Cinéma

After Earth

Film de science-fiction américain de M. Night Shyamalan avec Jaden Smith, Will Smith, Sophie Okonedo

          Alors que Kitai accompagne son père pou une simple mission de routine, leur vaisseau subit une grave avarie et doit se poser sur une planète interdite : la Terre. En raison du changement climatique, les humains ont dû la quitter et les animaux qui la peuplent ont évolué pour tuer l’homme. Son père s’étant blessé dans l’accident, le jeune Kitai va devoir affronter seul bien des danger pour les sortir de là.

          Je ne suis pas franchement une inconditionnelle des films de science-fiction mais celui-ci me tentait assez. Je trouvais le point de de départ original et prometteur. Les images avaient l’air belles, bref, les conditions pour passer un bon moment semblaient réunies. La réalité fut malheureusement un peu moins rose… Dès les premières images, on comprend que ce film ne nous épargnera aucun cliché : les costumes semblent tout droit sortis des années 70 et on hésite entre l’incrédulité et le fou rire, une impression d’incongruité qui malheureusement refera bien souvent surface dans ce film.

          Bien que l’idée de départ ne soit pas inintéressante, la mise en oeuvre est un quelque peu laborieuse. Rien ne fonctionne vraiment. La relation père/fils manque de naturel, l’accident du vaisseau paraît des plus improbable, tout comme le fait qu’ils soient les deux seuls survivants. Quant à la Terre, elle est connaît des variations thermiques extrêmes sorties de nulle part. Bref, on ne croit pas franchement à l’histoire. Je m’attendais à beaucoup d’action, notamment dans la forêt, entre notre jeune héros et les bêtes sauvages, finalement, rien de bien spectaculaire, on aurait aimé plus de rebondissements !

          Du côté des acteurs, rien de bien formidable non plus. Will Smith et son fils sont loin de faire des prouesses. L’adolescent malingre peine à passer pour un athlète et son père frôle le ridicule tant il surjoue son rôle de grand dur au cœur tendre (le voir froncer les sourcils et pincer la bouche pour jouer l’émotion péniblement contenue frôle le risible). Il y a beaucoup de moment un peu incongrus où la salle a ri à gorge déployée, malheureusement, je ne pense pas que ç’ait été volontaire… La seule vraie réussite est visuelle, avec de très belles images. Un film prometteur mais sans surprise et sans talent. Ca se laisse regarder, sans plus.

Mes lectures

Long John Silver, 4 : Guyanacapac, de Xavier DORISON et Mathieu LAUFFRAY

          Le quatrième et dernier épisode de la série. Dans le dernier opus, on avait laissé Long John et ses amis en Amérique, en proie a des fantômes. On les retrouve là plus proches que jamais du trésor. Mais arriver à s’en emparer ne sera pas chose facile, nombreux sont ceux qui veulent les en empêcher…

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          Avec ce dernier tome, on arrive enfin tout près du trésor. Suspens et aventure sont au rendez-vous ! Vont-ils trouver le trésor ? arriveront-ils à le ramener sans s’entre-tuer ? Rien n’est moins sûr étant donné que les ennemis ne manqueront pas sur leur route. J’ai beaucoup aimé ce dernier volet, très riche en rebondissements. Les dessins sont toujours aussi beaux, et même si le scénario mériterait peut-être d’être un peu étoffé, le tout se tient quand même dans l’ensemble assez bien. Une belle histoire de piraterie et d’aventure qui se clôt ici en beauté !

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Mes lectures

La Compagnie Noire, V – Glen COOK

          La compagnie noire est morte. Rares sont les survivants et ils sont dispersés. Madame, qui croit Toubib mort, décide de reprendre à son compte la rédaction des Annales. Toubib, bien mal en point, est en mauvaise posture aux mains d’un mystérieux ennemi. Quant aux autres, ils sont coincés dans une ville assiégée. Cette fois, il se pourrait bien que c’en soit finie de la vieille Compagnie Noire.

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          On change de narrateur après 4 tomes auprès de toubib. L’auteur arrive à accompagner ce changement d’un style nouveau, moins littéraire, plus « brut ». Madame ne fait pas dans la délicatesse et les belles phrases. Le style est un peu moins agréable que dans les tomes précédents mais l’histoire est toujours aussi prenante. Pour la première fois nos héros sont totalement dispersés, on suit donc plusieurs histoires à la fois. Deux tout du moins, puisqu’on alterne entre le récit de la vie de Madame qui tente de rassembler de nouvelles troupes pour mener à bien le contrat, et Toubib en proie avec bien des difficultés. Ce qui peut d’ailleurs paraître étrange car comment peut-elle raconter une histoire dont elle n’est pas témoin ? Je suppose que Glen Cook a dû penser à tout ça et que l’explication tient dans des retrouvailles futures et le récit détaillé des aventures de notre héros à sa belle, qui s’empresse de les retranscrire.

          On se retrouve donc avec deux histoires en parallèle, assez différentes. Nombreux sont les rebondissements souvent inattendus mais après 4 tomes on commence à être habitués à ne rien tenir pour acquis avec Glen Cook ! Les morts reviennent à la vie, les trahisons ne manquent pas et de nouvelles légendes sortent des mémoires endormies. Bref, on ne s’ennuie pas une seconde ! Si ce tome est sans doute un peu moins exaltant que les précédents (à la fois par son style volontairement moins travaillé et son côté plus décousu en raison de la dislocation de la compagnie), il n’en offre pas moins un nouveau souffle à la série, ouvrant de nombreuses pistes pour la suite. L’auteur prépare la suite et on sent qu’on n’a pas fini de passer du bon temps en compagnie de nos héros. Une série fantasy de très bonne qualité, tant par son écriture de qualité que par son histoire surprenante et bien souvent dénuée de morale. L’assurance à chaque tome de passer un excellent moment.

Mes lectures

Isaac le pirate, les Amériques

           Isaac rêve de gagner sa  vie en vendant ses toiles. Toutefois, son talent de peintre n’est pas reconnu et il vit dans la misère avec sa fiancée. Jusqu’au jour où un homme lui propose de gagner de l’argent rapidement en l’accompagnant pour un petit voyage. Un périple qui va le mener tout droit aux Amériques.

          Isaac le pirate, ce n’est pas récent récent comme BD et c’est avec grand plaisir que je me suis plongée dedans. Je n’aime pas particulièrement les dessins dont je trouve le trait un peu grossier. En revanche, on rentre très facilement dans l’histoire de ce peintre raté qui va devenir pirate malgré lui. Il y a beaucoup d’humour dans le texte et l’aventure est au rendez-vous. On s’amuse aux dépends de ce pauvre Isaac et on ne voit pas le temps passer tandis qu’il s’embourbe dans une situation des plus improbables et que diminuent les chances de le voir retrouver sa fiancée. Si on n’est pas face à une grande BD, ce premier tome donne toutefois envie de lire la suite. Une BD agréable et légère qui fait passer un bon moment.

Jeunesse·Mes lectures

Le pacte de Minuit, t2, Les secrets du monde perdu – David WHITLEY

          A la fin du tome 1, on avait laissé Marc et Lili aux portes de la ville, face à l’inconnu. Ils doivent à présent se débrouiller seuls dans un territoire hostile dont ils ignorent tout. Nombreuses sont les aventures qui les attendent pour accomplir leur destin.

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          J’avais absolument adoré le tome 1 de cette série pour adolescents. Une véritable révélation. Je dois admettre que j’avais toutefois largement oublié les détails de l’histoire en me lançant dans la lecture de ce deuxième volet. Cela n’a pas tellement gêné ma lecture. En effet, nos deux jeunes héros se retrouvant dans un univers totalement différent, on arrive à suivre sans trop de problèmes l’avancée des événements, sans compter que les grandes lignes sont rappelées quand le besoin s’en fait sentir. En revanche, je ne sais pas si c’est ma mémoire qui me joue des tours mais j’ai trouvé ce tome moins travaillé que le précédent. J’avais aimé l’univers très fouillé, qu’on retrouve un peu moins ici, et également le style de très bon niveau, qui m’a semblé un rien en dessous. Mais peut-être en attendais-je un peu trop.

          On sort donc de la cité d’Agora dans ce tome, pour aller explorer les forêts mystérieuses. Un monde qui m’a un peu moins inspirée, étant sans doute un peu moins surprenant. Toutefois, cela permet à l’histoire de se renouveler en prenant un tour totalement différent, ce qui n’est pas dénué d’intérêt. Nos deux jeunes héros ont grandi et ne sont plus vraiment des enfants. Ils vont être confrontés à une culture différente de la leur, devoir s’y adapter, et faire des choix difficiles. Les manoeuvres politiques et autres magouilles en tous genres sont moins présentes dans ce tome, ce qui m’a un peu manqué. Toutefois, on retrouve les personnages avec grand plaisir et on se délecte de leurs nouvelles aventures. Un livre qui se dévore et qu’on ne referme qu’à regret. Vivement la suite !

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Car telle était la vraie raison d’être du pouvoir, songea-t-il. Savoir quand intervenir et quand laisser les autres agir pour vous.