Archives d’Auteur: Madimado

À propos de Madimado

Des livres, des films, des spectacles, des expos : de la culture !

Mars, le bilan

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          Un mois de mars pas bien brillant. Je n’ai pas du tout lu autant que je l’espérais. En partie parce que je me suis lancée dans des lectures longues et parfois difficiles. Au final, 5 livres lus. J’ai été contente de retrouver la plume de Catherine Bardon et Reste aussi longtemps que tu voudras de Mélanie Taquet a été une excellente surprise. Je vais essayer de faire mieux en avril parce que j’ai beaucoup, beaucoup de nouveautés qui m’attendent !

          Pas de sorties ciné en mars. Heureusement que je voulais voir plus de films ! Pas grand chose vu depuis chez moi non plus. Quelques films sans grand intérêt, dont un regardé en anglais ce qui m’a bien fait galérer à tout réécouter 3 fois pour être sure d’avoir à peu près compris (oui, je suis nulle en anglais…).

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Peu de séries également. Il faut dire que j’ai relancé l’intégrale de The good wife et il y a quelques épisodes quand même…
Également peu de jeux. Mais j’ai acheté la première extension de Civ VI et ça m’a bien occupée.

          Côté sorties… calme aussi ! Pas de concerts, théâtre, cirque… Décidément ce mois de mars n’aura pas été très rempli !
J’ai quand même découvert l’exposition Océanie au Quai Branly. Je me suis également rendue à Lyon pour Quai du Polar et j’en ai profité pour visiter le musée des Beaux Arts.
Pour le moment, pas vraiment de spectacles prévus en avril non plus mais il y a beaucoup d’expos qui me tentent bien, je vais essayer d’aller en voir une ou deux. Verdict le mois prochain.

Février, le bilan

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         Le mois de février avait bien commencé. Je me voyais déjà enchaîner les films et les lectures et puis… et puis non. 6 livres lus ce mois-ci. Je n’ai pas l’impression d’avoir trop laissé traîné mes lectures en cours pour une fois même si je lis assez lentement ces temps-ci. Coup de cœur pour Une famille comme les autres et mention spéciale pour Une sirène à Paris, plein de poésie.

         Seulement 2 films vus en salle alors qu’il y en a tellement qui me tentent ! Un peu déçue par Bohemian Rhapsody même si j’ai passé un bon moment grâce à la bande originale, je n’ai pas trouvé le film exceptionnel. J’ai également vu La mule. Pas le meilleur Clint Eastwood mais je crois que j’ai plutôt bien aimé au final.
Pas de films vus à la maison, en ce moment c’est plutôt séries. J’ai vu la saison 5 de The Americans, j’ai fini La casa de Papel, j’ai pleuré devant la fin de la saison 3 de The good place et j’ai été agréablement surprise par Sex education.

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         Février n’aura pas franchement été le mois des sorties mais j’ai eu la chance d’enfin voir les Wriggles en concert pour leur nouvel album et leur grand retour après 10 ans de pause. Et j’ai vu du cirque très très barré avec How long is now au Quai branly.
Côté jeux, beaucoup de Civ VI, un petit retour à Skyrim et j’ai découvert Décrypto.

          Pas mal de lectures m’attendent en mars et j’espère arriver à voir quelques uns des films qui me tentent en ce moment en salles.
Je ne crois pas avoir de spectacles prévus pour le moment mais j’aimerais voir 2 ou 3 expos, celles du printemps arrivant sous peu. Et vous, vous avez quoi de prévu en mars ?

Continuer

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          Drame, aventure franco-belge de Joachim Lafosse Virginie Efira, Kacey Mottet Klein, Diego Martín
     Sibylle, mère divorcée, ne supporte plus de voir son fils adolescent sombrer dans une vie violente et vide de sens. Elle va jouer leur va-tout en entraînant Samuel dans un long périple à travers le Kirghizistan. Avec deux chevaux pour seuls compagnons, mère et fils devront affronter un environnement naturel aussi splendide qu’hostile, ses dangers, son peuple… et surtout eux-mêmes ! 

Affiche du fillm Continuer

          Vous le savez, je ne vais plus trop au cinéma. C’est dingue comme les douleurs chroniques rendent tout compliqué, il est loin le temps où j’étais capable de traverser Paris un dimanche matin pour aller découvrir un obscur film japonais… Ma maman quant à elle, continue à y aller régulièrement, quand je décide de l’accompagner elle a donc généralement déjà vu la plupart des films qui m’intéressent. Elle souhaitait voir Continuer, je n’étais franchement pas motivée (je ne suis pas une inconditionnelle de Mauvignier…) mais bon, c’était là, à l’heure qui nous convenait, on ne l’avait vu ni l’une ni l’autre, je me suis laissée convaincre…

Image extraite du film Continuer

          Sans surprise aucune, je n’ai pas aimé. Les drames familiaux, ce n’est pas ma tasse de thé. Mais bon, je comptais sur le côté cheval + beaux paysages pour rattraper le coup. C’est un peu raté. Alors, pas le décor, c’est foutrement beau. Aride mais beau. Le côté cheval par contre m’a laissée perplexe. Le mec est un cavalier qui s’y connaît vachement en monture et il achète des bestioles qui ressemblent à des espagnols pour traverser le désert ?! Ah c’est sûr qu’ils sont jolis ses chevaux mais ça ressemble plus à des bêtes faites pour le spectacle qu’à de robustes destriers faits pour piétiner de la caillasse. Un des deux passe son temps à piaffer, à la fin du film j’en pouvais plus de voir des allures de hautes écoles là où on voudrait un mérens bien plan plan histoire de faire un minimum crédible.

Image extraite du film Continuer

          En parlant crédibilité, on se demande bien comment ils transportent la bouffe pour leurs canassons avec leurs deux sacoches minuscules et comment ils peuvent faire de grosses flambées tous les soirs alors qu’il n’y a pas une brindille à l’horizon. Le problème quand je m’ennuie devant un film, c’est que je finis par faire gaffe aux « détails » et là franchement, ils sont pas hyper soignés… Il y a 2 acteurs, 2 chevaux et 10 lignes de dialogues dans ce film, il aurait peut-être été bon de faire un minimum d’efforts de vraisemblance. Visiblement c’est trop demander, pourquoi s’encombrer de considérations si terre à terre ?

Image extraite du film Continuer

          J’ai eu beaucoup de mal à croire à la relation entre cette mère et son fils. Je sais qu’elle ait sensé l’avoir eu jeune (et que dans la « vraie » vie les âges collent) mais elle fait moins que son âge, lui fait plus, à aucun moment je n’ai réussi à les imaginer mère et fils. J’ai trouvé que c’était plutôt mal joué et que cette relation n’avait aucune profondeur. Cris, silence, échange de platitudes et on recommence. Les maigres dialogues sont creux, assaisonnés d’un peu de violons par-ci par-là pour signaler les séquences émotions. Notamment lors d’un plan interminable sur une foutue tasse de café. Moi aussi je suis émue quand je bois mon café du matin, surtout devant un paysage grandiose, mais de là à sortir les violons ? Sérieusement ? A quel moment le mec s’est dit que c’était une bonne idée ?

Image extraite du film Continuer

          Il y a quelques moments vaguement touchants sur la relation entre ce gamin tête à claques et ses chevaux. Ou entre la mère et les gens qui les accueillent durant leur voyage. Sinon le reste du temps ça s’agite beaucoup pour pas grand chose. Moi qui déteste les engueulades au cinéma, j’étais ravie. Il n’y a que ça et des silences pesants. Le paysage occupe un peu mais il s’avère assez monotone à la longue… J’ai rarement trouvé 1h20 aussi longue. Pas que je me sois réellement ennuyée. Non, j’ai juste trouvé que ça n’avait aucun intérêt. Un film qui promettait une relation familiale forte dans un paysage de rêve : il sonne faux, ne parvient pas à émouvoir et n’offre guère plus qu’une grosse heure de somnolence à son spectateur.

Cirque Romanès : La trapéziste des anges !

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          Vous le savez peut-être, j’ai une sympathie toute particulière pour le cirque Romanes. Ca faisait un petit moment que je ne les avais pas vus puisque la dernière fois c’était avec leur spectacle Voleurs de poules (et l’article est à découvrir par là). Depuis, j’ai été atteinte d’une frénésie de cirque : j’en vois autant que je peux (ce qui n’est pas forcément tant que ça, certes). Mais quasi que du cirque contemporain avec des choses très originales, souvent proches du théâtre, un tout autre style en somme. J’avais donc peur que depuis la dernière fois mes goûts aient quelque peu évolué.

La trapéziste des anges

Photo de Catherine Gaudin

          Même si je me suis pas mal éloigné du cirque traditionnel – fut-il tsigane – et j’ai vu ces dernières années des numéros exceptionnels à côté desquels tout le reste a ensuite tendance à sembler un peu fade, et pourtant, une fois de plus j’ai été happée dans l’univers festif et coloré de cette famille pas comme les autres. Nous y sommes allés en famille le soir de Noël, déjà rien que ça en soi ça en met dans de bonnes dispositions (surtout au moment où je constate qu’il fait chaud sous le chapiteau alors qu’il caille dehors). Cette fois nous étions donc là pour découvrir leur nouveau spectacle, La trapéziste des anges.

La trapéziste des anges

Photo de Catherine Gaudin

          Romanes, c’est toujours un peu la même histoire. On ne va pas chez eux pour y trouver les performances les plus folles, on n’y va pas pour voir un spectacle carré et parfaitement huilé. Non. On y va pour l’énergie communicative qu’ils dégagent, la chaleur humaine, l’ambiance quoi. Par rapport à la fois précédente j’ai toutefois trouvé le spectacle bien mieux rodé et les numéros plus équilibrés, il faut dire aussi que les ados qui étaient déjà sur scène à l’époque ont bien grandi et ont eu le temps de progresser ! En revanche, vu le titre je m’attendais à un peu plus de numéros aériens. Ils sont finalement assez peu nombreux.

La trapéziste des anges

Photo de Catherine Gaudin

          Les numéros de fil de fer et de jonglage ont été mes préférés : le premier pour la magnifique performance technique, le second pour son inventivité et sa poésie (ce jongleur <3). Il y a vraiment quelques très beaux moments. Le tout accompagné toujours par l’orchestre tsigane, le petit plus qui donne le sourire rien que d’y repenser et de se trémousser sur les gradins. Et puis cette ambiance bonne enfant, la famille sur scène, un peu tous les âges, un peu tous les styles. Le cirque Romanès, sans aucun doute celui du partage et de la bonne humeur.

La trapéziste des anges

Photo de Catherine Gaudin

Trapéziste des anges

Cirque Romanès

Square Parodi
Boulevard de l’Amiral-Bruix
75016 Paris

Tous les week-end jusqu’à fin mai
Places autour de 20€

La trapéziste des anges

Photo de Catherine Gaudin

Les exilés meurent aussi d’amour

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          Shirin a neuf ans quand elle s’installe à Paris avec ses parents, au lendemain de la révolution islamique en Iran. Dans cette tribu de réfugiés communistes, le quotidien n’a plus grand-chose à voir avec les fastes de Téhéran. Shirin découvre que les idéaux mentent et tuent.

          Les bonnes surprises de la rentrée de septembre se seront fait attendre (comment ça je suis super à la bourre dans mes articles ?!) mais elles se sont enchaînées sur la fin, me laissant finalement un goût  presque pas amer. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça m’a fait oublié les 3 mois de souffrance où j’ai enchaîné les lectures au mieux médiocres mais ça m’aura au moins évité de me dégoûter définitivement de la littérature contemporaine, c’est déjà ça (non, je ne change pas d’avis, la rentrée littéraire 2018 reste le pire cru que j’ai connu !)

Couverture du roman Les exilés meurent aussi d'amour

          J’ai beaucoup aimé ce roman où on suit une petite fille et sa famille à leur arrivée en France. Voir le monde avec ses yeux apporte une certaines fraîcheur. Si des sujets sérieux sont abordés, il y a toujours un décalage dû à l’âge de la narratrice qui leur donne une touche de légèreté. C’est bien écrit et très agréable à lire. La famille – aussi dysfonctionnelle soit-elle – est décrite avec beaucoup de tendresse et on a vite l’impression d’en faire un peu partie. Les personnages ont des caractères forts, décrits avec un certain humour qui les rend attachants (enfin, presque tous).

          A travers cet histoire d’intégration, on en apprend pourtant un peu plus sur la culture iranienne et j’ai trouvé leur rapport à leur nouvelle patrie intéressant. Ils tentent de reproduire dans leur nouvel environnement la vie qu’ils ont laissé derrière eux et de trouver de nouveaux repères dans un monde qui leur est étranger. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, qui allie gravité et humour et raconte son histoire avec beaucoup de tendresse. Il y a un côté assez merveilleux dans sa manière de conter, même s’il s’estompe un peu au fil des pages, devenant plus sombre sur la fin. Un premier roman très réussi, intéressant et bien écrit. Une très belle surprise.

Portrait d'Abnousse Shalmani

Ce que rappelle ce « ghazal » à ma famille, c’est que pour elle, il ne faut jamais regarder la vérité en face et encore moins la dire (la dire, c’est l’accepter et c’est intolérable) et si le mari est homosexuel, mieux vaut raconter une histoire qui deviendra un mythe, une plaie béante dans le cœur des descendants

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Il est impossible de pleurer la nostalgie, c’est l’hymne national de l’exil. L’exil est une identité, un langage, un passé sans avenir. L’exil est une île où se retrouvent tous ceux qui n’ont ni le visage du pays natal ni celui du refuge : ceux qui sont trop vieux pour oublier et pas assez jeunes pour se fondre, ceux qui restent toute leur vie sur une île qui flotte sur des océans qui ne leur appartiendront jamais.