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Avril, le bilan

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Encore un mois assez mitigé. Un peu de fatigue, je n’ai pas fait grand chose. J’ai connu une période où j’ai boudé la lecture mais les deux derniers tomes des Annales de la Compagnie noire m’ont redonné envie de passer mes journées un livre à la main, même si je suis très très triste d’avoir fini cette série. Deuxième gros coup de cœur du mois, Celui qui va vers elle ne revient pas, le témoignage d’un ancien juif ultra-orthodoxe qui a renié sa foi. Exceptionnel. 5 livres lus en tout. Pas énorme mais bon, il faut dire qu’ils étaient tous assez longs quand même, en nombre de pages ça ne doit pas être si ridicule.

Je comptais retourner au cinéma mais la flemme a une fois de plus eu raison de moi. J’ai un mal fou à bouger en ce moment. Et j’en ai marre de me geler au cinéma aussi. La clim en avril, ça va pas non ?! J’avoue que je suis dans une période (longue, très longue, trop longue) où je boude un peu les salles obscures, il serait temps que ça passe. Toutefois, gros rattrapage en fin de mois, je n’avais pas envie de reporter une fois de plus au mois prochain, j’ai donc décidé de me bouger un peu. 6 films vus finalement, presque tous cette semaine, ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu autant. J’ai été agréablement surprise par Logan. J’ai également bien aimé Les figures de l’ombre.

Toujours quelques films et séries vus depuis chez moi même s’il y en a eu un peu moins que d’habitude. J’ai enfin vu The revenant. Pas d’autre gros coup de coeur.
Pas trop de sorties non plus. Aucune à vrai dire. J’ai raté un petit concert qui était prévu. Pas de théâtre, pas d’expos. Pas toujours faciles à concilier avec de la fatigue et un budget limité. Il y avait pas mal de choses qui me tentaient, notamment en expos, je vais donc quand même essayer d’aller en voir une ou deux au mois de mai. Et vous, qu’avez-vous prévu ce mois-ci ?

When we rise

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           When We Rise se présente comme une chronique des luttes personnelles et politiques, les revers et les triomphes, d’hommes et de femmes militants pour les droits LGBT, et plus largement sur l’histoire du mouvement des droits des homosexuels.

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           Quand j’ai commencé à regarder cette série, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Tout ce que je savais, c’est ce que disais le synopsis du 1° épisode et que c’était réalisé par Gus Van Sant (il a  en réalité co-réalisé uniquement les 2 premiers épisodes), ce qui était plutôt prometteur. Les tout premiers épisodes parlent de la lutte pour le droit des homosexuels aux Etats-Unis. Mais très vite, le sida fait son apparition et c’est la lutte pour la reconnaissance de l’épidémie qui prend le dessus, même si les deux sont intimement liées, en grande partie parce que l’arrivée de la maladie met en péril les droits durement acquis et fait ressurgir de vieux relents d’homophobie de manière particulièrement véhémente.

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           Dès le début, j’ai bien aimé cette série. Le sujet, les personnages, la manière dont les choses sont traitées, j’ai beaucoup son côté quasi-documentaire, contestataire et en même temps assez romanesque de par l’intensité qu’elle revêt. Mais j’avoue que la seconde partie m’a plus intéressée encore que la première. Certains le savent peut-être même si ça commence à dater sérieusement mais j’ai fait mon mémoire de master sur Hervé Guibert et la littérature sur le sida. J’en ai gardé un fort intérêt pour tout ce qui touche au sujet, que ce soit en littérature ou au cinéma, même si finalement, quand on ne court pas après, les occasions sont assez rares (n’oublions pas le magnifique Dallas Buyer Club).

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           Je suis assez informée sur le début de l’épidémie – en France du moins – et les premiers traitements. Je me suis surtout penchée sur l’aspect littéraire, à travers de nombreux témoignages. Quelque chose de souvent assez intime donc, loin de l’aspect politique. J’ai été très choquée par ce que raconte cette série. Je ne sais pas trop comment cet aspect des choses avait pu m’échapper (en partie du moins, disons que je n’en avait pas saisi l’ampleur) : on a sciemment laissé mourir des gens. Des centaines de milliers de personnes mortes dans l’indifférence générale. Comme le dit un des personnages, on a affaire à un génocide. J’avoue que la prise de conscience a été brutale.

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           J’ai beaucoup aimé cette série qui gagne en puissance au fil des épisodes. Le sujet est passionnant et la série couvre en peu de temps (8 épisodes) une large période. Ca passe presque trop vite tant il y a à dire mais ça permet de donner du rythme à l’ensemble. Le réalisateur se concentre sur l’essentiel et parvient à mettre en avant les moments clefs de la lutte. L’évolution des causes est très bien cernée et la série ne se disperse pas, tout en parvenant à dépeindre des personnages forts et attachants qu’on suit une grande partie de leur vie et dont on voit l’évolution. Une série engagée comme on aimerait en voir plus souvent : à ne pas rater.

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Les annales de la compagnie noire

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          Depuis des siècles, les souvenirs de la Compagnie noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu’elle a livrées ont déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n’aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de la Dame et de ses sorciers, la Compagnie participe à l’une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l’air… bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout se demandent s’ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur…

glen cook

          J’ai lu un peu de fantasy dans mon adolescence mais il y a fort longtemps que j’ai délaissé le genre. Et puis, il y a quelques années, je me suis procuré les 3 premiers tomes de la Compagnie Noire. A vrai dire, je croyais que c’étaient les seuls que comprenait la série et c’est ce qui m’a motivée à me lancer, ce n’était pas trop long, ça fait toujours moins peur. Bon, après avoir commencé le 1° tome, je me suis renseignée et c’est n’est pas 3 mais 13 tomes que compte cette série ! Ils sont tous plus ou moins 400 pages. Pour la lecture rapide, c’est raté ! Qu’à cela ne tienne, une fois cette lecture entamée, impossible de s’arrêter. Toutefois, je ne pouvais pas me permettre de les lire d’une traite (je n’avais pas encore fini mon master à ce moment et les lectures, ce n’était pas ce qui me manquait). Mais la bonne nouvelle, c’est que les tomes fonctionnent par 2 ou 3, avec souvent pas mal de temps écoulé de l’un à l’autre et parfois des changements de narrateur. Il n’est donc pas trop difficile de couper sa lecture, d’autant plus que l’auteur rappelle le passé de manière régulière par petites touches subtiles. J’avais arrêté de vous parler de chaque tome un à un (trop répétitif), voici donc mon avis complet sur la série.

          Cette série a été immédiatement un énorme coup de cœur. Déjà, parce que c’est très bien écrit. Et qui plus est exceptionnellement bien traduit. La richesse de la langue est incroyable (avec quelques expressions typiques du sud dont certaines que je ne connaissais qu’en occitan !) et il n’est pas rare que je doive sortir le dictionnaire pour vérifier tel ou tel vocable. J’ai rarement vu tant de niveaux de langue se côtoyer, c’est un vrai bonheur ! La richesse du vocabulaire est juste exceptionnelle. Ces romans sont d’ailleurs sans doute le meilleur rempart à l’argument – parfois vrai – selon lequel la fantasy serait de la littérature de bas étage mal écrite. Glen Cook jongle avec les mots avec un talent fou. Côté style donc, un énorme coup de foudre. Je rêverais d’être capable d’écrire aussi bien.

glen cook

          Et l’histoire alors ? Ben déjà, avec un style pareil, le mec pourrait me parler de verrues plantaires que je serais au comble de l’admiration donc bon, il pourrait se payer le luxe d’une histoire bateau sans problème. Sauf que non, ça aussi c’est hyper réussi ! Je trouve souvent que les univers « magiques » ne sont pas assez construits et qu’il y a toujours un truc pas assez pensé qui me fait sortir du monde de l’auteur. Rares sont ceux qui trouvent grâce à mes yeux. Là l’univers est assez proche du notre (version plutôt médiévale : on est pied et à cheval et on guerroie avec des épées), la magie vient par petites touches où le mythe côtoie souvent la réalité. Elle prend la forme de déesses maléfiques, de démons invisibles ou de sorciers farceurs. Avec un petit tapis volant d’ici-delà. Et en fonction des régions traversées par nos héros, les croyances varient, laissant toujours traîner une part de mystère. Mais il arrive aussi qu’elle se fasse oublier, ou qu’en tout cas elle soit laissée plus en marge du récit, comme une sourde menace parfois un peu lente à ressurgir.

          La Compagnie noire, c’est grosso modo une troupe de mercenaires à l’éthique discutable mais à laquelle le sens de l’honneur et un certain sens de l’humour ne sont pas étrangers. Sa taille varie d’une poignée d’hommes à une véritable armée en fonction des coups du sort. L’histoire s’étend sur une vaste période (quelque chose que 40 ans je pense) avec donc pour la compagnie des membres et des employeurs changeants. On la voit évoluer, et ses membres avec elle. Sans oublier bien sûr un certain lot de trahisons et d’échecs qui viennent pimenter l’affaire. Parce que l’autre grande réussite de cette série, c’est que tout n’est pas rose pour nos héros. Loin s’en faut ! Il y a quelques sacrés cas sociaux dans ses rangs, certains personnages sont parfaitement antipathiques, ils ne sont pas toujours aussi fins stratèges qu’ils le voudraient (même si à vrai dire, c’est quand même ce qui est sensé leur sauver la mise à peu près tout le temps) et ils jouent parfois de malchance. En bref, ça ressemble assez la vraie vie. Les héros ne s’en sortant pas particulièrement mieux que les autres (enfin juste assez pour que l’histoire continue quand même).

glen cook

          Les livres que nous lisons sont sensés être les annales de la compagnie, où tous ses faits et gestes sont archivés avec plus ou moins de minutie. Celui qui les consigne change donc parfois d’un livre à l’autre avec un changement de style conséquent. Mon favori est indéniablement resté Toubib, celui qui ouvre le récit. Ca tombe bien, c’est au final lui qui a le plus souvent la parole. J’ai bien aimé l’idée qui est de plus assez bien exploitée et crée de la variété dans cette série fleuve. J’avais peur de ne jamais venir à bout de ses 13 tomes mais si j’ai pris tout mon temps, c’est avant tout pour faire durer le plaisir parce que franchement, c’est tellement prenant qu’il faut se faire violence pour ne pas enchaîner les tomes jusqu’au dernier.

          J’avais peu peur d’être déçue par la fin. Ca finit bien ? on se dit que c’est prévisible. Ca finit mal ? on est déçus pour les héros qu’on a suivi si longtemps. Jusqu’à la moitié du dernier tome, je n’ai pas été très sure de savoir comment ça allait finir. Après j’ai cru voir où ça allait et j’ai eu peur qu’en prenant un chemin assez attendu, la fin manque de panache. Alors certes, il y a une partie du dénouement qu’on peut anticiper maaaiiis, il y a des rebondissements jusqu’à la dernière ligne, et pas des moindres. J’ai trouvé que l’auteur ne s’en sortait pas mal du tout avec cette fin à la fois logique et surprenante. J’ai refermé ce livre en me sentant un peu orpheline et avec une grosse envie de jeter un œil à ce que Glen Cook a écrit d’autre (ainsi qu’aux traductions de Frank Reichert). Vous l’aurez compris, cette série aura été un énorme coup de cœur. Bien sûr, il y a des passages qu’on aime plus que d’autres, des moments un peu moins palpitants et des personnages qui ne nous inspirent pas toujours mais l’ensemble est d’excellente qualité et se tient très bien. Les rebondissements ne manquent jamais et le suspens est bien souvent au rendez-vous. Du grand art.

auteur

Le Mal est relatif, annaliste. On ne peut pas lui mettre d’étiquette. On ne peut ni le toucher, ni le goûter, ni l’entailler avec une épée. Le Mal dépend de quel côté on se trouve, de quel côté on pointe son doigt accusateur.

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Tu me connais, gamin. Je suis aussi insaisissable que fiente de chouette vaselinée.

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Avec les rois, on ne peut jamais savoir. Il ne réfléchissent pas comme les gens normaux. Comme s’ils étais plus ou moins hermétiques à la réalité.

Mars, le bilan

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          Un mois de mars un peu bizarre. Un peu moins de fatigue, un gros rhume, de nouveaux médicaments qui me rendent malade mais peut-être pas autant que les anciens : ç’a été les montagnes russes ! Pas beaucoup de lecture ce mois-ci. Je suis en totale crise, je dois me forcer pour ouvrir un roman (ou même une BD). Ce sont des choses qui arrivent, du mal à me concentrer et à me poser, ça passera. 5 livres lus seulement donc, dont pas mal de textes courts. Un petit coup de cœur pour Cet été-là.

          Pas de gros progrès côté cinéma non plus avec seulement 3 films vus. Et on ne peut pas dire que les coups de cœur se succèdent…
Beaucoup de films et séries vus de chez moi en revanche avec quelques bonnes surprises. J’ai notamment beaucoup aimé Room que j’avais raté lors de sa sortie au cinéma.

          Quelques sorties avec une exposition et un spectacle que j’ai adoré, Réversible des 7 doigts de la main au Bataclan.
Pour le moment, avril s’annonce calme même si j’aimerais essayer de voir une ou deux expositions, en particulier Rodin et Vermeer.

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Février, le bilan

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Une fois n’est pas coutume, le mois de février n’a pas été trop mauvais. Bon, ça ne se ressent pas forcément beaucoup dans le bilan malheureusement. Côté lectures, ç’a été très calme avec seulement 5 livres lus. J’ai connu une mini panne de lecture. Après un énorme pavé – dont je vous parle ici – j’ai eu un peu de mal à enchaîner avec autre chose. Malgré son titre, j’ai pourtant beaucoup aimé également Par amour de Valérie Tong Cuong.

Pas de quoi se vanter de mes sorties ciné mais il y a quand même du progrès avec 3 films vus malgré un mois un peu plus court. Pas franchement exceptionnel comme palmarès mais je me rapproche doucement de mon bon vieux rythme d’un film par semaine. Bon, je me suis endormie 2 fois sur 3 mais il ne faut pas trop en demander non plus. Pas d’énorme coup de cœur même si j’ai dans l’ensemble bien aimé La La Land.

v2 sig

Une douzaine de films vus de chez moi, rien de bien phénoménal. Je me suis penchée sur la filmographie de Belmondo. Pas trop ma tasse de thé. Et toujours quelques séries.
Pas de jeux de société et un seul nouveau jeu vidéo : The flame in the fllod. Mignon mais j’ai bien peur qu’on en fasse vite le tour.

Un mois sans autres sorties culturelles. Pas d’expos, pas de théâtre. Rien. C’est un peu tristounet mais j’essaierai de me rattraper en mars. Finalement, en février, à part marcher dans les rues de mon quartier et voir quelques amis à la maison, je n’aurai pas fait grand chose mais franchement, c’était bien aussi ! En mars, je passe du côté des trentenaires, et je compte bien fêter ça ! On en reparle dans un mois.