Archives de Catégorie: Cinéma

Les films vu en salle ou parfois depuis ma télé

Trois déceptions ciné

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Cessez le feu

Affiche du film Cessez le feuDrame français d’Emmanuel Courcol avec Romain Duris, Céline Sallette, Grégory Gadebois
1923. Georges, héros de 14 fuyant son passé, mène depuis quatre ans une vie nomade et aventureuse en Afrique lorsqu’il décide de rentrer en France. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, invalide de guerre muré dans le silence. Peinant à retrouver une place dans cet Après-guerre où la vie a continué sans lui, il fait la rencontre d’Hélène, professeure de langue des signes avec qui il noue une relation tourmentée…

           Un film avec Romain Duris et Céline Salette, voilà qui était prometteur. Le sujet, sur le retour d’un homme de la guerre de 14 et ses traumatismes, me tentait aussi, j’avais donc hâte de voir ce que ça donnait. Je ne connaissais pas les détails de l’histoire mais ça avait l’air pas mal. Bon, la réalité s’est avérée fort décevante… Comment vous exprimer l’étendue de me désarroi devant ce désastre ? Je n’ai à peu près rien aimé dans ce film : histoire confuse, scénario inexistant, acteurs qui semblent perdus, rien ne va. Dommage vu le casting et le potentiel de l’histoire. Ca tient presque de l’exploit un ratage pareil. C’est très décousu, Duris et Salette en font des caisses et paraissent souvent à côté de la plaque, seul Grégory Gadebois s’en sort honorablement. Et bon franchement certains passages sont téléphonés et on peine à s’intéresser au sort des protagonistes. La seule chose que j’ai aimée, c’est la scène finale. Voilà voilà… Enorme déception que ce premier film poussif et décousu.

Django

Affiche du film DjangoBiopic français d’Etienne Comar avec Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya
En 1943 pendant l’occupation allemande, le tsigane Django Reinhardt, véritable “guitare héros”, est au sommet de son art. Chaque soir il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse aidé par une de ses admiratrices, Louise de Klerk.

           J’aime beaucoup la musique de Django Reinhart (que je connais par ailleurs bien trop peu), j’avais donc envie d’en apprendre plus sur lui à travers ce film. Et puis je me disais que si la réalisation était moyenne, il y aurait toujours la musique pour rattraper le coup. C’était bien optimiste. Pour être franche, je me suis ennuyée ferme ! Avant de voir le film, j’étais assez convaincue par le choix de Reda Kateb pour jouer Django. Mais il s’avère être au degré zéro de l’expressivité et j’ai trouvé le personnage plutôt antipathique. Quant à l’histoire, en soi elle serait intéressante mais ça traîne franchement en longueur et j’aurais aimé arriver à me sentir un peu plus concernée. Même la musique n’est pas à la hauteur de ce que j’espérais, s’il y a quelques moments pas mal – voire vraiment sympas, dans l’ensemble ça ronronne un peu. Seule la toute fin est très belle. Un film sur Django qui manque autant de rythme, c’est bien le comble.

Le procès du siècle

Affiche du film Le procès du siècleDrame, biopic américano-britannique de Mick Jackson avec Rachel Weisz, Tom Wilkinson, Timothy Spall
Deborah Lipstadt, historienne et auteure reconnue, défend farouchement  la mémoire de l’Holocauste. Elle se voit confrontée à un universitaire extrémiste, avocat de thèses controversées sur le régime nazi, David Irving, qui la met au défi de prouver l’existence de la Shoah. Sûr de son fait, Irving assigne en justice Lipstadt, qui se retrouve dans la situation aberrante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz.

           Généralement, je vais voir les films qui traitent de le seconde guerre mondiale et plus encore des procès qui ont suivi (ou de la recherche des fuyards). J’avais donc hâte de voir celui-ci, d’autant plus que je trouvais cette histoire complètement folle. J’ai été ravie d’en apprendre plus sur ce procès totalement improbable, en revanche, d’un point de vue cinématographique j’ai été moins convaincue. C’est très linéaire et assez plan plan. Bon, il faut admettre aussi qu’il n’y a finalement pas une matière énorme, surtout que le synopsis tue tout suspens dans l’œuf. Ca reste intéressant de voir comment s’est déroulé ce procès et quelles stratégies ont été mises en œuvre pour le gagner. C’est plutôt bien interprété mais c’est vrai que ça traîne peut-être un peu en longueur. Si j’ai bien aimé, on est loin de coup de cœur escompté.

Logan

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Film d’action, aventure, science-fiction de James Mangold avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen
Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

Affiche du film Logan

           Je l’avoue sans trop de honte, je suis une assez grande fan de films de super-héros. Les X-Men font partie de mes chouchous, et parmi eux, Wolverine (Logan de son petit nom) est un de mes préférés. Pas très original mais bon, c’est comme ça. J’étais donc plutôt contente de le retrouver au centre d’un film – même si le précédent n’était pas hyper réussi. J’avais entendu dire le plus grand bien de ce nouvel opus et j’étais donc très curieuse de voir ce qu’il en était. J’avais en effet entendu dire que ce n’était pas juste un bon film de super-héros mais un bon film tout court. Vendeur. J’ai mis du temps à me décider (question de fatigue et horaires pourris) mais j’ai fini par réussir à aller le voir.

Image du film Logan

           Alors bon film ou pas ? Franchement, j’ai adoré. Logan a pris un sérieux coup de vieux – Hugh Jackman est méconnaissable, il est totalement désabusé et encore plus ronchon que d’habitude. On ne peut pas dire qu’il inspire une sympathie farouche en vieil alcoolique aigri… Mais rarement on aura vu super-héros aussi profondément humain. C’est bien là ce qui fait tout son charme. Franchement j’y été assez convaincue par ce personnage pourtant assez antipathique. La petite fille est hyper bien choisie, je l’ai trouvée absolument géniale. On en oublierait presque le côté super-héros, surtout dans la première partie du film. En revanche, l’aventure n’est pas en reste. Et la violence non plus. C’est très très violent (mais pas trop gore dans l’ensemble). Âmes sensibles s’abstenir.

Image du film Logan

           J’ai trouvé que contre toute attente il y avait pas mal d’émotion dans ce film avec quelques passages d’une étonnante sensibilité (pour ce type de réalisation s’entend). Les sujets de la solitude, de la vieillesse et de la filiation sont je trouve très bien traités et lui donnent une dimension assez inattendue. Si certains passages sont prévisibles et qu’on y retrouve certains éléments incontournables du côté des rebondissements – le gros méchant, quelques combats épiques et un final explosif – j’ai trouvé qu’il se démarquait quand même largement par le parti-pris de mettre l’accent sur les faiblesses du personnage, mais aussi par sa fin relativement surprenante. Dommage que la seconde partie soir un peu plus convenue. Un film qui m’a fait passer un excellent moment, dans un style bien particulier, sans doute le meilleur de la série.

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L’homme aux mille visages

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Biopic policier espagnol d’Alberto Rodriguez avec Eduard Fernández, José Coronado, Marta Etura
Francisco Paesa, ex agent secret espagnol, est engagé pour résoudre une affaire de détournement d’argent risquant d’entrainer un scandale d’Etat. L’homme y voit l’opportunité de s’enrichir tout en se vengeant du gouvernement qui l’a trahi par le passé. Débute alors l’une des plus incroyables intrigues politiques et financières de ces dernières années : l’histoire vraie d’un homme qui a trompé tout un pays et fait tomber un gouvernement.

Affiche du fim L'homme aux mille visages

          Après avoir délaissé les salles obscures pendant des mois, voilà que d’un coup je ne les quitte plus (quitte à y faire la sieste). Je n’ai donc pas fini de vous parler de cinéma, d’autant plus qu’en ce moment je lis plutôt lentement et n’ai donc pas grand chose à vous présenter comme nouveautés de ce côté-là. Et puis comme je ne sors plus… reste donc le cinéma. Une belle série d’articles rien que pour vous. Comme à mon habitude, je suis allée voir ce film sans avoir la moindre idée de quoi il pouvait bien s’agir, juste parce que l’horaire me convenait et que j’ai bien les polars. L’histoire avait finalement tout pour plaire. Espèce de film d’espionnage peuplé de crapules en tous genres qui jouent à cache cache avec la police et ourdissent des complots.

Image du film L'homme aux mille visages

          Dans les faits, ç’a été un peu plus compliqué… Il y a des choses intéressantes dans ce thriller plutôt efficace mais j’ai eu du mal à m’installer dedans. C’est très sombre et assez tortueux. Je ne connaissais rien à cette histoire et pas grand chose non plus à la période et j’avoue avoir parfois dû me concentrer sérieusement pour arriver à suivre (sans être toujours bien sûre d’y être arrivée d’ailleurs). Difficile du coup de se laisser porter par cette intrigue folle qui est un vrai labyrinthe et a tendance à perdre le spectateur en route. L’ambiance est plutôt pesante, les personnages peu sympathiques et la mise en scène quelque peu vieillotte, même si au final ça colle assez bien avec la période concernée. Bien qu’il se passe pas mal de choses, j’ai parfois trouvé le temps un peu long devant ses manigances sans fin. L’histoire a un gros potentiel mais le tout est un peu pesant même si le résultat n’est pas mauvais. Impression mitigée donc sur ce film dense, complexe et sombre : pas toujours simple à suivre.

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Gold

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Aventure, drame américain de Stephen Gaghan avec Matthew McConaughey, Bryce Dallas Howard, Édgar Ramírez
Kenny Wells a grandi dans le milieu des chercheurs d’or. Mais on ne peut pas dire que la chance lui ait souri. Il vend le peu qu’il lui reste et part à l’autre bout de la planète : en Indonésie. Il a la conviction qu’il y trouvera de l’or. Il s’associe avec le légendaire géologue Mike Acosta, ils vont devoir affronter ensemble la nature, les institutions financières de Wall Street et les pires complots…

Affiche de Gold de Stephen Gaghan

           Certains ici le savent sans doute, je suis une grande fan de Matthew McConaughey. Je trouve cet acteur juste exceptionnel (opinion fort répandue, vous noterez). Quand je l’ai vu à l’affiche de ce film, je ne savais pas de quoi ça parlait, l’accroche n’était pas terrible mais ça m’a donné envie quand même. Dimanche donc, après être allée voter, j’ai décidé d’aller le voir histoire de me changer les idées en attendant l’annonce des résultats (méthode fort efficace au demeurant). Je cherchais un film léger et même si je n’en avais vu que l’affiche, ça me semblait être adapté. Je ne me suis pas trop trompée. Bon choix vues les circonstances !

Kenny Wells (Matthew McConaughey)

           Sans être un grand film, c’est un bon divertissement. Le personnage principal est un prospecteur minier fauché à la recherche du bon filon pour se refaire. Il y a des hauts et des bas, des très hauts et des très bas même et franchement, je me suis plutôt laissée prendre au jeu. Le personnage principal n’est pas hyper sympathique : tocard alcoolique, un peu barge et assez arrogant, il est passablement agaçant. Son acolyte est quant à lui arrogant tout court. Beau duo ! Mais d’un autre côté, ce n’est pas plus mal qu’il soit un minimum humain. Le reste des personnages est très en retrait, voire quasi-inexistants.

Michael Acosta (Edgar Ramírez)

           L’histoire est riche en rebondissements, plus ou moins intéressants et plus ou moins bien traités, mais on n’a pas le temps de s’ennuyer et ça reste assez divertissant, malgré quelques moments peut-être un peu lents. Matthew McConaughey n’est vraiment pas à son avantage dans ce film : dégarni et bedonnant, on l’a connu sous un jour meilleur. On l’a connu plus inspiré dans l’interprétation aussi d’ailleurs. Son charisme et son énergie sauvent toutefois la mise même si son interprétation exubérante tranche avec une mise en scène trop sage. C’est d’ailleurs le principal défaut de ce film : c’est d’un classique ! Aucune originalité en vue.

Kenny Wells (Matthew McConaughey) und Michael Acosta (Edgar Ramírez)

           Or et self-made man, c’est déjà vu mais en général ça ne fonctionne pas trop mal. Tout le monde aime les histoires de réussite non. Ce n’est pas le type de sujet qui me touche le plus mais pour décompresser pendant 2h, ça a plutôt tendance à fonctionner. L’histoire ne manque pas de rebondissements et aurait mérité un traitement un peu plus nerveux ou décalé pour convaincre vraiment. C’est plan-plan et pas franchement très inspiré. Toujours est-il que malgré les défauts de ce film et un côté bien trop sage, j’ai passé un bon moment devant cette histoire à rebondissements.

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Les figures de l’ombre

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Drame, biopic de Theodore Melfi avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe
Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

affiche

          Je n’avais pas entendu dire grand bien de ce film dont la bande-annonce m’avait donné envie. J’ai pourtant fini par me décider à aller le voir, après tout, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise ! Eh bien, ce fut plutôt le cas. J’aime généralement ce type de films, avec des personnages forts, basés sur des faits réels, je suis assez bon public. Même si je crois que je peux comprendre d’où sont venues les critiques. Je m’attendais à un film fort et engagé et c’est au final plutôt du genre coloré et léger. Par chance, c’est exactement ce qu’il me fallait ! Un sujet pas trop con et un peu de bonne humeur, je n’en demandais pas plus. La mise en scène est plutôt classique mais la photo assez soignée, ce qui n’est pas pour me déplaire. Dans l’ensemble j’ai également aimé la musique, qui donne pas mal de rythme à l’ensemble. Rien à redire non plus sur l’interprétation.

film

          Bon, même si j’ai beaucoup aimé, je ne dirais pas pour autant que c’est un grand film. Les personnages sont sont très sympathiques mais un peu trop lisses, il n’aurait pas été inutile d’accéder un peu plus à leurs sentiments, de voir leurs faiblesses. Si leur énergie et leur détermination forcent le respect, j’aurais également aimé voir les moments de doute qui sont passés sous silence. Ca manque un peu de relief. On ne voit que la force et la bonne humeur de ces femmes, certes communicatives mais qui ne mettent pas en valeur leur humanité. J’ai trouvé ça un peu dommage, les personnages auraient gagné à être plus fouillés. Mais bon, après tout, elles étaient peut-être réellement trop occupées à trimer à la Nasa pour se lamenter sur leur sort.

film

          Pour le reste, cette histoire est quand même comme on les aime : des personnages forts, un peu de spectacle, une pointe de suspense (pas très réussie en l’occurrence) et une jolie fin. Un feel good movie à l’américaine. Mais bien sûr, même si les personnages font preuve d’une détermination sans faille, racisme et sexisme sont omniprésents. Avec quelques touches d’humanité tout de même, il semblerait qu’il n’y ait pas que des abrutis à la Nasa. Il y a quelques moments plutôt drôles, un peu d’émotion tout de même (léger) et on a envie de voir ses femmes écraser le reste du monde. Bon, le film ne va peut-être pas assez loin qu’il le devrait, on ne peut pas dire qu’il soit très véhément, mais il est sympathique et a l’avantage d’être grand public. Un film sympathique qui met en avant trois femmes extraordinaires.

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