Mes lectures

La compagnie noire – II, Glen COOK

          La compagnie noire est une troupe de mercenaires que sa réputation précède partout où elle passe. Elle se met au service du plus offrant, en l’occurrence la Dame, un être maléfique qui tient à étendre son pouvoir. Toubib écrit les annales de la compagnie et on suit leurs aventures à travers ses yeux. Si la Compagnie n’a pas de morale, ses hommes ont le sens de l’amitié. Une qualité qui va s’avérer encombrante.

          Dans Le château noir, deuxième volet de la série, on retrouve la Compagnie Noire quelques années après la bataille de Charme. Le monde est quelque peu apaisé, ou du moins connaît-il une trêve avant la bataille qui se prépare. Nos héros ont vieilli et se lassent d’être sans cesse sur les routes. Mais les Asservis vont les forcer à renouer avec le risque et l’aventure. Ce deuxième tome est tout à fait dans la lignée du premier. J’ai eu un peu de mal au début, avec un peu trop de passages à mon goût qui rappellent le premier volet, parfois de manière maladroite. Toutefois on retrouve vite l’univers de la compagnie noire et le rythme effréné qui l’accompagne. Ce deuxième tome est riche en péripéties et surprises de tous acabits. Cette fois encore, on se régale.

Les malins, c’est à leurs actes qu’on les reconnaît.

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On ma reproché ma tendance au pessimisme. A juste titre peut-être. En tout cas, elle a le mérite de limiter les déconvenues.

Pour ceux qui auraient raté la premier épisode, c’est ici.

Mes lectures

La compagnie noire – 1, de Glen COOK

          La compagnie noire est une troupe de mercenaires que sa réputation précède partout où elle passe. Elle se met au service du plus offrant, en l’occurrence la Dame, un être maléfique qui tient à étendre son pouvoir. Toubib écrit les annales de la compagnie et on suit leurs aventures à travers ses yeux. Si la Compagnie n’a pas de morale, ses hommes ont le sens de l’amitié. Une qualité qui va s’avérer encombrante.

          Dans ce premier opus, on démarre au moment où la Compagnie Noire est enrôlée par la Dame, du côté réputé mauvais donc. On suit ensuite leur lutte contre le camp adverse, entre coups bas et batailles rangées. L’épisode se clôt sur une grande bataille entre les deux camps dont je ne vous dévoilerait pas l’issue. J’ai beaucoup aimé ce livre. Il commence au coeur de l’action, on ne comprend pas de suite les tenants et les aboutissants de l’histoire mais qu’importe, ça avance et on est emportés par le feu de l’action, on apprend sur le tas. C’est sans doute le gros gros point fort de ce livre : pas de descriptions assommantes pour poser le décor, on voit les choses de l’intérieur, avec tout le parti pris que cela suppose, ce qui rend la lecture très dynamique. Le style agréable et varié ne gâche rien à l’affaire.

         Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, la base est classique : le Bien contre le Mal. Ce qui est plus original c’est que les héros ne se positionnent pas vraiment. Ils sont mercenaires, l’idéologie ne rentre pas en ligne de compte pour eux. Ils sont donc du côté qui paie le mieux (ou qui veut bien les embaucher). Cet aspect amoral me ravit, ça nous évite les sempiternelles leçons de moral qu’on nous sert habituellement dans ce genre d’ouvrages. Pour le reste, le tout se tient bien, la trame est très bien construite et avance rapidement, sans jamais vouloir trop en dire. J’aime particulièrement ces zones d’ombre qui laissent un peu de place à l’imagination. On se laisse très vite prendre à ce livre et très vite on ne peut plus le lâcher.

Prenons les petits enfants. A de rares exceptions près, ils sont mignons, adorables, de vrais amours, aussi doux que du miel battu au beurre. Alors d’où viennent tous les êtres malfaisants ?

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T’as que deux façon de t’éclipser avant la fin de notre contrat. Mort ou les pieds devant.

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Le Mal dépend de quel côté on se trouve, de quel côté on pointe son doigt accusateur.

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David WHITLEY, Le Pacte de Minuit

          Dans la tour du comte Stelli, le grand astrologue, une amitié se lie entre Mark et Lily. Tous deux sont encore des enfants, d’une grande pauvreté, mais un destin exceptionnel les attend. Ils deviendront célèbres, l’un dévoré par une ambition sans limites, l’autre par sa générosité hors du commun. Changeront-ils le futur d’Agora, comme le Pacte de Minuit le prédit ?

          Dès les premières lignes, on est happé par l’histoire. L’écriture est travaillée et le style soutenu : ici on ne prend pas les adolescents pour des imbéciles. Les ficelles du récit sont assez classiques, suivant le schémas habituel des livres de fantasy (des gentils, des méchants, un monde imaginaire, des complots, de l’amitié). Pas de descriptions interminables de l’univers construit par l’auteur, on le découvre au fil du livre. L’histoire est riche en rebondissements, souvent inattendus. En résumé, une base convenue mais une construction efficace, le tout servi par un style irréprochable. Ce jeune auteur nous livre un ouvrage impeccable et intelligent. Vivement la suite !

          Il recula, heurtant une autre ligne de danseurs qui s’éparpillèrent autour de lui. Il n’avait plus rien du jeune prodige ou du parvenu ambitieux. Il claquait des dents comme un pauvre gamin, glacé de terreur devant ce visage blafard et ces deux trous noirs surgis de son passé.