coudray

Quand je filme (…) j’oublie le monde et je l’invente.

Comédie dramatique de Robert Coudray avec Laurent Voiturin, Christophe Hamon, Jean Kergrtist

Producteur de cidre, Alex semble s’être résigné à une vie simple d’artisan. Sa rencontre avec Eva lui permet de renouer avec son rêve tenace de faire du cinéma, enfoui à la suite de plusieurs échecs. Avec des compagnons d’infortune, ils relèvent un défi improbable, qui conduit Alex dans une aventure chaotique et lumineuse dont les obstacles réveilleront doutes et démons.

Affiche du film Heureux les fêlés de Robert Coudray

Etant donné le titre (et le fait que c’est une toute toute petite production très artisanale), je dois avouer que j’étais un peu méfiante. J’avais peur que ce soit totalement barré, trop pour moi. Mais finalement, pas tant que ça ! Certes, c’est décalé et original, mais bien moins que ce que j’aurais cru, tout au plus gentiment loufoque. Je suis assez terre à terre, c’était pas gagné de m’embarquer dans cet univers décalé. Et pour être honnête, ça tient même très bien la route. Il peut sembler improbable de suivre ce producteur de cidre qui veut devenir cinéaste – aimant le cidre presque autant que le cinéma, ou l’inverse, j’ai forcément été séduite par la rencontre improbable de ces deux univers. C’est prenant et on s’y attache très fort nous aussi à ce rêve de film, on finit par y croire avec lui. C’est une si belle déclaration d’amour aux rêveurs et au cinéma. Mais n’est-ce pas un peu la même chose au fond ?

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