Mes lectures

Robert PUJADE, Hervé Guibert, Une leçon de photographie

          Histoire de changer un peu, encore un peu de Guibert. Cette fois, je m’intéresse à son oeuvre photographique à l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée à la maison de la photographie. Cet ouvrage, publié en 2008, est excellent complément à la visite. Robert Pujade nous décrypte ici l’oeuvre photographique d’Hervé Guibert. Pourquoi expose-t-on ses photos aujourd’hui alors que lui-même se considérait comme un semble amateur ? En quoi son travail photographique est-il intéressant ? Comment s’inscrit-il dans le travail autofictionnel d’Hervé Guibert ?

         Ce livre simple, concis, bien écrit et précis nous éclaire sur bien des points, reliant les photographies d’Hervé Guibert à son projet littéraire. Après la lecture, tout semble d’un coup s’éclairer. Un livre accessible et très intéressant.

Mes lectures

Hervé GUIBERT, Cytomégalovirus

          Le journal d’hospitalisation d’Hervé Guibert, atteint du sida. Trois semaines durant lesquelles il rapporte les faits quotidiens de sa vie à l’hôpital, raconte son rapport aux infirmières et à la maladie. Un livre touchant et surprenant. Guibert va toujours plus loin dans le récit de soi, gardant jusqu’au bout sa curiosité et son humour. Un livre touchant.

J’ai peut-être fait la connaissance, aujourd’hui, de la chambre dans laquelle je vais mourir.

_______________

On n’entend que ça ici : « Bon appétit », « Bonne journée », « Bon week-end », « Bon repos », « Bonnes vacances », jamais « Bon décès ».

Mes lectures

Hervé GUIBERT, L’homme au chapeau rouge

          L’homme au chapeau rouge continue le récit de la maladie d’Hervé Guibert, entamé dans A l’ami que ne m’a pas sauvé la vie et Le protocole compassionnel. Ici, ce n’est plus la maladie qui est au centre de l’histoire mais un trafic de fausses oeuvres d’art.

          Une lecture à laquelle j’ai pris un plaisir mitigé. Moins fort qu’A l’ami, moins novateur. Il est toutefois très intéressant de lire ce roman en complément des précédents pour voir l’évolution du rapport à la maladie. Quelques beaux passages à retenir.

J’ai l’impression que c’est comme si… comme si vous aimiez ce virus qui est en vous… – Certainement, j’ai bien été forcé de l’aimer, sinon ma vie serait devenue invivable, il a été inévitablement une expérience fondamentale, cruciale, mais maintenant j’en ai fait le tour, et je n’en peux plus, après ce chemin vers la sagesse pour la première fois c’est la révolte qui pointe. Je ne peux plus entendre parler de sida. Je hais le sida. je ne veux plus l’avoir, il a fait son temps en moi.