Mes lectures

Taliesin, Le cycle de Pendragon, Stephen Lawhead

          Je ne pleurerai plus les disparus, endormis dans leur tombe marine. Leurs voix s’élèvent : «Conte notre histoire, disent-elles. Elle mérite de rester dans les mémoires.» Je prends donc la plume ». Ainsi commence la tragédie de l’Atlantide engloutie, à jamais disparue dans de terribles convulsions. Fuyant le cataclysme, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d’un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. 

Couverture du roman Taliesin, Le livre de Poche

          Je lis peu de fantasy et j’ai mis longtemps à me lancer dans la lecture de ce roman. Toutefois, j’aime beaucoup les histoires basées sur des légendes anciennes et la personne qui m’a offert ce roman m’en avais offert un autre que j’avais adoré, je partais donc confiante. Surtout que c’est basé sur les légendes arthuriennes que je maîtrise mal mais qui m’ont toujours fascinée. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Sans être un gros coup de cœur, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

          Le style est agréable. Pas spécialement sophistiqué mais simple et efficace, limpide je dirais. Quant à l’histoire, elle est assez compliquée et évoque une partie de la mythologie dont j’ignorais tout. J’ai l’impression toutefois que ça mélange beaucoup de choses : Atlantide, légendes arthuriennes, tradition celtique… Si ça a son charme, il y a également de quoi si perdre, ça a un côté fourre-tout. Il n’y a pas un univers clair qui se dégage de tout ça mais plutôt des bribes piquées à droite à gauche, donnant une impression un peu brouillonne. Ca manque de cohérence. Pourtant, on finit par s’y retrouver malgré tout.

          Je me suis passionnée pour l’histoire des personnages, notamment celle de la jeune princesse avide d’indépendance. J’ai beaucoup aimé suivre leur progression. On alterne entre différentes histoires et j’étais curieuses de savoir comment elles allaient se rejoindre. Le moins qu’on puisse dire c’est que ce roman ne manque pas d’aventure et de rebondissements. De magie non plus. Si ça a tendance à en faire trop, c’est dans l’ensemble assez efficace. Il s’agit du premier tome d’une saga qui me semble prometteuse. En tout cas, malgré ses défauts, j’ai apprécié cette lecture et ça m’a donné envie de découvrir la suite !

Portrait de Stephen R. Lawhead

La force et la sagesse constituent l’épée à double tranchant d’un roi.

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Ce chêne était déjà vieux lors de ma naissance. A présent, je suis vieux et je vais bientôt mourir, et cet arbre continuera à croître, fort et vigoureux. Nous sommes de petites créatures, Hafgan. Nos vies ne sont pas longues.
– Suffisamment longues pour apprendre ce qui nous est demandé.
– Oh oui, assez longues pour apprendre ce que nous avons besoin de savoir, mais pas assez pour changer quoique ce soit, acquiesça tristement Cormach. C’est notre faiblesse. Chaque âge doit tout apprendre à nouveau. Quel gâchis ! Quel gâchis… faire à nouveau les mêmes erreurs, chaque génération tâtonnant dans l’ignorance et les ténèbres…

Culture en vrac

Northgard

          On m’avait beaucoup parlé de ce jeu. Des soldes sur Steam, un petit ras le bol de jouer à Civ, mes douleurs chroniques qui se réveillent, et hop, j’étais lancée. Pour poser le contexte, on est dans du jeu de stratégie chez les vikings. J’ai de suite aimé. Je ne suis pas très douée de manière générale en jeux de stratégie. J’y vais plutôt au feeling, j’aime trop me laisser porter pour réfléchir à des stratégies à long terme (oui, je suis nulle aux échecs, comment vous avez deviné ?) Mais bon, j’aime bien me poser devant ce genre de jeux quand je suis malade parce que ça ne demande aucun réflexe, c’est donc vaguement moins incompatible avec la codéine que les jeux d’aventure que j’affectionne.

Northgard

          J’ai de suite accroché avec les graphismes de ce jeu et son gameplay très intuitif. Comme je galérais quand même un peu avec ma première partie, lâchée comme ça toute seule dans la nature, je me suis tournée vers le mode histoire. Les dialogues ne sont pas hyper recherchés (voire parfois carrément simplistes, on se croirait dans une série pour ados) mais ça a le mérite d’être un excellent tuto. On apprend les mécaniques de jeu et on a l’occasion de jouer avec les différents clans disponibles. C’est classique mais plutôt bien fait. Les objectifs secrets et les différentes difficultés de jeu permettent de bien progresser. J’ai également apprécié les références à la mythologie nordique qui émaillent le jeu.

Northgard

          Retour au mode bac à sable après avoir commencé l’histoire. J’y ai passé quelques belles heures de jeu à essayer de jouer différents clans, à mettre en place des stratégies selon les forces et les faiblesses de chacun… enfin à essayer en tout cas. A force j’ai fini par ne pas trop mal m’en sortir je crois. Quand j’ai commencé à me lasser, je suis revenue au mode histoire, où j’ai essayé de débloquer tous les objectifs (je n’en suis pas encore venue à bout). J’ai également testé les parties en réseau et j’ai trouvé ça très sympa. On peut choisir d’être adversaires ou au contraire de s’allier contre les autres clans. Ca renouvelle un peu le jeu et permet de tester de nouvelles choses. Dans l’ensemble ce jeu a été une très bonne surprise. Si j’ai l’impression d’avoir fait un peu le tour, je sais que j’y rejouerai avec plaisir régulièrement. Il est devenu en peu de temps un nouveau classique de ma bibliothèque de jeux.

Northgard