Archives de Catégorie: Cinéma

Les films vu en salle ou parfois depuis ma télé

Une femme fantastique

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          Drame chilien de Sebastián Lelio avec Daniela Vega, Francisco Reyes, Luis Gnecco
Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s’aiment loin des regards et se projettent vers l’avenir.
Lorsqu’il meurt soudainement, Marina subit l’hostilité des proches d’Orlando : une « sainte famille » qui rejette tout ce qu’elle représente. Marina va se battre, avec la même énergie que celle dépensée depuis toujours pour devenir la femme qu’elle est : une femme forte, courageuse, digne … une femme fantastique !

Affiche du film Une femme fantastique

          Ceux qui me lisent régulièrement l’auront remarqué, je ne vais quasiment plus au cinéma. C’est un phénomène assez curieux et inédit. J’ai toujours adoré aller au cinéma mais depuis quelques (longs, très longs) mois, c’est la disette. La flemme, pas envie, j’ai vraiment du mal à me bouger. Et donc forcément, je ne suis plus au courant des dernières sorties, ce qui n’aide pas à me motiver. Pourtant, j’avais entendu dire le plus grand bien de ce film et j’ai donc fait un petit effort pour aller le voir, sans savoir grand chose dessus. Franchement, c’était tant mieux parce qu’il est difficile d’en parler sans révéler toute l’intrigue – même si je vais essayer – mais en résumé, c’était vachement bien !

Image du film Une femme fantastique

          Comme je vous le disais, difficile de parler de ce film sans tout en dévoiler. Parce que les raisons qui font qu’il sort du lot, sa finesse dans la manière de traiter le sujet, sa force, tout ça découle d’une révélation qui arrive quasi dès le début. Je dois avouer que j’ai adoré avoir la surprise et ne rien savoir de ce film avant de le découvrir. Je vais donc tenter de ne pas vous dire de quoi il retourne, ma critique en pâtissant surement beaucoup. Il s’agit donc d’une femme, qui aime un homme plus âgé, et qui à son décès va devoir batailler avec une famille jalouse et pour le moins hostile. C’est assez banal me direz-vous. Alors oui. Et non à la fois, parce que leur relation si évidente, n’est pourtant peut-être pas si banale qu’il y paraît.

Image du film Une femme fantastique

          Toute la force de ce film est là. Dans la manière de traiter un sujet délicat. Dans la façon de filmer cette femme avec une certaine pudeur et tellement d’émotion. Dans le décalage aussi entre celle que l’on suit, si touchante, et la haine farouche que lui vouent les autres. Une femme à la vie ordinaire prise pour cible par la famille de celui qu’elle aime. J’ai trouvé ce film à la fois simple et magnifique. Il parvient à éviter les principaux écueils de son sujet. Il m’a redonné l’envie d’aller plus souvent au cinéma pour y dénicher ce genre de pépites. Le choix des acteurs est excellent. L’actrice principale notamment crève l’écran. Il y a également quelques très belles chansons. Un film profondément humain à l’histoire à la fois banale et différente. Touchant.

Wonder woman

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          Film d’action, aventure, fantastique américain de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen
C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Wonder woman affiche

          Bon, voilà un gros morceau auquel je m’attaque. J’avais tout entendu sur ce film, le meilleur comme le pire, la plupart des avis étant finalement mitigés. Je vous préviens, gros spoils à l’horizon. Je vois difficilement comment dire ce que je n’ai pas aimé sans dévoiler la totalité de l’intrigue donc si vous voulez voir le film et garder la surprise, je vous déconseille d’aller au delà du premier paragraphe de cet article. Voici quand même pour vous le résumé de mon article : j’ai bien aimé le premier tiers, je me suis ennuyée durant le deuxième et j’ai trouvé le troisième ridicule. Voilà. Beaucoup d’espoirs déçus en somme. J’ai quand même bien rigolé, mais je ne crois pas que c’était le but.

Image de Wonder woman

          Le début donc m’a plutôt plu. C’est un peu maladroit peut-être par certains aspects mais c’est sympathique. Un monde de femmes idyllique, une petite fille intelligente (mais un peu chiante quand même) avec une jolie bouille, quelques combats et de la mythologie (revue et corrigée) : on est pas mal. La musique est sympa et surtout, on se dit qu’on va enfin avoir affaire à une héroïne forte et à un vrai scénario en prime. C’était un peu optimiste. Un gugusse débarque, on est pendant la première guerre mondiale même si les costumes m’évoquent plutôt la seconde – mais je ne suis pas très calée en histoire – et il est dans de sales draps. Je n’ai pas trop compris comment il aurait bien pu tomber sur une île invisible mais bref, on sen fout. Machine (devenue adulte) est gentille, elle l’aide. Et elle va partir sauver le monde à ses côtés par la même occasion. Jusque-là, je suis toujours.

Image de Wonder woman

          Arrivée à Londres, elle découvre un monde dont elle ignore tout. Elle est un peu niaise mais étant donné les circonstances, on comprend sa naïveté. Il y a quelques moments plutôt drôles, une ébauche de plan pour la suite, là encore, malgré quelques incohérences, j’aime bien, je me dis que décidément, je vais bien aimer ce film. Les combats commencent, plus ou moins réussis (il y a de sérieux problèmes de crédibilité que je vous épargne mais bon, dans un film de super-héros on pardonne plus facilement ce genre de choses), Diana est héroïque, elle se fait des copains, ça ne fonctionne toujours pas trop mal même si plus ça va, plus ça traîne en longueur. Mais je me dis que c’est pour mettre en place l’histoire, préparer la suite, il faut savoir être patient, le rythme ne peut pas être toujours soutenu, il faut bien quelques temps de narration.

Image de Wonder woman

          Sauf que ce qui se prépare, c’est la mort du scénario. Les incohérences deviennent de plus en plus fréquentes, l’amour s’en mêle faisant de Wonder Woman une potiche de plus qui se dévoue pour son homme – enfin, quand elle ne boude pas, parce que les femmes sont susceptibles – et arrive le grand méchant Arès (qui n’est pas celui qu’on croyait), rien moins que le méchant le plus ridicule de l’histoire des méchants. Il y a une réelle volonté de surprendre, c’est le cas, mais ça ne fonctionne pas du tout, c’est totalement ridicule. La fin est absurde et assaisonnée de mièvrerie. Joli mélange. Après, je suis bon public, je n’ai pas passé un mauvais moment, j’ai aimé certaines choses, ce qui m’a dérangé c’est qu’on ne partait pas si mal et ça va de mal en pis. Dommage, j’ai vraiment cru que j’allais aimer. Finalement, j’ai trouvé ça divertissant, mais de là à parler d’un bon film… Je vous conseille de lire l’avis de l’odieux connard, il a visiblement eu les mêmes pensées que moi pendant le film, quasi mot pour mot, en moins indulgent… J’ai beaucoup ri en lisant sont avis !

Ce qui nous lie

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          Comédie dramatique française de Cédric Klapisch avec Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil
Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

Ce qui nous lie, affiche

          J’aime généralement bien ce que fais Cédric Klapisch, mais je dois avouer que cette fois le thème ne me tentait pas plus que ça. Je suis tout de même allée voir de quoi il retournait. Je dois avouer que j’ai été agréablement surprise, même si je n’ai pas tout aimé. Honnêtement, au début, je n’ai pas été sure du tout de rentrer dans cette histoire. J’ai souvent un peu de mal avec les voix off, j’ai donc eu une certaine crainte au démarrage. En même temps, ça commence par un plan sur un arbre tellement beau et bien pensé que je me suis dit qu’il y avait quand même un minimum d’idée côté mise en scène. J’étais intriguée.

François Civil dans Ce qui nous lie

          La photo est très soignée dans ce film qui regorge d’images magnifiques. C’est très clairement son gros point fort et ce qui m’a fait tomber sous le charme. Le casting fonctionne également très bien. J’aime bien les trois acteurs principaux (on ne voit décidément pas assez souvent Pio Marmaï à l’écran !) et j’ai trouvé que le trio fonctionnait à merveille. Côté points forts encore, la musique, bien choisie et franchement agréable. Bref, la réalisation n’est pas mal du tout. Pas toujours très originale mais soignée et efficace, sans trop tomber dans le côté carte postale pour autant.

Ana Girardot dans Ce qui nous lie

          L’histoire m’a au début moins séduite. Il m’a fallu du temps pour rentrer dedans. Je n’y connais rien au milieu de la vigne et je dois avouer que par moments j’ai trouvé que c’était trop présent et m’empêchait un peu de profiter du film, je me sentais « exclue » avec tout ce vocabulaire et ces références qui m’échappaient un peu. Bon finalement cette impression s’est assez vite dissipée, c’était juste le temps de se familiariser avec le milieu. Les histoires de famille ensuite, pas trop mon truc non plus, l’intime, tout ça, j’accroche moyen. Là encore, j’ai été longue au démarrage. Et pourtant, ça ne fonctionne pas si mal… Avec un peu de temps, un se laisse porter par l’histoire somme toute banale de cette fratrie.

Ce qui nous lie

          Il faut dire aussi que les relations entre les frères et sœur sonne juste. Les relations humaines tout court d’ailleurs. C’est très sensible, les sentiments sont bien exploités, c’est assez touchant. Je pense que c’est ce qui m’a finalement plu dans ce film : la simplicité dans la manière d’aborder les rapports humains. On s’y retrouve forcément un peu. L’attachement à la terre me parle bien également. Dommage que certains passages soient un peu maladroits, voire franchement convenus. Ca manque également parfois de rythme peut-être. Sans être un chef-d’œuvre, j’ai trouvé à ce film beaucoup de fraîcheur et de sincérité. Beau casting, belle photo et sensibilité à fleur de peau dans ce film un peu inégal mais touchant.

La Momie

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          Film d’horreur/aventure américain de Alex Kurtzman avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Annabelle Wallis
Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain.

Affiche du film La Momie

          Bon, bon, bon, puisqu’il le faut, parlons de ce film… Je ne vais d’habitude pas voir ce type de blockbuster. J’en vois bien d’autres, j’adore les films d’action et de super-héros, mais les trucs un peu horreur, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Je ne comptais pas particulièrement à le voir (pas du tout même) mais un ami m’a proposé de l’accompagner à l’avant-première. Je ne suis pas une habituée de ce type d’évènement mais c’était l’occasion de se voir et de sortir un peu, autant en profiter !

Image du film La Momie

          Si je ne m’attendais pas à un grand film, j’espérais au moins que ce serait divertissant. Eh bien franchement, même pas ! J’ai trouvé ce film d’un ennui… Le scénario est hyper bateau. Enfin, si on peut appeler ça un scénario parce que c’est franchement creux. On voit tout venir de très loin. Visuellement, malgré la grosse débauche d’effets spéciaux, j’ai trouvé ça assez raté. C’est plat, l’esthétique est bâclée, aucun intérêt. C’est vu et revu, étant donnés les moyens mis en œuvre on pouvait s’attendre à bien mieux.

Image du film La Momie

          Côté casting, c’est guère mieux. Tom Cruise est le seul à avoir l’air de s’amuser. La momie – Sofia Boutella – est assez fascinante mais malheureusement beaucoup trop en retrait dans l’histoire (oui, ce n’est pas comme si le film portait son nom…). Les autres acteurs sont franchement mauvais. Mais surtout, le film a un énorme problème de rythme. Il y a des gros temps morts, les scènes d’actions sont bâclées, je me suis ennuyée ferme. C’est quand même un comble. Sans compter que les petites blagues viennent systématiquement tuer le suspens. Bref, ce film est un des plus gros navet qu’il m’ait été donné de voir. Sans le moindre intérêt.

Spotlight

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          Drame, thriller américain de Tom McCarthy  avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams
Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe qui a mis eu jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde.

Affiche du film Spotlight

          Je ne vous avais pas parlé de ce film lors de sa sortie, alors que je l’avais beaucoup aimé. A vrai dire c’était parce qu’ayant vu une série australienne sur le même sujet, j’espérais faire un article thématique sur l’Eglise et les scandales pédophiles. Je n’ai finalement trouvé que peu de matière, en littérature notamment, et je n’ai pas pris le temps de pousser mes recherches. J’ai d’ailleurs été étonnée que le sujet fasse couler aussi peu d’encre. Et puis le temps a passé, j’ai fini par laisser tomber l’idée de l’article thématique pour le moment et il a fallu que je regarde le film une seconde fois (ce que je fais très rarement) avant de pouvoir vous en parler.

Image extraite du film Spotlight

          Je dois avouer que j’ai adoré ce film. D’un point de vue formel, il est très classique. Cela ne me dérange pas particulièrement. Simple et efficace, c’est bien aussi. Il ne se perd pas en blabla inutile. J’ai bien aimé son côté assez concis, ce qui n’a pas dû être simple vu l’ampleur du dossier. Un aspect que je n’avais analysé au premier visionnage. L’histoire est très forte, et je trouve que la sobriété de la mise en scène la met en avant. Le casting est très réussi. Pas mal de visages connus (beaucoup vus essentiellement dans des séries pour moi, mais de quelles qualité !) et une très belle interprétation.

Image extraite du film Spotlight

          Mais ce qui marque, c’est le contenu. J’ai été horrifiée par cette histoire. Il ne s’agit pas d’un prêtre pédophile isolé mais d’un véritable phénomène de masse, caché par l’Eglise depuis… euh… toujours ? Je ne vais pas vous en dévoiler plus sur les détails des découvertes journalistiques – même si depuis le problème a été soulevé par l’émission Cash Investigation notamment, je vous laisse la surprise – mais j’ai été estomaquée par ces révélations. L’ampleur du scandale est telle que j’ai eu du mal à l’encaisser. On se prend vraiment au jeu de piste dans lequel ces journalistes sont plongés et j’ai été très émue – et choquée – par ces révélations. Un film classique sur la forme mais essentiel sur le fond.

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