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Chloé DELAUME, Le cri du sablier

Il semblerait que j’ai lu ce texte il y a quelques années, pourtant je n’en gardais aucun souvenir. Heureusement, le blog s’en ai souvenu pour moi. Cette fois, j’ai persévéré dans ma lecture, vous pouvez retrouver mon très court article de l’époque ci-dessous. Si mon avis n’a pas foncièrement changé sur ce texte, je l’ai cette fois abordé un peu différemment. N’arrivant pas à rentrer dedans et à en suivre le cheminement, j’ai décidé de le lire comme de la poésie, lisant quelques phrases à la fois, en me laissant porter par la musicalité du texte.

Il m’a fallu longtemps pour venir à bout de ce livre pourtant bien court. Picorant les phrases. J’ai trouvé certains passages magnifiques, certaines expressions si bien trouvées. D’autres m’ont laissée de marbre, ne parvenant pas toujours à en saisir le sens. Il faut dire que l’auteur a une histoire pour le moins marquante et qu’il doit être difficile de mettre des mots sur tout cela. Elle le fait à sa manière, unique et marquante. Un texte extrêmement difficile mais qui n’est pas dénué d’une certaine beauté. Il ne laisse en tout cas pas indifférent.

Madimado's Blog

          L’histoire décousue d’un drame sanglant, racontée à la première personne.

         On ne sait pas bien qui parle dans ce livre. Un « je » qui n’est pas bien défini. En revanche, la souffrance est partout. L’écriture est très décousue. Des bribes de phrases qui s’enchaînent, retraçant des pensées, des sensations décousues. Je n’ai pas du tout accroché avec ce style. C’est le genre qu’on doit lire d’une traite et je n’ai pas réussi, buttant sur les mots sans trouver le rythme adéquat. Pourtant, il y a du génie dans cette écriture. Elle paraît comme essoufflée, se livrant dans le désordre de peur de ne pouvoir tout dire avant l’asphyxie. Un style qui sort du lot et une manière brillante de traiter ce sujet difficile. Je vous invite à tenter vous aussi l’expérience.

Ce n’est pas un spectacle pour les enfants. Conclurent-ils de concert…

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Bilan 2020 et objectifs 2021

Comme pour beaucoup, 2020 a été une année compliquée que j’espérais bien plus productive. Même si finalement c’est bien plus la douleur que le confinement qui m’a fait revoir mes ambitions à la baisse.

C’est parti pou un bilan tardif de cette années écoulée.

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50 idées cadeaux pour Noël

Cette année est très particulière. Je commande habituellement peu sur internet mais étant confinée en Ariège, loin de tout, j’ai dû revoir mes habitudes de consommation. Je vous fais part (très en retard) du résultat des mes recherches. Papeterie, déco, bijoux : il y en a un peu pour tous les goûts. J’ai essayé de privilégier de petits artisans français. J’ai tenté de mettre un peu tous les prix, même si certaines catégories nécessitent un budget plus conséquents. J’espère que vous y trouverez votre bonheur.

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Haka, Caryl Férey

D’origine maorie, Jack Fitzgerald est devenu flic à Auckland avec l’espoir de retrouver sa femme et sa fille, mystérieusement disparues. Secondé par une jeune criminologue tout aussi acharnée, il trouvera sur sa route une effroyable série de cadavres liés – ou non ? – à des rites ancestraux, mais surtout la vérité sur les fantômes qui le hantent…

J’avais offert la saga maorie de Caryl Férey à mon père il y a 2 ou 3 ans. Ce qu’il m’en a dit m’a intriguée et donné à mon tour envie de la lire. Il m’avait dit que c’était violent, il n’avait pas menti ! Je ne sais trop que dire de ce texte. J’ai plutôt bien aimé et en même temps ce n’est pas vraiment ma tasse de thé non plus. J’aime les thrillers, les enquêtes basées sur la psychologie, l’histoire ou les faits de société. Celle-ci est un peu brutale à mon goût et le style assez cash.

Couverture du roman Haka de Caryl Férey

L’écriture ne fait pas dans la dentelle, ça va droit au but. Le personnage principal n’est pas non plus un modèle de délicatesse. Un flic solitaire un peu sur le retour comme on en croise des dizaines dans les romans policiers. Rien de bien original jusque-là. La jeune criminologue qui l’accompagne est accueillie dans l’équipe avec une chaleur toute relative. Là encore, classique. Toutefois, elle est loin de faire de la figuration et tient une place importante dans l’histoire.

L’enquête tourne assez vite autour des traditions maories. Dans l’idée, ça a tout pour me plaire, pourtant, j’ai eu du mal à distinguer ce qui relevait de leur culture ou de l’imagination de l’auteur, ce qui m’a quelque peu dérangée. L’enquête avance à fond de train et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne manque ni de rythme ni d’énergie ! La fin est un peu tirée par les cheveux mais je pense quand même que je lirai le second tome par curiosité. Si j’ai lu ce roman rapidement et avec un certain plaisir, ça manque toutefois un peu de subtilité à mon goût.

Portrait de Caryl Férey

Son front semblait maintenant pleurer de sueur. Le mâle était solide mais la peur liquide.

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Naturellement. C’était forcément une chose vomie mille fois qui lui tordait le ventre. Et chaque matin, Jack Fitzgerald pouvait mesurer l’ampleur du chaos : une partie d’infini qu’aucun stratagème mathématique ne comblerait jamais. Il l’avait juré.
Sa famille avait disparu. Depuis, Jack allait se réfugier dans la chambre isolée au fond du couloir, celle de la gamine. Il n’en ressortait qu’à l’aube, moribond, sans larmes, à moitié fou.

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Dernière nuit à Twisted River, John Irving

A Twisted River circulent des histoires… Celles que les bûcherons racontent dans la chaleur du camp, peuplées d’ours et de sensuelles Indiennes. Et celles qu’ils taisent, comme cette nuit glacée qui a vu la fuite de Dominic et de son fils, après le meurtre accidentel de la maîtresse du shérif. En cavale à travers l’Amérique, ils tentent de semer leur passé. Mais peut-on oublier Twisted River ?

Je n’avais jamais rien lu de John Irving, c’était une première pour moi et j’avais hâte de découvrir cet auteur avec ce roman qu’on m’avait conseillé. J’ai trouvé ça très bien écrit pourtant j’ai eu un peu de mal à accrocher au style comme à l’histoire. C’est complexe comme écriture, très dense, si je reconnais la qualité de la plume, ce n’est pas exactement léger. Quant à l’histoire, ça démarre plutôt bien. Les récits de bucherons au fond des bois, ça me parle ! Il me tardait de voir où tout cela allait nous mener. Le récit met du temps à se mettre en place. C’est assez lent. J’ai mis du temps à comprendre pourquoi j’aimais bien mais espérais en même temps tout à fait autre chose : ces histoires de grumes m’en rappelaient d’autres, celles de Quelquefois j’ai comme une grande idée, qui avait été un énorme coup de cœur, au fond je ne pouvais m’empêcher de comparer et d’être un peu déçue.

Couverture du roman Dernière nuit à Twisted river

Passée cette première impression un peu étrange de « j’aime bien mais pas tant que ça non plus », j’ai quand même fini par m’attacher un peu aux personnages et m’intéresser plus à leur sort. Il leur arrive pas mal de choses et ça s’avère assez prenant. Jusqu’à ce que de nouveau, je commence à m’ennuyer… Il y a un moment où j’ai commencé à trouver que non seulement ça devenait trop long mais surtout je ne croyais plus à cette histoire d’un mec qui voulait se venger pour un accident survenu 20 ans auparavant. Vraiment, plus les pages défilaient et plus j’ai trouvé que ça devenait tiré par les cheveux cette affaire.

J’ai alterné durant ma lecture les « on s’ennuie un peu non ? » et les « c’est pas mal quand même ! » J’ai eu un mal fou à me décider. Les deux à la fois sans doute. J’ai définitivement trouvé ça trop long. Ca se perd parfois dans des considérations qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’histoire initiale. Ca mériterait d’être un peu écourté. Mais finalement j’ai dans l’ensemble bien aimé ce texte qui prend le temps de poser une ambiance et de construire des personnages intéressants. Comme j’écris mon article longtemps après l’avoir lu, je peux aussi dire que si sur le moment je n’ai pas adoré, j’y ai repensé fréquemment depuis, notamment aux lieux évoqués, comme si à travers ces 700 pages je m’en étais imprégnée. J’aime bien cette idée et je me dis que c’est aussi ça qui fait un grand texte : l’empreinte qu’il laisse. Un roman qui sur le moment, malgré la qualité de l’écriture, m’a semblé trop long, mais qui finalement m’a plus marquée je ne n’aurais cru.

Portrait de John Irving

On ne choisit pas toujours les circonstances d’une rencontre. Parfois les gens atterrissent bien proprement dans notre vie, comme tombés du ciel ou débarqués d’un vol en provenance directe du paradis ; et puis nous perdons brutalement des gens que nous avions cru à jamais tissés dans la trame de nos jours.

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Pour devenir la caricature de nous-mêmes, il suffit de vivre assez longtemps.