Expositions

La collection Jonas Netter : Modigliani, Soutine et l’aventure de Montparnasse

          La Pinacothèque de Paris expose la collection Netter. Il était l’un des grands collectionneurs du XX° siècle. Il fut surtout un grand découvreur de talents. Il mit par exemple en avant ceux de Modigliani, Soutine ou Utrillo. Il réunira de nombreuses toile de l’école de Paris. On peut venir admirer pendant quelques mois cette incroyable collection.

          Ce ne sont pas vraiment là mes peintres préférés. Je suis restée très classique en matière de peinture. Cependant, étant d’un naturel curieux, j’avais envie de découvrir un peu mieux cette période. Si l’exposition n’a pas franchement été une révélation (je ne me suis pas découvert de passion soudaine pour cette époque), je l’ai en revanche trouvée assez intéressante. Les toiles exposées sont nombreuses et variées. En effet, l’exposition regroupe les travaux de plusieurs peintres aux styles très divers, ce que j’ai particulièrement apprécié. Les panneaux explicatifs permettaient de faire le lien entre chacun des artiste exposé. Une visite enrichissante.

La Collection Jonas Netter – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

Du 4 avril au 9 spetembre 2012

Pinacothèque de Paris

8 rue Vignon

75008 Paris

Tous les jours de 10h30 à 18h30 (nocturnes les mercredi et vendredi)

Expositions

Degas et le nu

          Une exposition sur la place du nu dans l’oeuvre d’Edgar Degas se tient actuellement au Musée d’Orsay. Elle met en avant l’évolution de la technique de l’artiste à travers ses nus, qui préfigurent les grands courants de son travail. Fusain, pastel, huile, bronzes… autant de modes d’expression utilisés par l’artiste et qu’on retrouve dans cette très belle exposition.

          J’ai toujours baucoup aimé Degas et ses nus justement.  A ses célèbres danseuses, je préfère ses scènes de bains ou ses portraits de prostituées. Allez savoir pourquoi j’ai toujours été fascinée par les représentations de femmes coiffant leurs cheveux longs et par les intérieurs de maisons closes (avec en la matière une vénération pour Toulouse-Lautrec, évidemment). Cette exposition regroupe donc tout ce que j’aime.

          Les premiers dessins sont académiques et, même si bien exécutés, d’un intérêt artistique fort limité. Assez vite, le style évolue et les prostituées remplacent les modèles des beaux-arts. Les scènes sont particulièrement vivantes. Les poses choisies sont souvent criantes de vérités : des femmes rarement belles et qui ne respirent pas toujours la féminité. Il y a quelques fusains particulièrement réussis. Les sculptures aussi sont assez marquantes (je ne parle évidemment pas des pastels, connus et reconnus, marque de fabrique de l’artiste). Il y a une certaine violence dans le travail sur le nu de Degas que j’ai particulièrement appréciée. On sort de l’image un peu mièvre qu’il peut parfois avoir (petits rats en tutu oblige).

          La seule chose que je n’ai pas aimé dans cette exposition, c’est le monde. Quelle foule ! On se marche dessus, on se fait bousculer, houspiller. On ne peut pas approcher le moindre dessin ou tableau. Je crois bien ne pas en avoir vu un seul sans au moins 2 ou 3 têtes devant, et encore en me contorsionnant. J’aurais aimé passer des heures à admirer chaque coup de crayon. J’aurais eu besoin de place pour étaler mon admiration. J’en suis donc ressortie à la fois éblouie et terriblement frustrée. Et pourtant j’y suis allée en semaine (et d’après leur site internet, un jour de faible fréquentation…) ! Heureusement, c’est gratuit pour les moins de 26 ans, je n’ai donc pas eu à payer pour me faire écraser les pieds et labourer les côtes à coups de coudes. Je songe sérieusement à y retourner pour en reprendre un dose. Une très belle exposition qui permet de mieux connaître l’artiste. A voir.

Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris

Du 3 mars au 1° juillet 2012

Du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h (21h30 le jeudi), fin de la vente des billets 1h avant la fermeture

12 €, 9€ tarif réduit et après 16h30, gratuit pour les – de 26 ans et demandeurs d’emplois

www.musee-orsay.fr

Expositions

Doisneau, Paris Les Halles

          Le célèbre photographe a longtemps photographié le coeur de Paris. Les Halles, un lieu plein de charme où la vie gronde. Le photographe y passé de longues heures, des années durant, pour prendre sur le vif ces instants de vie au petit matin. Son objectif a immortalisé aussi bien le travailleur que la bourgeoise venant faire son marché ou les glaneurs venant ramasser les restes une fois les marchands retirés. Un véritable voyage dans l’histoire parisienne.

          J’ai beaucoup aimé cette exposition. Elle est assez riche, avec 205 clichés originaux. Ils sont rangés par ordre chronologique, ce qui semble adapté au sujet, et les photographies prises à la même époques sont ensuite regroupées par grandes thématiques (bouchers, fleuristes, passants…). De 1933 jusqu’à l’inauguration du hideux forum des Halles en 1979, plus de 40 ans de photographies. Cette évolution est intéressante et très bien expliquée par les panneaux à l’entrée, concis mais efficaces. On découvre avec émotion la destruction de ce lieu qui était jusqu’alors au centre de la vie parisienne. On constate une fois de plus la folie architecturale des années 70 qui ont détruit des lieux historiques pour les remplacer par des horreurs bétonnées. Une très belle exposition. Courrez-y, c’est gratuit !

Doisneau, Paris Les Halles

Hôtel de Ville

Salon d’accueil – 29, rue de Rivoli – 75004 Paris

Jusqu’au 28 avril

Tous les jours de 10h à 19h. Dernier accès à 18h30. Fermé dimanche et jours fériés.

Voir aussi le très beau catalogue d’exposition disponible chez Flammarion.

Expositions

Cézanne et Paris

          On connaît de Cézanne son amour pour sa Provence natale et les nombreuses toiles qu’il a peintes de la Sainte-Victoire. Pourtant, le peintre n’a pas immortalisé que les paysages du Sud, il a aussi passé de nombreuses années à Paris et dans sa région, peignant les bords de Seine, les toits de zinc ou les amis qui partageaient sa vie dans la capitale.

          Beaucoup des toiles présentés sont des oeuvres de jeunesse, quand le jeune Paul Cézanne a choisi de s’installer à Paris pour apprendre autant que pour se faire connaître. Il y a rencontré des noms depuis devenus célèbres. On voit son style évoluer et se construire pas à peu avec notamment des essais sur des natures mortes qui feront plus tard son succès. Mais même plus tard, lorsqu’il est rentré à Aix-en-Provence pour peindre le soleil, Cézanne a continuer à se rendre régulièrement en région parisienne pour continuer à en peindre les paysages. Une deuxième maison qu’on lui connaît peu. Les oeuvres les plus célèbres sont absentes de cette exposition où on découvre un Cézanne méconnu mais non moins intéressant.

Expositions

L’expressionnisme allemand

          La Pinacothèque propose une exposition sur les deux grands mouvements expressionnistes allemands. Une période que je ne connais pas du tout. L’accrochage m’a moyennement convaincu. Le parcours thématique est assez sinueux et manque un peu d’unité. Toutefois, il est vrai qu’on voit de grandes tendances se préciser et les nombreux panneaux explicatifs, un peu fastidieux à lire, permettent d’éclairer le néophyte.

          J’avoue ne pas avoir pris grand plaisir à cette découverte. Comme je le disais il y a quelques jours, je suis d’un classique désespérant en matière d’arts plastiques. On atteint donc mes limites dès le début du XX° siècle (bon, j’exagère un peu, mais il y a quand même de ça). Je n’ai pas particulièrement aimé ces toiles dans l’ensemble mais fort heureusement il y avait quelques merveilles qui feront vite passer cette première impression en demi-teinte (vous ai-je aussi précisé que je suis particulièrement mal disposée le matin ?).

Amis puristes, veuillez m’excuser, l’image est inversée…

          Une exposition qui a défaut de m’émerveiller m’a cultivée, ce qui est déjà bien. Quelques belles découvertes toutefois dont un véritable coup de coeur pour certaines oeuvres de Macke qui à elles seules justifiaient largement le déplacement. Intéressant.

Pinacothèque

Place de la Madeleine

75008 Paris