Mes lectures

Mario VARGAS LLOSA, Tours et détours de la vilaine fille

          Le jeune Ricardo tombe amoureux Lily, la petite chilienne, dans le Lima des années 50. Il la retrouvera des années plus tard à Paris où elle sera de passage avant de partir comme « guérillera » à Cuba ; puis à Londres où elle a épousé un riche aristocrate. Le temps passe, les lieux changent mais l’amour de Ricardo reste intact, tout comme la cruauté et l’espièglerie de la vilaine fille. Le jeune péruvien arrivera-t-il à l’attraper ?

          Le style de ce roman est léger et agréable mais ne vous y trompez pas, cette apparente légèreté est extrêmement travaillée. L’histoire est prenante et bien construite, l’écriture parfaitement maîtrisée. On se laisse emporter sans même s’en rendre compte. Ce livre semble se lire tout seul. J’ai passé un très bon moment à cette lecture, plus profonde qu’il n’y paraît. On revit à travers l’histoire de Ricardo l’histoire du communisme, celle du Pérou, un peu celle de Paris aussi. Un fond socio-culturel important sans jamais être pesant. Les personnages sont intéressants, complexes et surprenants. Un roman qui feint la légèreté mais cache bien des merveilles. Un très bon moment de lecture.

Je pars à Cuba demain matin très tôt, via Prague. Tu peux commencer à sortir ton mouchoir.

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Si soudain nous sentons que nous mourons et nous demandons quelle trace nous laisserons de notre passage dans ce chenil ? La réponse honnête serait : aucune, nous n’avons rien fait si ce n’est parler pour d’autres. Que signifie, sinon, avoir traduit des milliers de mots dont nous ne nous rappelons aucun, car aucun ne méritait qu’on s’en souvienne ?

Divers

Challenge L’Intégrale

          Grim’livre nous propose en ce début d’année un nouveau challenge ! Il s’agit de s’attaquer à « une oeuvre ». Qu’est-ce qu’une « oeuvre » ? Un roman en plusieurs tomes, les écrits d’un même style produit par un auteur ou l’intégralité de ce qu’il a rédigé, à vous de choisir en fonction du temps dont vous disposez du sens à donner à ce mot. En revanche, comme le nom du challenge l’indique, pour participer, il faut en lire l’intégralité : tout Harry Potter, tout le théâtre de Racine ou pour les plus courageux, tous les écrits flaubertiens.

          Trois catégories pour vos participations : littérature (qui comprend aussi poésie, théâtre, essais…), jeunesse ou BD. Pour chaque catégorie, 3 challenges possibles : ‘Tit défi (2 à 4 livres), Simple défi (5 à 7 livres) ou Grand défi (8 livres et plus). Il est bien sûr possible de participer à plusieurs épreuves à la fois.

          N’étant pas encore très décidée côté roman (ça demande une longue réflexion de s’embarquer dans toute l’oeuvre romanesque d’un auteur, ou même de choisir un roman en plusieurs tomes), je ne suis pour le moment inscrite qu’en BD, avec au programme la lecture de Joséphine de Pénélope Bagieu (en 3 tomes), qui va sans doute s’étendre d’ailleurs à la (re)lecture des ses 2 autres BD. Je vous tiendrai bien sûr au courant de mes nouvelles participations et de leur avancée.

          On espère que vous serez nombreux à nous rejoindre ! Pour plus d’information c’est ici et pour la liste des inscrits, c’est.

Divers

Résolutions

          Bon, avant de retourner à des articles plus consistants, un dernier blabla de début d’année. Vous avez été plusieurs à me demander que quelles lectures 2011 serait fait. Je vais donc tenter une réponse rapide.

          Je vais essayer de lire cette année plus de classiques, quelque peu délaissés en 2010. Au programme (liste non exhaustive et non contractuelle) sans doute L’éducation sentimentale de Flaubert, Guerre et paix de Tolstoï dans sa nouvelle traduction (qui remplacera sans doute mon Dostoïevski annuel), peut-être Germinal de Zola (ou un autre ?) ou même La chartreuse de Parme de Stendhal. En contemporain, le prix Médicis 2008, Là où les tigres sont chez eux de De Roblès, Le crime d’Olga Alberina d’Andreï Makine, La presqu’île de Gracq, Clara et la pénombre de Somoza et bien sûr les livres que j’ai eu à Noël. Je pense aussi lire le livre conseillé par Carmadou à Noël. Mais aussi, des romans grand public ! Les déferlantes de Claudie Gallay, un Levy, un Pancol et un Musso, pour arrêter de taper toujours sur les mêmes sans en avoir seulement lu une ligne ! Pour le reste, vous aurez la surprise !

          Je vous rappelle quand même que je dois lire un livre en partenariat avec Babelio et un par mois pour le club lecture.

          Si vous aussi vous avez plein d’idées lecture, n’hésitez pas à les partager en commentaires et si vous êtes un grand lecteur, un challenge vous attend sur Grim’livres, on espère que vous serez nombreux à y participer.

 

Divers

La hotte du Père Noël

          Cette année, la hotte du Père Noël était chargée de livres que vous retrouverez bientôt ici, parmi eux :

– Maylis de Karengal, Naissance d’un pont, prix médicis 2010

– Patrick Lapeyre, La vie est brève et le désir sans fin, prix Fémina 2010

– Katrina Kalda, Un roman estonien

Jacques Fiscus, De la naissance de l’écriture au premier livre

Le coffret de cuisine Cuillères

Le coffret Macarons, moelleux, muffins

Le coffret Mousses et espumas d’Anne Sophie Pic

          J’ai donc de quoi faire pour un certain temps ! Très fort ce Père Noël ! Et vous, vous avez eu des livres ?

Mes lectures

Eugénia Patrizia SOLDA, Des ailleurs impossibles

          J’ai lu ce livre d’un le cadre d’un partenariat avec Blog-o-book (mon tout premier !). Notre histoire commune a mal commencé. Je n’ai pas été mise au courant que j’avais été sélectionnée. Le livre n’est pas arrivé jusqu’à chez moi mais à la Poste. Il a donc fallu que j’attende 2 longues heures après le travail pour récupérer ce colis non identifié (que je croyais être mes cours pour la fac). Arrivée au guichet, on m’a appris que les frais d’envois étaient à la charge du receveur : 2 heures d’attente et 6€ pour le récupérer… Je vous laisse imaginer ma bonne humeur. C’est donc par pure bonté de coeur que j’ai attendu pour le chroniquer, histoire que mon énervement retombe un peu.

          Le titre me semblait très prometteur, ainsi que le nom des éditions, c’est pour ça que j’ai choisi ce livre. Il se trouve que c’est le tomme 2 du récit ce qui gène un peu la compréhension (nul communiqué de presse de l’éditeur pour le signaler, ce qui aurait pourtant été bienvenu). On est plongé dans la France des années 60. Patrizia a 17 ans, elle a fui sa famille et vit de petits boulot. Elle nous livre ici son quotidien, décrivant une France ouvrière dans laquelle le « Ritale » qu’elle est est méprisée.

          Je vais peut-être être un peu dure mais pour résumer le fond de ma pensée, ce livre est nul ! D’un point de vue purement littéraire, la construction est bancale, le style se veut relativement soutenu mais n’est qu’un ramassis de clichés. L’histoire ? Pas inintéressante. L’auteur a vécu, il y avait de la matière à faire un livre intéressant si seulement elle avait pris le temps de travailler un plus dans le détail les relations et sentiments des personnages. C’est écrit comme aurait sans doute écrit l’adolescente de 17 ans. Ca peut peut-être avoir son charme mais, vous le savez, je ne suis pas sensible à ce genre de niaiseries. Un livre sans le moindre intérêt, une immense déception, je n’ai même pas réussi à le finir.

          Je suis quand même allée voir sur la toile ce que les autres blogueurs en pensaient : que du bien ! Tout le monde a aimé : « c’est magnifique, bouhou, on est ému, on pleure ». Devant un tel succès, je me demande si un jour, dans un certain temps, je ne vais pas donner une seconde chance à ce livre. Au moins pour essayer de voir ce que tout le monde a trouvé si génial et que j’ai visiblement raté. Quoique je viens à l’instant d’aller voir de plus près ce que lisaient les demoiselles en question : nous avons affaire à des lectrices acharnées de Musso. Méfiance donc. Toujours est-il que si je comprends pourquoi on devrait être émus et ce qui devrait faire l’intérêt de ce livre, je n’ai pas du tout accroché. Impossible de rentrer dedans, j’ai eu l’impression de regarder l’héroïne se débattre depuis l’extérieur avec plus d’agacement que de compassion.

          Comme je m’en veux d’avoir si peu aimé ce livre, je vais quand même faire un effort pour finir sur une note positive. Certes, je n’ai pas aimé MAIS, si vous aimez les témoignages propices à vider vos réserves lacrimales, les histoires vraies qui fendent le coeur, si vous êtes sensible et fleur bleue : vous ne pourrez qu’adorer ce livre !

Ce jour-là donc, chez Chantal, nous étions cinq filles ; il n’y avait qu’un garçon, le frère d’une Micheline qui se faisait appeler Sylvie comme Vartan, mais qui aimait mieux imiter Sheila, car elle se coiffait avec des couettes liées par des rubans en velours rouge qui lui retombaient sur les joues toutes les fois qu’elle se mettait à twister.

          Merci quand même au Chèvre feuille étoilé et à BOB pour cette lecture.