Mes lectures

Yves JEGO et Denis LEPEE, 1661

        A Paris, en 1661, le cardinal Mazarin est à l’agonie. Entre Colbert et Fouquet, un duel fait rage pour accéder au pouvoir. Gabriel, jeune comédien de la troupe de Molière, va se trouver mêlé à cette lutte. Détenteur malgré d’un lourd secret, traqué sans merci par de puissants ennemis, il va devoir dénouer un sombre complot. De sa réussite dépend l’avenir de la France…

          La critique a dit de ce livre qu’il était « le Da Vinci Code français ». En mieux écrit, paraît-il. « Le souffle de Dumas… Une grande fresque romanesque qu’on ne lâche plus… Le vrai plaisir de lire. » (Valérie EXPERT, Le coup de coeur des libraires).

          N’ayant pas lu le roman de Dan Brown, je passerai sur la comparaison. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Pas que le livre soit mal écrit d’ailleurs. Quelques lourdeurs par-ci par-là, un certain manque de subtilité parfois (on sait qu’on est dans un roman historique, pas besoin de mettre des dates même dans les dialogues pour nous le rappeler) et une histoire vue et revue (des conspirateurs qui conspirent des conspirations, un beau jeune homme aussi naïf que courageux qui va tenter de les arrêter). Cependant, on échappe à la grande histoire d’amour et à la fin larmoyante.

          Il m’aura fallu 300 pages (soit les 2 tiers du livre) pour rentrer vraiment dans l’histoire et commencer à m’intéresser à ce qui allait suivre. A l’issue de ma lecture, je ne peux pas dire que j’aie été transportée mais je ne me suis pas ennuyée non plus. Un roman plutôt agréable dans l’ensemble. Il s’en faut de peu pour que ce livre soit en effet comparable à un Dumas. Beaucoup de bonnes choses, dommage que les auteurs n’arrivent pas à imposer un style. Yves Jégo sort en octobre un nouveau roman historique, espérons qu’il saura mieux en solitaire inculquer du souffle à ses écrits.

          Une lecture agréable dans l’ensemble. Surement un bon livre pour les férus d’histoire et les amoureux du complot. Les autres se passeront sans doute de cette lecture sympathique mais quelque peu insignifiante.

 

Le jeune homme entra en balayant trois fois le sol de la plume de son chapeau dans un geste ample et élégant qu’il pratiquait désormais à la perfection. Il était vêtu d’une chemise d’un blanc immaculé. Sses bottes favorites en cuir fauve montaient jusqu’au genou, lui donnant un air martial.

« Quel beau garçon !  » pensa la reine mère en tendant sa main à baiser à son visiteur.