Galerie d’anatomie comparée

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          Je n’étais encore jamais allée au Museum et sa célèbre galerie d’anatomie comparée (et de paléontologie). J’ai donc profité de la venue de ma petite cousine à Paris pour y remédier. Bon, à vrai dire, je ne suis toujours pas allée visiter la partie museum qui abrite entre autres les expsitions, ce qui nous intéressait, c’étaient les squelettes. Mais c’est déjà une sacrée visite !

Galerie de paléonthologie Paris

          Les lieux sont impressionnants ! Une immense salle remplie de squelettes, de toutes tailles, dont certains sont vraiment monumentaux. L’effet est saisissant ! Le lieu en lui-même est magnifique, avec une belle ossature métallique et une jolie lumière. C’est fou comme pouvoir comparer des squelettes d’espèces proches peut parfois s’avérer édifiant. Il y a également des organes exposés dans les vitrines latérales mais j’avoue que ça me passionne un peu moins.

Galerie d'anatomie comparée

          A l’étage, on passe aux modèles supérieurs avec les grands animaux qui ont peuplé la préhistoire et… les dinosaures ! il y a de belles pièces et des explications très intéressantes. Pour les enfants, des fiches permettent d’apprendre à reconnaître les principaux animaux exposés tout en s’amusant. Il y a beaucoup de choses à voir et si on se penche sur les panneaux explicatifs (pour relativement peu nombreux), la visite est bien plus longue que je n’aurais cru. Gros coup de cœur pour ce lieu fascinant.

galerie de paléontologie

Galerie d’anatomie comparée

2 rue Buffon
75005 Paris

Ouvert tlj sauf le mardi de 10h à 18h

Plein tarif, 9€

Novembre, le bilan

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          Un mois de novembre un peu tristounet. Les problèmes de santé font leur grand retour, tout ça tout ça. C’est quand ça veut que ça se calme ! Maaaaiiiis… ç’a été l’occasion de rester au chaud sous un plaid sans culpabiliser ce qui n’a pas de prix. Assez peu de lectures en novembre avec seulement 4 livres lus. Gros coup de cœur pour Camarade Papa (même si je n’arrive pas à écrire mon article dessus, snif). Je lis actuellement Il est déjà demain, un peu long par moments mais très bien écrit. Toutefois à la vitesse où je vais, pas sure d’en venir à bout avant 2020…

          Aucun film vu en salle. Je m’en veux à mort, il y avait bien 10 films que je ne voulais « rater sous aucun prétexte ». Bon, d’accord avoir mal au point de galérer à aller du lit au canap est une assez bonne excuse. On peut doubler les points si en plus il fait froid ou qu’il pleut dehors mais n’empêche, suis dégoûtée…
Du coup je me suis un peu rattrapée à la maison. J’ai revu The Truman Show qui n’a pas pris une ride. Et quelques autres films absolument pas marquants. Beaucoup de séries aussi. Actuellement je m’enfile les Elementary et The Good Place de manière assez compulsive.

          Quelques sorties toutefois. Je suis enfin allée à la galerie de l’évolution et cet endroit est vraiment dingue, j’ai adoré ! J’ai vu un concert de Talila et les Horses radish et c’était vachement bien. Et surtout énorme coup de cœur pour le cirque Gruss et son excellent spectacle équestre.
J’ai aussi passé beaucoup de temps à jouer à Civilisation VI qui s’avère d’excellente compagnie pour les douleurs chroniques (pour les insomnies aussi d’ailleurs).

          Décembre s’annonce un peu plus chargé, Noël oblige, avec au programme du théâtre, du cirque et probablement une expo ou deux. Et j’espère bien plus de films qu’en novembre (en même temps, comme je ne peux pas faire moins…). Mais surtout, objectif du mois : en finir avec cette foutue rentrée littéraire que je traîne comme un boulet depuis début août sans parvenir à m’en défaire. Il me reste 6 romans à lire il me semble (enfin, plus celui en cours…) : quitte à m’y mettre jour et nuit, il n’arriveront pas jusqu’en janvier ! Et vous, qu’avez-vous prévu pour les fêtes ?

Camarade Papa, Gauz

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          1880. Dabilly, fuit la France pour tenter l’aventure coloniale en Afrique. Dans une « Côte de l’Ivoire » désertée par l’armée française, quelques dirigeants de maisons de commerce négocient avec les tribus pour faire fructifier les échanges et établir de nouveaux comptoirs. Un siècle plus tard, à Amsterdam, un gamin d’origine africaine raconte le monde postcolonial avec le vocabulaire de ses parents communistes. Lorsque ceux-ci l’envoient retrouver sa grand-mère et ses racines en Afrique, il croise les traces et les archives de son ancêtre.

Couverture roman Camarade papa

          Ca y est, on n’y croyait plus, mon premier vrai coup de cœur de cette rentrée. J’avais beaucoup apprécié la justesse et la sensibilité de L’écart mais il m’avait manqué un petit quelque chose. Cette fois ça y est, j’ai enfin trouvé le roman que je cherchais depuis des mois, mon premier (et possiblement unique) coup de cœur de la rentrée. Dès le début, j’ai adoré le style. C’est une très belle langue, travaillée sans être pédante, assaisonnée d’une bonne dose d’humour. On alterne entre deux histoires, celle d’un colon – c’est plutôt sérieux et assez chiadé comme style – et celle d’un petit garçon – et là, c’est tellement poétique, ça met du baume au cœur !

          J’ai beaucoup aimé cette alternance de styles, ça donne beaucoup de caractère aux personnages et les rend attachants. Surtout l’enfant bien sûr, qui emploie des expressions savoureuses qui prêtent bien souvent à sourire. J’adorerais être capable de reproduire avec une telle perfection ce mélange d’innocence et d’intelligence, cette manière de prendre les expressions au pied de la lettre et de les interpréter de travers. Il y a tellement de bienveillance et tendresse dans ces lignes.

          Évidement, les deux histoires finissent par vaguement se croiser de manière tout à fait prévisible (mais on s’en fiche un peu). La partie sur la colonisation est assez instructive et là encore très intelligemment menée. C’est fou, j’ai tellement tout aimé dans ce roman, je l’ai trouvé tellement bien écrit, intelligent et tendre que je ne saurais même pas dire pourquoi au juste je l’ai tant apprécié. Je vous invite donc à aller découvrir par vous-mêmes cette jolie plume si singulière. Un très joli roman et un gros coup de cœur.

Gauz, portrait

En forêt tropicale, une petite colline est l’équivalent d’un mont de chez vous. Les pentes sont escarpées, boueuses, et couvertes d’une végétation inextricable. Quand on ne s’est brisé la nuque ni à la montée ni à la descente, éviter de se noyer dans l’inévitable cours d’eau au pied de chaque coteau. Et s’il est tombé le moindre crachin en amont, le plus petit ruisseau se transforme en mer biblique.. Gravir les montagnes puis fendre les eaux… En ton état de santé, mon bon ami, il est déconseillé de jouer, plusieurs fois par jour, le Moise des pays agnys.

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Je suis né là. Je connais toutes les vitrines à bisous et elles me connaissent toutes. Lors des sorties de la classe populaire, je bonjoure toute la rue. Marko-le-jaloux me chuchote « Klootzak ! » Réaction : tirage automatique de cheveux et lutte de classe. On finit en lacets par terre.

Le combat ordinaire

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          Qui sont les quantités négligeables? Certaines photos de Marco, tentatives dérisoires pour dire le monde… Certains hommes, cassés après des années de travail sur les chantiers… Certaines vies banales qui basculent dans des choix discutables…

Le combat ordinaire, T2 couverture

          Ca faisait un petit moment que j’entendais parler de cette BD de Manu Larcenet. On m’en avait dit le plus grand bien mais je dois avouer que le style du dessin ne m’inspirait pas plus que ça. J’ai finalement décidé de me lancer et de m’installer sous un plaid avec un thé pour lire les 4 tomes qui composent cette histoire. Je ne l’ai pas regretté.

Le combat ordinaire

          J’ai trouvé cette histoire très touchante et j’ai beaucoup aimé la manière dont elle évolue. On ressent bien les tâtonnements du personnage, ses doutes, ses peurs. C’est vraiment émouvant et on s’attache à ce mec un peu paumé qui ne sait pas exactement quoi faire de sa vie. J’ai trouvé que ça sonnait terriblement juste. Il est loin d’être parfait, plein de failles, c’est fondamentalement humain.

Le combat ordinaire

Comgbat ordinaire T2-60.trt

          Pas mal d’aspects de la vie sont évoqués : la famille, le couple, la vieillesse, l’amitié… C’est assez universel et on s’est tous posé au moins une fois certaines des questions qui hantent le personnage. La manière dont il évolue est assez naturelle et il y a une belle continuité entre les différents tomes. Finalement, je me suis très vite habituée au dessin, même si ce n’est pas un style que j’apprécie outre mesure, il se fait vite oublier tant l’histoire est forte. Une BD tendre et touchante que j’ai pris un grand plaisir à découvrir.

Couverture Le combat ordinaire T1

– Et c’est pourquoi j’ai décidé d’abandonner la thérapie… Hem, voilà, voilà…
– Bien… Nous allons en rester là si vous voulez bien. … Je vous mets un rendez-vous le mois prochain?

Asta, de Jón Kalman Stefánsson

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          Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur.

          On continue avec cette rentrée littéraire dont je semble définitivement ne jamais devoir venir à bout. D’habitude je m’y consacre de début août à début novembre mais cette année il me reste encore pas mal de titres à lire… La faute à des titres peu enthousiasmants et au rythme d’escargot qui s’ensuit. J’avais beaucoup entendu parler d’Asta, souvent j’aime beaucoup la littérature islandaise, j’avais donc hâte de le découvrir. C’était un des romans de cette rentrée dont j’attendais le plus. Alors, ça valait le coup d’attendre ?

Couverture du roman Asta de Jon Kalman Stefansson

          Dès le début, j’ai été assez déroutée par ce roman, la tournure du récit est assez particulière et d’un chapitre sur l’autre on change de protagoniste sans crier gare. J’ai trouvé que c’était assez difficile à suivre et très (trop ?) décousu. Même si j’aimais bien le ton employé, j’ai eu le plus grand mal à rentrer dans cette histoire. Le récit sur certains personnages m’a plus intéressé que d’autres et j’ai longtemps trouvé Asta elle-même assez antipathique. J’ai commencé à m’intéresser un peu plus à son cas quand elle est arrivée à la ferme. Ca sentait le drame, je me suis un peu retrouvée prise à cette histoire malgré moi. Bon, mes espoirs en matière de noirceur ont été déçus mais ce n’est pas bien grave, j’appréciais enfin la poésie de ce texte.

          Pourtant je n’ai jamais réussi à accrocher vraiment. La prose est belle, il y a des passages que j’ai beaucoup appréciés, j’ai bien aimé l’idée que l’auteur prenne autant de libertés dans la manière de raconter mais c’était trop décousu pour moi. A chaque chapitre il m’a fallu du temps pour comprendre qui parlait, j’ai parfois eu beaucoup de mal avec la chronologie aussi. Je pensais une fois passée la moitié que j’avais enfin réussi à me couler dans ce rythme si particulier et à me laisser porter mais arrivée à la fin je me suis rendu compte que je n’avais pas bien saisi où l’auteur voulait en venir (mais veut-il vraiment en venir quelque part ?), ce qui m’a laissé un petit goût d’inachevé. Malgré toute la beauté du style, j’ai eu du mal à me laisser aller à l’émotion. Si j’ai trouvé ce texte poétique et la plume agréable, les changements de personnages et d’époques m’ont déroutée. Ca n’en demeure pas moins un des jolis textes de cette rentrée.

Jon Kalman Stefansson, portrait

Photo Roberto Frankenberg

Être un bon paysan est depuis toujours considéré comme la réussite suprême en Islande. C’est ce qui compte le plus. La seule chose qui permette vraiment de prouver votre valeur d’être humain.

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Pour tromper le monde, je m’habille avec élégance chaque fois que je sors. J’allume mon sourire. Je maquille un peu ma tristesse puis je mets mes lunettes de soleil pour que personne ne remarque ton absence au fond de mes yeux.