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Club-lecture février

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          Après deux mois d’interruption en raison d’emploi du temps surchargé chez tout le monde, notre club-lecture reprend du service. Ce mois-ci, nous partons à la conquête des classiques et nous réunissons autour de William Shakespeare. A chacun de choisir le texte qu’il souhaite lire parmi ses pièces de théâtre, Roméo et Juliette mis à part (ce serait trop facile).

          Nous nous lançons également dans l’aventure du changement de lieu. Ce mois-ci, nous nous retrouvons dans le quartier de l’Odéon, traditionnellement situé au coeur de la vie littéraire, au café Les éditeurs (4 Carrefour de l’Odéon, dans le 6°) à 20h. Et bien sûr, vous retrouverez le compte-rendu de la soirée dès le lendemain sur ce blog.

Club-lecture de novembre : les classiques de l’anticipation

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          Notre club-lecture s’est réuni mardi soir autour de trois grands classiques de l’anticipation : 1984, Le meilleur des mondes et Fahrenheit 451. Chacun a lu celui qui l’inspirait le plus, plusieurs s’il le souhaitait. Nous avons ensuite rapidement résumé chaque ouvrage et comparé nos avis. Pour la présentation précise des romans, voir les articles que j’ai publiés sur chacun : 1984, Le meilleur des mondes, Fahrenheit 451.

          Dans l’ensemble on a tous plutôt apprécié nos lectures. On a trouvé les thèmes abordés très modernes et tout à fait d’actualité (même si l’écriture d’Orwell a peut-être un peu moins bien vieilli). Ces romans sont également très sombres, 1984 remportant la palme de l’univers le plus noir : aucune trace d’espoir n’y subsiste. Trois textes très forts chacun dans leur genre. 1984 est sans doute le plus marquant, presque oppressant. Le meilleur des mondes le plus cynique, parsemé de touches d’ironie bien placée. Fahrenheit 451 a quand à lui l’écriture la plus poétique. Trois romans proches par les sujets abordés mais avec chacun une identité forte.

          Les avis ont bien sûr divergé quant à l’aspect politique et social des textes. Sont-ils vraiment prophétiques ou pas ? Se dirige-t-on inexorablement vers un monde totalitaire ? La culture va-t-elle à sa perte ? Je laisse chacun libre de se faire une opinion en fonction de sa propre perception du monde qui nous entoure.

          Une fois de plus, ce fut une très bonne soirée. La prochaine fois nous nous réunirons autour d’une pièce de William Shakespeare et d’un repas de Noël.

Ray BRADBURY, Fahrenheit 451

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          Guy Montag est pompier. Dans un monde où les livres sont interdits, les pompiers n’éteignent plus les incendies mais les allument. 451 degrés Fahrenheit, c’est la température à laquelle le papier s’enflamme. Dans une société où le questionnement et la réflexion sont découragés, il va peu à peu commencer à rêver à un monde différent, mettant en péril sa sécurité.

          J’avais lu ce livre il y a très longtemps. Il avait été pour moi une vraie révélation. Je me souviens avoir tremblé face au sort incertain du pompier pyromane qui m’inquiétais quelque peu. J’avais adoré cette histoire et s’il me semblait en garder des souvenirs assez nets, j’avais peur qu’ils soient faussés par le temps. Et plus encore, j’avais peur de ne pas y retrouver ce que j’avais tant aimé la première fois.

          J’ai vite été rassurée. J’ai retrouvé la même émotion qu’à la première lecture, et j’en ai sans doute bien plus apprécié le style. Je trouve ce texte d’une modernité déconcertante et l’écriture est limpide et agréable, ce qui vient encore renforcer ce sentiment de modernité. Je pense que j’aurais été bien incapable de dire à quelle date a été écrit ce texte si je n’avais pas lu la 4° de couverture. On y retrouve les ingrédients classiques des romans d’anticipation, notamment les réflexions sur le bonheur, la place de l’individu dans la société, l’importance de la culture, etc ; avec en plus une manière de traiter le sujet novatrice et une fraîcheur qui rend la lecture agréable.

          Le sujet me parle bien sûr tout particulièrement, ce qui ajoute à mon enthousiasme. J’aime aussi le côté ambivalent du personnage principal, qui est bien loin d’être un héros. L’action se déroule rapidement, on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer, et je trouve cette histoire particulièrement prenante. Parmi les 3 grands classiques de l’anticipation au programme du club-lecture de novembre, celui-ci est mon préféré. Un roman qui mérite largement son titre de chef-d’oeuvre de l’anticipation et qui restera pour moi un grand moment de ma vie de lectrice.

Nous n’avons pas besoin qu’on nous laisse tranquilles. Nous avons besoin de vrais tourments de temps en temps.

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Nous ne naissons pas libres et égaux., comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l’image de l’autre, comme ça tout le monde est content ; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un point de comparaison.

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Je ne parle pas des choses, avait dit Faber. Je parle du sens des choses. Là, je sais que je suis vivant.

Aldous HUXLEY, Le meilleur des mondes

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          Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un ouvrage lu dans le cadre du club lecture avant que celui-ci ne se tienne. Nous avons choisi 3 livres au choix pour ce mois-ci, et il me semble difficile de les présenter tous à la fois. Je vais donc en parler au fur et à mesure de mes lectures et je m’attacherai aux considérations plus générales et aux avis de chacun pour le compte rendu de novembre.

         Le monde a changé, les hommes ne sont plus vivipares mais se reproduisent en éprouvettes (mis à part quelques sauvages parqués dans des réserves). Ils sont répartis en castes et conditionnés en fonction de leur place dans la société. Dans les couches les plus basses, les groupes de « jumeaux » jusqu’à 80 individus sont privilégiés pour accomplir le travail, quand les dirigeants sont eux uniques et capables de réflexion (dans une certaine mesure). Chacun apprend quelle est sa place dès son plus jeune âge grâce à l’instruction pendant le sommeil. Un conditionnement qui rend chacun heureux…

         J’avais lu ce livre il y a fort longtemps et, si j’avais trouvé le style un peu sec, j’avais adoré l’histoire. Eh bien, à la deuxième lecture c’est plus où moins pareil. Avec en plus une conscience du contexte d’écriture que je n’avais pas du tout lors de ma précédente lecture. Aldous Huxley était sans nul doute un grand visionnaire, ce qui est à la fois fascinant et terrifiant. Bien éléments de ce livre se sont vus réalisés (l’omniprésence de la télévision par exemple) et il semble incroyable qu’il ait été rédigé en 1932 tant il est criant de modernité. Ce classique de l’anticipation mérite sa renommée. Un livre politique qui pose des questions aussi dérangeantes qu’essentielles. A lire absolument.

Et c’est là, dit sentencieusement le Directeur en guise de contribution à cet exposé, qu’est le secret du bonheur et de la vertu, aimer ce qu’on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement : faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper.

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L’une des fonctions principales d’un ami consiste à subir (sous une forme plus douce, et symbolique), les châtiments que nous désirerions, sans le pouvoir, infliger à nos ennemis.

Club-lecture novembre

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          En novembre, nous abordons un genre que nous avions pour le moment laissé de côté : la science-fiction. Nous avons choisi de lire au choix trois grands classiques du roman d’anticipation. Trois contre-utopies qui ont marqué l’histoire de la littérature :

1984 de George Orwell,

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury,

Le meilleur des mondes d’Aldus Huxley.

          Beaucoup d’entre nous lisent peu ou pas de science-fiction, c’est donc l’occasion de découvrir un genre quelque peu délaissé. Pour ma part, je vais tenter de lire les trois. J’ai lu il y a fort fort longtemps Le meilleur des monde et Fahrenheit 451, deux livres que j’avais beaucoup aimé. Ce sera donc pour moi l’occasion de les redécouvrir et de lire celui que je ne connais pas encore.

          Rendez-vous fin novembre pour le compte-rendu. Bonne lecture à tous.