Archives de Catégorie: Culture en vrac

Expos, théâtre, séries TV, musique : la page du fourre-tout culturel !

Galerie d’anatomie comparée

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          Je n’étais encore jamais allée au Museum et sa célèbre galerie d’anatomie comparée (et de paléontologie). J’ai donc profité de la venue de ma petite cousine à Paris pour y remédier. Bon, à vrai dire, je ne suis toujours pas allée visiter la partie museum qui abrite entre autres les expsitions, ce qui nous intéressait, c’étaient les squelettes. Mais c’est déjà une sacrée visite !

Galerie de paléonthologie Paris

          Les lieux sont impressionnants ! Une immense salle remplie de squelettes, de toutes tailles, dont certains sont vraiment monumentaux. L’effet est saisissant ! Le lieu en lui-même est magnifique, avec une belle ossature métallique et une jolie lumière. C’est fou comme pouvoir comparer des squelettes d’espèces proches peut parfois s’avérer édifiant. Il y a également des organes exposés dans les vitrines latérales mais j’avoue que ça me passionne un peu moins.

Galerie d'anatomie comparée

          A l’étage, on passe aux modèles supérieurs avec les grands animaux qui ont peuplé la préhistoire et… les dinosaures ! il y a de belles pièces et des explications très intéressantes. Pour les enfants, des fiches permettent d’apprendre à reconnaître les principaux animaux exposés tout en s’amusant. Il y a beaucoup de choses à voir et si on se penche sur les panneaux explicatifs (pour relativement peu nombreux), la visite est bien plus longue que je n’aurais cru. Gros coup de cœur pour ce lieu fascinant.

galerie de paléontologie

Galerie d’anatomie comparée

2 rue Buffon
75005 Paris

Ouvert tlj sauf le mardi de 10h à 18h

Plein tarif, 9€

Terres d’Arle

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          Il y a de cela deux ans, j’ai découvert Caverna, un jeu dans la lignée du célèbre Agricola, toujours par Uwe Rosenberg. Le principe est un peu le même, sauf qu’en plus de cultiver des champs et élever du bétail, on doit aussi creuser des mines, en bons nains qui se respectent. A 7 joueurs qui ne se connaissaient pas et pour la plupart ne connaissaient pas le jeu, c’est une longue, très longue aventure qui s’annonce. Les parties sont annoncées en 120 min, pour notre première on a mis quelque chose comme 5h. Je ne regrette rien, j’ai a-do-ré. Malheureusement, nous avons rarement l’occasion de sortir des monstres pareils, on a donc décidé d’emprunter la version à 2 joueurs d’Agricola, Terre d’Arle, pour les longues soirées d’hiver (ou les courtes soirées d’été, peu importe).

Terres d'Arle

          Pas de mines dans Terre d’Arle (sans « s » parce qu’on n’est pas en Camargue mais en Frise). Comme dans Agricola, on est des fermiers, on cultive donc des champs, on élève du bétail et on fait un peu de commerce. Sauf que là, on n’est que deux. La boîte est assez volumineuse (doux euphémisme) et les règles sont d’une incroyable longueur. C’est terriblement fastidieux à lire et pourrait en décourager plus d’un. Le plus simple reste encore de mettre le plateau en place – ce qui n’est déjà pas une mince affaire – et d’aviser ensuite. Une fois qu’on a tous sous les yeux, c’est finalement assez intuitif, le plateau étant extrêmement bien conçu. Après un ou deux tours de jeu, vous n’aurez normalement quasiment plus besoin de vous reporter aux règles. C’est dur de s’y mettre mais finalement, une fois qu’on y est, ça se passe bien.

Terres d'Arle

Le plateau qui fait peur !

          Le temps dans Terre d’Arle se divise en deux saisons où on peut effectuer des actions différentes. Et on se rend compte une fois qu’on connaît le jeu et qu’on commence à vouloir élaborer des stratégies que ça passe très vite. Le plateau est très bien conçu et après quelques tours pour se familiariser avec le jeu, c’est assez fluide et il n’y a que très rarement besoin de se reporter aux règles : tout est écrit devant vous. Les parties peuvent aller relativement vite (ça reste un gros jeu, inutile d’espérer le finir en 1/2h), à condition de ne pas passer des heures à réfléchir avant chaque action, ce qui s’avère parfois difficile tant il y a de possibilités. Nombreuses sont les stratégies qui peuvent mener à la victoire, même si certaines nous on semblé un peu plus évidentes que d’autres. Rien n’est jamais gagné d’avance et dans l’ensemble, la plupart des parties que nous avons faites étaient assez équilibrées malgré des stratégies totalement divergentes. Même après plusieurs parties, on prend toujours autant plaisir à sortir ce jeu. Un gros gros coup de cœur.

Cuisine et confessions

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          Je vous en ai déjà parlé ici et , depuis que j’ai découvert la compagnie québécoise Les sept doigts de la main, je suis instantanément tombée amoureuse. J’avais adoré Traces. J’avais ri, j’avais été impressionnée et clairement j’en suis ressortie en me disant que même si la mise en scène était parfois un peu brouillon, c’était le meilleur spectacle de cirque que j’avais jamais vu – et de loin ! Je le pense toujours d’ailleurs. J’ai vu des mises en scènes plus léchées, des spectacles plus décalés encore, des numéros plus impressionnants… Mais un spectacle qui allie à la fois une telle variété, un tel dynamisme, un tel niveau de performance et de l’humour en prime, ça non, je n’ai pas trouvé.

Affiche de Cuisine et confessions

          Quand j’ai entendu dire qu’ils avaient un spectacle sur la cuisine, j’ai aussitôt regardé les dates. A l’époque, le plus près était un festival en Belgique. Entre le transport, le logement et le prix des billets ça faisait un sacré budget. Ca me démangeait (très fort même) mais au prix d’un effort surhumain, j’ai décidé d’être raisonnable. Quand j’ai appris qu’ils passaient à Paris et que deux invitations m’attendaient, j’étais au comble du bonheur. Je pense que mes cris de joie résonnent encore aux oreilles de mes pauvres voisins. Parce que je vous le dis, pour moi, Cuisine et confessions et sans hésiter le spectacle de cette fin d’année ! La troupe que nous avons vue n’est pas tout à fait celle des photos, ça change souvent dans la compagnie. Ca n’a pas grande importance mais je tenais toutefois à le signaler pour les plus pointilleux.

Cuisine et confessions

          Évidement, j’aurais pu être déçue. C’est le risque quand on attend quelque chose avec une telle impatience. Et bien pas-du-tout. J’ai une fois de plus adoré. Je ne sais pas si je ne le mettrais pas en n°1 dans mon cœur même… Tout n’était pas parfait, il y a eu pas mal de petits ratés dans cette représentation (je remarque que c’est souvent le cas pour les 1e, même quand le spectacle tourne déjà depuis longtemps et c’est peut-être dû aussi aux changements dans la troupe). Mais ça allie cirque et cuisine, avec un décor qui a forcément tout pour me plaire et qui une fois de plus s’avère très ingénieux : comment je pourrais résister ? C’est bien simple, je ne peux pas et au bout de 5 min je me prenais déjà à rêver d’une coloc avec des gens qui feraient des acrobaties dans notre cuisine géante tout en discutant et cuisinant. C’est un joyeux bordel à la bonne humeur communicative. J’ai trouvé la musique très bien choisie et comme chaque fois j’ai été admirative de leur inventivité.

Cuisine et confessions

          Malgré quelques petits ratés, j’ai beaucoup aimé le numéro d’acrobaties où ils sautent dans des cerceaux (admirez la précision du style, je n’ai aucune idée de comment on appelle ça). Le numéro de diabolo est assez dingue aussi et… endiablé ! Un des meilleurs que j’aie pu voir. Mais mon numéro favori a sans doute été celui de tissus. C’est souvent assez lent mais là il est très bien amené, dynamique, poétique, et très impressionnant. Je n’en avais jamais vu d’aussi réussi. S’il y a quelques temps morts, dans l’ensemble le spectacle est très rythmé. Il y a de l’humour mais aussi pas mal d’émotion. Chaque artiste raconte son rapport à la cuisine et certains témoignages sont assez poignants. Chaque spectacle de la compagnie intègre en partie l’histoire de ses artistes et j’ai trouvé que c’était celui où cette partie était la plus réussie. On repart avec l’impression de les connaître un peu. Maintenant j’ai encore plus envie d’aller voir les autres spectacles de la troupe il paraît qu’il y en a un qui passe à Moscou en ce moment… A moins que je ne retourne voir celui-ci pour Noël ? J’ai ri, j’ai été émue, j’ai été impressionnée : ce spectacle m’a totalement conquise : courrez-y !

Cuisine et confessions
Les 7 doigts de la main

Bobino
14-20 rue de la Gaîté
75014 Paris

Jusqu’au 12 janvier 2019
De 16 à 58€

Giacometti au musée Maillol

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         À la rentrée 2018, l’artiste suisse Alberto Giacometti est à l’honneur au Musée Maillol. Cette exposition réalisée en collaboration avec la Fondation Giacometti, Paris propose une relecture de son oeuvre en dialogue avec les grands sculpteurs classiques et les modernes de son époque. L’exposition présente plus de 50 sculptures de l’artiste, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, mises en regard avec près de 25 oeuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz, Zadkine, Csaky ou encore Richier.

Affiche Giacometti Maillol

         Cet automne ce tient une exposition Giacometti au musée Maillol. C’est un artiste que je connais assez mal bien que j’ai déjà eu l’occasion de voir régulièrement ses œuvres ici ou là. Je ne connaissais pas trop son parcours, uniquement les créations qu’il a réalisées à la fin de sa vie, j’étais donc contente de pouvoir le découvrir un peu mieux. L’exposition reprend le parcours du sculpteur avec une introduction biographique, des œuvres de jeunesse puis l’évolution de son travail mais aussi ses maîtres et inspirations.

         J’ai trouvé l’exposition un peu courte, le nombre d’œuvres exposées, notamment dans la deuxième partie, est assez limité. L’exposition est purement chronologique est a un côté trop « scolaire ». On voit d’abord les œuvres de jeunesse, assez formelles, puis une courte période cubiste (pas inintéressante par ailleurs) et enfin le style qu’on lui connaît tous. La présentation est assez linéaire et ne m’a pas donné l’impression de vraiment approcher le personnage et ses motivations. J’ai bien aimé en revanche voir également des œuvres d’artistes qui l’ont inspiré ou qui ont été ses contemporains et ont traité des mêmes sujets, même si le lien m’a parfois semblé un peu obscur, c’est toujours intéressant de pouvoir comparer.

         J’ai aimé les photos de l’artiste au travail ainsi que l’interview dans son atelier, j’ai trouvé que ça donnait un peu de vie à l’ensemble et permettait d’appréhender un peu mieux le personnage. Si j’ai aimé découvrir le parcours de l’artiste, il m’a quand même manqué un petit quelque chose pour vraiment accrocher, ça n’a pas été le coup de cœur, j’ai trouvé la conception de l’exposition trop sage. Disons que ce n’est pas super percutant ou accrocheur, même si c’est intéressant et m’a permis de découvrir comment il a trouvé son style. Si les connaisseurs risquent de s’ennuyer un peu, ça n’en demeure pas moins une bonne introduction à l’œuvre de l’artiste pour ceux qui ne le connaissent pas.

Alberto Giacometti dans son atelier

Giacometti, entre tradition et avant-garde

Du 14 septembre 2018 au 20 janvier 2019

Musée Maillol
61 rue de Grenelle
75007 Paris

Ouvert tlj de 10h30 à 18h30, 20h30 le vendredi
Plein tarif, 13€50

Anne with an « e »

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          Série canadienne de Moira Walley-Beckett avec Amybeth McNulty, Lucas Jade Zumann, Geraldine James, RH Thomson

          L’histoire d’une jeune fille adoptée qui se bat envers et contre tout pour se faire accepter et gagner l’affection de son nouvel entourage. En 1890, une adolescente qui a été maltraitée des années durant en orphelinat et par un chapelet de familles d’accueil atterrit par erreur dans le foyer d’une vieille dame sans enfant et de son frère. Avec le temps, Anne, 13 ans, va illuminer leur vie et celle de leur petite communauté grâce à son esprit fantasque, sa vive intelligence et son imagination débordante.

Anne with an e

          Voici LA série qui va adoucir votre rentrée. Je suis tombée dessus totalement par hasard. Je cherchais une nouvelle série à regarder. J’étais fatiguée et je voulais quelque chose de pas trop intello, pas trop pesant, pas trop neuneu non plus si possible et comme je n’aime pas particulièrement les comédies mes choix étaient assez limités. Je me suis dit que ça pouvait être « mignon » voire carrément sympathique, un peu dans le genre Tom Sawyer. Je ne savais pas au juste à quoi m’attendre et clairement sur le papier ce n’était pas sensé être un truc que j’apprécie particulièrement, juste un passe-temps pas trop prise de tête.

Anne with an e

          Au premier épisode j’ai eu un doute. L’univers faisait un peu « Petite maison dans la prairie » (même si j’étais fan quand j’étais gamine). Mais surtout cette mioche, elle parle sans cesse, pas une seconde de répit, elle est extrêmement agaçante. Mais aussi étrangement attachante. Et puis elle parle un joli anglais en articulant bien, je comprends presque tout ce qu’elle dit (ce qui vu mon niveau d’anglais tient du miracle). On finit par s’habituer plus ou moins à ses tirades d’un lyrisme exacerbé, voire même à leur trouver un certain charme. Et c’est donc comme ça que j’ai enchaîné les deux saisons en à peine quelques jours… Pour ma défense j’étais vraiment malade et je ne pouvais pas faire grand chose d’autre de mes journées.

Anne with an e

          Je dois donc le confesser, Anne with an « e » c’est trop choupinou, ça fait fondre votre petit cœur – fut-il de pierre – et ça fait un bien fou au moral. C’est la série que j’aurais aimé avoir quand j’étais à l’école. Je n’étais pas exactement aimée, on me trouvait bizarre et on m’embêtait à cause de mes tâches de rousseur (entre autres). Ah et je passais ma vie le nez dans les bouquins aussi. Bon, les ressemblances s’arrêtent là, je ne suis ni orpheline ni bavarde mais ça aurait suffi à me remonter le moral après des journées difficiles je pense. Etrangement, ça m’a quand même donné l’impression de soigner les bleus à l’âme même avec 25 ans de retard !

Anne with an e

          De nombreux sujets sont évoqués au cours des deux saisons, ça parle d’amitié, de famille, de racisme, de tolérance, de mensonge, de différence… L’éducation est au cœur du message avec une forte incitation à croire en ses rêves et à s’émanciper. Le tout est toujours très bienveillant sans être trop niais (les enfants étant au centre de l’histoire, on est aussi plus conciliants avec le trop plein de bons sentiments). Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire, les péripéties sont nombreuses et ce serait dommage de vous gâcher le plaisir de la découverte. C’est une très jolie série pleine de bienveillance sans trop tomber dans la mièvrerie. Certains personnages sont peut-être un peu caricaturaux mais avec le temps des nuances apparaissent dans les caractères de chacun et ils ont le mérite de représenter un panel de comportements assez larges. L’espièglerie du personnage principal est quant à elle un régal. Sans hésiter, la série qui a illuminé ma rentrée.