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Amanda

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Drame français de Mikhaël Hers  avec Vincent Lacoste, Isaure Multrier, Stacy Martin
      Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

Affiche du film Amanda

          Je risque de ne pas me faire foule d’amis avec mon avis sur Amanda, ce film qui a tant fait pleuré dans les chaumières en cette fin d’année. Il faut dire que ça partait plutôt bien, le sujet a tout pour émouvoir. Il y avait vraiment matière a faire un grand film (enfin celadit la plupart des gens trouvent que c’est déjà le cas…). Pour tout vous dire, à part le synopsis je n’ai à peu près rien aimé. En même temps ce n’est pas pour rien que je l’ai élu « flop de l’année ».

Image extraite du film Amanda

          J’aime généralement beaucoup Vincent Lacoste mais là, j’ai trouvé qu’il n’était pas crédible une seconde, il joue terriblement mal, tout comme les autres acteurs. La seule qui s’en sort bien dans cette histoire c’est Stecy Martin, qui joue la petite copine. La gamine n’est pas trop mal non plus. Enfin moins pire en tout cas. Pour les autres, ça sonne atrocement faux. D’une manière générale j’ai trouvé ce film creux et vide. Zéro émotion, crédibilité douteuse, personnages lisses et sans profondeur… Quant au montage, à la photo et au scénario, au mieux, on peut les qualifier de banals. Du coup j’ai relu les critiques et franchement ce n’est pas possible, on n’a pas dû voir le même film.

Image extraite du film Amanda

          Malgré mes efforts pour apprécier ce film (qui était sensé être si mignon et si touchant), ce fut un échec total, un grand moment d’ennui et de perplexité. Même pas d’ennui profond, non, juste de vague lassitude. Même nous assommer ce film ne le fait pas bien ! J’ai quand même fini par m’endormir sur la fin, quelques secondes de répit dans un dialogue particulièrement creux. Non, décidément il n’y a pour moi pas grand chose à trier dans Amanda. Je propose qu’un autre réalisateur reprenne l’histoire pour en faire un vrai film pour lequel on aurait écrit un scénario et où on dirigerait les acteurs. Vous l’aurez compris, grosses attentes et tout aussi grande déception pour Amanda, pas franchement nul non plus, juste terriblement insipide.

Eh oui, moi aussi j’ai vu Intouchables d’Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE

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Comédie française d’Eric Toledano et Olivier Nakache avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny.

          Suite à un accident, Philippe est devenu paraplégique. Il cherche un aide à domicile, et Driss, tout juste sorti de prison, se présente pour le poste. Il décide de l’engager et une amitié improbable va naître.

         Il semblerait que la France entière ait vu ce film. J’avais envie d’aller le voir avant sa sortie mais cette liesse m’avait refroidie. Finalement, le hasard à fait que je suis rentrée dans un cinéma au moment où il passait et je me suis laissée tenter. Après tout, c’est la fin de l’année, le Père Noël a été sympa, j’ai un nouveau travail que j’adore, l’heure est à la légèreté !

          Le film a été commenté et re-commenté, je vais donc vous la faire courte. Eh bien j’ai bien aimé ! Je me suis franchement marrée et pourtant dieu sait que je ne suis pas très bon public pour les comédies ! Bon, certes, mon amour inconditionnel pour Omar Sy (et plus généralement pour les grands blacks qui dansent comme des cons) doit y être pour quelque chose. François Cluzet est impeccable, comme d’habitude. Le duo fonctionne plus que bien. Ils ont l’air de s’amuser et nous avec.

          L’histoire est parfaite pour Noël. Même si la musique est parfois un peu lourde et que ça essaie un peu trop de nous tirer des larmes par moments, on aurait pu s’attendre à pire vu le sujet. Ca reste relativement subtil (oui bon, c’est très relatif quand même). En tout cas on ne tombe pas trop dans le pathos et la caricature. Ce n’est certes pas le film du siècle mais c’est le genre qui plaît à tout le monde. Juste parce que ce c’est bien fait, que les personnages sont sympathiques et que l’humour joue sur plusieurs registres, englobant un large public. Un très bon divertissement.

L’exercice de l’État, de Pierre SCHOELLER

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          Drame français de Pierre Schoeller avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman.

          Le ministre des transports se retrouve face à un choix crucial : doit-on ou non privatiser les gares ? Entre ses convictions personnelles et les jeux de pouvoir au milieu desquels il évolue, la marge de manoeuvre est mince.

           Après Les marches du pouvoir, le 2° film politique de l’automne. Un style très différent mais au fond, des propos qui ont bien des points communs. Ici aussi, très beau jeu d’acteurs, Olivier Gourmet et Michel Blanc parfaits, comme d’habitude. La mise en scène est impeccable, c’est propre et efficace, il n’y a rien à y redire. Le film montre bien les différents enjeux du pouvoir et la lutte intérieure d’un homme qui hésite entre ses convictions et sa volonté de conserver une place de choix dans l’arène politique.

          On se laisse totalement prendre à cette histoire quasiment construite sur le modèle d’un thriller. On pourrait craindre un film un peu lisse et manquant d’allant mais quelques petites « surprises » le jalonnent, cassant le rythme et renouvelant sans cesse l’intérêt. Un des très bons films de cette fin d’année.

L’apollonide – souvenirs de la maison close, de Bertrand BONELLO

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         Drame français de Bertrand Bonello avec Hafsia Herzi, Céline Salette, Jasmine Trinca.

          À Paris, au début du XX° siècle, les maisons closes connaissent leurs dernières heures. À L’Apollonide, une prostituée est agressée par un client qui lui dessine un sourire permanent. La vie va changer peu à peu autour de la femme qui rit.

          Je m’attendais à un choc en allant voir ce film, parce que j’avais déjà vu un film de ce réalisateur qui m’avait énormément marqué. Thirésias, passé totalement inaperçu, à la fois dérangeant, choquant, traumatisant mais aussi posant les bonnes questions et terriblement beau. Un vrai ras-de-marée, le film qui a bouleversé ma vision du cinéma (oui oui, rien que ça). J’avais à la fois peur de retrouver cette même intensité mais aussi de justement être déçue par un film plus classique.

          C’est un peu ce qui est arrivée. J’ai à la fois été soulagée de constater que le réalisateur avait sur faire preuve d’une certaine sobriété, et un peu déçue de ne pas me trouver face à un chef-d’oeuvre. Bon, en même temps, on ne peut pas tout avoir. Esthétiquement parlant, rien à y redire. C’est très très beau. Extrêmement bien réalisé, propre, intelligent. Quelques bonnes trouvailles dans le montage (écran divisé ou retours en arrière par exemple). C’est inventif et réussi. Du point de vue de l’histoire, elle aurait sans doute gagné à être plus centrée sur le personnage « principal » qui est finalement assez peu exploité malgré un fort potentiel.

          Il y a quelques longueurs. Le film est un peu lent à démarrer et ça manque d’une histoire forte. On a l’impression d’un instantané de la vie dans une maison close alors qu’on aimerait connaître un peu mieux ces femmes aux destinées si particulières. Quelques scènes déroutantes toutefois et une grande maîtrise technique qui en font malgré tout un très bon film.

        

La guerre est déclarée, de Valérie DONZELLI

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        Comédie dramatique française de et avec Valérie Donzelli, avec Jérémie Elkaïm et César Desseix.

     Roméo et Juliette s’aiment, ils nagent dans le bonheur et la naissance de leur fils, Adam, les comble tous les deux. Mais rapidement, Adam semble avoir un comportement inquiétant. Une tumeur au cerveau est diagnostiquée, un long combat s’engage.

         L’histoire est autobiographique, c’est celle des deux acteurs principaux. L’idée de départ est intéressante, il s’agit de ne pas montrer que l’aspect dramatique, mais aussi les moments de joie au milieu de la détresse, parce que même quand tout va mal, la vie continue. Une approche de la vie qui me correspond assez et en tout cas m’attire. Ca et une très belle bande-annonce, ce film avait tout pour me séduire. Le film a été présenté en ouverture du Festival de Cannes.

            J’ai vite déchanté (oui, encore !). Je n’ai pas du tout trouvé ce que j’attendais dans ce film. Pour commencer, je n’ai pas tellement vu le côté drôle, si j’ai bien ressenti une volonté de légèreté, je trouve que le résultat n’est pas là, l’effet tombe un peu à plat. Ensuite, les deux acteurs me sont insupportables. Ils m’ont agacée au plus haut point. Impossible de m’y identifier un tant soit peu. Et chose étrange, bien qu’il s’agisse de leur propre histoire (simplement agrémentée de prénoms ridicules), j’ai trouvé qu’ils jouaient incroyablement faux.

          L’aspect technique laisse également à désirer. Les intentions sont bonnes, il y a une vraie volonté de faire un film original qui mêle les genres, mais là encore, le manque de maîtrise se fait sentir et ce qui aurait pu être un plus devient un désavantage et donne un aspect brouillon. Il y a un passage chanté particulièrement gratiné, avec des paroles de haut vol… (« j’aime ton cul quand tu as bu », je vous laisse admirer la poésie du texte).

          Un résultat décevant. Un film trop décousu qui manque de tenue. Sans doute peut-on voir là tant un manque d’expérience que de recul face à une expérience vécue. Il a sans doute manqué à ce film un regard extérieur et neutre sur l’histoire. Dommage.