Archives d’Auteur: Madimado

À propos de Madimado

Des livres, des films, des spectacles, des expos : de la culture !

La littérature et le sida

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Il y a 6 ans (déjà !) j’écrivais un mémoire sur la littérature et le sida et j’en profitais pour écrire un article sur le sujet. J’ai fait de nouvelles découvertes depuis, lu et vu de nouvelles choses mais cet article – même incomplet – me tient toujours autant à cœur.

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          Comme promis, voici une première page thématique. Pour la première, je ne vais pas faire dans l’originalité mais reprendre le thème qui a marqué mon année 2011 : la littérature et le sida. Je sais, on va encore me dire que c’est déprimant mais pas du tout ! La littérature sur le sida est étonnamment optimiste. L’occasion de revenir un peu sur les livres qui ont marqué mon année et de clôturer ainsi ce travail.

          La littérature sur le sida est née au début des années 90, au moment où la maladie s’est transformée en véritable pandémie et a décimé le milieu homosexuel. C’est aussi à cette époque que des chercheurs français identifient le virus, lui donnent un nom, et que les premiers traitements font leur apparition. Cette maladie, dont on sait alors très peu de choses, crée un véritable vent…

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Don’t starve

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          On change un peu d’univers avec aujourd’hui un petit jeu de survie. Quand on me l’a présenté, j’ai trouvé que ça avait l’air tout mignon et j’ai choisi de m’y mettre pour occuper les journées de grosse fatigue. J’ai de suite bien aimé les graphismes 2D et je me suis dit que ça me changerait un peu. Finalement, ce jeu très simple en apparence s’est avéré plus retords que prévu. Le mécanisme de base est simple et intuitif : on clique sur les éléments du décor pour les ramasser, ils se mettent automatiquement dans l’inventaire et lorsqu’on a récolté ce qu’il faut on peut produire des objets.

          Pour assurer sa survie il faut de la nourriture et du bois pour faire du feu (qui rend les aliments meilleurs mais surtout éloigne les monstres la nuit). Voilà pour la base de la base. Ensuite ça se complexifie peu à peu. En effet, l’hiver arrive vite et il faut de bonnes réserves de bois et de provisions mais aussi de quoi résister au froid. Sans oublier de se mettre à l’abri des attaques et de trouver des armes pour se défendre. Vos journées vont être bien occupées ! Le tout dans un univers burtonnien assez délectable.

Don't Starve

          Comme je le disais, les mécaniques de jeu sont simples, on le prend très vite en main même si on n’est pas un joueur invétéré. En revanche, si comme moi on préfère explorer la map plutôt que de mettre en place un plan d’action précis et efficace, on pourrait bien avoir quelques surprises l’hiver venu (toujours cette bonne vieille histoire de cigale et de fourmi en somme). Toutefois, avec un peu d’expérience – et donc beaucoup d’acharnement – on finit par progresser. En revanche, si vous parvenez à dépasser les 100 jours de survie, sachez que vous êtes ensuite plus ou moins intouchables, ce qui rend les choses assez monotones.

          Ma phase préférée du jeu reste clairement le début avec l’exploration. Certains personnages sont également plus agréables à jouer que d’autres. Le jeu assure un peu d’imprévu avec quelques monstres deci delà. Le jeu est parfois un peu répétitif mais on est généralement assez agacé d’être mort bêtement (de froid, de faim ou de dépression) pour avoir envie de recommencer une partie aussi sec.Je me suis fait avoir plus d’une fois à recommencer une partie par pur esprit de revanche.

          J’ai testé les différentes extensions et là, c’est une autre paire de manches ! Reign of giants est la moins difficile à gérer, elle reste relativement proche de l’univers de départ, même si elle le complexifie pas mal, rendant les choses autrement plus ardues. En plus des hivers, il faut maintenant gérer les étés qui s’avèrent encore pires avec leurs boules de feu qui tombent du ciel. Je n’ai pas réussi à en passer un seul…

          Quant à Shipwrrecked, non seulement il y a le système été/hiver de l’enfer mais en plus tout se passe sur l’eau avec des îlots minuscules et des singes qui piquent tout. Je passe mon temps à me perdre à la recherche de ressources et meurs lamentablement de faim ou de dépression en quelques jours. Bien trop ardu pour moi ! Il existe également une version à plusieurs joueurs que je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. Que vous préfériez la version basique ou une variante plus complexe, seul ou à plusieurs, si vous avez du temps devant vous, Don’t Starve s’avère un jeu efficace et passablement addictif.

Au pied de la falaise – Möko

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          A travers un véritable cycle de vie, Akou n’a de cesse d’apprendre : apprendre l’étroitesse du lien qui unit la vie à la mort lors de la perte de son grand-père ; apprendre aux côtés de son père, chef de village ; apprendre le pouvoir de l’ombre et de la lumière ; apprendre à travers un rituel initiatique à devenir un Homme ; apprendre l’amour, la vie de famille, l’entraide… et apprendre à nouveau à perdre…

Couverte d'Au pied de la falaise de Möko

          On m’a offert ce roman graphique pour mon anniversaire en m’en disant le plus grand bien. J’avais hâte de le découvrir, d’autant plus que les dessins sont magnifiques. J’avoue avoir eu un peu de mal au début. Je n’arrivais pas vraiment à rentrer dedans, à savoir où ça menait. Je trouvais les historiettes sympas mais voilà, ce n’était pas non plus le gros coup de cœur. J’aimais bien mais sans plus quoi. J’ai tout de même continué ma lecture, espérant que ça s’arrangerait un peu au fil des pages. Et j’ai bien fait !

          Au fur et à mesure, une trame se dessine, on comprend mieux le lien entre les scénettes et on commence à comprendre les personnages, leur univers, leur culture. C’est un peu long à se mettre en place mais ça vaut le coup d’être un peu patient tellement chaque élément finit par prendre sens pour former un tout très cohérent. Le personnage principal est attachant et j’ai eu beaucoup de mal à le quitter en fermant ce livre.

          J’ai beaucoup aimé les dessins, très beaux et poétiques, et le texte assez concis sonne très juste. Mais le projet est bien plus vaste avec également de la musique et de la danse conçues pour accompagner le texte. J’ai écouté l’album juste après avoir fini ma lecture et je dois avouer avoir été séduite par le résultat. Un magnifique projet qui allie plusieurs disciplines et un roman graphique aussi esthétique que touchant (pour en savoir plus, c’est ici). Malgré un début en demie-teinte, un vrai coup de cœur.

Planche d'Au pied de la falaise de Möko

Ma famille, c’est comme une maison où les enfants sont les briques de terre qui délimitent la grandeur du foyer. Je ne suis que le toit de paille qui les protégera de toutes les intempéries… le pilier central étant Ma Soleil !

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La bêtise, c’est comme l’huile… on a beau nettoyer, il en restera toujours un peu dans une calebasse qui en a contenu.

Sylvain TESSON, Dans les forêts de Sibérie

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          Pour ce retour sur les articles qui ont marqué le blog, voici Dans les forêts de Sibérie. Si certains articles ont eu bien plus de succès, j’ai pris un grand plaisir à partager mon avis sur ce texte que j’avais adoré. J’espère avoir donné envie à quelques uns de découvrir le lac Baïkal aux côtés de Sylvain Tesson.

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          Sylvain Tesson est un aventurier qui a parcouru le monde. Et puis, il a décidé de s’arrêter, de cesser de vadrouiller pendant quelques mois. Une confrontation au vide et au silence, loin de l’humanité. Pour sa retraite solitaire, il a choisi une cabane, sur les rives du lac Baïkal où il a passé six mois avec pour seule compagnie des livres, des cigares et de la vodka. 

          Le Grand Nord m’a toujours fascinée. Une cabane surchauffée, au milieu d’une mer de glace, remplie de livres et où l’on peut boire du thé brûlant à longueur de journée s’approche assez de l’idée que je me fais du paradis. Je n’aime pas le froid mais j’ai toujours rêvé de me confronter à ces températures extrêmes. Parce qu’après avoir souffert dehors, après avoir cru qu’on allait perdre ses orteils en pêchant ou ses…

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Les hauts de Hurlevent

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          Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent. Le fils Hindley n’accepte pas cet enfant sombre et lui fait vivre un enfer. La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel. Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés.

          Si j’ai réduit un peu réduit le rythme dans ma découverte (ou redécouverte pour certains) des classiques de la littérature, je continue tout de même à en intercaler quelques uns dans mes arrivées de romans contemporains. C’est cette fois à la littérature anglaise que je m’attaque avec les célèbres Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. Je ne savais pas au juste à quoi m’attendre – même si j’avais déjà entendu parler de l’histoire bien sûr, et que j’en avais même lu des extraits il y a fort longtemps.

Couverture des Hauts de Hurlevent

          Je dois avouer avoir été un peu déçue par le style. Je ne sais pas si c’est dû à la traduction mais je l’ai trouvé assez terne. Ca n’a pas très bien vieilli et ça manque un peu de rythme. Mais je m’y suis assez vite habituée. Il faut dire que l’histoire s’avère assez prenante. Les histoires de famille et moi ne sommes pas franchement inséparables mais je dois avouer avoir trouvé dans celle-ci un ton tellement particulier et empreint de désespoir que c’en est tout à fait fascinant. On ne peut s’empêcher de se demander comment les personnages ont bien pu en arriver là.

          Le gros point fort de ce roman, ce sont ses personnages donc, assez atypiques, et surtout qui entretiennent des relations qui le sont encore plus. C’est vraiment un aspect du livre que j’ai adoré et qui est inhabituel pour cette période où tout était quand même assez codifié. Pas étonnant que sur le moment le roman n’est pas rencontré un succès fou. C’est très sombre et dérangeant. S’il y a quelques longueurs – notamment sur la fin – et malgré un style qui manque de fraîcheur, j’ai beaucoup aimé ce roman au thème inhabituel extrêmement bien traité.

Portrait d'Emily Brontë par son frère

Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments.

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Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans les bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l’hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessité.