Jean est une jeune et brillante interne qui se destine à la chirurgie. Quand elle apprend qu’elle va devoir passer six mois dans le service du Docteur Karma, dans le service de « Médecine de la femme », où le travail consiste essentiellement à écouter et conseiller, elle voit rouge. N’est-ce pas gâcher son talent et ses compétences que d’écouter des problèmes de bonnes femmes ? Mais peu à peu, malgré son agacement, elle va commencer à changer et à remettre en question sa vocation.
Je ne sais trop que dire de ce livre. Pour commencer, j’ai lu ses 660 pages en moins d’une semaine, ce qui est plutôt bon signe. Les premières pages m’ont quelque peu déstabilisée. Le style est plus que trivial. C’est écrit avec plus de grossièreté que je n’en emploie dans mes jours les plus sombres, ce qui n’est pas peu dire étant donné ma fâcheuse tendance à employer un langage par trop fleuri. J’ai donc eu beaucoup de mal avec la vulgarité qui s’insinue jusque dans la narration. Je suis vieux jeu, la littérature doit rester un lieu où le langage est sublimé (même si de nos jours on peut déjà s’estimer heureux lorsqu’il n’est pas maltraité), au moins en dehors des dialogues. Un style qui m’a donc refroidie.
J’ai toutefois poursuivi ma lecture à la fois parce que c’était facile à lire, parce que ce livre était un cadeau et parce que j’avais déjà abandonné lâchement deux romans d’affilée et que je me sentais le devoir de ne pas lâcher celui-ci si facilement. Les personnages sont assez attachants. On se laisse vite prendre à l’histoire. J’ai parfois trouvé le milieu médical trop présent. Je sais, ça se passe dans un hôpital, c’est donc normal, mais le compte rendu de chaque consultation dans le détail n’était peut-être pas indispensable. Mais n’oublions pas que l’auteur est médecin, c’est donc pour lui l’occasion de placer des informations sur la contraception, souvent bienvenues.
Malheureusement, l’aspect informatif prend souvent trop le pas sur le romanesque de manière pas toujours très subtile. J’ai donc sauté pas mal de passages. C’est en plus dégoulinant de bons sentiments qui, comme chacun le sait, ne sont pas mon point fort. Enfin, la fin est totalement tirée par les cheveux, digne du pire nanar américain. Toutefois, malgré ses nombreux défauts, ce livre reste agréable à lire et j’y ai pris plaisir. J’ai appris deux ou trois choses au passage qui plus est. Un peu maladroit mais touchant.
Les filles qui déballent leurs états d’âme pour attendrir les mecs, très peu pour moi, et puis je suis en fin de cinquième année et je suis l’interne la mieux notée du service et même du CHU alors merde.
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Là, j’ai envie (une fois encore) de l’étrangler. C’est le mot « employeur » qui me fait bouillir. Je ne suis employée par personne. Je ne suis le jouet de personne. Je suis mon propre maître. Et si cet abruti pense que…
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Tantôt il me vole dans les plumes, tantôt il m’écoute. Qu’est-ce qu’il veut à la fin ? Il me fait perdre mes moyens. Et moi, j’oublie ma pilule le soir et je fais n’importe quoi, je décide de l’arrêter sans réfléchir aux conséquences. Si j’ai une migraine pas possible, c’est de sa faute !








