Mes lectures

Florida, Olivier Bourdeaut

« Ma mère s’emmerdait, elle m’a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s’est vengée. »
Enfant, Elizabeth est une mini-miss exploitée par sa mère. Au fil des concours, la fillette ressent de plus en plus de rancœur envers ses parents. Comprenant qu’il lui faut maîtriser son corps si elle veut être maître de son destin, la jeune femme entame sa transformation physique tout en préparant sa vengeance.

Ne trouvez- vous pas cocasse que dans un pays de gagnants, ma malédiction soit d’avoir un jour gagné ?

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Mes lectures

Soeurs, Daisy Johnson

Juillet a une sœur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu’elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa sœur, Juillet obéit.
Depuis « l’incident » , tout a changé. Elles ont dû déménager loin d’Oxford avec leur mère dans une vieille maison au bord de la mer. L’atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.

Une maison. Un aperçu à travers la haie, à l’autre bout des champs. Blanc sale, fenêtres qui s’affaissent dans la brique.

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Mes lectures

Fratrie, Thierry Decottignies

Fratrie est une histoire simple, un road-movie. Un homme, confronté à un monde et à des frères au bord du chaos, prend la route et perd peu à peu les repères de son identité.
Fratrie est un texte acéré, une implosion lente, une succession d’images et de situations faites pour bousculer le lecteur.

Ca faisait des semaines que j’arrêtais pas, alors c’est pas étonnant : au bout d’un moment c’est la surchauffe, les nerfs flambent, et l’angoisse, un matin, une angoisse comme un coup de couteau dans le ventre, m’a décomposé.

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Mes lectures

Ce matin-là, Gaëlle Josse

Qui ne s’est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s’est jamais senti « au bord de » ? Qui n’a jamais été tenté d’abandonner la course ?
Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit.
Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs.
Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s’ouvrent devant elle.

The end s’affiche en noir et blanc sur l’écran de la télévision, en majuscule fixes et tremblotantes, pendant que la musique du générique enveloppe la pièce d’un envol symphonique, cordes, trompettes et cavalcade. Clara passe le dimanche soir chez ses parents, une habitude.

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Divers

Chloé DELAUME, Le cri du sablier

Il semblerait que j’ai lu ce texte il y a quelques années, pourtant je n’en gardais aucun souvenir. Heureusement, le blog s’en ai souvenu pour moi. Cette fois, j’ai persévéré dans ma lecture, vous pouvez retrouver mon très court article de l’époque ci-dessous. Si mon avis n’a pas foncièrement changé sur ce texte, je l’ai cette fois abordé un peu différemment. N’arrivant pas à rentrer dedans et à en suivre le cheminement, j’ai décidé de le lire comme de la poésie, lisant quelques phrases à la fois, en me laissant porter par la musicalité du texte.

Il m’a fallu longtemps pour venir à bout de ce livre pourtant bien court. Picorant les phrases. J’ai trouvé certains passages magnifiques, certaines expressions si bien trouvées. D’autres m’ont laissée de marbre, ne parvenant pas toujours à en saisir le sens. Il faut dire que l’auteur a une histoire pour le moins marquante et qu’il doit être difficile de mettre des mots sur tout cela. Elle le fait à sa manière, unique et marquante. Un texte extrêmement difficile mais qui n’est pas dénué d’une certaine beauté. Il ne laisse en tout cas pas indifférent.

Madimado's Blog

          L’histoire décousue d’un drame sanglant, racontée à la première personne.

         On ne sait pas bien qui parle dans ce livre. Un « je » qui n’est pas bien défini. En revanche, la souffrance est partout. L’écriture est très décousue. Des bribes de phrases qui s’enchaînent, retraçant des pensées, des sensations décousues. Je n’ai pas du tout accroché avec ce style. C’est le genre qu’on doit lire d’une traite et je n’ai pas réussi, buttant sur les mots sans trouver le rythme adéquat. Pourtant, il y a du génie dans cette écriture. Elle paraît comme essoufflée, se livrant dans le désordre de peur de ne pouvoir tout dire avant l’asphyxie. Un style qui sort du lot et une manière brillante de traiter ce sujet difficile. Je vous invite à tenter vous aussi l’expérience.

Ce n’est pas un spectacle pour les enfants. Conclurent-ils de concert…

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