Mes lectures

Ténèbres, prenez-moi la main – Dennis LEHANE

           Patrick et Angela sont détectives privés. Ces deux amis d’enfances s’en sortent tant bien que mal en résolvant de petites affaires mais un jour, pour aider un ami, ils vont accepter une affaire qui les dépasse. Une femme pense que la mafia lui en veut et fait appel à eux pour régler ce problème. Ils vont ainsi se retrouver mêler à une sordide affaire entre mafieux et serial killers.

           Le gros point fort de ce livre est sans aucun doute le suspens. Il est absolument intenable ! L’univers décrit est très noir et les personnages sont loin d’être des héros, on se demande tout le long par quel miracle ils pourraient bien en sortir vivants. Du côté de l’enquête, les fausses pistes se multiplient et on est aussi perdus que les enquêteurs eux-mêmes. Le point de vue interne aide beaucoup à se plonger dans l’histoire. L’écriture est agréable, les personnages bien construits et la trame efficace. On se laisse totalement prendre par cette enquête sombre et tortueuse. Un très bon roman noir au suspens haletant. Ames sensibles s’abstenir.

Il y a plus de chances de voir un Black jouer dans nu film de Woody Allen que Patrick s’engager dans une relation sérieuse.

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Ils voguaient au gré de l’existence tels des canards en plastique dans une baignoire, se retrouvaient de temps en temps le bec dans l’eau, attendaient qu’on les redresse, puis reprenaient leur dérive. Un cheminement sas conflits, mais sans passion non plus.

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Tu ne peux pas patauger dans les égouts toute la journée et revenir à la maison en sentant la rose.

Mes lectures

La compagnie noire – III, de Glen COOK

          La compagnie noire est une troupe de mercenaires que sa réputation précède partout où elle passe. Elle se met au service du plus offrant, en l’occurrence la Dame, un être maléfique qui tient à étendre son pouvoir. Toubib écrit les annales de la compagnie et on suit leurs aventures à travers ses yeux. Si la Compagnie n’a pas de morale, ses hommes ont le sens de l’amitié. Une qualité qui va s’avérer encombrante.

          Ce troisième tome de la saga (intitulé La Rose Blanche) en clôt le premier cycle. En effet, la série est divisée en plusieurs cycles, qui se passent à différentes époques, avec des changements narrateurs et de personnages. Si le gros de l’histoire doit rester sensiblement la même (des mercenaires et deux camps qui s’opposent), elle est donc divisée en grand cycle bien distincts et relativement indépendants. Pour en revenir à nos oignons donc, ce livre est le dernier du premier cycle. J’avais adoré les deux premier. De l’aventure, de l’action, des péripéties à la pelle, que du plaisir. Bien sûr, la qualité de l’écriture ne gâche rien à l’affaire. Eh bien il en va de même avec celui-ci. Je ne vais pas vous refaire tout mon laïus que vous pouvez déjà trouver ici ou mais ce tome est sans doute celui dans lequel il y a le plus de péripéties et de rebondissements incroyables. On tremble pour les personnages bien souvent en mauvaise posture et on se lasse surprendre plus d’une fois par des dénouements inattendus. Un vrai régal !

Gobelin et Qu’un-Oeil m’ont jeté un regard à faire cailler du lait.

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Il soutenait que nous sommes nous-mêmes les dieux, que nous forgeons notre propre destin. Que ce que nous sommes détermine ce qu’il doit advenir de nous. Pour l’exprimer en langage vulgaire, nous nous engluons chacun dans notre propre glaise et nous ne pouvons plus nous en dépêtrer.

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Dieux, cette puanteur ! A écoeurer un asticot.

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Où le regard ne porte pas – Georges ABOLIN et Olivier PONT

          Quand William arrive de Londres pour s’installer en Italie avec ses parents, il tombe instantannément amoureux de Lisa. Une jolie fillette brune qui n’a pas froid aux yeux. Avec les amis d’enfance de celle-ci, Nino et Paolo, ils vont former d’inséparables qui vont vivre de grandes aventures. Mais la vie va les séparer et il ne se retrouveront que bien plus tard, dans des circonstances mystérieuses qui vont mettre leur amitié à l’épreuve.un quatuor d’inséparables qui vont vivre de grandes aventures. Mais la vie va les séparer et il ne se retrouveront que bien plus tard, dans des circonstances mystérieuses qui vont mettre leur amitié à l’épreuve.

          Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé le dessin de cette BD. Les visages y sont extrêmement expressifs, le trait fin et les paysages joliement esquissés, dans des tons tout en douceur. La première partie de l’histoire m’a également emballée. La rencontre entreles enfants et es difficultés du petit William à s’intégrer dans un monde qui n’est pas le sien sont très bien évoquées. L’histoire est simple et touchante. On s’attache beaucoup à ces enfants.

          La deuxième partie commence 20 ans plus tard et sur un tout autre ton. On assiste aux retrouvailles des quatre amis qui ont bien grandi, dans des circonstances étranges. On plonge peu à peu dans le fantastique. Je ne suis pas une adepte de ce type de glissements. Je pense que l’histoire aurait été tout aussi intéressante en restant terre-à-terre. Toutefois, c’est ici fait avec suffisamment de délicatesse pour ne pas trop gêner. On s’habitue vite à ce nouveau tournant que prend l’aventure et je me suis pour ma part laissée prendre au jeu. Je ne vous raconte pas la fin, mais je l’ai trouvée très réussie. Une BD tout en délicatesse que j’ai beaucoup appréciée.

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Métaphysique des tubes – Amélie NOTHOMB

          Bébé, Amélie était Dieu. Un dieu apathique qui se contentait de manger quand on lui présentait de quoi se nourrir et de regarder le plafond le reste du temps. Et puis tout à changé, un jour elle a découvert le monde. Mais cette petite fille hors du commun ne pouvait qu’avoir une vie exceptionnelle et pleine de d’aventures. 

        Je ne sais pas trop quoi dire de ce livre. Le début est extrêmement déroutant. Je l’ai trouvé insupportable. A la fois sans grand intérêt, pas très bien écrit franchement pédant. Heureusement, assez vite ça s’arrange et on retrouve la légèreté de l’écriture d’Amélie Nothomb, son humour et talent certain. Malheureusement, je ne sais pas si c’est moi qui n’avais jamais fait attention avant ou si c’est particulièrement marqué dans cet ouvrage-ci mais l’humilité n’est vraiment pas son point fort. Tant d’auto-suffisance me laisse perplexe. L’originalité de l’écriture (bien qu’elle s’émousse la lecture de plusieurs titres de l’auteur) est sans doute le plus gros atout de ce livre, un grain de folie des plus appréciables. Un livre agaçant par moments mais non dénuée de qualités : une lecture légère et agréable.

Certains grands livres ont des premières phrases si peu tapageuses qu’on les oublie aussitôt et qu’on a l’impression d’être installé dans cette lecture depuis l’aube des temps. Semblablement, il était impossible de remarquer le moment où Dieu avait commencé à exister.

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Le regard, qui est l’essence de la vie, est d’abord un refus. Vivre signifie refuser. Celui qui accepte tout ne vit pas plus que l’orifice du lavabo.

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Ils deviennent de plus en plus stupides, ce qui les conforte dans leur idée d’être brillants – car on n’a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.

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La compagnie noire – II, Glen COOK

          La compagnie noire est une troupe de mercenaires que sa réputation précède partout où elle passe. Elle se met au service du plus offrant, en l’occurrence la Dame, un être maléfique qui tient à étendre son pouvoir. Toubib écrit les annales de la compagnie et on suit leurs aventures à travers ses yeux. Si la Compagnie n’a pas de morale, ses hommes ont le sens de l’amitié. Une qualité qui va s’avérer encombrante.

          Dans Le château noir, deuxième volet de la série, on retrouve la Compagnie Noire quelques années après la bataille de Charme. Le monde est quelque peu apaisé, ou du moins connaît-il une trêve avant la bataille qui se prépare. Nos héros ont vieilli et se lassent d’être sans cesse sur les routes. Mais les Asservis vont les forcer à renouer avec le risque et l’aventure. Ce deuxième tome est tout à fait dans la lignée du premier. J’ai eu un peu de mal au début, avec un peu trop de passages à mon goût qui rappellent le premier volet, parfois de manière maladroite. Toutefois on retrouve vite l’univers de la compagnie noire et le rythme effréné qui l’accompagne. Ce deuxième tome est riche en péripéties et surprises de tous acabits. Cette fois encore, on se régale.

Les malins, c’est à leurs actes qu’on les reconnaît.

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On ma reproché ma tendance au pessimisme. A juste titre peut-être. En tout cas, elle a le mérite de limiter les déconvenues.

Pour ceux qui auraient raté la premier épisode, c’est ici.