Cinéma

Le loup de Wall Street

Biopic, policier, américain de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Margot Robbie

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          Ah le milieu de la finance, l’argent, la drogue, les femmes ! Voilà ce qui fait rêver Jordan Belfort à ses débuts dans le milieu, et ce qu’il veut, il l’obtient plus vite que personne. Une vie de démesure qui va attirer l’attention des autorités. Il en faudrait plus pour l’arrêter dans sa mégalomanie galopante, la discrétion n’est pas le genre de la maison.

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          DiCaprio et Scorsese, un duo bien rodé qui fait toujours des étincelles. Il y a quelque chose entre ces deux-là, deux grands noms du cinéma américain dont chaque collaboration est une réussite. Le monde de la finance n’est pas franchement ce qui m’attire le plus mais ce film était très attendu et je ne pouvais quand même pas rater ça. D’autant plus qu’une incursion dans ce milieu de requins annonçait quelques scènes prometteuses. Et des scènes choc, en effet, ce n’est pas ce qu’il manque dans ce film où l’alcool, la drogue et les prostituées sont légion. Un film sulfureux donc ? Pas si sûr… C’est l’histoire de Jordan, un jeune loup de la finance. Sa réussite est flamboyante mais basée sur des méthodes un brin douteuses. Il mène grand train met assez vite les autorités se penchent sur son cas, un jeu du chat et de la souris s’engage alors sur fond de grosses fiestas et de dépravation.

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          Il y a là une histoire en or. Le parcours de cet homme est complètement fou et Scorsese le retranscrit avec brio. On peut compter sur lui pour nous offrir de splendides morceaux de démesure. Le technique est bien sûr impeccable, avec quelques très beaux plans et une certaine originalité dans les prises de vues. Mais le clou du spectacle, c’est bien sûr Leonardo DiCaprio qui s’en donne à cœur joie ! Il est formidable dans ce rôle, notamment dans une scène incroyable où il tente de descendre des escaliers complètement défoncé. Avec tout ça (plus une petite apparition de Matthew McConaughey juste pour le plaisir) me direz-vous, le pari semble gagnant. Eh bien, oui et non. Bien sûr, ce film est impeccable de bout en bout, on ne peut pas dire le contraire, et malgré ses 3h, on ne s’ennuie pas. Pourtant il manque un petit quelque chose. Ce personnage est hors normes, complètement dingue, et Scorsese ne semble pas vraiment savoir qu’en faire. Il nous décrit son parcours mais il semble indifférent à l’homme. Cet homme, j’aurais adoré le détester. Ou l’admirer un peu aussi peut-être. Malgré les fêtes, le sexe, la drogue, et tout le tremblement, j’ai trouvé que ce portrait manquait cruellement d’âme. Un film impeccable auquel il manque ce petit plus qui nous fait vibrer.

Cinéma

J. Edgar, de Clint EASTWOOD

Drame, biopic américain de Clint Eatswood avec Leonardo Di Caprio, Naomi Watts, Armie Hammer.

          L’histoire de J. Edgar Hoover, fondateur du FBI et directeur de la célèbre institution pendant près d’un demi-siècle. Un homme aussi puissant qu’énigmatique et controversé. Le film retrace plus de soixante ans de la vie de Hoover, du début de sa carrière à la fin des années 20 jusqu’à sa mort en 1972. Un parcours fascinant.

          Ce film avait tout pour plaire : un grand réalisateur, un acteur principal surdoué et un sujet en or massif. Malheureusement, la mayonnaise de prend pas. Leonardo DiCaprio tient le film a lui tout seul. Il est plus ou moins seul à l’écran durant plus de 2h. Face à lui les autres semblent faire de la figuration. Une performance d’acteur remarquable mais la belle gueule de DiCaprio ne saurait suffire à nous tenir en haleine aussi longtemps. Et malgré une très bonne prestation, j’ai eu beaucoup de mal à voir le personnage derrière l’acteur. Aussi étrange que ça puisse paraître, j’ai trouvé cet Hoover là trop charismatique pour être vrai. En même temps, je ne suis pas une spécialiste de la question. Le doute persiste donc.

Ensuite j’ai trouvé que tout était trop axé sur J. Edgar. Certes, il est le sujet du film mais certains faits cruciaux sont survolés à une vitesse surprenante. Pour ne vous citer qu’un exemple : la mort de Kennedy, 2 minutes montre en main. Et encore, je ne sais pas si je ne vois pas large. C’est un peu déroutant de voir les grands évènements du XX° siècles traités comme des détails. Question de point de vue peut-être mais tout de même, l’assassinat du président devait toucher le directeur du FBI d’assez près, ça aurait dû le tourmenter au moins quelques minutes. Gros moins sur l’aspect historique donc, ne comptez pas top vous cultiver avec ce film qui fait plutôt dans le culte de la personnalité.

          Bien sûr, Clint Eastwood n’est quand même pas le premier venu, il y a donc un certain nombre de points positifs. Les jeux de lumière pour commencer sont très réussis. Un univers sombre, un peu passé, qui n’est pas sans rappeler les vieux films de gangsters. D’ailleurs on peut noter pas mal de références à des grands noms du cinéma. Les scènes d’arrestations sont autant de clins d’oeil (d’yeux ?) à des chefs d’oeuvres du 7° art. La mise en scène est propre et efficace, on passe sans cesse de la jeunesse à la vieillesse d’Hoover (va et viens incessant qui m’a parfois fatiguée d’ailleurs) avec une grande fluidité et des procédés variés.

          On pourrait aussi parler des costumes, très soignés. Du maquillage incroyable des acteurs pour leur faire prendre 40 ans. Techniquement tout est parfait. Trop peut-être. Si ce film est très esthétique, il est un peu lisse. On lui a reproché de trop se pencher sur la possible homosexualité du personnage. Cela ne m’a gênée qu’à la fin où on assiste à une scène ridicule avec des orgues et des chants angéliques. On s’en serait passé, fort heureusement, c’est de courte durée. Un film propret qui ne convainc pas vraiment. Bien, mais sans plus. On a connu Clint plus en forme.

Cinéma

Inception, de Christopher NOLAN

          Film américano-britanique, science-fiction/thriller. De Christopher NOLAN avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard (oui, encore elle ! ), Ellen Page.

          Oulà, en voilà un résumé qu’il va être dur à faire. Bon, en très très gros, le beau Leonardo a pourspécialité de voler les idées des autres en s’inscrustant dans leurs rêves ce quilui apporte un certain nombre d’ennuis et pourrait bien lui faire perdre la tête (au sens propre comme au figuré).

          Bon, honnêtement, je vais avoir du mal à donner un avis. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qui se passait. Beaucoup trop de temps pour arriver ensuite à réellement me plonger dans le film (les baillements et regards de désespoir appuyés lancés par la personne qui m’accompagnait n’ont pas dû aider non plus…). Je n’ai pas compris non plus ce que faisaient autant de fusillades dans le film, je sais que ça réveille et que ça tient le spectateur en haleine, m’enfin quand même… Bref, je n’ai pas tout suivi, ou qu’à moitié, comme de très loin. Je suis totalement passée à côté du film, au point de ne même pas savoir qu’en penser, malgré une idée de départ intéressante, un DiCaprio impeccable (comme toujours, zut à la fin, c’est énervant ! ) et quelques scènes vraiment réussies. Si vous allez le voir, venez poster un petit commentaire pour m’éclairer, ce sera gentil.