Culture en vrac

Prix Nobel de littérature, suite et fin

          Comme je vous l’écrivais il y a quelques jours, Mario Vargas Llosa a reçu cette année le très prisé prix Nobel de littérature. La personnalité du personnage est trouble. Il a d’abord sympathisé avec le communisme et été proche de Fidel Castro avant de se présenter aux élections présidentielles dans son pays (le Pérou) comme candidat de droite. Ayant été battu, il a quitté le pays pour l’Espagne dont il a demandé et obtenu la nationalité. Il critique depuis avec constance la politique du pays qu’il a abandonné. Si son oeuvre est éminemment sociale, on ne sait trop que dire de l’homme et tous deux semblent entrer souvent en contradiction. Récompensé pour « sa description des structures du pouvoir », Mario Vargas Llosa a créé la surprise avec ce prix Nobel.

          Selon vous, peut-on récompenser une oeuvre sans prendre en compte la vie de son auteur ? Pensez vous que l’homme et l’oeuvre sont nécessairement liés ou, au contraire, qu’on doit juger la littérature seule, en dehors de toute considération sur la vie privée (ou publique d’ailleurs) de son créateur ? Vieux débat sans fin, les deux partis ayant leurs adeptes. J’attends votre avis dans les jours à venir dans un petit sondage publié sur ce blog. A vos souris !

Culture en vrac

Le prix Nobel de littérature décerné à Mario Vargas Llosa

          Cette année, le prix Nobel de littérature a récompensé l’auteur sud américain Mario Vargas Llosa pour l’ensemble de son oeuvre.

Les prix Nobel ont été créés par Alfred Nobel en 1901 par voie testamentaire. L’inventeur de la dynamite voulait qu’à sa mort sa fortune serve à créer une institution qui récompenserait chaque année ceux qui ont accompli un travail bénéfique pour l’humanité.  Cinq récompenses sont accordées : paix, physique, chimie, médecine et littérature. Les lauréats empochent 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu moins d’un million d’euros. Le célèbre marchand d’armes voulait ainsi se racheter une conscience. Notons que les mathématiques ne sont pas récompensées. Alfred Nobel n’explique pas ce choix mais la rumeur raconte que ce serait parce que l’amant de sa femme était mathématicien (un prix équivalent à été créé pour cette discipline, la médaille Fields). Les lauréats sont désignés en octobre mais la récompense leur est remise le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d’Alfred Nobel.

 

           Mario Vargas Llosa est né en 1936 au Pérou. Il passe son enfance en Bolivie, puis au Pérou. Il entre à l’école militaire (contre son gré) à 14 ans, ce qui l’inspirera pour ses romans. Il étudie ensuite à Lima et adhère à cette époque au parti communiste. Il épouse ensuite sa tante, Julia (je sais, le récit de ce détail n’était indispensable mais bon, les histoires d’inceste, ça fait vendre…) et part étudier en Espagne puis en France. Son premier receuil de nouvelles paraît en 1959. La ville et les chiens, roman paru en 1963, est son premier succès littéraire ; il sera traduit en plus de 20 langues. Il rentre au Pérou et seprésente aux élections présidentielles en 1990. Battu, il décide d’aller vivre en Espagne. Il obtient la nationalité espagnole en 1993.

         Mario Vargas Llosa est le 6° prix Nobel de littérature sud américain après Mistral (Gabriel, et non pas Frédéric, prix Nobel delittérature également, mais français), Asturias, Neruda, Garcia Marquez et Paz, le dernier à l’avoir obtenu, en 1990.

          Les ouvrages de Mario Vargas Llosa sont publiés en Francechez Gallimard, entre de nombreux autres : La tante Julia et le scribouillard, L’homme qui parle, En barbare chez les civilisés et Tours et détours de la vilaine fille.