Club lecture

Club lecture de juillet

          En juillet nous nous retrouverons autour de Kyoko de Ryu Murakami. Un livre que j’ai lu il y a déjà longtemps et que j’avais beaucoup aimé.

         Kyoko est une jeune japonaise. Elle part à New-York pour retrouver un souvenir d’enfance, un danseur de salsa. Le chemin sera long pour le rejoindre et c’est un homme mourant, atteint du sida, qu’elle va retrouver. Elle va l’aider à réaliser son dernier rêve.

          Nous nous retrouverons le 28 juillet à 20h. le lieu reste à définir. Si vous avez des idées de bars avec des bibliothèques, n’hésitez pas à les partager avec nous.

         Bonne lecture.

Club lecture·Mes lectures

Club lecture 7°, juin : Nathacha APPANAH, La noce d’Anna

          Anna se marie, avec un homme bien sous tous rapports. Le jour du mariage, sa mère, Sonia, réfléchit à sa vie. Elle si éprise de liberté, regrette que sa fille soit si sage, si conformiste. Elle aurait voulu la voir faire des folies : partir au bout du monde avec un étranger, se marier pieds nus dans une robe rouge, en un mot, qu’elle échappa aux conventions. 

         Ce livre nous a quelque peu divisés. D’un côté, quelqu’un qui l’a aimé de manière inconditionnelle : écriture, histoire, personnages… De l’autre, ceux qui n’ont que moyennement apprécié (voire pas du tout pour certains il semblerait). Là encore deux raisons  : le personnage principal n’a pas inspiré tout le monde, beaucoup ne l’ont pas apprécié, étant donné que tout le récit tourne autour, cela est forcément gênant. Pour ma part, je me suis assez identifiée à Sonia, un personnage dans lequel je me suis reconnue par bien des aspects. Cependant, je n’ai pas trop accroché avec l’écriture, un peu trop dépouillée, un récit trop intimiste. Ca m’a laissée froide.

          Cette lecture aura eu le mérite d’amener un débat plus général sur les convictions de chacun : qui est conformiste, qui ne l’est pas, le mariage, la vie, tout ça. Dans l’ensemble, même si on n’a pas tous aimé le résultat, on a trouvé l’idée de départ intéressante. Une lecture intéressante donc.

Club lecture

Club lecture de juin

          Je vous rappelle que notre club lecture se tiendra la semaine prochaine, le lundi 27 juin à 19h, au Café Livre, 10 rue Saint-Martin dans le 4° arrondissement.

          Nous nous retrouverons autour de La noce d’Anna, de Natacha Appanah. « Pendant la noce d’Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu’elle a été, si différente de sa fille, de ses dix-huit ans, de sa liaison, brève et passionnée, avec Matthew rencontré à Londres, de son retour à Paris, seule et enceinte. Au fil de cette journée les souvenirs resurgissent accompagnés de regrets, d’espoirs et d’envies ; parce qu’elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille… « 

          N’hésitez pas à vous joindre à nous ou à nous faire part de vos impressions de lecture via le blog. Bonne lecture à tous.

Club lecture

Club lecture de juin

          En juin, nous lirons La noce d’Anna de Natacha Appanah.

« Sur le mur, la robe est accrochée comme un tableau de chasse. Elle est belle, sans doute un peu sage mais, qu’importe, c’est le jour d’Anna. Aujourd’hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d’invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd’hui. Je me cacherai pour inhaler mes Fumer Tue. 
 Je marie ma fille, aujourd’hui. Cette phrase bondit dans ma tête tandis que je la regarde dormir. J’ai quarante-deux ans et je marie ma fille aujourd’hui. J’ai soudain l’impression d’être sortie de mon corps, de flotter au-dessus d’Anna endormie et de moi-même, de regarder tout cela comme on regarde un film, de me dire que cela ne peut pas m’arriver, pas à moi. J’aurais souhaité être sage le jour du mariage de ma fille… »
  Pendant la noce d’Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu’elle a été, si différente de sa fille aujourd’hui, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies ; parce qu’elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille… Pendant la noce, l’enfance d’Anna resurgit avec le souvenir du père, de l’absent, de l’inconnu… Et un autre bonheur pointe son nez dans la nuit.

          Je propose que nous nous retrouvions à 19h le 28 juin au Café Livre.

          Bonne lecture !

Club lecture·Mes lectures

Club lecture 6°, mai : Atiq RAHIMI, Terres et cendres

          Au mois de mai, nous nous sommes retrouvés autour de Terres et cendres d’Atiq Rahimi. L’histoire se passe en Afghanistan, un vieil homme dont le village a été détruit et la famille tuée part avec son petit-fils annoncer la triste nouvelle à son fils, qui travaille à la mine. Une épreuve qui s’annonce difficile, tant physiquement que moralement.

          Nous avons été plus ou moins d’accord sur cette lecture. Nous avons tous plutôt aimé. Le texte est très court, bien écrit et facile à lire. L’histoire, est intéressante. Cependant cette lecture ne m’a pas enchantée. Aussitôt lu, aussitôt oublié. J’aurais aimé y trouver plus de profondeur. J’apprécie les romans plus développés (je ne suis pas une adepte non plus du style haché) et aurait aimé apprendre des choses sur la culture du pays et sa situation. Les rêves du personnage m’ont paru inutiles et m’ont gênée. J’aurais également aimé que les mythes persans dont il est question dans l’histoire soient mieux expliqués dans les notes de bas de page. Dans la même veine, nous avons nettement préféré L’attentat de Yasmina Khadra.

          Cependant, certains d’entre nous ont apprécié l’aspect poétique de ce texte et sa sensibilité. Notamment la très jolie fin. Les personnages sont attachants et la simplicité de l’écriture nous permet de nous y identifier facilement. Le fait que le contexte soit très peu décrit rend ce texte plus universel. L’auteur a une écriture maîtrisée et efficace. Dans l’ensemble, nous irons certainement voir ce qu’il a écrit d’autre, en particulier le livre pour lequel il avait obtenu le prix Goncourt, Singue Sabour. Nous serions également curieux de voir l’adaptation cinématographique.

Il faudrait pouvoir dormir comme un enfant, comme Yassin. Comme Yassin ?

Non, pas comme lui ! Comme tout autre enfant excepté Yassin.Yassin gémit et pleure dans son sommeil. Son sommeil n’est guère différent du tien.

Il faudrait pouvoir dormir comme un nouveau-né, sans images, sans souvenirs, sans rêves. Comme un nouveau-né, reprendre la vie au commencement.

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Tu poursuis. Tu parles de Mourad. mourad à quoi tu ne sais comment annoncer la mort de sa mère, de sa femme et de son frère. Shahmard se tait toujours. Que veux-tu qu’il dise ?