Notre club lecture s’est réuni le jeudi 17 février pour la 3° fois au Café Livres, dans le 4° arrondissement. Nous étions cette fois-ci également une petite dizaine, avec quelques regrettés absents mais aussi de nouvelles têtes. Nous avons débattu autour des Particules élémentaires de Michel Houellebecq que nous avions choisi pensant déclancher un vif débat !
Commençons par situer rapidement l’ouvrage : c’est l’histoire (ou la non-histoire) de deux frères, Michel et Bruno, tous les deux un peu paumés, ayant connu une enfance difficile, associables et quelques peu dérangés mentalement (pas dans le genre drôle hein, le 1° n’a pas de vie sociale et ne s’intéresse à rien, le second est obsédé par le sexe tout en étant loin d’être un tombeur). Nous allons suivre leur triste vie et leurs obsessions.
![les_particules_elementaires[1]](https://madimado.com/wp-content/uploads/2011/02/les_particules_elementaires11.gif?w=184&h=300)
Ce qu’on en a pensé : mis à part le participant recruté pour son amour de Michel Houellebecq (que nous remercions d’ailleurs de s’être joint malgré les risques encourus), personne n’a aimé ce livre. Nous sommes plusieurs (la majorité à vrai dire) à l’avoir abandonné à mi-chemin. Commençons par le point de vue de celui qui a aimé : Houellebecq est le témoin d’une époque, il met en avant des problèmes de société. Nous avons pour la plupart trouvé le style plutôt agréable. Ce que nous avons reproché au livre : l’omniprésence de scènes sexuelles sans le moindre intérêt. Le propos tourne en rond, nous n’avons pas vu où voulait en venir l’auteur, ni même s’il voulait en venir quelque part. Des idées intéressantes qui pourraient être résumées en quelques pages et qui sont noyées dans des passages d’une crudité qui se veut choquante mais nous a plutôt assomés. Des personnages sans intérêt, une absence d’histoire navrante. Une lecture qui s’est presque apparentée à de la torture…
![Michel_houellebecq[1]](https://madimado.com/wp-content/uploads/2011/02/michel_houellebecq1.jpg?w=225&h=300)
Je ne développe pas plus ce compte rendu. Je devrais sans doute, il y a beaucoup de nuances à apporter à nos avis, mais à vrai dire, je n’en ai pas réellement l’envie… J’ai assez vu Houellebecq pour un moment.
Honte à moi, j’avais oublié le traditionnel extrait, le voici donc !
J’étais fière de provoquer ses érections, j’avais une photo de son sexe dressé, que je conservais tout le temps dans mon portefeuille ; pour moi c’était comme une image pieuse, lui donner du plaisir était ma plus grande joie.
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Est-ce que ça demande plus de temps et d’investissement personnel qu’une pipe ? Toujours est-il que la prestation apparaissait atypique ; la branlette espagnole n’était en général pas facturée, et donc pas prévue, et donc difficile à obtenir. Pour les filles, c’était plutôt un truc privé, voilà. Plus d’une fois Bruno, en quête en réalité d’une branlette espagnole, avait dû se rabattre sur une branlette simple, voire une pipe. Parfois réussie d’ailleurs ; il n’empêche, l’offre était structurellement insuffisante en terme de branlettes espagnoles.
Le mois prochain, nous changeons totalement de style. Nous lirons un récit de voyage, Alexandra David-Néel, Voyage d’une parisienne à Lhassa. Nous nous retrouverons toujours au même endroit, à 18h30, le jeudi 17 mars.
![Voyage-d-une-parisienne-a-Lhassa[1]](https://madimado.com/wp-content/uploads/2011/02/voyage-d-une-parisienne-a-lhassa1.jpg?w=178&h=300)
Nous espérons que vous serez encore nombreux à vous joindre à nous.