Cinéma

Artemisia, d’Agnès MERLET

          Biopic, drame français d’Agnès Merlet. Avec Michel Serrault, Valentina Cervi, Miki Manojlovic. Première sortie en 1997.

          Artemisia est une jeune fille qui a grandi dans un couvent. Son père est un peintre célèbre et elle compte bien suivre sa voie. Elle va devenir son élève et va ainsi rencontrer celui qui deviendra son maître et lui apprendra les lois de la perspectives et les techniques de la peinture en extérieur. Il deviendra aussi son amant, risquant ainsi de causer sa perte.

          Ce film est un petit bijou d’esthétisme. On se croirait dans un tableau de la Renaissance italienne tant les couleurs et la lumière sont belles. L’histoire en elle-même est palpitante. C’est un plaisir de suivre les aventures de cette jeune fille passionnée. Les acteurs sont particulièrement bons, ce qui ne gâche rien à l’affaire.

          Si je devais faire un reproche à ce film, ce serait sa musique. Elle semble en permanence en total décalage avec l’histoire, semblant vouloir créer un suspens ou un sentimentaliste mal venu. C’est dommage, le film n’en avait nul besoin. Ca met même en avant des longueurs qui seraient sans ça passées inaperçues. Malgré ce petit reproche, ce film reste d’un très bon niveau. Sans doute le meilleur que j’aie vu en ce début d’année. Il m’a donné envie de m’intéresser à l’oeuvre de cette peintre. Une très belle surprise.

          Les oeuvres d’Artemisia sont exposées au Musée Maillol, dans 7° arrondissement de Paris, jusqu’au 15 juillet.

Pour en savoir plus sur cette exposition, rendez-vous chez Paris pèle-mêle.

Expositions

L’expressionnisme allemand

          La Pinacothèque propose une exposition sur les deux grands mouvements expressionnistes allemands. Une période que je ne connais pas du tout. L’accrochage m’a moyennement convaincu. Le parcours thématique est assez sinueux et manque un peu d’unité. Toutefois, il est vrai qu’on voit de grandes tendances se préciser et les nombreux panneaux explicatifs, un peu fastidieux à lire, permettent d’éclairer le néophyte.

          J’avoue ne pas avoir pris grand plaisir à cette découverte. Comme je le disais il y a quelques jours, je suis d’un classique désespérant en matière d’arts plastiques. On atteint donc mes limites dès le début du XX° siècle (bon, j’exagère un peu, mais il y a quand même de ça). Je n’ai pas particulièrement aimé ces toiles dans l’ensemble mais fort heureusement il y avait quelques merveilles qui feront vite passer cette première impression en demi-teinte (vous ai-je aussi précisé que je suis particulièrement mal disposée le matin ?).

Amis puristes, veuillez m’excuser, l’image est inversée…

          Une exposition qui a défaut de m’émerveiller m’a cultivée, ce qui est déjà bien. Quelques belles découvertes toutefois dont un véritable coup de coeur pour certaines oeuvres de Macke qui à elles seules justifiaient largement le déplacement. Intéressant.

Pinacothèque

Place de la Madeleine

75008 Paris