En retournant vivre dans le village de son enfance avec son nez refait, Tamara Drewe va troubler la paix de la petite communauté essentiellement composée d’écrivains en manque d’inspiration. Provocante, elle ne laissera personne indifférent.
Ce film est l’adaptation d’une BD à grand succès. Drôle, frais, mordant ; tout le monde en prend pour son grade. Excellent film, de tous points de vue. Un très grand Stephen Frears, une bonne tranche de rigolade en plus. A voir absolument.
Film d’action franco-britannique de Jonathan Lynn avec Bill Nighy, Emily Blunt, Rupert Grint, Rupert Everett, Eileen Atkins, James O’Donnell, Geoff Bell, Graham Seed, Gregor Fisher, Stephanie Lammond – Musique de Michael Price.
Victor Maynard est le meilleur tueur à gages sur le marché. Il n’a jamais essuyé le moindre échec. Du moins, jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une de ses victimes et ne décide de la protéger…
Il paraît que cette reprise n’est pas au niveau de l’original (que je n’ai pas vu mais du coup je compte aller vérifier). Certes, c’est gros, c’est déjà vu, parfois un peu lourd peut-être, mais c’est surtout très drôle (et pourtant, les comédies qui me font rire sont plus que rares). Du rythme, de l’action, de l’amour (mais pas trop) : tout y est. La bande originale est euphorisante et le casting excellent. Bref, un très bon film, idéal contre les coups de blues.
Quatrième et dernier volet de la saga Shrek. On est loin de l’impertinence du premier. Ce qui se voulait une parodie de contes de fées plutôt destinée aux adultes s’est peu à peu transformée en dessin animé bien pensant. Triste évolution.
Dans ce dernier opus, Shrek veut redevenir méchant et signe pour cela un contrat maléfique (pas avec le diable, mais presque). L’Ane ne le reconnaît plus, Potté s’est transformé en animal de compagnie obèse et Fiona le déteste. Bref, tout va mal. Mais comment notre héros va-t-il bien pouvoir s’en sortir ?
La 3D est l’intérêt majeur de ce dessin animé. Il y a quelques moments drôles et les personnages sont toujours aussi attachants. Dommage que l’histoire soit aussi convenue et la fin aussi mièvre. Absolument pas indispensable. Avis aux fans du Shrek rustre et impertinent : fuyez !
Après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet nous propose de nouveau un très beau film d’animation sur un scénario inédit de Jacques Tati.
L’histoire est simple, un suit les désillusions d’un illusioniste. Il y a très peu de paroles (simlement un mot par-ci par-là). Les images sont très belles : des paysages à l’aquarelle d’une grande poésie. Loin des rythmes effrénés des films à gros budget, une invitation à la rêverie. Un petit moment de bonheur.
Cette fois c’est un film que je vous présente. Dans ses yeux (titre original El secreto de sus ojos), long-métrage (2h09) espanico-argentin réalisé par Juan José Campanella, avec Soledad Valamil, Ricardo Darin et Pablo rago. Oscar 2010 du meilleur film étranger.
En 1974, à Buenos Aires, Benjamin Esposito enquête sur une affaire de viol et de meurtre. Il décide d’écrire un roman 25 après sur cette affaire classée. Il va partir pour cela à la recherche des tous les acteurs de la première enquête et retrouver son ancienne collègue de travail, dont il était secrètement amoureux.
Le film commence par une très belle première scène, pleine de poésie. La suite est plus noire, le film tend vers le thriller avec plus ou moins de réussite. Certains passages sont très beaux, certains sont drôles, d’autres sont plus durs, dans une alternance qui fait la richesse du film. La mise en scène est réussie, le tout est très bien filmé. Cependant, il y a des longueurs. Par moment j’ai trouvé que l’histoire d’amour interférait un peu avec le côté thriller du film qui en pâtit. Si l’idée est bonne, il manque un petit quelque chose qui nous tiendrait en haleine : du rythme ! Une des dernières scènes est particulièrement touchante, extrêment forte. Elle aurait fait une scène grandiose pour le film. Malheureusement, celui-ci se termine sur l’histoire d’amour du personnage principal, une fin plate et convenue.
Un bon film dans l’ensemble, pas exceptionnel non plus. De très bonnes idées, des moments touchants, un peu lent et inégal malheureusement. A voir quand même pour l’avant-dernière-scène.