Divergente et The Assassin : deux films d’action sur le blog

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Bon, je sais, ces deux films sont sans le moindre rapport. Mais tous deux sont des films d’action, je suis en retard pour les deux chroniques, aucun ne m’a réellement convaincue et surtout ils représentent deux parfaits opposés. J’en ai donc profité pour les réunir.

Divergente 3 : Au delà du mur

 

Film de science-fiction américain de Robert Schwentke avec  Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels

Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Au-delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter.

Divergente 3Je n’ai pas lu les romans qui ont inspiré les films même si j’en avais entendu dire plutôt du bien. J’ai vu le premier film à la télé et j’avoue avoir été mitigée. Le personnage principal m’a été assez antipathique. Pourtant, ce gros manque de charisme mis à part, il y a quelques bonnes idées dans la construction de l’histoire. Quand on m’a proposé d’aller voir le 3, je n’avais pas vu le 2 et les retours que j’avais eu sur ce dernier volet étaient assez catastrophiques, j’ai tout de même suivi le mouvement. Bizarrement, je n’ai pas trouvé ça si atroce. Même en ayant raté le 2 (vu juste après – logique quand tu nous tiens^^) je n’ai pas eu trop de mal à suivre. Les personnages sont toujours aussi peu convaincants mais cette faiblesse est rattrapée par un côté très grand spectacle. L’utilisation des effets spéciaux à outrance va bon train et si je comprends les reproches qu’on a pu faire à ce film qui n’y va pas de main morte sur le stéréotype, je ne me suis pas ennuyée. Un film somme toute assez insipide (et prévisible) mais qui offre un divertissement plutôt efficace.

The assassin

 

Film d’action taïwanais de Hsiao-Hsien Hou avec Shu Qi, Chang Chen, Yun Zhou

Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.  Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d’éliminer les tyrans.

The AssassinA l’inverse du film pour ado prévisible, fade et bourré d’effets spéciaux, un autre film d’action à la lenteur hypnotique, hyper esthétisant. Même leur origine géographique les oppose. Quand je suis allée voir ce film, j’avais en tête Tigres et dragons, que j’avais adoré. Et bien… il n’y a à peu près aucune comparaison possible (à part l’aspect film d’action esthétique). Je ne saurais trop que dire de ce film que j’ai trouvé très beau mais d’un ennui mortel. J’ai d’ailleurs fini par m’endormir, sieste qui a duré une bonne moitié du film je pense. Etrangement, je n’ai pas eu l’impression d’avoir raté grand chose et à mon réveil j’ai trouvé ça ni plus ni moins compréhensible qu’avant. J’ai eu le plus grand mal à distinguer les différents personnages féminins que je n’ai cessé de confondre. J’ai trouvé qu’il y avait un grand manque de clarté de ce côté-là. Du point de vue de l’action, c’est mollasson, ça manque autant de rythme que de suspens. Un film que j’ai eu du mal à suivre et qui a mes yeux manque de relief mais dont l’esthétique, il faut bien l’admettre, frôle la perfection.

Littérature : les sorties du mois d’avril

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Daddy Love, de Joyce Carol Oates

 

Robbie a cinq ans quand il est enlevé sur le parking d’un centre commercial sous les yeux de sa mère. Un long calvaire va commencer pour lui auprès de son ravisseur. Adapte des petits enfants, celui-ci se fait appeler Daddy love. 

Daddy Love, Joyce Carol OatesSi j’entends parler de cette auteur depuis longtemps, j’ai découvert Joyce Carol Oates sur le tard, avec son roman paru cette été, Carthage, que j’avais beaucoup aimé. J’ai donc été ravie d’apprendre qu’elle en sortait un nouveau (elle publie à un rythme effréné d’environ 2 romans par an !) et je me suis jetée dessus. Ca parle cette fois aussi d’enlèvement d’enfant. Mais sur un tout autre ton. Si on suit un peu la famille, c’est surtout sur l’enfant et les sévisses qu’il subit qu’est centré le texte. Autant vous dire que c’est très sombre et difficile comme roman, malgré un style fluide et agréable. C’est pourtant très prenant, on ne peut s’empêcher de vouloir savoir jusqu’où ça va aller et comment ça va finir. La fin justement m’a beaucoup surprise. Elle m’a mise très très mal à l’aise et je n’ai absolument pas su quoi en penser. Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi bloquée sur le sens à donner à un roman – c’est d’ailleurs bien le but ! Et si c’est très frustrant, c’est aussi agréable de tomber sur un texte d’une telle maîtrise ! J’ai adoré ce roman au sujet difficile qui se lit comme un thriller. Ames sensibles s’abstenir.

Elle n’avait pas cessé d’espérer – naturellement. Les désespérés ne cessent pas d’espérer, c’est une preuve de leur désespoir.

L’envers de l’espoir, de Mechtild Borrmann

 

Matthias Lessmann doit faire un choix difficile quand une jeune fille atterrit un matin d’hiver devant sa ferme. Doit-il la recueillir ? Pendant ce temps, dans la zone interdite de Tchernobyl, Valentina attend le retour de sa fille qui a disparu.

L'envers de l'espoir, Mechtild BorrmannJe dois avouer que le titre de ce roman ne m’inspirait pas des masses et au moment de commencer ma lecture je me suis demandée ce qui avait bien pu le pousser à le demander en service de presse. Je m’attendais à quelque chose d’assez mièvre et je n’étais pas franchement d’un enthousiasme débordant en attaquant ce roman, sur ma liseuse qui plus est. Finalement, j’ai été mauvaise langue parce que j’ai assez vite accroché. Dans l’ensemble le style est agréable, même s’il y a parfois quelques tournures un peu faciles, peut-être dues à la traduction. L’histoire est particulièrement prenante et j’ai vraiment dévoré ce livre qui met vite en place une certaine tension. Ce n’est qu’après l’avoir refermé que je me suis posé la question de la vraisemblance mais ça n’avait plus guère d’importance. Si certains personnages sont stéréotypés, tous sont attachants et on se prend à vouloir connaître leur histoire. Le contexte est intéressant et le côté historique et social du récit ajoute à son charme. Sans être un grand roman, il évoque avec une certaine légèreté des sujets assez lourds. Une lecture agréable et une bonne surprise.

Ces pauses qui la distraient, les ménage-t-elle dans le but d’arrondir les angles et les coins des vieilles images, pour leur donner une allure satisfaisante sur le papier ?

Le destin funeste de Michael Rockefeller, de Carl Hoffman

 

Le 21 novembre 1961. Michael C. Rockefeller disparaît lors d’une expédition en Nouvelle-Guinée néerlandaise. Son corps ne sera jamais retrouvé. S’est-il noyé ou a-t-il fini dévoré par les cannibales Asmat ? 50 ans après, les rumeurs continuent de courir et cette histoire de fasciner.

Le destin funeste de Michael Rockefeller, Carl HoffmanCe livre est présenté comme un roman, pourtant j’ai beau tourner et retourner ça dans tous les sens, c’est à mes yeux une biographie. Romancée sans doute, mais une biographie tout de même. Ou en tout cas un témoignage sur une enquête en vue d’écrire ladite biographie, ce qui revient plus ou moins au même. Maiiis, il y a écrit « roman » sur la couverture et qui suis-je pour contredire l’auteur (où plus probablement l’éditeur qui se prémunit ainsi contre d’éventuelles poursuites de la famille Rockefeller) ? A vrai dire, mon article sur la non-fiction débordait déjà un peu et il me restait de la place alors finalement, ça m’arrangeait plutôt comme ça. Roman, enquête, témoignage, le tout saupoudré d’un peu d’anthropologie (d’anthropophagie aussi tant qu’on qu’y est) et d’histoire des civilisations : aucun doute, on ne s’ennuie pas dans ce livre ! Ca se dévore plus que ça ne se lit ! Au début, on fait quelques grimaces de dégoût devant les descriptions de cannibalisme, puis, on laisse peu à peu de côté ce que ça peut avoir de fascinant et de dérangeant à la fois pour comprendre un peu mieux l’histoire de ces sociétés si différentes des nôtres. C’est clairement ce que j’ai préféré dans ce livre. Cette évolution qu’on sent aussi bien dans le regard de l’auteur que dans le nôtre. Si on ne peut prétendre comprendre ses sociétés en quelques pages, au moins ressortons-nous de cette lecture époussetés de quelques-uns de nos clichés d’occidentaux. C’est déjà un premier pas vers l’autre que je ne m’attendais pas à trouver dans un livre sur le rejeton d’une des familles les plus riches des Etats-Unis. Plus qu’un roman sur la mort de Michael Rockefeller, une rencontre touchante avec la culture asmat. Une belle découverte.

Les histoires les plus fascinantes ne portent pas sur les gens qui entrent dans le moule mais sur ceux qui accomplissent des choses imprévisibles.

La grande panne, de Hadrien Klent

 

Une mine de graphite explose en Italie, avec des conséquences inattendues : le nuage s’enflamme au contact des lignes haute-tension. Le gouvernement français décide une coupure d’électricité et installe sa cellule de crise sur l’île de Sein. Voyage au cœur du pouvoir.

La grande panne, Hadrien KlentLe résumé de ce roman avait attisé ma curiosité pourtant, je n’étais pas sure du tout d’apprécier. Ce n’est pas le type d’histoire que je lis habituellement et j’avais peur de ne pas accrocher avec cette sorte de « politique fiction ». Durant les premières pages, ça m’a semblé mal parti. Le style est comment dire… très très particulier… J’ai bien cru que je n’y arriverai jamais. J’ai toutefois continué histoire de laisser une petite chance à ce roman et j’ai bien fait ! Passées les premières pages un peu étranges, je l’ai dévoré ! Bon, ça reste assez particulier, aussi bien du côté de l’histoire que du style, mais au moins ça a le mérite d’être original. Les chapitres sont courts et alternent entre plusieurs personnages hauts en couleurs. Ca rend la lecture assez facile. L’idée de départ est originale est plutôt bien menée. Mais ce qui fait la force de ce roman, c’est son écriture qui sort des sentiers battus, même si l’auteur se perd parfois en digressions qui traînent en longueur, il se dégage de l’ensemble une belle énergie. Le roman propose quelques réflexions intéressantes sur des sujets de société parmi lesquels l’écologie ou le pouvoir. Je ne suis pas absolument certaine d’avoir saisi où ce roman voulait en venir mais j’ai trouvé son petit côté anarchiste plutôt plaisant. Une « politique-fiction » au style agréable qui m’a un peu changée de mes lectures habituelles.

Culture : trois sorties pas toujours convaincantes

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          Voici un article qui risque de s’avérer bien bref. En raison d’une fatigue prononcé et d’un problème de cheville qui n’en finit plus, j’ai vu assez peu de spectacles dernièrement (je n’en ai pas raté tant que ça non plus cela dit). Trois spectacles vus ces dernières semaines. J’ai dû me faire violence mais j’ai réussi à m’extraire de mon canapé et à ne pas abandonner mes abonnements à leur triste sort. Pour quel résultat ? Eh bien pas terrible du tout. Il y a des jours où on ferait clairement mieux de rester chez soi. Sur trois spectacles il y en a un que j’ai aimé mais dont je me souviens finalement assez peu (pour sa défense c’est sans doute plus dû à la piètre qualité de ma mémoire qu’à celle de la chorégraphie), un où j’ai dormi quasiment de bout en bout, et enfin un que j’ai détesté. Finalement des fois il vaut mieux rester chez soi avec un bon film ! Résumé donc en quelques lignes pour les curieux, avis à prendre comme vous l’aurez compris avec des pincettes.

Ratmansky / Balanchine / Robbins / Peck, à l’Opéra Garnier

 

          Un spectacle dont je ne sais pas trop quoi dire (heureusement que j’avais pris quelques notes…), c’est fâcheux. Je sais que dans l’ensemble j’avais beaucoup aimé et pourtant je ne me souviens de rien. Il faut dire que j’ai déjà vu des ballets de Balanchine et de Robbins cette année, je finis par confondre un peu avec ma mémoire à trous. Heureusement, les images du site de l’opéra m’ont un peu rafraîchi la mémoire. On peut dire que j’ai trouvé ces quatre chorégraphies plutôt classiques, même si on va vers un peu plus de modernité quand on passe de l’une à l’autre. Le tout est assez homogène, ce que j’ai apprécié : il n’y a pas vraiment de rupture dans le spectacle et on ressent le lien et les influences entre ces chorégraphes. Côté musique, le piano est à l’honneur, pour mon plus grand bonheur avec notamment Stravinsky et Chopin. C’est très beau. Les costumes sont minimalistes, des justaucorps aux teintes neutres. On n’en perçoit que mieux la grâce des danseurs. Petite préférence tout de même pour la chorégraphie de Peck qui joue sur la symétrie et des formes plus géométriques. Bien que ce n’ait pas été le spectacle le plus marquant de l’année, j’ai apprécié l’unité et la grâce qui se dégagent de ce ballet. 

In creases - Justin peck - Opéra Garnier

La Mer, d’Edward Bond,  à la Comédie Française

 

          Je ne connaissais pas du tout cette pièce, ni même son auteur, ce qui est finalement plutôt rare pour les pièces jouées salle Richelieu (la grande salle de la Comédie Française, réputée pour son absolu classicisme). Pour une fois, j’étais très en avance à ce spectacle après une journée agréable où le soleil avait enfin pointé le bout de son nez. A peine assise – à une place plus que médiocre soit dit en passant – j’ai senti les premiers signes de fatigue s’annoncer. Ca commence assez bien, avec un gros orage et des hommes perdus en mer en pleine tempête. On s’y croirait. J’ai trouvé la mise en scène très immersive assez fascinante. Tellement hypnotisant que je me suis endormie pour me réveiller une heure après. Jamais je n’avais fait pareille sieste au théâtre ! Je me suis donc réveillée aux 2/3 de la pièce en n’ayant aucune idée de ce qu’il se passait. Le marin du début avait péri noyé et les survivants (fiancée, tante, amis) s’écharpaient lors de l’enterrement dans une scène complètement improbable où une jeune femme fait des vocalises au milieu des pleurs. Difficile de vous parler d’une pièce que je n’ai pas vu mais ça m’est apparu comme un drame burlesque, mélange des plus improbable entre une histoire triste et un traitement comique. Je ne vous dirai pas si c’est réussi ou pas mais ça m’a intrigué et j’ai beaucoup aimé le décor. Le public quant à lui semblait mitigé. En tout cas les rires ont fusé plus d’une fois. Une pièce dont je n’ai pas profité mais qui m’a semblé plutôt loufoque malgré un sujet grave. A découvrir jusqu’au 15 juin.

La mer, Edward Bond, comédie française

Maguy Marin, Les applaudissements de se mangent pas, à l’Opéra Garnier

 

          Voilà un ballet qui m’intriguait assez. C’était la première fois qu’il était joué à l’Opéra Garnier et j’avais peu d’informations, ce qui n’a fait qu’exciter ma curiosité. Quelques vidéos de portés réalisés un peu partout dans l’Opéra m’avaient donné envie d’en voir plus. Le décor est très simple mais assez joli je trouve : un rideau fait de fines bandes multicolores entoure la scène – ça m’a fait penser au rideau qu’utilisait ma grand-mère l’été pour empêcher les mouches de rentrer mais je vous assure, j’ai bien aimé, c’est même ce que j’ai préféré dans ce spectacle. Pas de costumes mais ça ne m’a pas spécialement dérangée. Les danseurs sont dans des tenues « de ville » tout ce qu’il y a de plus classique. Jusque-là, ça va encore. Pour tout le reste, c’est bien simple, je n’ai rien aimé (et ça encore, c’est la version franchement sympa). J’ai absolument détesté la chorégraphie – ou plutôt devrais-je dire l’absence de chorégraphie ? Les danseurs courent dans tous les sens et tombent comme des mouches. Il y a bien quelques portés, mais s’ils semblent assez techniques, ils ont la grâce de pyramides humaines réalisées par une classe de 6° désabusée (notons toutefois que c’est plutôt photogénique). La musique quand à elle m’a fait penser le plus souvent à un énorme ampli mal réglé (chrrr, krrrr, iiiiiii…). Que du bonheur ! J’ai passé l’heure que dure le ballet à regarder ma montre et à lancer des coups d’oeil désespérés à mes voisins. Sans aucun doute ma plus grosse déception à ce jour en terme de ballet.

Maguy Marin, Les applaudissements ne se mangent pas, opéra Garnier

© Laurent Philippe / OnP

A la découverte de la Géode

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          Bien que j’en aie souvent entendu parler, je n’étais jamais allée à la Géode. De l’extérieur, je trouve ce dôme chromé où se reflète le ciel assez impressionnant. Après avoir longtemps tergiversé (oui, c’est loin La Villette, pas toujours très facile d’accès et surtout pas dans mes habitudes) j’ai fini par y aller parce que j’avais une place qui allait se périmer. Au programme un film de 45 min sur l’Arctique. Ca tombe bien, les ours blancs et les pingouins j’adore ça ! La salle est aussi impressionnante de l’intérieur que de l’extérieur. Voire même plus. La volée de marches est assez spectaculaires et plutôt compliquée avec des béquilles (bien sûr personne n’a songé à me dire à la caisse ou à l’entrée qu’il y avait un ascenseur…). L’écran a perte de vue est une expérience assez déroutante. Alors, la Géode, c’est aussi bien qu’on le dit ?

          Franchement, j’ai été déçue. L’écran hémisphérique – parmi les plus grands du monde – est constitué d’un grand nombre de rectangles dont j’ai eu le plus grand mal à faire abstraction au cours du visionnage. J’ai également eu un peu de mal – et c’est plus gênant – avec le principe même de l’écran 360. Je pensais que ça allait être génial, immersif, tout ça, finalement ça m’a surtout donné la nausée et un joli mal de crâne. J’ai eu le plus grand mal à savoir où il fallait regarder et j’ai eu la désagréable impression que mon cerveau n’arrivait pas du tout à traiter toutes les informations qu’il recevait à la fois. Quant à l’horizon courbe inversé (question de perspective bizarre due à la forme de l’écran), il m’a perturbée pendant tout le visionnage.

La Géode, écran

          Et le film ? Là non plus, pas de gros coup de cœur. Il y avait de belles images et nounours tout mignons mais ça ne dépassait pas ce stade là. On voit essentiellement les mères défendant leurs petits et quasiment pas la chasse ou la reproduction (il ne faudrait pas risquer de choquer quand même) et il n’y a à peu près aucun message écologique – ni aucun message tout court d’ailleurs – alors que ça s’y prêtait grandement. Grosse déception de ce côté-là même si j’ai trouvé ce petit documentaire agréable à regarder. Il m’a en revanche donné l’impression d’être un peu daté. Bien que ne datant que de 2012, il m’a paru un peu vieillot dans la manière de filmer et de raconter. Il n’était par ailleurs pas particulièrement adapté aux spécificités de l’écran.

          Si je suis contente d’être enfin allée à la Géode, vous l’aurez compris, je n’ai pas été emballée. Nous n’avons pas vu un film en 3D, qui sont sans doute beaucoup plus impressionnants mais que mon crâne aurait sans doute encore moins bien supporté. Pas trop de regrets de ce côté-là donc. Nous avions eu des places à tarif réduit mais sinon c’est très cher pour ce que c’est. Quand à l’accessibilité de la Villette, elle reste très relative même si la Géode est assez bien située par rapport au métro. Le contenu m’a semblé bien plus adapté aux enfants qu’aux adultes, d’ailleurs ils étaient nombreux dans la salle. Si l’expérience mérite d’être tentée au moins une fois, je ne compte pas vraiment la renouvelée. Une petite déception pour cet écran qui mériterai sans doute un contenu un peu plus actuel.

La Géode, dôme

La Géode

Parc de la Villette
26 avenue Corentin Cariou
75019 Paris

Du mardi au dimanche de 10h30 à 20h30

12€, 9€ tarif réduit

Dalton Trumbo : Hollywood dans toute sa splendeur

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          Hollywood, la Guerre Froide bat son plein. Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste. Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler. Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction. En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.

Biopic américain de Jay Roach avec Bryan Cranston, Diane Lane et Helen Mirren

Dalton Trumbo, affiche

          J’avais entendu dire du bien de ce film, sans savoir au juste de quoi il retournait. L’histoire d’un scénariste hollywoodien des années 50 (enfin, à vue de nez, je n’étais pas bien sure de l’époque), ça me tentait forcément. Je n’en savais pas plus et je m’attendais à un film divertissant. J’y allais sans grande conviction quoi. Eh bien je me trompais. Bon, j’avais tout bon sur le pitch de base mais c’est loin de se résumer à ça. Certes c’est l’histoire d’un scénariste ultra célèbre dans le milieu à l’époque mais ce qui est passionnant c’est le fond historique et politique avec la grande chasse au communiste très à la mode aux Etats-Unis en ces temps-là. Je ne connaissais pas cette histoire des 10 scénaristes emprisonnés pour leurs idées « communistes ». Il faut dire que mes connaissances en histoire sont pour le moins limitées et j’ai vraiment trouvé le contexte passionnant.

Dalton Trumbo, image du film

          Pour la peine on s’éloigne un peu du film léger. Ca grouille de références, pour notre plus grand plaisir. Je suis très loin d’être une experte en cinéma « classique » mais il se trouve que parmi les œuvres les plus célèbres de Dalton Trumbo durant sa mauvaise passe, se trouvent Vacances romaines – vu il y a peu et que j’ai franchement adoré – et Spartacus qui est quelque chose comme un de mes films préférés de tous les temps (à tel point que je crains de le revoir, de peur que mon amour des péplums ait sérieusement baissé depuis le dernier visionnage, mais peut-on vraiment sa lasser de Kurk Douglas en tenue de gladiateur ?). Cette découverte a été une très bonne surprise. Je ne regarde jamais le nom du scénariste quand je vais voir un film et ça m’a donné envie de m’intéresser à leur travail de beaucoup plus près et de voir ce que Dalton Trumbo avait écrit d’autre comme films.

Dalton Trumbo, image du film

          J’ai tout trouvé impeccable dans ce film qui est très bien écrit et s’avère vite extrêmement prenant. C’est très rythmé et bien qu’il soit assez long on ne s’ennuie pas une seconde. Visuellement, c’est réussi également, bien que relativement classique. Le casting quant à lui est impeccable avec entre autres le génial Bryan Cranston. J’ai aimé apprendre des choses devant ce film et découvrir ce personnage à la fois très charismatique et pas toujours très sympathique, même si j’aurais peut-être préféré un côté plus engagé. J’apprécie beaucoup quand un film – ou un livre – me donne envie d’en apprendre plus sur le contexte ou de voir ou lire des choses qui s’y rapportent pour prolonger l’histoire ou apporter un complément. C’est le cas ici. J’ai à la fois eu envie de voir les autres films écrits par ce scénariste et de m’intéresser de plus près à ce métier. La biographie dont a été tirée le film me fait également de l’œil. Un film très riche qui a été une excellente surprise : à la fois instructif et divertissant du grand cinéma.