Archives de Tag: littérature classique

William SHAKESPEARE, Hamlet

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          Hamlet ne se remet pas de la mort de son père, le roi du Danemark, et moins encore du mariage de sa mère avec le frère de celui-ci. Le spectre du roi défunt se pour réclamer vengeance ce qui va plonger le jeune homme dans un état proche de la folie. 

          Pour ma dernière lecture de 2011, j’avais décidé de m’attaquer à un classique. Et en plus, ça colle avec le thème du club-lecture de décembre, qui a été reporté à janvier. J’ai vu quelques pièces de Shakespeare au théâtre et c’est un auteur que j’aime beaucoup. En revanche, je n’ai lu quasiment aucune de ses pièces, je me suis donc dit qu’il fallait arranger ça.

          Terrible déception ! Je sais que c’est un sacrilège mais je me suis ennuyée à périr. Certes, on perd beaucoup à la traduction et je soupçonne de plus la traduction d’être particulièrement mauvaise, mais tout de même, le résultat est là, j’ai dû me faire violence pour arriver à la fin de la pièce (et encore, en survolant certains passages).

          Le premier point perturbant est qu’il n’y a pas d’unité de temps, de lieu et d’action, contrairement au théâtre classique du siècle suivant, ce qui m’a quelque peu déroutée. L’intrigue en revanche fonctionne plutôt bien. Mais malgré quelques passages brillants, j’ai trouvé le tout assez inégal. Je refaire bien sûr des tentatives, pas question de baisser les bras si vite, mais je pense que Shakespeare fait partie de ces auteurs qui confirment l’idée selon laquelle, le théâtre il ne faut pas le lire, il faut le voir.

La carpe de la vérité se prend à l’hameçon de nos mensonges.

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Je pourrais être enfermé dans une coquille de noix, et me regarder comme le roi d’un espace infini, si je n’avais pas de mauvais rêves.

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Nous engraissons toutes les autres créatures pour nous engraisser ; et nous nous engraissons nous-mêmes pour les vers. le roi gras et le mendiant maigre ne sont que variété dans le menu : deux plats pour la même table.

Casanova, Madame F.

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         Un petit livre qui regroupe deux extraits des mémoires du célèbre séducteur.

        J’avais de Casanova l’image d’un libertin à la vie trépidante et pensais retrouver dans ses écrits, le style si enlevé que j’aime tant de le XVIII° siècle. Malheureusement, c’est un peu laborieux. J’ai peiné à m’intéresser à la manière dont le jeune homme a séduit Madame F. Ca manque d’entrain et n’est même pas si croustillant. Une terrible désillusion donc.

        Cependant, peut-être la lecture de son autobiographie au complet serait-elle plus judicieuse, les choses y étant replacées dans leur contexte, cela doit permettre de prendre mieux la mesure du personnage. Une lecture qui ne m’a donc pas totalement découragée de découvrir la vie du célèbre auteur.

Henry JAMES, Le Tour d’écrou

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          Une perceptrice est embauchée par un homme aussi étrange que séduisant pour s’occuper de son neveu et de sa nièce dans une propriété reculée. La seule condition est que la jeune femme se débrouille seule et ne le contacte sous aucun prétexte. Arrivée dans la sombre demeure, elle va être confrontée à des apparitions mystérieuses…

          Il semblerait que la critique considère Le Tour d’écrou comme le chef-d’oeuvre d’Henry James. Je n’avais jamais rien lu de ce grand nom de la littérature, vu de loin, son oeuvre m’avait l’air pour le moins austère. Eh bien ce court roman n’a guère démenti mes préjugés. Le sujet m’a surprise. Je ne m’attendais pas à un récit fantastique, genre que je n’apprécie que très moyennement. Le style est très ampoulé, vieilli. J’ai trouvé cela un peu laborieux. Je n’ai pas réussi à accrocher ni à l’histoire, ni à l’écriture. Tant et si bien que je n’ai pas réussi à le finir. Cependant, pour les fervents XIX° que le style poussiéreux ne dérange pas, par moment, on laisse l’angoisse nous submerger en même temps que le personnage, l’ambiance est bien rendue et c’est sans doute cela qui fait la force de ce texte. Si quelqu’un venait à le lire (ou l’avait lu), je veux bien qu’il me raconte la fin…

Non, ce n’était qu’une grande maison, vieille et laide mais confortable, qui englobait les restes d’un bâtiment encore plus vieux, à moitié délaissé et à moitié utilisé, dans laquelle je nous voyais presque aussi perdus qu’une poignée de passagers sur un grand bateau à la dérive. Et, chose étrange, c’est moi qui tenait le gouvernail !